<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-8911632114352935532</id><updated>2012-02-12T21:57:47.543-08:00</updated><category term='LES NOCES DE CANA'/><title type='text'>Mes homélies</title><subtitle type='html'>Il s'agit tout simplement de partager par le biais du web les homélies que je compose et prononce pour les catholiques de mes paroisses chaque dimanche et jour de fête.</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://meshomelies.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://meshomelies.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>Padre Bob</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00622185621013325897</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-wi4bK2U-NP4/TnZjU_OCdUI/AAAAAAAAACY/37xtwzQyvr8/s220/Robert%2B8.JPG'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>198</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8911632114352935532.post-7380890028312996231</id><published>2012-02-12T06:13:00.001-08:00</published><updated>2012-02-12T06:13:44.410-08:00</updated><title type='text'>6ème dimanche du temps ordinaire</title><content type='html'>L’évangéliste saint Marc nous rapporte en ce dimanche la guérison d’un lépreux au moment où Jésus vient de commencer son ministère public en Galilée. En s’approchant du Seigneur le lépreux désobéit à la loi de Moïse. Comme nous le rappelle la première lecture les lépreux devaient vivre à l’écart, hors des villes et des lieux habités, et signaler leur présence en criant « impur, impur ! » lors de leurs déplacements pour que les autres s’éloignent d’eux. C’est une grande foi qui pousse le lépreux à s’avancer vers Jésus. A sa foi s’ajoute son humilité à la fois dans son attitude corporelle et dans sa manière de demander sa guérison : « Si tu le veux, tu peux me purifier ». Cette parole témoigne de l’humilité et de la foi de cet homme. Elle confesse la puissance du Christ (« tu peux ») et en même temps elle respecte sa liberté, elle ne lui force pas la main (« si tu le veux »). La parole du lépreux est un modèle pour notre prière chrétienne de demande. L’unique attitude qui obtient l’exaucement de notre prière, c’est bien celle qui consiste justement à ne rien exiger de Dieu mais à tout attendre de sa grâce et de sa bonté : « Que ta volonté soit faite ! ». Face à une si grande foi et une humilité aussi vraie le cœur de Jésus « craque » en quelque sorte. Non pas que le feu de l’amour divin n’y soit pas présent en permanence. Mais la pitié, la compassion du Seigneur pour cet homme est une réponse à son attitude. Dans la plupart des cas Jésus a toujours besoin d’une attitude spirituelle juste de la part des hommes pour pouvoir réaliser en eux ses merveilles : que ce soit la conversion du cœur, le pardon des péchés ou une guérison physique. Plus loin dans le même Evangile le Seigneur enseigne à ses disciples la puissance de la foi : « Tout ce que vous demandez dans la prière, croyez que vous l’avez reçu et vous le recevrez ». Une autre qualité de la prière chrétienne est la persévérance, il faut prier sans se décourager comme le montre l’histoire de la veuve et du juge inique chez saint Luc. Sans oublier que le « Notre Père » reste le meilleur modèle de notre prière de demande. En touchant le lépreux Jésus, lui aussi, désobéit à la loi de Moïse. Son exemple sera suivi par bien des saints tout au long de l’histoire de l’Eglise. Dans notre page d’Evangile il existe un contraste saisissant entre la pitié de Jésus et la manière dont il s’adresse au lépreux après sa purification : il le renvoie avec un avertissement sévère. Cet avertissement lui demande de se taire et de se conformer à la Loi en allant se montrer au prêtre pour qu’il constate la guérison et le réintègre dans la communauté des fils d’Israël. La consigne sur le silence nous rappelle que le Seigneur n’a jamais voulu utiliser ses miracles de guérison pour se faire de la publicité. Au contraire Jésus a montré par son attitude que ces guérisons n’étaient pas le but premier de sa mission, elles n’étaient que des signes de la guérison spirituelle. C’est pour cette raison que dans une interprétation spirituelle de notre Evangile il est possible de parler de la lèpre du péché qui, en nous éloignant de Dieu, nous exclut de la communion fraternelle avec les autres. Le prêtre qui, au nom de Dieu et par la puissance du nom de Jésus, pardonne les péchés fait quelque chose de beaucoup plus merveilleux que s’il avait le don de guérir les maladies. Comment le lépreux aurait-il pu obéir à Jésus ? Cela semble bien difficile de se taire quand on a été guéri de la lèpre pour la simple raison que cela se voit immédiatement. Et que les gens qui vous connaissent viennent vous poser des questions sur le comment de votre guérison… Ce qui est intéressant dans notre Evangile c’est bien la conséquence de cette désobéissance du lépreux : « De sorte qu’il n’était plus possible à Jésus d’entrer ouvertement dans une ville. Il était obligé d’éviter les lieux habités ». En guérissant le lépreux Jésus prend réellement sa place : il devient le lépreux, celui qui habite dans les lieux désertiques, en dehors des villes. Chaque fois que nous méditons le mystère de la Passion du Seigneur et de sa mort sur la Croix, nous contemplons l’Agneau de Dieu qui porte tous nos péchés pour nous en délivrer. Et c’est bien en dehors des murs de Jérusalem, sur le Golgotha, que Jésus a offert sa vie. En portant notre péché il s’est exclu de la vie en société, et passant de la gloire des rameaux à la malédiction du supplice, il s’est fait lépreux.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8911632114352935532-7380890028312996231?l=meshomelies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://meshomelies.blogspot.com/feeds/7380890028312996231/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8911632114352935532&amp;postID=7380890028312996231' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/7380890028312996231'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/7380890028312996231'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://meshomelies.blogspot.com/2012/02/6eme-dimanche-du-temps-ordinaire.html' title='6ème dimanche du temps ordinaire'/><author><name>Padre Bob</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00622185621013325897</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-wi4bK2U-NP4/TnZjU_OCdUI/AAAAAAAAACY/37xtwzQyvr8/s220/Robert%2B8.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8911632114352935532.post-5007573771883306932</id><published>2012-01-29T13:01:00.001-08:00</published><updated>2012-01-29T13:01:37.957-08:00</updated><title type='text'>4ème dimanche du temps ordinaire</title><content type='html'>Après l’appel des 4 premiers disciples au bord du lac de Tibériade, l’évangéliste Marc nous rapporte le premier ministère de Jésus en Galilée. Simon et André habitaient Capharnaüm, ville située au bord du lac, et c’est à partir de cette bourgade que Jésus va commencer son ministère. Pour donner son enseignement le Seigneur choisit le cadre de la religion juive, celle dans laquelle il est né et a été élevé : le jour du sabbat, dans la synagogue. Il prêche donc à des Juifs. Le premier sermon de Jésus dans la synagogue a marqué les esprits. Les auditeurs ont compris qu’avec cet homme quelque chose de nouveau se manifestait. Son autorité n’était pas seulement celle qui vient des hommes, des titres ou des diplômes. La suite du récit a de quoi nous étonner. Un homme « tourmenté par un esprit mauvais » participait au culte du sabbat ce jour-là ! C’est comme si parmi nous, aujourd’hui, il y avait un possédé ! C’est étrange qu’un possédé vienne à la messe… Pourquoi donc cet homme s’était-il rendu à la synagogue, lieu du culte divin ? On peut supposer qu’il ne s’y rendait pas chaque sabbat. Mais que poussé par l’esprit mauvais il y est venu pour affronter la présence du Christ ce jour-là. Nous voyons que dès le début de la prédication du Christ le démon se manifeste à travers cet homme. Lui, il sait très bien qui est ce prédicateur à l’autorité exceptionnelle : « Le Saint, le Saint de Dieu ». Il sait que cette autorité vient de Dieu et que Jésus a le pouvoir de le perdre. A l’autorité de sa parole le Seigneur va joindre l’autorité de son action : il va délivrer le possédé et expulser l’esprit mauvais. Le raison de cet exorcisme est en fait double : bien sûr Jésus veut montrer par là le but de sa mission, libérer tout homme du pouvoir du mal pour en faire un fils de Dieu. Mais cet exorcisme annonce ce que les biblistes appellent le secret messianique dans l’Evangile de Marc. Les démons savent qui est Jésus et ils le crient. Or Jésus les fait taire : Silence ! Pourquoi donc ? Parce qu’il veut garder la liberté de se révéler quand il le voudra et comme il le voudra. Parce qu’il veut éviter qu’on le prenne pour un Messie libérateur de type politique et nationaliste. Parce qu’il veut que la foi en lui surgisse dans le cœur de ses disciples et sur leurs lèvres comme le fruit du don de Dieu. Et ce sera l’épisode si important de la profession de foi de Simon-Pierre. Les démons sont bien capables de donner des informations justes sur l’identité de Jésus mais ils sont incapables de donner la foi. Ils représentent cette foi purement intellectuelle et théorique, une foi coupée de la charité envers Dieu et envers le prochain. C’est pour cela que le Seigneur avec son autorité divine les condamne au silence. Ce qui se passe ce jour-là dans la synagogue de Capharnaüm montre aux disciples ce qu’est l’autorité véritable. Celle avec laquelle ils devront à leur tour annoncer l’Evangile. L’autorité véritable consiste à faire ce que l’on dit, à mettre en adéquation ses actes et ses paroles. Il ne s’agit donc pas tant de proclamer l’Evangile que de devenir soi-même l’Evangile. Jésus est la Parole de Dieu faite chair. Les apôtres, les chrétiens, doivent à leur tour devenir autant de paroles de Dieu vivantes, pas seulement quand ils sont en situation de témoignage, mais aussi dans leur vie cachée, surtout quand personne ne les voit. C’est quand nous sommes seuls, dans le secret de notre chambre, avec notre conscience et la présence de Dieu, qu’il nous est impossible de jouer un rôle : là nous devons être vrais. C’est de cette vérité-là, celle du témoignage de notre conscience, celle qui vient de notre ferme volonté de ne pas tricher avec nous-mêmes et de ne pas tromper Dieu, que vient notre autorité de chrétiens et de témoins. Dans la constitution dogmatique sur la révélation divine, le concile Vatican II nous présente d’une manière saisissante les moyens que Dieu a choisis afin de révéler son salut dans la personne du Christ. Nous y retrouvons cette correspondance entre les paroles et les actes dans celui qui est la Parole de Dieu :C’est donc lui, Jésus, – le voir, c’est voir le Père – qui, par toute sa présence et par la manifestation qu’il fait de lui-même par ses paroles et ses œuvres, par ses signes et ses miracles, et plus particulièrement par sa mort et sa résurrection glorieuse d’entre les morts, par l’envoi enfin de l’Esprit de vérité, achève en l’accomplissant la révélation, et la confirme encore en attestant divinement que Dieu lui-même est avec nous pour nous arracher aux ténèbres du péché et de la mort et nous ressusciter pour la vie éternelle.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8911632114352935532-5007573771883306932?l=meshomelies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://meshomelies.blogspot.com/feeds/5007573771883306932/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8911632114352935532&amp;postID=5007573771883306932' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/5007573771883306932'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/5007573771883306932'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://meshomelies.blogspot.com/2012/01/4eme-dimanche-du-temps-ordinaire.html' title='4ème dimanche du temps ordinaire'/><author><name>Padre Bob</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00622185621013325897</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-wi4bK2U-NP4/TnZjU_OCdUI/AAAAAAAAACY/37xtwzQyvr8/s220/Robert%2B8.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8911632114352935532.post-4084218254178953477</id><published>2012-01-22T07:43:00.001-08:00</published><updated>2012-01-22T07:43:40.932-08:00</updated><title type='text'>3ème dimanche du temps ordinaire</title><content type='html'>Au début du temps ordinaire l’Eglise nous fait méditer les commencements du ministère public de Jésus en Galilée. L’évangéliste Marc nous fait comprendre qu’une nouvelle période de l’histoire du salut commence. Non seulement Jean-Baptiste a été emprisonné mais les temps sont accomplis. La toute première prédication du Seigneur annonce l’Alliance nouvelle et définitive, et l’entrée de notre histoire dans les derniers temps. Il est significatif que dès le commencement de son ministère public le Seigneur appelle les quatre premiers disciples à tout quitter pour le suivre. Simon, André, Jacques et Jean reçoivent leur vocation de pêcheurs d’hommes, ils deviennent apôtres et évangélisateurs. Pour porter la Bonne Nouvelle de Dieu aux hommes Jésus s’associe ces hommes, simples pêcheurs du lac de Galilée. Lui, le Fils de Dieu, la Parole du Père, ne veut pas accomplir sa mission en solitaire. L’appel des premiers disciples nous montre déjà la réalité de l’Eglise, peuple de Dieu. Et cela à un double titre : celui de disciples et celui d’apôtres. On ne peut pas être disciple de Jésus tout seul, en s’isolant des autres. Ecoutons ce que nous dit le concile Vatican II à propos de l’Eglise, peuple de Dieu : Le bon vouloir de Dieu a été que les hommes ne reçoivent pas la sanctification et le salut séparément, hors de tout lien mutuel ; il a voulu en faire un peuple qui le connaîtrait selon la vérité et le servirait dans la sainteté. Le chrétien a bien sûr une relation personnelle et unique avec Dieu par Jésus dans l’Esprit. Mais cette relation il ne peut la vivre que dans la communion de l’Eglise. Il est impossible d’appeler Dieu notre Père et de refuser les frères qu’il nous donne. Nous ne pouvons pas prétendre aimer Dieu que nous ne voyons pas et ne pas aimer ses fils et ses filles qui sont à nos côtés. La communauté Eglise est le premier lieu, avec la famille, de l’apprentissage de l’amour du prochain. Et comme dans une famille cela n’exclue pas les discussions et parfois les disputes. Quand nous lisons les Actes des Apôtres nous constatons que Paul et Pierre n’étaient pas d’accord sur l’attitude à adopter par rapport aux païens et se le disaient en toute franchise. En demandant à ses disciples de prier le notre Père, Jésus leur a interdit de se couper des autres et de l’Eglise. Seul Jésus peut prier Dieu en disant : « mon Père ». Car il est le Fils unique de Dieu. Si l’on n’est pas disciple tout seul, l’on n’est pas non plus apôtre tout seul. Un peu plus loin dans l’Evangile de Marc est relatée l’institution des Douze. Ces douze hommes auxquels Jésus donne la vocation d’apôtres sont en quelque sorte le noyau initial de l’Eglise. Et ces apôtres Marc nous dit que Jésus les envoie en mission deux par deux. Le caractère communautaire de la mission est donc institué par Jésus. Les évêques unis au pape sont les successeurs des apôtres unis à leur chef Simon-Pierre. Le concile Vatican II qui a beaucoup parlé des évêques a remis en valeur cette dimension collégiale de leur ministère : Le soin d’annoncer l’Évangile sur toute la terre revient au corps des pasteurs : à eux tous, en commun, le Christ a donné mandat en leur imposant un devoir commun. Un évêque, même s’il est le responsable d’une Eglise particulière, ne gouverne pas cette Eglise en solitaire. Il fait partie d’un collège, celui des évêques, en communion avec le pape. Il en va de même des prêtres qui sont les collaborateurs des évêques. Un prêtre est toujours intégré dans un presbyterium, terme désignant l’ensemble des prêtres d’un diocèse en communion avec l’évêque. Il y a donc dans le peuple de Dieu, dans le corps du Christ, cette nécessité que tous les membres collaborent les uns avec les autres, chacun selon sa vocation propre, pour que l’Eglise annonce l’Evangile du Christ. Même lorsque je rends témoignage de ma foi de manière personnelle je suis toujours soutenu par toute l’Eglise, je suis en communion avec tous les autres chrétiens. Ces hommes que le Christ a appelé n’étaient pas parfaits, nous le savons, très vite des jalousies ont même surgi dans le groupe des Douze : Jacques et Jean s'approchent de Jésus et lui disent : « Maître, nous voudrions que tu exauces notre demande. » Il leur dit : « Que voudriez-vous que je fasse pour vous ? » Ils lui répondirent : « Accorde-nous de siéger, l'un à ta droite et l'autre à ta gauche, dans ta gloire. » Les dix autres avaient entendu, et ils s'indignaient contre Jacques et Jean. Jésus les appelle et leur dit : « Vous le savez : ceux que l'on regarde comme chefs des nations païennes commandent en maîtres ; les grands leur font sentir leur pouvoir. Parmi vous, il ne doit pas en être ainsi. Celui qui veut devenir grand sera votre serviteur. Celui qui veut être le premier sera l'esclave de tous : car le Fils de l'homme n'est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude. » Dans l’Eglise l’esprit d’ambition est un poison qui fait obstacle à la mission. Au contraire se situer comme membre d’un peuple nous appelle à la vertu d’humilité et à l’esprit de service.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8911632114352935532-4084218254178953477?l=meshomelies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://meshomelies.blogspot.com/feeds/4084218254178953477/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8911632114352935532&amp;postID=4084218254178953477' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/4084218254178953477'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/4084218254178953477'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://meshomelies.blogspot.com/2012/01/3eme-dimanche-du-temps-ordinaire.html' title='3ème dimanche du temps ordinaire'/><author><name>Padre Bob</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00622185621013325897</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-wi4bK2U-NP4/TnZjU_OCdUI/AAAAAAAAACY/37xtwzQyvr8/s220/Robert%2B8.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8911632114352935532.post-2453937391550696526</id><published>2012-01-09T14:49:00.001-08:00</published><updated>2012-01-09T14:49:19.002-08:00</updated><title type='text'>EPIPHANIE DU SEIGNEUR</title><content type='html'>Demain le temps de Noël prendra fin avec la fête du Baptême du Seigneur. En cette fête de l’Epiphanie nous sommes invités à partager la très grande joie des mages qui découvrent l’enfant Jésus, non pas dans la crèche mais dans une maison de Bethléem. Cette différence entre le récit de Luc et celui de Matthieu peut s’expliquer de la manière suivante : à cause du recensement Joseph et Marie n’avaient pas trouvé de lieu convenable pour préparer la naissance de l’enfant, d’où la crèche comme hébergement d’urgence. Après la naissance ils sont restés un certain temps à Bethléem et ont pu trouver un abri plus confortable. Mais là n’est pas l’essentiel. Avant de revenir sur l’étonnant voyage des mages et ce qu’il signifie, voyons tout d’abord les noms qui sont donnés à l’enfant dans cet Evangile : Le roi des Juifs, le Messie et enfin le berger d’Israël. Tous ces titres sont des échos de prophéties de l’Ancien Testament. Ils traduisent à leur manière l’attente messianique du peuple Juif. Ils ne disent pas encore la véritable et profonde identité de cet enfant qui vient de Dieu. Cette identité sera révélée d’abord par Jean le baptiste mais surtout par le ministère public de Jésus, par ses paroles et par ses actes. A l’autre bout de l’Evangile, au moment de la Passion, nous voyons que les chefs religieux du peuple mettent en avant ce titre de « Roi des Juifs » pour obtenir de Pilate la mort par la croix. Mais le motif politique cache pour eux la vraie cause de leur volonté d’en finir avec Jésus de Nazareth : il s’est prétendu le Fils de Dieu, il a blasphémé ! Et c’est le centurion romain qui, paradoxalement, affirmera : « Vraiment celui-ci était fils de Dieu ». Le récit de la visite des mages ne se comprend lui aussi que dans la lumière du paradoxe. Car il nous présente une situation totalement inversée par rapport à ce qui aurait dû être… D’un côté nous avons l’élite politique et religieuse de Jérusalem, Hérode, les chefs des prêtres et les scribes, donc des Juifs, des connaisseurs de l’Ecriture. De l’autre nous avons des mages venus d’Orient, des païens, des étrangers à la révélation juive. Or ce sont eux, et eux seuls, qui vont se prosterner devant l’enfant. De la même manière qu’après la mort de Jésus c’est un soldat païen qui confesse la vérité à son propos. L’Evangile de Matthieu nous livre aussi une belle méditation sur les signes de Dieu. Aux Juifs Dieu a donné sa Parole consignée dans la Bible. Eux ils connaissent la vérité, ils savent où doit naître cet enfant et ils informent les mages venus se renseigner. Mais ils n’agissent pas d’après leur connaissance. Les chefs des prêtres sont donc utiles dans le plan de Dieu mais pour les mages. Leur connaissance, pour ce qui les concerne, est parfaitement inutile, incapable de les changer. Aux mages Dieu donne une étoile car ils sont astronomes, peut-être astrologues. Cela est significatif pour nous si nous voulons savoir de quelle manière Dieu nous parle dans notre vie. En tant que croyants Il nous parle bien sûr par son Fils Jésus, par la Bible et par l’Eglise. Cela n’exclue pas qu’Il nous parle aussi à travers notre étoile. Quelle est donc notre étoile ? Pour la découvrir il suffit de nous connaître nous-mêmes. Qu’est-ce qui, dans notre vie humaine, nous passionne et nous motive ? Où se trouvent nos centres d’intérêts ? Si, par exemple, j’aime la musique de Mozart, Dieu peut me parler à travers un magnifique Kyrie. C’est la voie de l’art. Il y a aussi celle de la nature, du sport, des sciences etc. Par nos passions Dieu peut nous conduire auprès de Lui en nous montrant le visage de son Fils. Nos passions ne sont pas mauvaises en soi. C’est la passion de l’étude des astres qui a permis aux mages d’accueillir le signe adapté que Dieu leur destinait. La foi ne supprime jamais la richesse de notre expérience humaine, elle l’élève et la purifie, elle en fait un moyen de plus de nous unir à Dieu. Comme le disait Coventry Patmore, « les vertus ne sont que des passions ordonnées, comme les vices ne sont que des passions en désordre ». La fête de l’Epiphanie est une célébration de l’universalité de la révélation divine. L’amour de Dieu ne saurait se limiter à un seul peuple ou à une seule foi. Ce récit nous fait toucher de manière dramatique qu’être croyant n’est jamais la garantie pour nous d’être plus proches du Seigneur que les autres. Certains hommes, pourtant non-chrétiens, peuvent avoir une vie qui les rapproche davantage de Dieu. Dans notre cœur de croyants laissons aussi une place au mage.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8911632114352935532-2453937391550696526?l=meshomelies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://meshomelies.blogspot.com/feeds/2453937391550696526/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8911632114352935532&amp;postID=2453937391550696526' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/2453937391550696526'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/2453937391550696526'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://meshomelies.blogspot.com/2012/01/epiphanie-du-seigneur.html' title='EPIPHANIE DU SEIGNEUR'/><author><name>Padre Bob</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00622185621013325897</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-wi4bK2U-NP4/TnZjU_OCdUI/AAAAAAAAACY/37xtwzQyvr8/s220/Robert%2B8.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8911632114352935532.post-8820461137890800618</id><published>2012-01-01T05:23:00.000-08:00</published><updated>2012-01-01T05:23:14.210-08:00</updated><title type='text'>Sainte Marie, Mère de Dieu</title><content type='html'>L’Eglise nous fait commencer la nouvelle année civile sous le patronage de la Vierge Marie et en nous demandant de prier pour la paix dans notre monde. La fête de Sainte Marie, Mère de Dieu, se situe bien dans le temps liturgique de Noël. Et c’est dans la lumière du mystère de l’incarnation que nous contemplons la maternité de Marie et sa vocation unique dans l’histoire de notre salut. De l’Evangile de Luc je ne retiendrai qu’un verset particulièrement significatif : « Marie retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur. » La traduction de la Bible Osty propose : « Quant à Marie, elle gardait avec soin toutes ces choses, les repassant dans son cœur. » Dans le même chapitre de son Evangile Luc revient sur l’attitude de Marie, douze ans plus tard, lorsqu’avec Joseph elle perd et retrouve le jeune Jésus dans le temple de Jérusalem : « Sa mère gardait fidèlement toutes ces choses en son cœur. » Ces deux citations de l’Evangile nous montrent l’attitude priante de la Vierge au sein de sa vie quotidienne. Marie nous est ainsi proposée en ce début d’année comme un modèle de prière, comme celle qui nous enseigne le chemin de la vraie prière. Notre prière n’est pas un domaine à part dans notre vie. Nous voyons que la mère de Jésus part de ce qu’elle vit pour prier. Dans le plan de Dieu les événements de notre vie ont un sens qu’ils soient heureux ou malheureux. Marie médite l’événement de sa maternité ainsi que sa vocation dans son cœur, c’est-à-dire au plus profond d’elle-même, dans son intériorité. Elle le fait avec un regard d’amour posé sur ces événements qu’elle garde avec soin et sur lesquels elle revient dans sa prière. Nous aussi nous pouvons relire les événements de notre vie dans la prière en présence du Seigneur. Non pas à la manière des journalistes qui rapportent des faits mais dans la lumière de l’amour. Cette belle et simple attitude de la Vierge Marie m’invite à vous parler d’une prière mariale qui est celle du chapelet. Pour bien prier le chapelet nous devons distinguer le moyen du but. Le moyen c’est la répétition des « Je vous salue Marie », dix pour chacun des mystères. Cette répétition doit permettre à notre attention de se fixer sur le but, elle n’est là que pour nous plonger dans une atmosphère priante. Le but c’est bien de méditer dans son cœur les mystères de la vie de Jésus et de Marie qu’ils soient joyeux, lumineux, douloureux ou glorieux. Dans cette méditation c’est Marie elle-même qui nous accompagne et qui se fait notre guide. Le chapelet bien prié, c’est-à-dire médité et non pas rabâché, implique un bon rythme : ni trop rapide, ni trop lent. Si l’on prie seul on peut aussi dire les Ave Maria mentalement, sans parler mais dans son cœur. Le chapelet est une merveilleuse école de méditation. Pour bien en profiter nous pouvons nous inspirer des conseils de saint Ignace de Loyola dans ses Exercices spirituels, il ne parle pas du chapelet mais de la prière de méditation et de contemplation. Saint Ignace nous demande d’utiliser notre imagination dans ce qu’il appelle « une composition de lieu ». Si par exemple je médite la Nativité je dois me représenter intérieurement les lieux, c’est-à-dire la mangeoire dans laquelle repose le nouveau-né. Ensuite saint Ignace donne trois points d’attention : 1°/ Voir les personnes, les contempler ; 2°/ Considérer ce qu’elles disent, leurs paroles ; 3°/ Regarder ce qu’elles font. Le chapelet ainsi prié est une prière biblique. Car comment pourrions-nous méditer la naissance de Jésus si nous ne connaissons pas suffisamment l’Evangile de Luc qui nous la rapporte ? L’idéal étant de ne plus avoir besoin d’ouvrir la Bible au moment de la prière parce que ces événements nous les gardons fidèlement dans notre cœur. Dans la contemplation de la Nativité saint Ignace donne un conseil que nous pouvons suivre avec profit pour tous les mystères du chapelet : « Me faisant, moi, comme un petit pauvre et un petit esclave indigne qui les regarde, les contemple et les sert dans leurs besoins, comme si je me trouvais présent, avec tout le respect et la révérence possibles. Et réfléchir ensuite en moi-même afin de tirer quelque profit. » Le chapelet nous rend en effet présents au mystère médité. Si nous le prions avec l’attention de l’amour, nous ferons l’expérience de la paix spirituelle et intérieure. Notre monde souffre de conflits parce qu’il manque d’abord de personnes contemplatives.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8911632114352935532-8820461137890800618?l=meshomelies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://meshomelies.blogspot.com/feeds/8820461137890800618/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8911632114352935532&amp;postID=8820461137890800618' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/8820461137890800618'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/8820461137890800618'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://meshomelies.blogspot.com/2012/01/sainte-marie-mere-de-dieu.html' title='Sainte Marie, Mère de Dieu'/><author><name>Padre Bob</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00622185621013325897</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-wi4bK2U-NP4/TnZjU_OCdUI/AAAAAAAAACY/37xtwzQyvr8/s220/Robert%2B8.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8911632114352935532.post-6661712076276520113</id><published>2011-12-26T02:35:00.001-08:00</published><updated>2011-12-26T02:35:27.914-08:00</updated><title type='text'>NATIVITE DU SEIGNEUR</title><content type='html'>Dans la nuit de Noël saint Luc nous invite à nous rendre à la crèche avec les bergers pour y contempler l’enfant-Dieu. La messe du jour de Noël nous fait entendre l’un des plus beaux textes de toute la Bible : le prologue de l’Evangile selon saint Jean. Dans un style solennel et théologique l’évangéliste essaie de nous faire pénétrer dans le mystère de l’incarnation. Il relie la naissance du bébé de Bethléem à toute l’histoire du salut. Ce bébé qui deviendra enfant puis homme c’est le Verbe de Dieu, la Parole du Père. La manière avec laquelle saint Jean écrit le début de son Evangile nous livre un message particulièrement significatif : « Au commencement était le Verbe… ». Son Evangile débute en effet avec les mêmes mots que le premier livre de la Bible, la Genèse : « Au commencement Dieu créa le ciel et la terre ». Ce parallèle nous donne le sens de la naissance de l’enfant Jésus. Il naît pour commencer une création nouvelle, il vient parmi nous pour reprendre toute l’œuvre de la création et ainsi la sauver. D’ailleurs l’évangéliste souligne que Dieu a fait la première création par sa parole. C’est par son Verbe qu’il donne à tous les êtres l’existence : « Par lui, tout s’est fait, et rien de ce qui s’est fait ne s’est fait sans lui… Il était dans le monde, lui par qui le monde s’était fait ». Dans sa lettre aux Romains saint Paul enseignera aux premiers chrétiens cette vérité : Jésus est le nouvel Adam, l’homme nouveau. De même que tous sont devenus pécheurs parce qu'un seul homme (Adam) a désobéi, de même tous deviendront justes parce qu'un seul homme (Jésus) a obéi. Ainsi donc, de même que le péché a établi son règne de mort, de même la grâce, source de justice, devait établir son règne pour donner la vie éternelle par Jésus Christ notre Seigneur.La naissance du bébé de Bethléem nous indique la voie de notre salut. Nous aussi nous devons renaître et devenir ainsi des hommes nouveaux dans le Christ. C’est ce que Jésus enseigne à Nicodème dans le même Evangile, deux chapitres plus loin : Amen, amen, je te le dis : personne, à moins de renaître, ne peut voir le règne de Dieu. Personne, à moins de naître de l'eau et de l'Esprit, ne peut entrer dans le royaume de Dieu.  Ce qui est né de la chair n'est que chair ; ce qui est né de l'Esprit est esprit. Et nous retrouvons un enseignement identique dans le prologue : Tous ceux qui l'ont reçu, ceux qui croient en son nom, il leur a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu. Ils ne sont pas nés de la chair et du sang, ni d'une volonté charnelle, ni d'une volonté d'homme : ils sont nés de Dieu. Nous comprenons que notre nativité à nous correspond au jour où nous avons reçu le sacrement du baptême. Ce jour-là nous sommes devenus des créatures nouvelles dans le Christ. Mais la grâce du baptême qui nous est donné à chaque instant de notre vie a besoin de notre participation active pour produire tous ses fruits. Le baptême nous invite à laisser derrière-nous le vieil homme avec ses désirs égoïstes pour devenir un homme nouveau à la suite du nouvel Adam. Maurice Zundel caractérise ainsi la sainte humanité du Verbe de Dieu : « Le Christ, dont l’humanité diaphane échappe à toute limite, nous présente, tout ensemble, l’homme parfaitement libéré et Dieu parfaitement révélé ». Voilà le but du mystère de Noël : que nous devenions vraiment hommes selon le cœur de Dieu en renaissant. Pour y parvenir tout au long de notre vie nous avons à « faire la vérité » pour reprendre une expression de Jésus : « Celui qui agit selon la vérité vient à la lumière, afin que ses œuvres soient reconnues comme des œuvres de Dieu. » Nous ne possédons pas la vérité, nous nous laissons posséder par elle. Pour un chrétien la vérité c’est la personne même de Jésus. Voilà pourquoi nous ne pouvons pas vivre la grâce de notre baptême, renaître pour devenir des hommes nouveaux, tant que nous n’avons pas fait l’expérience de la présence de Dieu en nous. C’est cette expérience qui a bouleversé saint Augustin et dont il rend compte dans les Confessions : « Trop tard je t’ai aimée, Beauté toujours ancienne et toujours nouvelle, trop tard je t’ai aimée. Et pourtant tu étais dedans et moi dehors. Et c’est là que je te cherchais… Tu étais avec moi ! C’est moi qui n’étais pas avec toi. » A Noël nous célébrons l’Emmanuel, Dieu avec nous. Renaître à une vie nouvelle c’est découvrir la présence du Dieu Trinité en nous. Dieu a toujours été présent à sa création. A Noël sa présence se manifeste au plus haut point dans la sainte humanité de l’enfant Jésus. Ce n’est donc pas Dieu qui est absent, c’est nous qui sommes distraits et étourdis. Pour renaître et faire la vérité il s’agit de nous rendre présents chaque jour à la présence de Dieu en nous, particulièrement par la prière et la méditation. Nous vivrons alors la vérité enseignée par le pape saint Grégoire le grand : « Le ciel, c’est l’âme du juste ».&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8911632114352935532-6661712076276520113?l=meshomelies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://meshomelies.blogspot.com/feeds/6661712076276520113/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8911632114352935532&amp;postID=6661712076276520113' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/6661712076276520113'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/6661712076276520113'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://meshomelies.blogspot.com/2011/12/nativite-du-seigneur.html' title='NATIVITE DU SEIGNEUR'/><author><name>Padre Bob</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00622185621013325897</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-wi4bK2U-NP4/TnZjU_OCdUI/AAAAAAAAACY/37xtwzQyvr8/s220/Robert%2B8.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8911632114352935532.post-7323042533338443104</id><published>2011-12-18T05:30:00.000-08:00</published><updated>2011-12-18T05:30:10.093-08:00</updated><title type='text'>Quatrième dimanche de l'Avent</title><content type='html'>La liturgie du 4ème dimanche de l’Avent nous prépare directement à la célébration du mystère de Noël. Le récit de l’Annonciation à Marie est comme le prologue qui nous introduit au mystère de l’incarnation. Ce mystère d’un Dieu qui, par amour, s’est pour toujours uni à notre nature humaine est une réalité qui est demeurée cachée. Ce qui s’est passé dans la maison de Marie et ensuite à la crèche n’a été révélé qu’à un tout petit nombre de personnes parmi lesquelles Marie, Joseph, les bergers et les mages. Aucun journaliste n’était présent pour rendre publique cette nouvelle inouïe : La Parole de Dieu s’est faite chair dans le sein d’une jeune fille nommée Marie. L’événement le plus extraordinaire et le plus important de l’histoire de notre humanité est passé inaperçu. Si nous le connaissons, si nous le célébrons, c’est uniquement grâce aux témoins, dont saint Luc est le premier chaînon, qui nous ont transmis la bonne nouvelle des épousailles entre Dieu et notre humanité dans le sein de la Vierge Marie. Un proverbe affirme que le bien ne fait pas de bruit. Les grandes actions de Dieu en notre faveur suivent la même logique. Elles ne s’imposent pas à notre liberté de manière fracassante. Elles s’accomplissent dans la discrétion. Et surtout elles ont toujours besoin du consentement de l’homme pour se réaliser. Sans le « oui » de Marie il  n’y aurait pas eu d’incarnation. Sans le « oui » de Joseph, son fiancé, Jésus n’aurait pas pu être le descendant du roi David.Au moment où Gabriel la visite, Marie se trouve dans sa maison à Nazareth. C’est en effet la jeune fille de Nazareth que Dieu a choisi pour se construire une demeure parmi les hommes. Non pas un temple fait de pierres comme en rêvait le roi David mais un cœur de chair, un cœur humain, un cœur pur « comblé de grâce ». Si vous regardez dans vos Bibles une carte de la Palestine de l’Ancien Testament, essayez de trouver Nazareth sur cette carte ! Vous ne trouverez pas le nom de ce bourg qui n’est pas cité une seule fois dans tout l’Ancien Testament. Les choix de Dieu sont étonnants. Ce n’est pas à Jérusalem, la grande ville religieuse, la cité du roi David en Judée, qu’habite la Vierge choisie par le Père. Mais dans une ville inconnue et même méprisée par les Juifs… Lorsque Philippe présente à Nathanël Jésus de Nazareth, celui-ci répond : « De Nazareth ? Qu’est-ce qui peut en sortir de bon ? » Nazareth, au nord d’Israël, se situe dans cette région frontalière avec les païens, la Galilée. Contrairement aux représentations classiques de cette scène, Luc ne nous dit pas que Marie était en prière lorsque l’ange la visita. Elle était chez elle, vaquant probablement à ses occupations quotidiennes. Dieu choisit donc un cadre banal, ordinaire, quotidien pour révéler à Marie sa grande décision en faveur de notre humanité. A l’égard de Marie Dieu use d’une grande délicatesse. Gabriel ne lui révèle pas l’identité profonde du fils qu’elle va enfanter par l’action de l’Esprit Saint en elle. Cette identité profonde ainsi que la mission divine de son fils, Marie devra la découvrir au fil des années jusqu’au moment où elle se retrouvera au pied de la croix avec Jean. C’est seulement à ce moment-là qu’elle comprendra la signification véritable des paroles de l’ange : « Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ; il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin ». Gabriel demande à la jeune fille d’être la mère du Messie dans une perspective limitée à l’horizon juif. Elle enfantera un roi puissant, descendant de David. Et c’est à ce projet de Dieu qu’elle doit répondre « oui » pour le moment. Ce premier oui en exigera un autre, peut-être beaucoup plus difficile à donner. En contemplant son fils crucifié Marie, avec l’aide de l’Esprit Saint, comprendra qui est le Messie et quelle est sa mission. A ce moment là il faudra qu’elle dise aussi « oui » à un Messie humilié, à un roi serviteur, au Fils du Très-Haut dans son abaissement le plus extrême. Elle comprendra que si, par grâce de Dieu, elle a donné naissance au Messie, ce n’est pas pour restaurer la puissance politico-religieuse de son peuple mais pour permettre à tout homme de devenir la demeure du Dieu Très-Haut et trois fois Saint. La logique du mystère de l’incarnation est celle de la grandeur de notre quotidien le plus banal, celle de l’universalité de l’amour divin. Mais nous avons bien besoin de toute notre vie pour vivre de ce mystère. Car c’est en chacun de nous que Jésus vivant veut se rendre présent en nous unissant à lui.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8911632114352935532-7323042533338443104?l=meshomelies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://meshomelies.blogspot.com/feeds/7323042533338443104/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8911632114352935532&amp;postID=7323042533338443104' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/7323042533338443104'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/7323042533338443104'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://meshomelies.blogspot.com/2011/12/quatrieme-dimanche-de-lavent.html' title='Quatrième dimanche de l&apos;Avent'/><author><name>Padre Bob</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00622185621013325897</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-wi4bK2U-NP4/TnZjU_OCdUI/AAAAAAAAACY/37xtwzQyvr8/s220/Robert%2B8.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8911632114352935532.post-3282547054083946047</id><published>2011-12-11T10:01:00.001-08:00</published><updated>2011-12-11T10:01:19.565-08:00</updated><title type='text'>Troisième dimanche de l'Avent</title><content type='html'>En ce troisième dimanche de l’Avent l’Evangile selon saint Jean nous remet devant les yeux la figure de Jean le baptiste. Nous l’avons déjà rencontré dimanche dernier. Il est dans un endroit désertique où il attire les foules en leur donnant un baptême de conversion. Sa présence, son activité et probablement son succès posent des questions aux responsables religieux du peuple à Jérusalem. Des prêtres, des lévites et des pharisiens sont donc envoyés pour lui poser des questions. La première de ces questions porte sur son identité : qui est donc cet homme nommé Jean ? A trois reprises Jean répond par la négative : « Je ne suis pas… ». Il ne rentre dans aucune des cases par lesquelles on voudrait le définir. Et il se définit lui-même en citant le prophète Isaïe : « Je suis la voix qui crie à travers le désert ». Jean est envoyé par Dieu, il est son messager, son prophète. Son message, si l’on se réfère à Isaïe, est un message de consolation pour le peuple tout entier. « Je ne suis pas le Messie », ce qui revient à dire : « Je ne suis pas le Christ ». La première lecture, extraite du prophète Isaïe, nous présente justement la figure du Christ sur lequel repose l’Esprit du Seigneur ainsi que sa mission : « porter la bonne nouvelle aux pauvres etc. ». Puisque Jean ne correspond pas dans son identité à ce que les Juifs voyaient en lui, ils lui demandent des comptes sur son activité. C’est leur deuxième question qui ressemble à une accusation : « Si tu n’es ni le Messie, ni Elie, ni le grand prophète, pourquoi baptises-tu ? » Alors que Jean est un ami de la vérité, un homme profondément humble, ils voient en lui un usurpateur, un charlatan. S’il n’est qu’une voix qui crie dans le désert, de quel droit baptise-t-il ? Le même genre de question sera posé à Jésus lui-même dans le chapitre qui suit à l’occasion de la scène des marchands chassés du temple : « De quel droit fais-tu cela, quel signe nous montres-tu ? » C’est la question de l’autorité qui donne le droit d’agir. On demande donc à Jean de se justifier. Et sa seule justification consiste à parler du Christ, celui qui vient derrière lui, après lui, mais qui est infiniment plus grand que lui : « Je ne suis même pas digne de défaire la courroie de sa sandale ». Ce qui signifie : je ne suis même pas digne d’être son esclave. C’est l’esclave qui, à l’arrivée de son maître à la maison, se mettait à genoux pour lui enlever ses chaussures. Donc Jean ne répond pas directement à la question. Et il va même plus loin en s’adressant à ces hommes spécialistes de la religion juive : « Au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas ». C’est une manière polie de leur révéler leur ignorance quant à l’identité du Messie. Jean en sait plus qu’eux sur ce point. Notons aussi qu’il entretient le mystère en ne nommant pas celui qui vient après lui et qui se tient pourtant au milieu du peuple. Dans sa manière de répondre aux autorités, Jean pratique la théologie négative : celle qui dit de Dieu ce qu’il n’est pas pour laisser entrevoir que Dieu ne peut jamais être saisi ni connu par un esprit humain. « Au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas » : En ce temps de l’Avent nous sommes concernés par cette affirmation de Jean. Car quel chrétien peut dire qu’il connaît vraiment Jésus ? Et que signifie donc « connaître Jésus » ? Le catéchisme et la théologie sont utiles mais ne suffisent pas à nous donner la connaissance de « celui qui se tient au milieu de nous ». Cette expression suggère que la connaissance du Christ passe nécessairement par une expérience personnelle de sa présence et de sa proximité. Cette expérience personnelle nous pouvons la vivre dans la solitude de notre chambre comme dans les célébrations en Eglise. Elle peut coïncider avec la méditation des Evangiles et la célébration des sacrements. Mais la personne de Jésus est toujours plus grande que ces moyens qui nous sont donnés pour le connaître et vivre en communion avec lui. Le mystère du Christ est infiniment riche et c’est pour cette raison que nous ne le connaitrons jamais en plénitude ici-bas. Sur ce chemin, la voix de Jean nous invite à toujours marcher, toujours progresser, sans nous arrêter ni nous décourager. Le Christ est toujours en avant de nous, même s’il est déjà au milieu de nous. Et l’un des meilleurs moyens de le connaître, n’est-ce pas de mettre en pratique le commandement qu’il nous a laissé ? Celui de l’amour du prochain qui implique esprit de service, humilité, bienveillance, confiance et capacité de pardonner.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8911632114352935532-3282547054083946047?l=meshomelies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://meshomelies.blogspot.com/feeds/3282547054083946047/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8911632114352935532&amp;postID=3282547054083946047' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/3282547054083946047'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/3282547054083946047'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://meshomelies.blogspot.com/2011/12/troisieme-dimanche-de-lavent.html' title='Troisième dimanche de l&apos;Avent'/><author><name>Padre Bob</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00622185621013325897</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-wi4bK2U-NP4/TnZjU_OCdUI/AAAAAAAAACY/37xtwzQyvr8/s220/Robert%2B8.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8911632114352935532.post-4911276227553568860</id><published>2011-11-27T05:41:00.001-08:00</published><updated>2011-11-27T05:41:57.524-08:00</updated><title type='text'>Premier dimanche de l'Avent</title><content type='html'>Avec le temps de l’Avent nous entrons dans une nouvelle année liturgique. L’Evangile de ce premier dimanche de l’Avent nous parle de la venue du Christ à la fin des temps. Nous comprenons ainsi que la fin et le début de l’année chrétienne se rejoignent : ces deux moments célèbrent le retour du Christ à la fin des temps, sa parousie. La première partie du temps de l’Avent n’a donc pas pour but de nous préparer à la fête de Noël (première venue du Christ). Elle oriente plutôt nos cœurs et nos regards vers une réalité dont nous ne savons pas à quel moment de notre histoire elle surviendra : « Il reviendra dans la gloire pour juger les vivants et les morts ; et son règne n’aura pas de fin… J’attends la résurrection des morts et la vie du monde à venir ». L’enseignement que Jésus nous donne en ce dimanche ressemble à celui que nous avons entendu il n’y a pas longtemps dans la parabole des talents. Regardons cette histoire que le Seigneur nous raconte pour mieux nous préparer à sa venue. « Il en est comme d’un homme parti en voyage ». Cet homme, c’est le Fils de Dieu qui, au jour de son Ascension, devient invisible à nos yeux de chair : il part en voyage et il quitte sa maison. Cette maison peut représenter l’Eglise ou encore la création tout entière. « Il a donné tout pouvoir à ses serviteurs ». Le Christ ressuscité a donné à son Eglise des pouvoirs spirituels comme par exemple le pouvoir de pardonner au nom de Dieu les péchés. Mais il donne aussi à chaque chrétien une participation à son pouvoir divin, et cela par le baptême et la confirmation. Le Seigneur, en partant, nous rend responsables. Il désire que nous utilisions notre liberté et nos dons pour la plus grande gloire de Dieu et pour le service de nos frères. Chacun de nous a son travail à accomplir en fonction de sa vocation. C’est ce que la tradition chrétienne appelle le devoir d’état. Ce devoir n’est pas le même pour des parents chrétiens, pour un prêtre, pour une personne retraitée, pour un jeune etc. Il varie en fonction de notre âge, de notre santé, de notre engagement et de notre activité. Mais c’est toujours dans la fidélité à notre devoir d’état que nous obéissons à la volonté du Seigneur et que nous nous préparons à l’accueillir. Cette petite histoire nous rappelle donc la grande confiance que le Seigneur nous fait en nous rendant participant de son pouvoir et en nous donnant notre part de travail à réaliser sur cette terre tout au long de notre vie. L’invitation à veiller, à ne pas s’endormir, a pour but de nous faire prendre conscience que nous pouvons ne pas répondre à l’attente du Seigneur, et donc gaspiller ses dons et rater notre vie, même si, du point de vue humain, il peut sembler que nous ayons réussi en toutes choses. Une expression employée par saint Paul dans la deuxième lecture éclaire la nature du combat que nous avons à mener en tant que chrétiens : « Tenir solidement jusqu’au bout ». Il n’y a pas de vie chrétienne possible sans la fidélité de Dieu et sans notre fidélité. Foi et fidélité sont des mots qui ont une racine commune. Le danger qui nous guette tous c’est celui d’une âme inconstante. D’autant plus que l’air du temps ne va pas dans le sens de la fidélité aux engagements pris, à la parole donnée. La volonté humaine a été affaiblie par le règne des émotions et des sentiments. Or on ne construit rien de grand, rien de solide, sans une ferme volonté de parvenir au but que l’on s’est fixé et ce malgré tous les obstacles. Jésus nous le dit clairement dans l’Evangile : c’est par notre persévérance que nous serons sauvés. L’Avent est le temps de l’attente. Il est une image de ce qu’est notre vie tout entière : un désir de la présence et de la grâce du Christ Ressuscité. Notre attente de Dieu n’est pas passive : elle est vigilante. C’est une attente qui nous tient éveillés. Nous savons bien que Dieu le premier est fidèle à sa parole. Et c’est sur sa fidélité que nous pouvons construire la maison de notre vie. Notre fidélité à sa volonté est d’abord un don que nous avons à demander dans la prière. De même que nous avons à demander la fidélité à notre vocation et à notre devoir d’état, surtout lorsque nous sommes tentés d’aller voir ailleurs. Aussi si nous avons la joie d’avoir été fidèles jusqu’à maintenant, ce qui ne veut pas dire parfaits, n’en tirons aucun orgueil. Demeurons dans l’humilité en sachant que la route n’est pas terminée. Si nous tenons solidement, enracinés dans la foi, rendons grâce à Dieu.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8911632114352935532-4911276227553568860?l=meshomelies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://meshomelies.blogspot.com/feeds/4911276227553568860/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8911632114352935532&amp;postID=4911276227553568860' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/4911276227553568860'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/4911276227553568860'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://meshomelies.blogspot.com/2011/11/premier-dimanche-de-lavent.html' title='Premier dimanche de l&apos;Avent'/><author><name>Padre Bob</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00622185621013325897</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-wi4bK2U-NP4/TnZjU_OCdUI/AAAAAAAAACY/37xtwzQyvr8/s220/Robert%2B8.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8911632114352935532.post-8930332375544714523</id><published>2011-11-15T01:21:00.001-08:00</published><updated>2011-11-15T01:22:24.243-08:00</updated><title type='text'>33ème dimanche du temps ordinaire</title><content type='html'>Les deux chapitres (24 et 25) qui précèdent le récit de la Passion dans l’Evangile selon saint Matthieu tournent nos regards vers le retour du Christ à la fin des temps. La parabole des talents nous parle donc de la venue du Christ glorieux. Elle nous parle aussi du temps de l’Eglise, ce temps entre Noël et le second avènement du Christ. Nous vivons ce temps de l’Eglise au rythme de l’année liturgique, année qui nous présente les différents mystères de la vie de Jésus. Dans la parabole des talents le Fils de Dieu est représenté par un homme qui part en voyage. C’est au jour de l’Ascension que le Seigneur est « parti en voyage ». Il nous a promis de demeurer toujours présent auprès de nous. Malgré cela nous pouvons parfois ressentir dans nos vies chrétiennes ce sentiment de l’absence de Dieu, de l’absence du Seigneur. Avant de nous quitter le Seigneur nous a confié tous ses biens : ce sont les talents. Le plus grand bien qu’il nous a donné c’est l’Esprit Saint avec toute la richesse de ses dons. La parabole précise qu’il nous a confié ses biens en fonction de nos capacités : « à chacun selon ses capacités ». « Puis il partit ». Le temps de l’Eglise est celui où nous sommes libres de faire fructifier les dons reçus. Cette liberté implique aussi que nous puissions en faire un mauvais usage pour diverses raisons. Dieu respecte notre liberté. C’est pourquoi il semble absent. Il n’est pas toujours derrière nous pour rectifier le tir. Il est parti en nous laissant tout ce dont nous avons besoin pour vivre en enfants de Dieu : sa Parole dans la Bible, son Eglise et ses sacrements. Mais jamais il ne s’impose à nous. C’est le sens de son départ en voyage. Peu importe le nombre de talents que nous avons reçu, l’essentiel est de se rappeler que ces talents ne nous appartiennent pas, nous n’en sommes que les gestionnaires. Nous sommes les serviteurs de ce bon maître qui nous fait confiance et adapte ses dons à notre capacité. Une parabole de l’Evangile selon saint Luc se termine de la manière suivante : « On sera plus exigeant si l’on a donné plus, on demandera davantage à qui on aura beaucoup confié ». Cela éclaire bien l’enjeu de l’enseignement de ce dimanche. Le Christ, lors de son retour, sera plus exigeant envers les chrétiens qu’envers les hommes qui ne l’ont pas connu ; il sera plus exigeant à l’égard des papes et des évêques qu’à l’égard des fidèles laïcs. Dans la parabole, sur trois catégories de serviteurs deux ont bien rempli leur mission. Quelle récompense leur donne le Christ lors de son retour ? « Entre dans la joie de ton maître ». Le serviteur bon et fidèle goûtera alors pleinement la joie du Ressuscité, il sera immergé dans cette joie divine. Le cas du serviteur mauvais et paresseux nous intéresse davantage. Car il illustre ce que nous devons éviter de faire. Pourquoi donc cet homme n’a-t-il pas fait fructifier son talent ? « Je savais que tu es un homme dur ». Ce serviteur ne connaissait pas vraiment son maître, il s’en était fait une fausse image. Il en va de même pour nous : si notre conception de Dieu n’est pas celle que Jésus nous a révélée, nous risquons bien de ne pas pouvoir agir en vrais chrétiens. Non seulement ce serviteur ignore la bonté de son maître, mais il oublie que le talent qu’il a reçu appartient au maître : « tu moissonnes là où tu n’as pas semé ». Fausse image de Dieu, oubli de ses dons, tout cela aboutit à la peur qui paralyse : « J’ai eu peur, et je suis allé enfouir ton talent dans la terre ». Un vrai serviteur du Christ ignore cette peur car il met toute sa confiance dans son maître. Mais pour faire confiance au Christ, encore faut-il le connaître comme le maître au cœur doux et humble. « Celui qui a recevra encore, et il sera dans l’abondance. Mais celui qui n’a rien se fera enlever même ce qu’il a. » La traduction de la Bible des peuples a le mérite de rendre plus compréhensible le sens de cette parole : « On donnera à celui qui produit et il sera dans l’abondance, mais celui qui ne produit pas, on lui prendra même ce qu’il a. » Un pauvre peut être un meilleur serviteur du Seigneur qu’un riche, là n’est pas la question. Le 3ème serviteur est mauvais parce qu’il est paresseux, non pas parce qu’il n’a reçu qu’un talent. Le Seigneur Jésus nous connaît mieux que quiconque. Il connaît nos capacités et les dons qu’il nous a faits. C’est pour cela qu’il sera un juste juge que nous ne devrions pas craindre. Ce qui est le plus à craindre, c’est d’être un chrétien endormi, un chrétien inconscient de ses privilèges et des devoirs qui vont avec.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8911632114352935532-8930332375544714523?l=meshomelies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://meshomelies.blogspot.com/feeds/8930332375544714523/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8911632114352935532&amp;postID=8930332375544714523' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/8930332375544714523'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/8930332375544714523'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://meshomelies.blogspot.com/2011/11/33eme-dimanche-du-temps-ordinaire.html' title='33ème dimanche du temps ordinaire'/><author><name>Padre Bob</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00622185621013325897</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-wi4bK2U-NP4/TnZjU_OCdUI/AAAAAAAAACY/37xtwzQyvr8/s220/Robert%2B8.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8911632114352935532.post-8664278635243297742</id><published>2011-11-12T04:56:00.001-08:00</published><updated>2011-11-12T05:08:24.091-08:00</updated><title type='text'>Manifestations de catholiques contre des pièces de théâtre</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-5eV5KSxhWzE/Tr5snTfWqTI/AAAAAAAAAEE/LtVe9EonRuc/s1600/manifestation%2BRennes.jpg" imageanchor="1" style="clear:left; float:left;margin-right:1em; margin-bottom:1em"&gt;&lt;img border="0" height="160" width="320" src="http://4.bp.blogspot.com/-5eV5KSxhWzE/Tr5snTfWqTI/AAAAAAAAAEE/LtVe9EonRuc/s320/manifestation%2BRennes.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;Exceptionnellement je publie sur le blog de mes homélies ce billet sur les manifestations "catholiques" à Paris, à Rennes et à Toulouse contre des pièces de théâtre jugées "blasphématoires".Depuis avril 2011 et l'affaire "Piss Christ" à Avignon, l'institut Civitas (http://www.civitas-institut.com/), un mouvement intégriste en lien avec la fraternité saint Pie X, suscite dans notre pays des croisades contre des œuvres ou des spectacles qui ne sont pas de son goût avec saccage de la photo "Piss Christ", interruption de spectacles, jets d’œufs et de liquide sur les spectateurs et manifestations. Dans ces manifestations des parents osent même instrumentaliser de jeunes enfants en vue du combat contre "le mal" et surtout contre la liberté d'expression, même si celle-ci peut nous choquer légitimement dans notre foi. Ces spectacles sont payants et ne sont pas visibles sur la voie publique. Personne ne nous oblige à aller les voir et encore moins à leur faire de la pub! De nombreux évêques français se sont désolidarisés des méthodes employés par Civitas dont le cardinal de Paris Mgr. André Vingt-Trois.Vous trouverez ici le lien vers le communiqué de Mgr. d'Ornellas, archevêque de Rennes:http://catholique-rennes.cef.fr/?Sur-le-concept-du-visage-du-filsEt celui de Mgr. Le Gall, archevêque de Toulouse:http://toulouse.catholique.fr/rubriques/haut/actualites/de-quel-dieu-sommes-nous-les-disciplesL'islamisation du catholicisme français me semble être un phénomène très inquiétant. La religion chrétienne n'a rien à voir avec le fanatisme, la violence et l'intolérance.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8911632114352935532-8664278635243297742?l=meshomelies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://meshomelies.blogspot.com/feeds/8664278635243297742/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8911632114352935532&amp;postID=8664278635243297742' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/8664278635243297742'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/8664278635243297742'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://meshomelies.blogspot.com/2011/11/manifestations-de-catholiques-contre.html' title='Manifestations de catholiques contre des pièces de théâtre'/><author><name>Padre Bob</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00622185621013325897</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-wi4bK2U-NP4/TnZjU_OCdUI/AAAAAAAAACY/37xtwzQyvr8/s220/Robert%2B8.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-5eV5KSxhWzE/Tr5snTfWqTI/AAAAAAAAAEE/LtVe9EonRuc/s72-c/manifestation%2BRennes.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8911632114352935532.post-7357910990779081180</id><published>2011-11-06T06:25:00.001-08:00</published><updated>2011-11-06T06:25:21.642-08:00</updated><title type='text'>TOUSSAINT</title><content type='html'>Le fondement et le but de toute vie chrétienne c’est la sainteté. La fête de ce jour nous le rappelle. Oui, la sainteté est au fondement de notre vie chrétienne tout simplement parce que nous avons reçu la vie divine au jour de notre baptême. Et chaque sacrement a pour but de nous sanctifier. C’est pour cette raison que saint Paul osait appeler les chrétiens des communautés dont il avait la charge « les saints ». Et pourtant, à la vue de tous les reproches qu’il leur adresse, ils n’étaient pas encore parvenus au but. Nous vivons donc déjà de la sainteté de Dieu mais nous avons à progresser chaque jour dans cette sanctification de notre personne et de notre vie. Sanctification qui est d’abord l’œuvre de Dieu, de sa grâce et de ses sacrements en nous. L’un des grands enseignements du Concile Vatican II consiste à dire à tous les chrétiens que la sainteté est le but de leur vie. Avant le Concile on avait eu tendance à penser que la sainteté était une espèce de luxe réservé au clergé, aux moines et aux religieuses. Le Concile nous replonge dans la tradition la plus ancienne de l’Eglise, celle qui nous vient de saint Paul lui-même, et bien sûr de Jésus. L’Evangile des Béatitudes ne s’adresse pas seulement aux apôtres mais bien aux grandes foules qui faisaient route avec Jésus. Les textes de la liturgie de la Parole nous montrent ce qu’est la sainteté chrétienne avec ses différentes facettes. C’est une réalité tellement riche qu’il est impossible d’en donner une définition unique. Et d’ailleurs la vie des saints et des saintes, connus et inconnus, illustre parfaitement cette vérité. Nous pouvons être attiré par tel saint alors qu’un autre nous laissera indifférent ou même nous repoussera. C’est que chaque saint, chaque sainte, illustre d’une manière unique la richesse de la grâce divine dans une créature humaine. L’un sera davantage le témoin de la pauvreté, un autre celui de la joie, un autre encore celui de la prière contemplative, un autre enfin celui de la charité qui se dévoue pour le prochain etc. Le premier réflexe, bien humain, serait de se dire que la sainteté c’est pour les autres, mais pas pour moi qui me sens si loin du but, si faible et pécheur. C’est une tentation diabolique. Dans l’Evangile selon saint Luc une personne pose à Jésus la question suivante : « Seigneur, est-ce vrai que peu de gens seront sauvés ? » Le Seigneur ne répond pas directement à cette question angoissée. Mais notre première lecture nous donne une réponse pleine d’optimisme. Elle nous parle dans un premier temps des 144 000 élus. Ce qui est évidemment un chiffre symbolique pour signifier qu’Israël sera finalement sauvé (le nombre des 12 tribus multiplié par 12 000). Ce que les témoins de Jéhovah ne veulent pas comprendre. D’autant plus que la suite du texte sort de ce symbolisme du chiffre pour affirmer : « J’ai vu une foule immense, que nul ne pouvait dénombrer, une foule de toutes nations, races, peuples et langues ». La sainteté n’est donc pas réservée à un petit cercle d’élus puisque à la fin des temps le salut donné par le Christ sera une réussite éclatante : un salut universel dans l’espace et le temps, un salut en plénitude de par le nombre des sauvés : un nombre incomptable… Dans la deuxième lecture nous est donnée une autre définition de la sainteté : être saint, c’est être enfant de Dieu et tendre à ressembler au Christ. Comment pouvons-nous lui être semblables ? Ce sont les Béatitudes qui nous donnent la réponse. La sainteté n’est donc pas une utopie, quelque chose d’impossible ou d’inatteignable… Si l’on croit vraiment du fond de son cœur que le salut est donné par notre Dieu et par l’Agneau. La vie chrétienne n’est pas la plus facile, il y a en elle toujours une forme d’épreuve, même si ce n’est pas celle du martyre. Mais cette épreuve, cette croix, nous ne la portons jamais seuls, c’est le Christ qui la porte avec nous et pour nous. Le psaume de cette messe nous indique quel est le moteur de notre sanctification, ce qui fait que nous ne nous contentons pas d’être des chrétiens tièdes, mais que nous croyons vraiment à la transformation progressive de tout notre être par l’action de l’Esprit Saint. Comment le psaume décrit-il le peuple des saints ? « Voici le peuple de ceux qui cherchent Dieu, qui recherche la face de Dieu ! » Le salut nous est donné par le sacrifice d’amour du Christ. Notre participation à ce salut consiste à nous mettre en marche vers le but de notre vie : Dieu, le seul saint. C’est à partir du moment où nous pensons que nous avons trouvé Dieu que nous risquons de le perdre par notre manque de ferveur. D’où la nécessité de vivre notre vie chrétienne comme une recherche sans cesse recommencée, toujours nouvelle, de la Face du Seigneur. Cela revient à dire qu’il ne peut y avoir de sainteté sans une vie de prière profonde et régulière, sans le désir de Dieu en nous.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8911632114352935532-7357910990779081180?l=meshomelies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://meshomelies.blogspot.com/feeds/7357910990779081180/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8911632114352935532&amp;postID=7357910990779081180' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/7357910990779081180'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/7357910990779081180'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://meshomelies.blogspot.com/2011/11/toussaint.html' title='TOUSSAINT'/><author><name>Padre Bob</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00622185621013325897</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-wi4bK2U-NP4/TnZjU_OCdUI/AAAAAAAAACY/37xtwzQyvr8/s220/Robert%2B8.JPG'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8911632114352935532.post-5415785100801482997</id><published>2011-10-23T09:32:00.001-07:00</published><updated>2011-10-23T09:32:47.247-07:00</updated><title type='text'>30ème dimanche du temps ordinaire</title><content type='html'>Comme dimanche dernier les pharisiens envoient auprès de Jésus l’un des leurs, un docteur de la Loi, pour lui tendre un piège. La question, cette fois, est plus spirituelle que celle sur l’impôt : « Maître, dans la Loi, quel est le grand commandement ? » Le docteur de la Loi demande donc à Jésus une interprétation de la Torah (les cinq premiers livres de l’Ancien Testament). Il aurait pu répondre par lui-même à la question qu’il pose comme le montre la version de saint Luc avec le développement de la parabole du bon samaritain. La question du maître de la Loi est différente : « Que dois-je faire pour recevoir la vie éternelle ? » Et c’est le Seigneur qui interroge à son tour le maître de la Loi : « Que dit l’Ecriture, que vois-tu dans la Loi ? » Et lui de répondre en citant le commandement de l’amour de Dieu et du prochain. En tirant de la Loi ce qu’elle a de meilleur Jésus ne semble donc rien inventer. Ceux qui étudiaient l’Ecriture à son époque pouvaient arriver à la même conclusion que lui. Jésus va dans le sens de la simplicité et de la clarté. Non pas que ces commandements soient faciles à mettre en pratique. Mais ils indiquent au croyant de bonne volonté un chemin sûr pour répondre à la volonté de Dieu dans  sa vie. Dans sa question le Docteur de la Loi ne cite justement que la Loi, la Torah. Dans sa réponse le Seigneur affirme : « Tout ce qu’il y a dans l’Ecriture- dans la Loi et les Prophètes- dépend de ces deux commandements ». Il rappelle ainsi l’importance de la tradition prophétique qui permet au juif comme au chrétien de ne pas en rester à une religion légaliste mais à vivre sa foi comme une recherche intérieure de Dieu. Les prophètes ont toujours vivement insisté pour que le culte envers Dieu s’accompagne de la justice sociale qui est une expression privilégiée de l’amour du prochain. Dans la version de saint Marc le maître de la Loi commente la réponse de Jésus en citant les prophètes Osée et Amos : « Fort bien, Maître, tu as raison de dire que Dieu est l'Unique et qu'il n'y en a pas d'autre que lui. L'aimer de tout son cœur, de toute son intelligence, de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même, vaut mieux que toutes les offrandes et tous les sacrifices. » Je voudrais maintenant faire deux remarques à propos du double commandement de l’amour. Le Seigneur nous demande d’aimer Dieu de tout notre cœur, de toute notre âme et de tout notre esprit. Dieu créateur nous a donné des facultés qui font que nous sommes son image sur cette terre. Pour vraiment aimer Dieu nous devons utiliser toutes ces facultés naturelles (le sentiment, la religiosité, l’intelligence etc.) dans l’exercice des dons spirituels reçus au baptême et à la confirmation : foi, espérance et charité. C’est donc avec tout ce que nous sommes que nous devons aller à la rencontre du Seigneur chaque jour. Notre foi ne doit pas détruire nos facultés naturelles mais les élever et les transfigurer. Le but du croyant ce n’est pas de devenir insensible (sans cœur) et encore moins idiot (sans esprit). Pour aimer Dieu nous avons besoin et de notre cœur et de notre intelligence. Ma deuxième remarque porte sur l’amour du prochain. Jésus dans le même Evangile nous donne une règle simple et infaillible pour savoir comment aimer en vérité notre prochain : « Faites donc pour les autres tout ce que vous voulez qu’on fasse pour vous, c’est bien ce que disent la Loi et les Prophètes ». J’ai lu récemment dans la presse que des caissières du magasin Dia d’Albertville sont en grève depuis 2 ans pour protester contre le travail du dimanche qui leur est imposé. Est-ce que leur patron vient lui aussi travailler le dimanche ? La première lecture, extraite d’un livre de la Loi, nous montre à quel point la Bible peut être d’une actualité frappante et comment l’amour du prochain devrait structurer concrètement notre rapport à l’argent et au commerce : Si tu prêtes de l'argent à quelqu'un de mon peuple, à un pauvre parmi tes frères, tu n'agiras pas envers lui comme un usurier : tu ne lui imposeras pas d'intérêts. Si tu prends en gage le manteau de ton prochain, tu le lui rendras avant le coucher du soleil. C'est tout ce qu'il a pour se couvrir ; c'est le manteau dont il s'enveloppe, la seule couverture qu'il ait pour dormir. S'il crie vers moi, je l'écouterai, car moi, je suis compatissant !  A l’heure de la crise financière et économique mondiale les chrétiens doivent proposer une alternative à un système qui adore le veau d’or de l’argent et du profit et qui ne veut pas se remettre en question. Un chrétien ne peut se résigner face à l’injustice, il est par nature un indigné. Déjà en 1914 Péguy voyait le danger venir : Pour la première fois dans l’histoire du monde l’argent est maître sans limitation et sans mesure… L’argent est seul devant Dieu.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8911632114352935532-5415785100801482997?l=meshomelies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://meshomelies.blogspot.com/feeds/5415785100801482997/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8911632114352935532&amp;postID=5415785100801482997' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/5415785100801482997'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/5415785100801482997'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://meshomelies.blogspot.com/2011/10/30eme-dimanche-du-temps-ordinaire.html' title='30ème dimanche du temps ordinaire'/><author><name>Padre Bob</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00622185621013325897</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-wi4bK2U-NP4/TnZjU_OCdUI/AAAAAAAAACY/37xtwzQyvr8/s220/Robert%2B8.JPG'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8911632114352935532.post-3824062756756822948</id><published>2011-10-16T09:55:00.000-07:00</published><updated>2011-10-16T09:55:22.693-07:00</updated><title type='text'>29ème dimanche du temps ordinaire</title><content type='html'>Nous continuons en ce dimanche notre lecture de la section de l’Evangile selon saint Matthieu consacrée au ministère public de Jésus après son entrée dans Jérusalem. Nous sommes donc dans ce temps entre le jour des rameaux et la Passion. Matthieu consacre 5 chapitres de son Evangile aux derniers jours de la prédication du Seigneur dans la ville sainte. Le contexte n’est plus du tout le même que celui du ministère public de Jésus en Galilée. C’est un contexte tendu et dramatique, l’opposition à l’enseignement de Jésus étant devenue de plus en plus forte. La page d’Evangile de cette liturgie est bien connue de tous. Elle fait partie de ces moments de vives discussions entre les pharisiens et le Seigneur. Ici les pharisiens échafaudent un plan pour tendre un piège à Jésus en lui posant une question embarrassante : celle de l’impôt dû à l’empereur. Ces hommes, traités d’hypocrites par Jésus, ne cherchent pas la vérité. Le débat n’est pour eux qu’une occasion de triompher de celui qu’ils ont pris en haine et de le mettre en difficulté. La perversité et la mesquinerie de leur méthode est malheureusement d’une grande actualité. Combien de soi-disant « débats » politiques ne sont en fait que des joutes oratoires pour faire tomber l’autre ? Et ne parlons pas de certaines séances à l’assemblée nationale, séances qui devraient faire honte à ceux qui se comportent comme des gamins dans une cour de récréation alors qu’ils sont censés débattre démocratiquement en vue du bien commun. Non seulement les pharisiens sont pervers mais ils utilisent même la flatterie la plus basse pour essayer de dissimuler leur manœuvre : « Maître, tu es toujours vrai etc. » Les Juifs subissent à l’époque de Jésus l’occupation romaine comme une humiliation insupportable. Dans leur culture religieuse être gouverné par un non-Juif donc par un païen est tout simplement insupportable. Certains sont toutefois prêts à collaborer avec le pouvoir romain alors que d’autres ne cessent de fomenter des séditions pour se libérer du joug impérial. Payer l’impôt à César c’est reconnaître en quelque sorte la légitimité de son pouvoir. S’il y avait des changeurs dans le temple, changeurs malmenés par Jésus, c’était parce que l’on considérait comme impie le fait d’acheter les animaux pour les sacrifices avec des pièces de monnaie païennes. Comme souvent Jésus ne répond pas directement, évitant ainsi de tomber dans le piège qui lui est tendu. Il fait simplement remarquer à ses opposants que la monnaie qu’ils utilisent couramment dans leur vie est celle émise par l’empereur. D’où la célèbre réponse : « Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu ». Ce qui signifie d’abord : payez l’impôt à César, cela ne vous empêchera pas d’adorer Dieu et d’être de bons Juifs. Dans un sens plus profond cette parole du Seigneur, souvent oubliée dans l’histoire de l’Eglise, fonde nettement la distinction entre la sphère politique et la sphère religieuse. Pour le dire autrement le pouvoir temporel et le pouvoir spirituel ne doivent pas se confondre. Jésus énonce ici le principe de la laïcité. A ne pas confondre avec le laïcisme qui veut exclure de la vie sociale toute manifestation religieuse. L’oubli de ce principe a commencé très tôt dans l’histoire de la chrétienté. Le premier Concile de l’Eglise (Nicée en 325) a été convoqué et présidé par Constantin et non pas par le pape ! Mais c’est Théodose qui, dès la fin du 4e siècle, a fait du catholicisme la religion d’Etat et qui a interdit les sacrifices païens, fermé les temples et persécuté les païens. Les persécutés sont ainsi devenus à leur tour persécuteurs parce qu’ils ont adopté la manière romaine de gérer le rapport du religieux avec la vie civile. Pourquoi les chrétiens ont-ils été persécutés ? Parce qu’ils refusaient de sacrifier à l’empereur divinisé. Non pas parce qu’ils avaient créé une nouvelle religion. Mais bien parce que leur refus de sacrifier était interprété comme un manque de civisme. Théodose, l’empereur qui se prétendait très chrétien, est aussi l’empereur qui a ordonné le massacre de 7000 habitants de Thessalonique en raison de leur révolte. L’évêque de Milan, Ambroise, l’a excommunié sur le champ. Comme quoi le principe édicté par Jésus est précieux pour éviter aux chrétiens que nous sommes de nous engager dans des impasses. Ne confondons jamais le Royaume de Dieu avec les puissants de ce monde et leur pouvoir.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8911632114352935532-3824062756756822948?l=meshomelies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://meshomelies.blogspot.com/feeds/3824062756756822948/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8911632114352935532&amp;postID=3824062756756822948' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/3824062756756822948'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/3824062756756822948'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://meshomelies.blogspot.com/2011/10/29eme-dimanche-du-temps-ordinaire.html' title='29ème dimanche du temps ordinaire'/><author><name>Padre Bob</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00622185621013325897</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-wi4bK2U-NP4/TnZjU_OCdUI/AAAAAAAAACY/37xtwzQyvr8/s220/Robert%2B8.JPG'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8911632114352935532.post-7753366208266646481</id><published>2011-10-09T10:38:00.001-07:00</published><updated>2011-10-09T10:38:34.973-07:00</updated><title type='text'>28ème dimanche du temps ordinaire</title><content type='html'>Il existe un lien évident entre la parabole de ce dimanche et celle entendue dimanche dernier. Dans ces deux histoires Dieu ne cesse d’envoyer ses serviteurs les prophètes aux hommes. Son amour est patient. C’est inlassablement que le Seigneur nous rappelle notre vocation de fils de Dieu. Face à cette persévérance divine la réponse humaine se décline en trois attitudes : indifférence, refus et violence. La raison profonde de ces attitudes, c’est bien notre ingratitude. Ingratitude qui atteint son sommet avec la crucifixion de Jésus. La parabole de ce dimanche nous montre un roi (Dieu) qui célèbre les noces de son Fils (Le Christ) avec l’humanité. En effet ces noces ont commencé dans le sein de la Vierge Marie lorsque la Parole de Dieu a voulu prendre notre condition humaine. C’est par le mystère de l’incarnation que Jésus, dès la crèche, épouse notre humanité et se fait le frère de chacun d’entre nous. L’accomplissement de ces noces, dont nous parle la parabole, c’est le Royaume de Dieu. Entre Noël et l’accomplissement final (la célébration des noces dans le Royaume) nous vivons le temps de l’Eglise. Et chaque messe du dimanche est une anticipation du repas nuptial : « Voici l’Agneau de Dieu qui enlève les péchés du monde ; heureux ceux qui sont invités au festin des noces de l’Agneau ! ». La première partie de notre parabole s’achève ainsi : « Le repas est prêt, mais les invités n’en étaient pas dignes ». Comment expliquer que non seulement le peuple d’Israël mais aussi chacun d’entre nous, à des degrés divers, nous refusons de répondre à l’invitation divine ? Les invités ne veulent pas venir. Telle est la première réaction. Dans notre vie quotidienne nous n’aimons pas être dérangés, surtout quand nous faisons quelque chose qui nous intéresse ou nous passionne. La deuxième réaction met en avant notre travail (champ et commerce). Le travail est une réalité bonne par laquelle nous gagnons notre vie et rendons un service à la société. Mais dans notre religion il y a un jour consacré au Seigneur, un jour de cessation du travail. Pour empêcher qu’il ne devienne une idole, un obstacle sur notre route avec Dieu. La tentation de notre activité professionnelle, c’est l’appât du gain, l’amour immodéré du profit et de l’argent. Saint Paul enseigne à Timothée que « l’amour de l’argent est la racine de tous les maux ». Et le prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz dénonce le triomphe actuel de la cupidité et ses conséquences désastreuses pour des millions de personnes sur notre planète. Nous n’aimons pas être dérangés et voilà que Dieu vient nous déranger dans nos activités lucratives ou nos divertissements pour nous inviter à partager sa joie dans le Royaume. D’où aussi la troisième réaction : ceux qui sont invités finissent par tuer ces empêcheurs de tourner en rond que sont les serviteurs du roi, en l’occurrence les prophètes d’hier et d’aujourd’hui. Pourquoi donc notre refus de goûter à la joie du Royaume ? C’est probablement parce que le bonheur du Ciel nous semble abstrait et lointain. Alors nous lui préférons les bonheurs que nous pouvons obtenir sur cette terre maintenant et de manière concrète. Cela rejoint l’enseignement de la parabole du semeur :Et il y en a d'autres qui ont reçu la semence dans les ronces : ceux-ci entendent la Parole, mais les soucis du monde, les séductions de la richesse et tous les autres désirs les envahissent et étouffent la Parole, qui ne donne pas de fruit. Ayant vu pourquoi il nous est si difficile d’écouter l’appel du Seigneur à participer aux noces de son Fils, nous pouvons trouver un remède. Et ce remède consiste tout simplement à faire dès maintenant l’expérience de la joie de Dieu. Comment est-ce possible ? J’ai déjà parlé de notre participation à la messe du dimanche, anticipation réelle du festin des noces de l’Agneau. Mais sans une vie de prière personnelle notre participation à la messe risque de devenir routinière. Pour répondre à l’invitation du Seigneur, nous devons être prêts et vigilants, même au milieu de toutes nos activités humaines. Ce qui nous permet d’être prêts, c’est chaque jour la relation personnelle que nous nouons avec Dieu dans la prière, la méditation de sa Parole et la lecture spirituelle. La vie de prière ressemble parfois à une traversée du désert, nous ne ressentons pas la présence de Dieu, il semble absent. Mais si nous persévérons malgré tout en renouvelant notre acte de foi et d’amour, si nous lui demeurons fidèles, alors nous vivrons vraiment de sa joie en profondeur. Nous pouvons nous appuyer sur sa promesse : « Votre joie, personne ne vous l’enlèvera ». Grâce à cette expérience de vie dans l’Esprit Saint la joie du Royaume ne sera plus pour nous une réalité abstraite et lointaine, donc inintéressante. Ayant déjà goûté en nous et dans notre vie les fruits de l’Esprit (amour, joie et paix), nous aurons faim de Dieu et soif de sa présence. &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8911632114352935532-7753366208266646481?l=meshomelies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://meshomelies.blogspot.com/feeds/7753366208266646481/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8911632114352935532&amp;postID=7753366208266646481' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/7753366208266646481'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/7753366208266646481'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://meshomelies.blogspot.com/2011/10/28eme-dimanche-du-temps-ordinaire.html' title='28ème dimanche du temps ordinaire'/><author><name>Padre Bob</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00622185621013325897</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-wi4bK2U-NP4/TnZjU_OCdUI/AAAAAAAAACY/37xtwzQyvr8/s220/Robert%2B8.JPG'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8911632114352935532.post-8363617584614628744</id><published>2011-09-25T13:20:00.001-07:00</published><updated>2011-09-25T13:21:22.720-07:00</updated><title type='text'>26ème dimanche du temps ordinaire</title><content type='html'>Après la parabole des ouvriers employés dans la vigne, Jésus utilise à nouveau l’image de la vigne dans la petite histoire qu’il nous raconte en ce dimanche. Mais le contexte n’est pas le même. Nous ne sommes plus dans la montée vers Jérusalem. Nous sommes à Jérusalem. Le Seigneur y est entré humblement monté sur un âne et acclamé par la foule. Dans le temple il a montré son autorité de Fils de Dieu en chassant les marchands et en renversant les tables des changeurs. Ce qui, bien sûr, a provoqué une vive réaction de la part du clergé : « De quelle autorité fais-tu tout cela ? Qui t’a chargé de le faire ? » Pour comprendre notre Evangile il nous faut entendre la réponse que Jésus donne aux chefs des prêtres : « Moi aussi je vais vous poser une question, une seule : Quand Jean s’est mis à baptiser, était-ce une initiative du Ciel, ou bien humaine ? » Ce qui précède notre Evangile est donc une situation de conflit entre les chefs des prêtres et Jésus. Ce conflit qui conduira le Seigneur à la croix porte sur la question de l’autorité : celle de Jean-Baptiste et celle de Jésus. D’où la fin de cette page évangélique : « Jean-Baptiste est venu à vous, vivant selon la justice, et vous n’avez pas cru à sa parole ; tandis que les publicains et les prostituées y ont cru. Mais vous, même après avoir vu cela, vous ne vous êtes pas repentis pour croire à sa parole ».Le centre d’intérêt de l’histoire des deux fils se situe exactement là. Il y a pour chacun de nous une alternative réelle : soit l’ouverture du cœur à la volonté de Dieu, soit au contraire notre endurcissement, notre refus de croire en l’autorité de Dieu et de ses prophètes. Le fils qui dit « oui » mais n’agit pas en conséquence représente bien cet endurcissement du cœur. Le danger sournois mais bien réel pour les chrétiens pratiquants que nous sommes est le même qui menaçait les chefs des prêtres à l’époque de Jésus. Nous pouvons en effet avoir l’impression de dire « oui » et de faire la volonté du Père car nous prions, nous participons à la messe etc. Mais au fond notre cœur peut très bien rester endurci. Tout simplement parce que nous considérons que nous ne sommes plus en chemin, nous nous croyons peut-être arrivés au but. La conversion est une réalité que nous appliquons d’abord aux autres. Nous ne ressentons pas ce besoin intérieur de nous remettre en question et donc en route à la lumière de la parole du Seigneur et des enseignements de l’Eglise. L’histoire des deux fils nous donne un critère de jugement sur la qualité de notre vie chrétienne. Dieu seul la connaît car Lui seul connaît le fond de notre cœur et ce qui nous motive vraiment dans la vie. Mais Jésus nous rappelle l’importance des actes concrets, de l’engagement réel, qui, seuls, authentifient notre parole, le « oui » que nous disons à Dieu. Si notre cœur est vraiment en communion avec le Christ, alors ce qu’affirme notre bouche descendra jusque dans nos membres, nos mains, nos bras, nos jambes et deviendra travail effectif dans la vigne du Royaume de Dieu. Ce critère de l’action en conformité avec l’Evangile nous est rappelé dans un autre passage du même Evangile :Il ne suffit pas de me dire : 'Seigneur, Seigneur !', pour entrer dans le Royaume des cieux ; mais il faut faire la volonté de mon Père qui est aux cieux. Je terminerai en me référant à la vie de l’apôtre Paul. Il faisait partie en Israël de ceux qui pensaient faire la volonté de Dieu. En bon pharisien il devait même tirer une certaine fierté de son observance de la loi juive. Il pensait sincèrement faire la volonté de Dieu en persécutant les chrétiens. Mais son amour zélé de la loi juive l’avait en fait enfermé dans un système religieux. La loi était devenue plus importante que Dieu lui-même. Pour sortir Paul de cet endurcissement du cœur il a fallu une manifestation du Ressuscité sur la route de Damas. Il a ainsi été saisi par le Christ et s’est converti. Le plus intéressant pour nous, c’est que, des années après sa conversion, l’apôtre Paul, pourtant si généreux, se considère toujours en chemin. Le « oui » qu’il a dit au Christ, il sait qu’il doit le répéter chaque jour par ses actes et par ses choix. Et cela le conduira jusqu’au témoignage suprême du martyr. C’est ainsi que Paul a gardé un cœur ouvert à la nouveauté que la présence de Dieu produit toujours dans la vie de ceux qui l’accueillent : Certes, je ne suis pas encore arrivé, je ne suis pas encore au bout, mais je poursuis ma course pour saisir tout cela, comme j'ai moi-même été saisi par le Christ Jésus. Frères, je ne pense pas l'avoir déjà saisi. Une seule chose compte : oubliant ce qui est en arrière, et lancé vers l'avant, je cours vers le but pour remporter le prix auquel Dieu nous appelle là-haut dans le Christ Jésus. &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8911632114352935532-8363617584614628744?l=meshomelies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://meshomelies.blogspot.com/feeds/8363617584614628744/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8911632114352935532&amp;postID=8363617584614628744' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/8363617584614628744'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/8363617584614628744'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://meshomelies.blogspot.com/2011/09/26eme-dimanche-du-temps-ordinaire.html' title='26ème dimanche du temps ordinaire'/><author><name>Padre Bob</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00622185621013325897</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-wi4bK2U-NP4/TnZjU_OCdUI/AAAAAAAAACY/37xtwzQyvr8/s220/Robert%2B8.JPG'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8911632114352935532.post-3155818902036396691</id><published>2011-09-18T09:38:00.001-07:00</published><updated>2011-09-18T09:38:32.947-07:00</updated><title type='text'>25ème dimanche du temps ordinaire</title><content type='html'>25ème dimanche du TO/A&lt;br /&gt;18/09/11&lt;br /&gt;Mt 20, 1-16 (p. 598)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsque nous entendons parler du Royaume des cieux dans les Evangiles nous pensons spontanément au paradis, c’est-à-dire à cet état de communion parfaite avec Dieu Trinité et entre nous, état que nous ne pouvons vivre qu’en acceptant de passer par la mort physique avec le Christ. La parabole des ouvriers envoyés à la vigne est une parabole du royaume des cieux qui nous parle de travail… Cela signifie que ce royaume des cieux est déjà une réalité présente dans notre existence humaine, et l’Eglise en est la manifestation la plus évidente. Cette parabole nous parle donc de la réponse que nous donnons au maître du domaine, c’est-à-dire Dieu. Ce domaine représente tout autant la création que l’Eglise. Vous avez compris que la pointe de la parabole porte sur le moment de notre vie où nous percevons l’appel de Dieu et où nous y répondons positivement. Certains parmi nous sont chrétiens depuis leur enfance, d’autres ont connu l’Evangile plus tard etc. Aux yeux du maître du domaine nous sommes tous égaux, tous ouvriers dans une même vigne. Jésus ne prétend pas bien sûr nous donner une leçon de morale économique et c’est volontairement qu’il choque notre bon sens. Pour bien nous montrer à quel point les pensées de son Père ne sont pas les nôtres… Dans la première lecture Isaïe nous dit que les pensées de Dieu sont au-dessus des nôtres. Nous rappelant ainsi que si Dieu s’est fait tout proche de nous, même l’un de nous par l’incarnation, il demeure aussi le tout autre, il est transcendant comme le soulignent les philosophes. Et c’est ce qui fait que nous avons bien du mal à comprendre et à accepter ses chemins… Donc Jésus nous choque volontairement. Il semble nous montrer un Dieu arbitraire et injuste qui traite les derniers venus de la même manière que les premiers… Et pourtant le maître du domaine promet à ceux qu’il embauche à la 9ème heure de leur donner ce qui est juste. Il faut ainsi nous rendre à l’évidence : ce maître est juste. Simplement sa justice n’est pas une justice humaine, une justice distributive, celle qui doit être pratiquée dans le monde du travail. De fait le salaire qui est donné aux ouvriers, le même pour tous, ne doit pas nous tromper sur la relation qui existe entre Dieu et ses créatures. En prenant ce détail de la parabole au pied de la lettre nous ferions de notre relation avec Dieu un troc, un échange commercial. Le fait justement que les derniers reçoivent autant que les premiers nous montre bien que ce salaire n’en est pas un dans le sens habituel du terme. Dans l’Evangile selon saint Luc, Jésus donne la conclusion suivante à une petite histoire qu’il raconte aux disciples :&lt;br /&gt;De même vous aussi, quand vous aurez fait tout ce que Dieu vous a commandé, dites-vous : 'Nous sommes des serviteurs quelconques : nous n'avons fait que notre devoir.'&lt;br /&gt;Bref nous n’avons pas à tirer une quelconque fierté d’avoir répondu « oui » à l’appel du maître. Que nous ayons commencé le matin ou en fin d’après-midi ne change rien au fait que travailler dans la vigne du Seigneur est une grâce. Nous ne sommes pas embauchés par lui parce que nous serions les meilleurs ouvriers du monde. Alors le vrai et juste salaire que Dieu nous promet, ne serait-ce pas simplement le fait de pouvoir travailler dans sa vigne ? Le salaire de notre travail, dans et pour le Royaume des cieux, c’est notre travail lui-même. Ce travail comporte en lui-même sa propre récompense. Pour le chrétien le vrai salaire n’est-ce pas de savoir qu’il accomplit la volonté de Dieu ? Nous comprenons alors pourquoi tous reçoivent un salaire identique dans notre parabole. Cette parabole veut arracher de notre cœur l’idée selon laquelle nous mériterions par nos bonnes actions de travailler dans la vigne du Seigneur. C’est une parabole du don de Dieu. Dimanche dernier nous avons entendu le Seigneur nous demander de pardonner sans poser aucune limite. Ce dimanche nous contemplons la bonté du Seigneur à notre égard, une bonté qui n’a, elle aussi, aucune limite : « Vas-tu regarder avec un œil mauvais parce que moi, je suis bon ? » La justice de Dieu ne peut pas se comprendre sans cette référence à sa bonté. Et c’est en cela qu’elle est très différente de l’idée humaine de justice. On ne demande pas à un juge humain d’être bon, on lui demande d’appliquer la même loi à tous sans aucune partialité. C’est en raison de sa justice surnaturelle que Dieu renverse les classements humains : « Ainsi les derniers seront premiers, et les premiers seront derniers ».&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8911632114352935532-3155818902036396691?l=meshomelies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://meshomelies.blogspot.com/feeds/3155818902036396691/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8911632114352935532&amp;postID=3155818902036396691' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/3155818902036396691'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/3155818902036396691'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://meshomelies.blogspot.com/2011/09/25eme-dimanche-du-temps-ordinaire.html' title='25ème dimanche du temps ordinaire'/><author><name>Padre Bob</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00622185621013325897</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-wi4bK2U-NP4/TnZjU_OCdUI/AAAAAAAAACY/37xtwzQyvr8/s220/Robert%2B8.JPG'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8911632114352935532.post-6097264487056477503</id><published>2011-09-11T05:28:00.001-07:00</published><updated>2011-09-11T05:28:29.623-07:00</updated><title type='text'>24ème dimanche du temps ordinaire</title><content type='html'>24ème dimanche du TO/A&lt;br /&gt;11/09/2011 &lt;br /&gt;Mt 18, 21-35 (p. 548)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec l’Evangile de ce dimanche nous écoutons à nouveau l’enseignement de Jésus sur la vie en communauté. Dimanche dernier nous avons vu que dans l’Eglise, rassemblement des chrétiens, nous avions à pratiquer la correction fraternelle. Aujourd’hui c’est l’importance du pardon mutuel qui est mise en avant. Une communauté chrétienne authentique se reconnaît au fait que le pardon y est donné et reçu, non seulement à travers le sacrement de la confession, mais aussi dans les rapports que les chrétiens entretiennent les uns avec les autres. Un vrai chrétien non seulement est capable de pardonner mais il est aussi capable de demander pardon lorsqu’il a blessé l’un de ses frères.&lt;br /&gt;Comme souvent l’enseignement du Seigneur part d’une question qui lui est posée : Pierre demande jusqu’à combien de fois il faut pardonner à un frère qui nous a offensé. Et il veut se montrer généreux en proposant : « Jusqu’à sept fois ? » La réponse de Jésus déplace immédiatement le débat à un autre niveau, celui-là même de Dieu : « Jusqu’à soixante-dix fois sept fois ». Pierre se situait à un niveau très humain, celui où l’on fait des comptes. Jésus lui répond qu’il ne faut jamais compter dans le pardon que nous avons à donner. Le chrétien est un imitateur de Dieu. La miséricorde du Seigneur à notre égard n’a pas de limites, elle est infinie. De la même manière notre pardon devrait pouvoir être accordé autant de fois que cela est nécessaire.&lt;br /&gt;Pour illustrer son enseignement Jésus va utiliser une parabole du Royaume des cieux. C’est intéressant, car pour nous parler de la vie en Eglise, le Seigneur nous montre le Royaume des cieux. Ce qui signifie que l’Eglise n’est pas une association parmi tant d’autres, une œuvre de bienfaisance ou encore une réalité simplement humaine. L’Eglise est divine ou elle n’est pas. Sa vie vient de Dieu par le Christ dans l’Esprit. Et les lois qui régissent son organisation, même si elles comportent une part humaine, doivent refléter la vie même du Royaume. Ce sont des lois surnaturelles. La parabole se comprend d’elle-même. Jésus n’invente rien comme en témoigne notre première lecture tirée de l’Ancien Testament. Il rappelle la loi divine du pardon et de la miséricorde en la libérant de toute limitation. La parabole nous redit avec force que nous devons être cohérents : il serait étrange d’attendre de la part de Dieu sa pitié si nous nous montrons incapables de compassion les uns envers les autres. Nous sommes heureux lorsque Dieu se montre patient et miséricordieux à notre égard. Nous devrions être heureux de pouvoir l’imiter dans nos relations avec nos frères dans la foi et avec tous les hommes. La parabole nous renvoie à ce que nous demandons dans le Notre Père. Souvenons-nous du commentaire que Jésus en donne dans le même Evangile selon saint Matthieu : « Sachez-le : si vous pardonnez aux autres leurs offenses, votre Père céleste vous pardonnera aussi. Mais si vous ne pardonnez pas aux autres, votre Père non plus ne vous pardonnera pas vos offenses ».&lt;br /&gt;Ce qui fait que l’histoire de notre monde ainsi que nos histoires personnelles ressemblent parfois à un avant-goût de l’enfer, c’est bien notre incapacité ou notre refus de pardonner et de demander pardon. Nous savons où mène la logique de la rancune, de la colère, de la vengeance : à une augmentation sans fin de la violence. Les pardons que nous avons à accorder ne se ressemblent pas : il y a des petits pardons et des grands pardons. Ce n’est évidemment pas la même chose de pardonner à celui qui m’a insulté et de pardonner à celui qui a tué tous les membres de ma famille… Ce n’est pas parce que nous nous sentons parfois incapables de pardonner que nous devons pour autant renoncer à cette exigence de l’Evangile. C’est souvent un long chemin que nous avons à parcourir. Autant blesser autrui est un acte rapide, autant la réconciliation demande beaucoup de temps. Le bien et le mal n’ont pas le même rapport au temps. Si nous avons encore des pardons à donner ou à demander, ayons foi dans l’aide du Seigneur qui nous permettra d’avancer sur ce chemin. C’est avec beaucoup de prière pour celui qui m’a offensé et par des petits actes que je parviendrai à pardonner à mon frère de tout mon cœur.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8911632114352935532-6097264487056477503?l=meshomelies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://meshomelies.blogspot.com/feeds/6097264487056477503/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8911632114352935532&amp;postID=6097264487056477503' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/6097264487056477503'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/6097264487056477503'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://meshomelies.blogspot.com/2011/09/24eme-dimanche-du-temps-ordinaire.html' title='24ème dimanche du temps ordinaire'/><author><name>Padre Bob</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00622185621013325897</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-wi4bK2U-NP4/TnZjU_OCdUI/AAAAAAAAACY/37xtwzQyvr8/s220/Robert%2B8.JPG'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8911632114352935532.post-2222105129781642578</id><published>2011-07-02T08:11:00.000-07:00</published><updated>2011-07-02T08:12:04.238-07:00</updated><title type='text'>14ème dimanche du temps ordinaire</title><content type='html'>14ème dimanche du TO/A&lt;br /&gt;3/07/2011 &lt;br /&gt;Matthieu 11, 25-30 (p. 56)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deux jours après la fête du Sacré-Cœur et au commencement de la période estivale nous accueillons ce très beau passage de l’Evangile selon saint Matthieu, passage dans lequel Jésus nous invite à entrer dans son repos.&lt;br /&gt;Notre Evangile commence par une prière de louange et d’action de grâces que Jésus a peut-être prononcée à haute voix en présence de ses disciples. Dans cette prière le Seigneur témoigne de la relation unique qui l’unit à Dieu son Père, relation de connaissance amoureuse au sein de la Trinité. Par la révélation de l’Evangile, Jésus nous fait participer, à notre niveau humain, à cette connaissance qui est celle de la Sainte Trinité. Jésus est l’unique Chemin qui nous conduit à la connaissance du Dieu vivant et vrai. Le Fils remercie son Père de ce que cette révélation a été cachée aux sages et aux savants et donnée aux tout petits. Cette manière de faire de Dieu notre Père est une manifestation de sa bonté. Mais comment comprendre le fait que les sages et les savants soient comme écartés de la connaissance de Dieu ? Il semblerait au contraire que cette catégorie de personnes soit la mieux placée pour connaître le mystère de Dieu. Ce que le Père réprouve ce n’est pas l’intelligence humaine ni la raison. C’est lui qui nous les a donnés. Dieu nous met simplement en garde contre le danger qui guette tous les intellectuels. Et ce danger est double. Tout d’abord l’orgueil, se croire supérieur parce que l’on sait. De cet orgueil découle immanquablement un sentiment d’autosuffisance et d’autonomie absolue. Ainsi le savant orgueilleux dans le moment même où il reconnaît Dieu le nie. Parce qu’il pense que sa connaissance vient uniquement de son intelligence. Parce qu’il oublie que la vraie connaissance de Dieu se reçoit comme une révélation : elle est un don du Christ. Le deuxième danger qui guette le savant c’est celui d’une connaissance sans charité. A quoi bon connaître toute la sagesse des philosophes et celle de la Bible si je ne la mets pas en pratique, si je suis incapable d’aimer en vérité ? Lorsque Dieu se fait connaître à nous par Jésus, ce n’est pas d’abord pour remplir notre tête de connaissances théologiques, c’est surtout pour changer notre cœur de pierre en un cœur de chair, capable d’aimer et de s’ouvrir aux besoins des autres.&lt;br /&gt;Après avoir prié, Jésus nous lance un appel. Un appel à entrer dans son repos alors que nous sommes fatigués et abattus par une vie parfois bien difficile et souvent monotone. Même si nous avons la chance d’avoir tout le nécessaire pour bien vivre en ce monde, l’horizon nous semble à certains moments bouché. Nous aspirons à autre chose, à Dieu lui-même. L’actualité de notre monde peut aussi nous conduire au désespoir et au découragement. Le repos donné par le Christ, maître au cœur doux et humble, n’est pas un repos d’hôtel cinq étoiles ou de millionnaire. Jésus ne nous promet pas le bonheur parfait en ce monde. Il ne nous dit pas que si nous le suivons tout ira bien et nous n’aurons plus aucun problème ! Nous devons en tant que chrétiens  prendre son joug, porter son fardeau. Ce qui pèse le plus lourd sur nos épaules c’est bien la puissance du mal et de l’injustice à l’œuvre sur notre terre, c’est bien le péché que nous commettons. Connaître Jésus et l’aimer n’enlève ni le joug ni le fardeau. Alors où est la différence entre un chrétien et un athée ? Eh bien nous, disciples du Seigneur, nous ne sommes jamais seuls à porter le fardeau. Jésus lui-même vient le porter avec nous. Son joug est ainsi facile à porter, et son fardeau léger. Jésus se différencie des chefs religieux du peuple. Il les interpelle vivement et leur fait des reproches : Les scribes et les pharisiens enseignent dans la chaire de Moïse. Pratiquez donc et observez tout ce qu'ils peuvent vous dire. Mais n'agissez pas d'après leurs actes, car ils disent et ne font pas. Ils lient de pesants fardeaux et en chargent les épaules des gens ; mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt. Quand nous contemplons Jésus sur la croix, nous savons qu’il ne s’est pas contenté de paroles mais qu’il a vraiment porté pour nous tout le fardeau du péché et du mal afin de nous en libérer. Alors cet Evangile nous demande de lui faire une confiance absolue et de vivre sous l’emprise de l’Esprit Saint qui habite nos cœurs. De cette manière nous verrons toutes choses avec le regard de Dieu. Et la pesanteur de ce monde ne nous enlèvera ni notre joie ni notre espérance.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8911632114352935532-2222105129781642578?l=meshomelies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://meshomelies.blogspot.com/feeds/2222105129781642578/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8911632114352935532&amp;postID=2222105129781642578' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/2222105129781642578'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/2222105129781642578'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://meshomelies.blogspot.com/2011/07/14eme-dimanche-du-temps-ordinaire.html' title='14ème dimanche du temps ordinaire'/><author><name>Padre Bob</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00622185621013325897</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-wi4bK2U-NP4/TnZjU_OCdUI/AAAAAAAAACY/37xtwzQyvr8/s220/Robert%2B8.JPG'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8911632114352935532.post-2354397681558215460</id><published>2011-06-26T04:43:00.000-07:00</published><updated>2011-06-26T04:44:46.325-07:00</updated><title type='text'>LE SAINT SACREMENT</title><content type='html'>Saint Sacrement / A&lt;br /&gt;26/06/2011&lt;br /&gt;Jean 6, 51-58 (p. 1175)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dimanche dernier en célébrant la fête de la Sainte Trinité nous nous sommes souvenus que le cœur du mystère même de Dieu est l’amour qui unit les trois personnes divines. Avec la fête du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ nous célébrons le don sacramentel de cet amour divin à l’Eglise. Tout sacrement est une manifestation de l’amour divin, mais l’eucharistie en est l’expression la plus parfaite. D’où le nom donné à ce sacrement : le Saint-Sacrement. Ce nom ne signifie pas que les autres sacrements ne soient pas saints, c’est évident. Il signifie que l’eucharistie ou la messe est le plus grand de tous les sacrements, le sacrement par excellence. C’est la raison pour laquelle une fête particulière lui est consacré en plus de la célébration de l’institution de l’eucharistie le soir du jeudi saint. C’est un pape français, Urbain IV, qui, en 1264, institua la fête de ce dimanche.&lt;br /&gt;Tel est le pain qui descend du ciel : il n'est pas comme celui que vos pères ont mangé. Eux, ils sont morts ; celui qui mange ce pain vivra éternellement. &lt;br /&gt;La fin de notre Evangile nous renvoie au don de la manne dans le désert. Ce don annonçait le mystère de l’eucharistie. Jésus souligne la différence entre la manne et le pain de vie, son corps livré pour nous en sacrifice et offert comme nourriture spirituelle dans chaque eucharistie. Communier au Corps du Christ avec de bonnes dispositions, c’est nourrir en soi la vie même de Dieu, vie reçue au baptême, et c’est déjà, d’une certaine manière, anticiper la vie bienheureuse de communion avec Dieu Trinité au paradis.&lt;br /&gt;La première lecture qui nous parle du don de la manne est intéressante pour nous faire comprendre le mystère de l’eucharistie en lien avec notre vie toute entière.&lt;br /&gt;Souviens-toi de la longue marche que tu as faite pendant quarante années dans le désert ; le Seigneur ton Dieu te l'a imposée pour te faire connaître la pauvreté ; il voulait t'éprouver et savoir ce que tu as dans le cœur : est-ce que tu allais garder ses commandements, oui ou non ?&lt;br /&gt;Nous pouvons comparer notre vie humaine sur cette terre à la longue marche des hébreux dans le désert avant d’atteindre la terre promise, image du paradis. Notre vie humaine de notre naissance à notre mort est une expérience de dépouillement et de purification, que nous soyons croyants ou pas. Vivre c’est en effet accepter de se détacher jour après jour. En ce sens la pauvreté fait partie de notre condition humaine marquée par le péché originel et par nos propres péchés. Combien de petites morts précèdent en effet la mort véritable ! Le croyant sait que les limites de sa condition humaine sont comme une mise à l’épreuve de son amour et de sa fidélité envers Dieu, seul maître de la vie.&lt;br /&gt;Il t'a fait connaître la pauvreté, il t'a fait sentir la faim, et il t'a donné à manger la manne - cette nourriture que ni toi ni tes pères n'aviez connue - pour te faire découvrir que l'homme ne vit pas seulement de pain, mais de tout ce qui vient de la bouche du Seigneur.&lt;br /&gt;Beaucoup de nos contemporains, et même parmi eux des chrétiens, ne ressentent pas les limites de leur condition humaine, la pauvreté qui est attachée à toute vie. A cause du matérialisme, du confort de vie et de la richesse, il est facile de s’aveugler et d’oublier le sens ultime de notre vie sur cette terre. Nous ne pouvons pas apprécier le don de l’eucharistie à sa juste valeur si nous ne prenons pas conscience de notre pauvreté, si nous n’avons pas faim d’autre chose que ce que nous propose la société de consommation comme accès à un bonheur facile mais éphémère. L’eucharistie en tant que nourriture spirituelle doit correspondre en nous à une faim, à la conscience que nous avons besoin pour vivre en plénitude de tout ce qui vient de la bouche du Seigneur. Quand nous parlons des bonnes dispositions pour communier avec fruit nous pensons spontanément d’abord au fait que nous n’avons pas sur la conscience de péché grave à nous reprocher. Et c’est vrai, d’où l’utilité du sacrement du pardon pour nous permettre de mieux communier au don que le Christ nous fait à chaque eucharistie. Mais être dans de bonnes dispositions ce n’est pas seulement être en état de grâce, c’est aussi avoir le désir de Dieu, la faim d’une nourriture spirituelle. Cette nourriture nous est donnée par le Seigneur Jésus dans la messe. Le concile Vatican II parle des deux tables eucharistiques : celle de la parole de Dieu et celle du Corps du Seigneur. La fête de ce jour est une invitation à nous poser la question suivante : comment pouvons-nous mieux nous préparer à participer à ces deux tables par lesquelles notre vie spirituelle est fortifiée ? Pour la table de la Parole de Dieu il serait bon que nous puissions lire et méditer avant la messe, dans la semaine, les lectures du dimanche. Même si nous n’avons pas de missel elles sont désormais disponibles sur Internet. Pour la table du Corps du Seigneur la meilleure préparation serait de prendre chaque jour un temps de prière personnel, de rencontre avec le Christ ressuscité, en lui demandant de nous faire cette grâce : qu’il augmente en nous le désir de la communion avec lui!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8911632114352935532-2354397681558215460?l=meshomelies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://meshomelies.blogspot.com/feeds/2354397681558215460/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8911632114352935532&amp;postID=2354397681558215460' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/2354397681558215460'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/2354397681558215460'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://meshomelies.blogspot.com/2011/06/le-saint-sacrement.html' title='LE SAINT SACREMENT'/><author><name>Padre Bob</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00622185621013325897</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-wi4bK2U-NP4/TnZjU_OCdUI/AAAAAAAAACY/37xtwzQyvr8/s220/Robert%2B8.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8911632114352935532.post-829592058241885701</id><published>2011-06-20T06:08:00.000-07:00</published><updated>2011-06-20T06:09:06.328-07:00</updated><title type='text'>LA SAINTE TRINITE</title><content type='html'>La Sainte Trinité / A&lt;br /&gt;19/06/2011 &lt;br /&gt;Jean 3, 16-18 (p. 1156)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a dans notre année liturgique une grande cohérence. Ce n’est donc pas par hasard que la célébration de la Sainte Trinité se situe après le dimanche de la Pentecôte. Avec le mystère pascal, culminant à la Pentecôte, Dieu nous a tout donné : son Fils, son Esprit, l’Eglise et les sacrements. La Pentecôte marque l’accomplissement de la révélation divine. Nous n’avons à attendre aucune révélation nouvelle. Tout est dit depuis que le Père nous a envoyé sa Parole et son Esprit. Et c’est avec l’assistance du Saint Esprit que l’Eglise, tout au long de son pèlerinage sur la terre, ne cesse d’approfondir le mystère de Dieu et celui de notre salut. Les premiers siècles du christianisme n’ont pas été de tout repos. De nombreuses querelles dogmatiques autour de la personne du Christ et donc de la nature même de Dieu ont divisé les premiers chrétiens. Et c’est au terme de cette recherche théologique initiale que l’Eglise, sous la conduite de l’Esprit Saint, a pu de mieux en mieux préciser sa foi en Dieu Trinité. Si bien qu’il n’est pas exagéré de dire que la foi en la Trinité est le centre et le sommet de toute la révélation chrétienne. Un chrétien ce n’est pas simplement celui qui reconnaît l’existence de Dieu dans sa vie, mais bien celui qui reçoit la révélation que Dieu est Trinité. C’est cette révélation que le grand savant et penseur français Blaise Pascal eut la grâce de recevoir le 23 novembre 1654. Au cours d’une expérience mystique qui dura deux heures, il comprit par le cœur, de l’intérieur, la différence entre le Dieu des philosophes et le Dieu de Jésus-Christ, et il la consigna dans un texte nommé le mémorial. C’est la seconde conversion de Pascal.&lt;br /&gt;« Feu. Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac, Dieu de Jacob, non des philosophes et des savants. Certitude, certitude, sentiment, joie, paix. Dieu de Jésus-Christ ».&lt;br /&gt;Les textes de la Parole de Dieu nous montrent le vrai visage du Dieu de Jésus-Christ, et il est frappant de constater la continuité entre la première Alliance et l’Alliance nouvelle et définitive. Dieu se révèle en effet à Moïse comme « le Seigneur, Dieu tendre et miséricordieux, lent à la colère, plein d’amour et de fidélité ». Dans l’Evangile, Jésus lui-même nous parle de son Père, ce Père qui nous aime. L’amour de Dieu notre Père n’est pas là pour nous enfoncer dans la culpabilité et la honte, il n’est pas là pour nous condamner. C’est un amour qui sauve et qui relève, un amour qui veut sans cesse nous redonner notre dignité de fils et de filles de Dieu. Quant à saint Paul il promet aux chrétiens qui vivent selon l’Evangile la présence du Dieu d’amour et de paix. Saint Jean résumera dans une formule lapidaire tout le mystère de Dieu : Dieu est Amour. &lt;br /&gt;Nous sommes baptisés au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. En tant que chrétiens nous croyons au Dieu trois fois Saint. Mais pour que cette foi en la Trinité soit vivante, il faut que d’une manière ou d’une autre nous en ayons fait l’expérience personnelle, un peu à la manière de Pascal et de tant d’autres chrétiens émerveillés en présence du mystère de Dieu. Autrement nous risquons d’avoir une foi en un Dieu abstrait et lointain, en quelque sorte une idée inaccessible de la perfection. Nous risquons bien d’être déistes davantage que chrétiens. C’est le rôle du Saint Esprit que de nous aider à entrer dans le mystère de Dieu non seulement avec notre intelligence mais aussi avec notre cœur, c’est-à-dire dans une relation d’amour avec le Dieu Trinité et avec chacune des personnes divines. Nous avons deux lieux privilégiés pour vivre notre foi en la Trinité : la prière personnelle et le service du prochain dans la charité. Dire que Dieu est Trinité, c’est affirmer que Dieu en lui-même est don d’amour, circulation, échange de vie et d’amour entre les trois personnes divines. Et la manifestation en Dieu de cet amour c’est la personne du Saint Esprit, lien de charité entre le Père et le Fils. L’être de Dieu ne se définit pas d’abord par l’éternité ou encore la toute-puissance. Cela nous le retrouvons dans le dieu des philosophes. L’être de Dieu se définit par la perfection de l’amour en Lui. Lui seul est Dieu parce que Lui seul est capable de se donner à un tel point. S’il est créateur et sauveur, c’est en raison de son identité profonde. Nous comprenons alors que c’est lorsque nous nous donnons par amour à Dieu et à notre prochain que nous nous ouvrons le mieux au mystère de la Sainte Trinité. Dans une époque marquée par le divertissement, l’agitation et le bruit, il nous est bon dans le silence extérieur et intérieur, le silence du cœur, de nous mettre en présence du Dieu Trinité. La qualité de notre vie humaine et chrétienne dépend essentiellement de la vérité de notre relation avec ce Dieu qui n’est pas un Dieu solitaire mais un Dieu communion. Dans une époque où beaucoup s’isolent dans leur bulle croyant y trouver le bonheur, notre foi en la Trinité nous rappelle l’importance des relations entre nous. Le bonheur en Dieu se vit dans l’ouverture et le don de chacune des personnes divines. Le bonheur consiste pour chacun de nous à passer du statut d’individu à celui de personne, donc d’être en relation. Contempler le mystère des personnes divines et en vivre, cela nous fait avancer sur ce chemin d’humanisation et de divinisation. Je laisserai à la carmélite Elisabeth de la Trinité le mot de la fin :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« II me semble qu'au ciel, ma mission sera d'attirer les âmes en les aidant à sortir d'elles pour adhérer à Dieu par un mouvement tout simple et tout amoureux, et de les garder en ce grand silence du dedans qui permet à Dieu de s'imprimer en elles, de les transformer en Lui-même.»&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8911632114352935532-829592058241885701?l=meshomelies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://meshomelies.blogspot.com/feeds/829592058241885701/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8911632114352935532&amp;postID=829592058241885701' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/829592058241885701'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/829592058241885701'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://meshomelies.blogspot.com/2011/06/la-sainte-trinite.html' title='LA SAINTE TRINITE'/><author><name>Padre Bob</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00622185621013325897</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-wi4bK2U-NP4/TnZjU_OCdUI/AAAAAAAAACY/37xtwzQyvr8/s220/Robert%2B8.JPG'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8911632114352935532.post-7207757917542294167</id><published>2011-06-02T04:59:00.001-07:00</published><updated>2011-06-02T04:59:32.919-07:00</updated><title type='text'>ASCENSION DU SEIGNEUR</title><content type='html'>Ascension du Seigneur / A&lt;br /&gt;2/06/2011&lt;br /&gt;Matthieu 28, 16-20 (p. 704)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la fin du temps pascal, entre Pâques et la Pentecôte nous célébrons l’Ascension du Seigneur. Beaucoup, même parmi les catholiques, confondent cette fête avec celle de l’Assomption de Marie célébrée le 15 août. L’Ascension c’est pour Jésus et l’Assomption pour Marie ! Mais ces deux fêtes ont un point commun : elles nous montrent la puissance du mystère pascal à l’œuvre dans notre humanité. Jésus et Marie ont connu la mort, cette mort qui est la marque de notre condition humaine après le péché originel, mais leurs corps n’ont pas connu la corruption du tombeau. En Jésus et en Marie notre humanité est transfigurée et glorifiée en Dieu. En Jésus et en Marie notre humanité est parfaitement unie à Dieu, elle participe à la vie même et à l’amour de la Sainte Trinité. L’Assomption de Marie est sa Pâque à elle, dans le chemin ouvert par son Fils, le premier-né d’entre les morts. Ce qui fait le lien entre l’Assomption et l’Ascension, et du coup peut créer la confusion, c’est un même vocabulaire : Marie, comme Jésus, a été élevée au ciel avec son corps. Cette comparaison entre les deux mystères nous indique que cette fête est aussi la notre. Nous aussi, à la suite de Jésus et de Marie, nous sommes appelés à entrer dans la gloire de Dieu après le passage de notre mort. Et notre corps connaitra aussi une résurrection, une transfiguration en passant par l’anéantissement, conséquence de la mort. C’est là la différence entre nous et Marie. Grâce à Jésus, Dieu nous donnera un corps glorieux.&lt;br /&gt;C'est à eux, les apôtres, que Jésus s'était montré vivant après sa Passion : il leur en avait donné bien des preuves, puisque, pendant quarante jours, il leur était apparu, et leur avait parlé du royaume de Dieu.&lt;br /&gt;Pour le dire simplement l’Ascension marque la fin de ce temps privilégié au cours duquel le Ressuscité s’est manifesté à ses disciples pour les confirmer dans la foi et les envoyer en mission. A partir de l’Ascension aucun chrétien ne peut voir sur cette terre le Seigneur Jésus dans sa condition glorieuse. Il devient invisible à nos yeux de chair. Et c’est cela que signifie son entrée dans le ciel où il siège désormais à la droite du Père, partageant sa puissance et priant pour nous et pour son Eglise. Il est vrai que le Christ s’est manifesté à des saints et des saintes à travers une apparition pour leur confier un message. Mais cela reste exceptionnel et rare dans l’histoire de l’Eglise. Et l’on pourrait se poser la question suivante : pourquoi Jésus n’a-t-il pas choisi de continuer à se manifester aux hommes, comme il l’a fait entre sa résurrection et son ascension ? Tout simplement parce que son royaume n’est pas de ce monde. L’ascension nous montre que notre vie terrestre, avec toute sa valeur et son importance, n’est pas le but ultime. Notre horizon dernier c’est la vie éternelle en Dieu, c’est la vie bienheureuse dans la communion de la Sainte Trinité, dans la communion des saints. D’ailleurs les apôtres ne l’ont pas compris : Seigneur, est-ce maintenant que tu vas rétablir la royauté en Israël?  L’Ascension nous empêche de vouloir établir sur terre une théocratie. Jésus est Roi mais il n’est pas venu pour mettre en place des systèmes politiques, même si ceux-ci se réclament de lui et prétendent le servir. Nous n’avons pas à confondre le christianisme avec ce qui a été pendant des siècles une forme de son expression historique donc limitée et bien imparfaite, la chrétienté. La chrétienté s’est écroulée mais le christianisme demeure. Avec l’Ascension, Jésus confirme le règne de la foi, de l’espérance et de la charité. Le chrétien vit de ces vertus, de ces puissances divines reçues au baptême, pour reconnaître la présence de son Roi glorieux mais invisible aux yeux de chair. Au jour de l’Ascension, le Ressuscité ne nous a pas abandonné. Tout d’abord parce qu’il nous promet la venue du Saint Esprit. Lui part, d’une certaine manière, mais c’est pour nous donner le Saint Esprit : Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur qui sera pour toujours avec vous: C’est l'Esprit de vérité. Mais aussi pour une autre raison. Ce n’est pas parce que Jésus est désormais invisible qu’il est incapable de se rendre présent à chacun d’entre nous. Bien au contraire. Avant l’Ascension le Seigneur ne pouvait se rendre présent qu’à une infime partie de l’humanité, dans un seul lieu : Israël. Maintenant qu’il est dans la gloire de Dieu avec son humanité, notre humanité, sa présence est catholique, universelle. Non seulement à travers l’Eglise et les sacrements mais aussi d’une manière personnelle auprès de chaque chrétien, particulièrement dans la prière et le témoignage de la foi :&lt;br /&gt;Vous allez recevoir une force, celle du Saint-Esprit, qui viendra sur vous. Alors vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu'aux extrémités de la terre. &lt;br /&gt;Dans cette perspective du mystère de l’Ascension, la dernière parole de Jésus dans l’Evangile selon saint Matthieu a une importance particulière :&lt;br /&gt;Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde. &lt;br /&gt;Matthieu a choisi de terminer son Evangile avec ces paroles du Seigneur avant l’Ascension. La joie du chrétien, celle que nul ne peut lui ravir, c’est de reconnaître dans la foi cette présence du Ressuscité auprès de lui. Cette présence ne se limite pas aux moments de prière et à la messe, elle est coextensive à toute notre vie, même la plus ordinaire. Oui, Jésus, Fils de Dieu, est vraiment notre compagnon de route. Et chaque fois que nous témoignons de lui par nos actes et nos paroles nous pouvons être certains de sa présence en nous, à nos côtés. Dans la force de l’Esprit Saint c’est par nous, les membres de son Corps, qu’il choisit de se rendre présent à tous, même à ceux qui ne le reconnaissent pas encore comme le Seigneur de leur vie.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8911632114352935532-7207757917542294167?l=meshomelies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://meshomelies.blogspot.com/feeds/7207757917542294167/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8911632114352935532&amp;postID=7207757917542294167' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/7207757917542294167'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/7207757917542294167'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://meshomelies.blogspot.com/2011/06/ascension-du-seigneur.html' title='ASCENSION DU SEIGNEUR'/><author><name>Padre Bob</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00622185621013325897</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-wi4bK2U-NP4/TnZjU_OCdUI/AAAAAAAAACY/37xtwzQyvr8/s220/Robert%2B8.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8911632114352935532.post-5240226225482343670</id><published>2011-05-22T05:55:00.001-07:00</published><updated>2011-05-22T05:55:32.253-07:00</updated><title type='text'>5ème dimanche de Pâques</title><content type='html'>5ème dimanche de Pâques / A&lt;br /&gt;22/05/2011 &lt;br /&gt;Jean 14, 1-12 (p. 625)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ce temps liturgique entre Pâques et l’Ascension, l’Eglise nous fait entendre un Evangile situé avant l’événement de la résurrection. Nous nous retrouvons avec les apôtres autour de Jésus dans une atmosphère faite d’intimité et de questionnements. Le moment est solennel, le Seigneur sait que le lendemain il devra souffrir sa Passion. Ces paroles appartiennent donc au Testament du Seigneur. Et dans ce Testament il y a une annonce de la résurrection et de la vie que Jésus glorifié veut partager avec chacun d’entre nous: Dans la maison de mon Père, beaucoup peuvent trouver leur demeure ; sinon, est-ce que je vous aurais dit : Je pars vous préparer une place ? Quand je serai allé vous la préparer, je reviendrai vous prendre avec moi ; et là où je suis, vous y serez aussi. Dimanche dernier, Jésus s’est présenté à nous comme le Bon Berger venant en ce monde pour que nous ayons la vie en abondance. Cet Evangile brille déjà des lumières de Pâques. Ce Testament est rempli d’espérance.&lt;br /&gt;Ces paroles, prononcées à l’occasion du dernier repas au cours duquel l’Eucharistie fut instituée, sont à la fois un appel et une révélation.&lt;br /&gt;Avant de donner sa vie pour que nous ayons la vie en abondance le Seigneur Jésus nous lance un appel pressant : Croyez en moi comme vous croyez en Dieu. Au moment du doute et du questionnement, le Maître indique à ses disciples la seule force qu’ils ont à leur disposition, la force de la foi en Lui. Il les supplie : « Faites-moi confiance, car je suis le Fils de Dieu, l’envoyé du Père ». Il s’agit pour ces hommes qui ont tout quitté pour le suivre de le suivre jusqu’au bout. Il s’agit pour eux de remettre leur vie, leur espérance entre ses mains à Lui, entre ces mains qui demain seront clouées sur le bois de la croix, et qui sembleront impuissantes. Ces saintes mains qui n’ont cessé de faire le bien et de bénir. La suite montrera que cet appel à croire n’aura été que très peu entendu… Seul Jean était présent avec les saintes femmes au pied de la Croix. Notre foi en Jésus, Fils de Dieu, est une force qui nous permet de ne pas être paralysés par la peur : Ne soyez donc pas bouleversés. L’originalité de notre foi chrétienne se révèle justement dans la place unique et centrale de cet homme-Dieu nommé Jésus de Nazareth. Le chrétien ne se définit pas d’abord comme celui qui croit en Dieu, mais bien comme celui qui croit en Jésus Sauveur, révélation du Père pour nous. Nous ne sommes pas des déistes qui croient en une vague entité supérieure. Pour nous Dieu a un visage humain, et c’est celui de Jésus-Christ : Celui qui m'a vu a vu le Père. Comment peux-tu dire : 'Montre-nous le Père' ? Tu ne crois donc pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi ! Oui, notre Dieu n’est pas abstrait, un être suprême très éloigné de nous, mais il est le Père de Jésus-Christ. Nous le contemplons dans la sainte Face de Jésus, visage tour à tour souriant, rayonnant de beauté intérieure, en pleurs, douloureux, humilié, bafoué, lumineux, glorieux, et resplendissant de la vie divine. Notre Dieu n’est pas d’abord un être transcendant, une généralité sans nom, mais une communion de personnes, c’est le mystère de la Sainte Trinité.&lt;br /&gt;Cet homme unique qui nous sauve d’une vie absurde, sans espérance et privée de sens ultime, se révèle à nous comme le Chemin, la Vérité et la Vie. Au moment même où il va entrer dans la plus grande faiblesse et laisser bafouer en Lui, sans se plaindre ni se défendre, le Dieu vivant et vrai, il ose affirmer : « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ».&lt;br /&gt;Oui, Jésus Vivant, toi que nous célébrons en ce temps de Pâques, tu es pour chacun de nous le Chemin. Tu nous fais comprendre peu à peu que croire en Toi c’est un long chemin, avec ses étapes, ses peines et ses joies, jusqu’à la grande épreuve de la mort. Croire en Toi c’est essayer de mettre le chemin de nos vies en accord avec ta parole et tes exemples. Tu es la Vérité, une vérité qui nous rend libres de tout mal, une vérité qui nous fait avancer sans avoir peur, une vérité qui nous donne la joie de vivre. Tu es la plénitude de la vérité sur nous-mêmes et sur Dieu notre Père. Tu nous fais participer à ta vérité dans l’Eglise non pas pour que nous devenions des fanatiques utilisant ta vérité pour condamner et juger les autres. Mais bien pour que nous soyons les serviteurs de ce que tu nous donnes gratuitement, sans aucun mérite de notre part. Ô Jésus, apprends-nous à ne jamais séparer ta vérité de ton amour dans nos paroles, nos actes et nos pensées. Ta vérité a toujours le visage de la bonté, de la miséricorde et du pardon. Ô Jésus, tu es la Vie en surabondance, la vie de la Sainte Trinité communiquée à nos cœurs par le don de l’Esprit et par les sacrements. Donne-nous la force d’être les témoins de la valeur de toute vie humaine et de la beauté de notre vocation de fils de Dieu. Donne-nous le désir de faire grandir en nous ton visage et de révéler à nos frères leur beauté intérieure. Et pardonne-nous nos manques de foi en toi et dans nos frères. Amen&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8911632114352935532-5240226225482343670?l=meshomelies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://meshomelies.blogspot.com/feeds/5240226225482343670/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8911632114352935532&amp;postID=5240226225482343670' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/5240226225482343670'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/5240226225482343670'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://meshomelies.blogspot.com/2011/05/5eme-dimanche-de-paques.html' title='5ème dimanche de Pâques'/><author><name>Padre Bob</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00622185621013325897</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-wi4bK2U-NP4/TnZjU_OCdUI/AAAAAAAAACY/37xtwzQyvr8/s220/Robert%2B8.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8911632114352935532.post-834175425199263837</id><published>2011-05-08T11:13:00.000-07:00</published><updated>2011-05-08T11:14:48.664-07:00</updated><title type='text'>3ème dimanche de Pâques</title><content type='html'>3ème dimanche de Pâques / A&lt;br /&gt;8/05/2011&lt;br /&gt;Luc 24, 13-35 (p. 527)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parmi les Évangiles de Pâques le récit des disciples d’Emmaüs en saint Luc est unique. Non seulement parce que seul saint Luc en fait le compte-rendu (saint Marc le mentionne en passant), mais en raison des témoins choisis ici par Jésus, trois jours après sa mort. Il s’agit en effet de deux disciples presque anonymes et dont nous ne connaissons l’existence qu’à travers ce récit. C’est une différence de taille avec les manifestations du Ressuscité aux saintes femmes et aux apôtres. Un passage de la première lettre de saint Paul aux Corinthiens nous rappelle cette diversité des témoins du Christ ressuscité :&lt;br /&gt;« Avant tout, je vous ai transmis ceci, que j'ai moi-même reçu : le Christ est mort pour nos péchés conformément aux Écritures, et il a été mis au tombeau ;il est ressuscité le troisième jour conformément aux Écritures, et il est apparu à Pierre, puis aux Douze ; ensuite il est apparu à plus de cinq cents frères à la fois - la plupart sont encore vivants, et quelques-uns sont morts - ensuite il est apparu à Jacques, puis à tous les Apôtres. Et en tout dernier lieu, il est même apparu à l'avorton que je suis. »&lt;br /&gt;Le fait que les disciples d’Emmaüs ne soient pas des disciples connus, le fait qu’ils soient de simples disciples sans faire partie du groupe des apôtres, nous les rend immédiatement très proches. Le seul dont nous connaissons le nom, Cléophas, n’est pas dans le calendrier des saints comme Marie-Madeleine, Pierre, Jean, Thomas ou encore Paul. Cette manifestation du Ressuscité à ces deux hommes peut donner lieu à des interprétations très riches et intéressantes. On peut faire, par exemple, une lecture sacramentelle de ce récit en y reconnaissant les deux parties principales de l’eucharistie : la liturgie de la Parole et la fraction du Pain.&lt;br /&gt;Je voudrais en ce dimanche vous proposer deux points de méditation. Le premier concerne notre espérance chrétienne. Le second aborde la présence du Christ dans nos vies.&lt;br /&gt;Les deux disciples quittent Jérusalem, ville sainte devenue pour eux ville maudite : lieu du supplice et de l’échec de leur Maître. C’est trop peu de dire qu’ils sont tout tristes. Ils sont découragés et désespérés. Le premier message de ce récit est paradoxal. Il est parfois bon pour nous de passer par le découragement et le désespoir. Car malgré tout leur amour pour Jésus, leur espérance était encore trop humaine, trop terre à terre, trop politique en un mot : il avait réduit la mission de Jésus et ne l’avait donc pas comprise. Comme si le Fils de Dieu était venu partager notre humanité, souffrir sa Passion et sa mort pour libérer Israël du pouvoir de l’occupant romain ! Quand nous passons nous-aussi par des moments de doute et de découragement, nous avons peut-être à nous poser la question suivante : Mon image de Dieu, ma représentation de Jésus est-elle vraiment chrétienne ? Est-elle fidèle à ce que la Parole de Dieu m’en révèle ? Mon espérance est-elle vraiment chrétienne ? Je vais donner un seul exemple pour illustrer cela. En Europe les chrétiens pourraient en effet être tentés par le découragement en regardant les statistiques : baisse de la pratique dominicale, baisse des vocations sacerdotales et religieuses, indifférence massive de nos contemporains à l’égard de la religion etc. En 1978 le bienheureux Jean-Paul II nous avait proposé un autre chemin que celui des lamentations, il nous avait dit : « N’ayez pas peur ! » En tant que disciples de Celui qui a accepté de passer par la mort de la Croix pour connaître la gloire de la résurrection il serait étrange que nous mettions notre espérance dans des statistiques. Il serait encore plus étrange que nous refusions une certaine forme de mort d’une manière de vivre le christianisme en Europe. Cela n’est certes pas réjouissant, c’est une épreuve pour nous, croyants. Mais si nous avions assez de foi, nous n’aurions pas peur et nous nous rappellerions la parole du Ressuscité à ses deux disciples :&lt;br /&gt;« Vous n'avez donc pas compris ! Comme votre cœur est lent à croire tout ce qu'ont dit les prophètes ! Ne fallait-il pas que le Messie souffrît tout cela pour entrer dans sa gloire ? » &lt;br /&gt;Ne rêvons plus d’être une majorité influente et puissante. Rêvons seulement d’être de véritables disciples du Christ, si possible toujours plus fidèles à sa Parole et donc toujours plus saints. Pour fonder son Église le Seigneur n’a pas recruté des troupes de propagandistes puissants et riches, mais il a choisi 12 hommes faibles et pauvres. Et c’est à partir de cette minorité apparemment insignifiante que la Parole de Dieu s’est répandue dans le monde entier.&lt;br /&gt;Mon deuxième point de méditation me servira de conclusion et porte sur la présence du Christ dans le récit de Luc et dans nos vies. Mettons en parallèle le début et la fin de cet Évangile. Sur la route tout d’abord : Or, tandis qu'ils parlaient et discutaient, Jésus lui-même s'approcha, et il marchait avec eux. Mais leurs yeux étaient aveuglés, et ils ne le reconnaissaient pas. Dans l’auberge ensuite : Quand il fut à table avec eux, il prit le pain, dit la bénédiction, le rompit et le leur donna. Alors leurs yeux s'ouvrirent, et ils le reconnurent, mais il disparut à leurs regards. Jésus Ressuscité jouerait-il à cache-cache avec nous ? Il se rend présent aux disciples, ils ne le reconnaissent pas. Et quand enfin ils le reconnaissent, il disparaît ! La manière de faire du ressuscité nous rappelle qu’il est le Fils du Dieu caché. Nous ne pouvons pas mettre la main sur Dieu. Il demeure l’insaisissable. Et Jésus l’a fait aussi comprendre à Marie-Madeleine : Cesse de me tenir, je ne suis pas encore monté vers le Père. Va plutôt trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. &lt;br /&gt;Oui, Jésus Vivant est présent à son Église et à chacun de ses disciples, particulièrement dans la célébration de l’eucharistie, dans la prière et l’annonce de l'évangile. Mais nous ne pouvons jamais le posséder ou le retenir entre nos mains. C’est pour cette raison que nous serons toujours des chercheurs de Dieu. Un croyant qui oublierait cela serait dans l’illusion. Si Dieu se révèle et se cache à  la fois, c’est pour faire grandir en nous le désir de la communion avec lui, c’est pour nous éviter d’avoir une espérance seulement humaine et réduite. L’absence apparente de celui que nous aimons peut blesser notre cœur du feu de l’amour divin. C’est ainsi que Dieu peu à peu, si nous sommes fidèles, transforme notre cœur de pierre en un cœur brûlant d’amour comme celui des disciples d’Emmaüs. La vie chrétienne est toujours en même temps une grâce et une épreuve car elle consiste à s’unir à celui qui en passant par la mort est devenu le Vivant.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8911632114352935532-834175425199263837?l=meshomelies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://meshomelies.blogspot.com/feeds/834175425199263837/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8911632114352935532&amp;postID=834175425199263837' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/834175425199263837'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/834175425199263837'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://meshomelies.blogspot.com/2011/05/3eme-dimanche-de-paques.html' title='3ème dimanche de Pâques'/><author><name>Padre Bob</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00622185621013325897</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-wi4bK2U-NP4/TnZjU_OCdUI/AAAAAAAAACY/37xtwzQyvr8/s220/Robert%2B8.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8911632114352935532.post-862958197174133798</id><published>2011-05-01T10:14:00.001-07:00</published><updated>2011-05-01T10:14:42.805-07:00</updated><title type='text'>2ème dimanche de Pâques</title><content type='html'>2ème dimanche de Pâques / A&lt;br /&gt;1er mai 2011 &lt;br /&gt;Jean 20, 19-31 (p. 478)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En ce dimanche de l’octave de Pâques, l’Evangile nous ramène au soir du jour de la résurrection du Christ. Cette page évangélique comprend deux parties séparées entre elles par 8 jours. Je laisserai de côté l’épisode de l’apparition à Thomas pour me concentrer sur la première partie : la manifestation du Ressuscité à ses disciples. L’expérience qu’ils font du Ressuscité présent au milieu d’eux va les transformer. Ils vont en effet passer de la peur à la joie. J’y reviendrai.&lt;br /&gt;Mais regardons d’abord le message de Pâques que Jésus leur adresse. Ce message est d’abord un don, il est ensuite un envoi en mission. Jésus Vivant se manifeste en effet à eux avec un double cadeau. Vainqueur pour toujours de la mort, il ne revient pas parmi eux les mains vides. Ce double cadeau est l’accomplissement d’une promesse qu’il leur avait faite le soir du jeudi saint. « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Je ne vous la donne pas comme le monde la donne. Ne restez pas dans le trouble et dans la crainte ». Dans la pièce où ils s’étaient enfermés par peur des Juifs, les disciples entendent à deux reprises la salutation de leur Maître : « La paix soit avec vous ! » Voilà le premier cadeau de Pâques : la paix dans le Christ, la paix spirituelle. Et ce premier don est en fait inséparable du second : celui de l’Esprit Saint. Lorsque saint Paul mentionne le fruit de l’Esprit dans sa lettre aux Galates il cite d’abord l’amour, la joie et la paix. Et dans sa lettre aux Romains il souligne l’importance de cette paix venant du Christ dans l’Esprit : « Le Royaume de Dieu n’est pas une affaire d’aliments et de boissons, mais de vie droite, de paix et de joie dans l’Esprit Saint ». Voilà ce qui nous caractérise en tant que chrétiens. Au baptême et à la confirmation nous avons, nous aussi, reçu ce grand don de Pâques, le don du Saint Esprit avec la paix du Ressuscité. Le temps de Pâques est le moment privilégié pour reprendre conscience de cette réalité merveilleuse : nous sommes les temples de l’Esprit Saint et nous pouvons accueillir jour après jour la paix du Christ. L’accueillir non pas pour la garder pour nous mais pour la rayonner autour de nous en artisans de paix. Comment savoir que nous accueillons bien cette paix et que nous en vivons ? Dans les moments difficiles et dans les épreuves comme les contradictions inévitables de notre vie ici-bas. Si dans ces moments là nous sommes capables de garder force, sérénité et espérance, c’est le signe évident que nous sommes habités par la paix du Christ. Si, aussi, nous refusons de répondre au mal par le mal, si nous écartons la vengeance, le ressentiment et la rancune. Si nous sommes capables de pardonner, alors oui nous sommes certains que notre cœur est ouvert à ce don merveilleux de la paix pascale.&lt;br /&gt;Et cela m’amène naturellement à parler de l’envoi en mission qui accompagne le double don du Ressuscité : « De même que le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie ». Et nous voyons que dans cette mission des premiers disciples l’acte de pardonner les péchés au nom du Ressuscité est essentiel. La mission de l’Eglise est bien une mission de paix dans le sens d’une réconciliation toujours offerte avec Dieu et entre nous. La vraie paix n’ignore ni les difficultés, ni la terrible réalité du mal, mais elle les assume par la force de la miséricorde divine et du pardon dont nous sommes les témoins et les ambassadeurs. La vraie paix nous fait passer de la fatalité à l’espérance, de la confrontation stérile au dialogue du salut. Dans un monde qui a tendance à remplacer le raisonnement, l’argumentation et le dialogue par les instincts et les sentiments, nous pouvons être menacés par l’impossibilité à communiquer et donc par la violence. La vraie paix, et je reprends ce que je disais au début, nous fait donc passer de la peur à la joie chrétienne. Je laisserai le mot de la fin au Catéchisme pour adultes des évêques de France :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les défis d'aujourd'hui sont immenses, dans les domaines de la culture, de l'économie, de la politique, des questions nouvelles posées par le progrès accéléré des techniques, de la biologie à l'informatique. Ayant dépassé toute peur, les disciples du Christ mort et ressuscité peuvent retrouver la fierté de leur foi, dans une attitude d'humble confiance en Dieu et d'ouverture aux questions des hommes. Ils sont forts de la conviction d'être porteurs pour le monde d'un message d'espérance qu'ils ont à rendre crédible par leurs paroles et leurs comportements.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8911632114352935532-862958197174133798?l=meshomelies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://meshomelies.blogspot.com/feeds/862958197174133798/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8911632114352935532&amp;postID=862958197174133798' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/862958197174133798'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/862958197174133798'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://meshomelies.blogspot.com/2011/05/2eme-dimanche-de-paques.html' title='2ème dimanche de Pâques'/><author><name>Padre Bob</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00622185621013325897</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-wi4bK2U-NP4/TnZjU_OCdUI/AAAAAAAAACY/37xtwzQyvr8/s220/Robert%2B8.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8911632114352935532.post-4668627426546017656</id><published>2011-04-24T09:26:00.000-07:00</published><updated>2011-04-24T09:27:11.649-07:00</updated><title type='text'>DIMANCHE DE PAQUES</title><content type='html'>Pâques&lt;br /&gt;24/04/11&lt;br /&gt;Jean 20, 1-9 (p. 433)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous voici parvenus au sommet de notre année chrétienne. Même si, en France et dans d’autres pays chrétiens, Noël et le dimanche des Rameaux sont des fêtes plus populaires que Pâques, il n’en reste pas moins vrai que l’événement de Pâques est au centre de notre foi chrétienne. Et tout le temps pascal nous est donné par l’Eglise pour faire mémoire de cet événement et en saisir toute la puissance dans nos vies, particulièrement à travers les sacrements. La fête de ce jour est donc inséparable des autres fêtes du temps pascal : l’Ascension du Seigneur et la Pentecôte. D’une certaine manière c’est avec la Pentecôte, le don de l’Esprit Saint, que l’une des dernières paroles du Christ en croix se réalisera : « Tout est accompli ». Oui, avec la venue du Saint Esprit sur la première Eglise le Ressuscité a mené son œuvre de salut, de réconciliation et de sanctification à sa perfection.&lt;br /&gt;Avant de méditer la page d’Evangile qui nous est proposée par la liturgie deux remarques s’imposent. Tout d’abord nous ne trouvons pas dans le Nouveau Testament une description du moment de la résurrection du Christ. L’entrée définitive du Seigneur Jésus dans la vie et la gloire de Dieu échappe à tout regard humain. Sa victoire sur la mort ne se constate pas comme si elle ressemblait à une victoire humaine à l’issue d’une bataille ordinaire. Ensuite l’Eglise, pour ce saint jour de Pâques, a choisi un Evangile du tombeau vide et non pas l’une des manifestations du Ressuscité aux apôtres et aux saintes femmes. Il n’y a donc dans cette page évangélique rien d’extraordinaire, rien qui puisse nous en mettre plein la vue. Elle est le contraire d’une mise en scène grandiose telle que les artistes ont pu parfois l’imaginer. Ici le témoignage est simple et humble pour un événement unique dans l’histoire de toute notre humanité. Cette discrétion et cette retenue dans la manière de présenter le matin de Pâques nous rappellent à quel point la foi en la résurrection a mis bien du temps avant de conquérir le cœur des premiers disciples, eux qui « n’avaient pas vu que, d’après l’Ecriture, il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts ». Ces hommes et ces femmes n’étaient pas d’un tempérament crédule, bien au contraire.&lt;br /&gt;Dès que le repos du Sabbat est terminé Marie Madeleine se lève très tôt pour aller au tombeau. Marie, la pécheresse convertie, se met en route de grand matin non pas parce qu’elle pense voir Jésus Ressuscité mais parce que son amour pour lui est immense. Marie est une femme fidèle à son Maître et elle veut l’honorer une dernière fois et peut-être achever, comme nous le disent les autres Evangiles, la toilette funéraire du crucifié. Et que voit-elle donc ? Le tombeau ouvert ! Sans même pénétrer à l’intérieur de celui-ci elle repart en courant vers la ville pour annoncer cette nouvelle à Pierre et à Jean. Ce n’est pas la Bonne Nouvelle de Pâques qu’elle leur annonce, pour elle il s’agit d’un enlèvement, le cadavre de Jésus aurait été volé, malgré les gardes postés devant le tombeau à la demande des prêtres Juifs. Et voilà Pierre et Jean qui se mettent à courir pour aller vérifier les dires de Marie Madeleine. Jean est le plus rapide, il arrive en premier. Probablement parce que son attachement pour Jésus est plus fort. Il a été le seul homme fidèle dans cette histoire, présent au pied de la croix avec les saintes femmes. Sans entrer dans le tombeau pour laisser à Pierre le rôle de premier témoin il voit le linceul. Pierre de même constate que les linges funéraires sont là mais sans le corps de Jésus. Voilà les premiers signes de Pâques : un tombeau vide, des linges funéraires. Ces signes suffisent à donner à Jean la foi pascale en la résurrection du Seigneur : « Il vit et il crut ».&lt;br /&gt;Cet Evangile de Pâques peut nous amener à deux réflexions pour notre vie chrétienne. L’une sur les signes de Dieu, l’autre sur la puissance de ce mystère. Pendant le temps pascal nous pourrions prier en ayant dans le cœur ces deux interrogations. Dans notre monde, dans ma vie, bien des événements peuvent me ramener au vendredi saint et au sentiment de mon impuissance devant le mal en moi et autour de moi. Je dois demander à l’Esprit Saint, l’Esprit de mon baptême et de ma confirmation, de me faire voir les signes de Dieu. Ils sont souvent humbles et discrets, étouffés par une actualité désespérante. En tant que disciple du Ressuscité je ne suis pas épargné par le mal, encore moins insensible à sa présence. Mais ma foi me donne de le vaincre déjà en reconnaissant les signes de Dieu. Ensuite je sais que cette réalité de Pâques peut changer ma vie. L’Evangile est vraiment puissance de Dieu en ma faveur. Je peux demander à l’Esprit Saint de réveiller ma foi, de la rendre plus forte. Car c’est ma foi en Jésus Ressuscité qui me permettra effectivement de changer, de devenir meilleur jour après jour, et de rayonner autour de moi la bonté et la lumière de Dieu. En tant que disciple de Jésus je ne peux jamais me résigner ou m’avouer vaincu devant les multiples manifestations du mal et de la mort. Ce Jésus Ressuscité, ce Vivant, il n’est pas seulement à la droite du Père, dans la gloire de la Trinité. Il est auprès de moi, avec moi et en moi. Que pourrais-je craindre désormais ? Si ce n’est de ne pas assez l’aimer ou de lui être infidèle ? C’est dans un jardin que la mort a semblé triompher du Fils de Dieu. Ce jardin du tombeau neuf puis du tombeau vide, rappel du jardin d’Eden dans lequel nous avions perdu l’amitié de Dieu. En me donnant part à son Esprit d’amour, le Ressuscité fait de mon cœur son jardin, son nouveau paradis, et jour après jour il est le divin cultivateur, celui qui me renouvelle et me donne un cœur aimant, un cœur de fils, un cœur à son image. Alors si mon cœur se laisse vraiment embraser par le feu de l’amour divin, mes mains s’ouvriront pour prier le Père et pour servir mes frères. Alors mes pieds courront sur les chemins de la réconciliation et de la paix.&lt;br /&gt;Le premier mai Jean-Paul II sera déclaré bienheureux. Ce géant de la foi, signe de Dieu pour notre temps, avait commencé son pontificat par un appel, écho de l’événement de Pâques : « N’ayez pas peur ! » Et il l’a vécu à travers tout son pontificat : géant de la foi, il a été un homme audacieux et courageux dans bien des domaines. Moi aussi je peux être un chrétien bienheureux. Si je laisse le Christ Vivant me libérer de plus en plus de l’esclavage de la peur pour entrer dans la joie des fils de Dieu. Cette joie que nul ne peut nous ravir.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8911632114352935532-4668627426546017656?l=meshomelies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://meshomelies.blogspot.com/feeds/4668627426546017656/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8911632114352935532&amp;postID=4668627426546017656' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/4668627426546017656'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/4668627426546017656'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://meshomelies.blogspot.com/2011/04/dimanche-de-paques.html' title='DIMANCHE DE PAQUES'/><author><name>Padre Bob</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00622185621013325897</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-wi4bK2U-NP4/TnZjU_OCdUI/AAAAAAAAACY/37xtwzQyvr8/s220/Robert%2B8.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8911632114352935532.post-3916693915433508542</id><published>2011-04-10T07:40:00.000-07:00</published><updated>2011-04-10T07:41:23.025-07:00</updated><title type='text'>5ème dimanche de Carême</title><content type='html'>5ème dimanche de Carême / A&lt;br /&gt;10/04/2011 &lt;br /&gt;Jean 11, 1-45 (p. 220)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En relatant le récit de la résurrection de Lazare, saint Jean fait le lien avec l’Evangile de dimanche dernier, celui de la guérison de l’aveugle de naissance. Nous pouvons repérer au moins trois points communs entre ces deux récits. Tout d’abord le mal (handicap ou maladie qui conduit à la mort) doit servir à manifester l’action de Dieu en notre faveur ainsi que la puissance et la gloire de Dieu révélées en Jésus-Christ. Ensuite le thème de la lumière est présent : Jésus agit au nom de Dieu alors qu’il fait encore jour et il est lui-même cette lumière. Les jours des ténèbres, ceux de la Passion désormais toute proche, sembleront empêcher l’action de Dieu en tuant Jésus. Enfin Jean donne très peu de place au récit du miracle en lui-même (ici deux versets seulement !). L’évangéliste s’intéresse davantage à la préparation et aux conséquences du miracle, et bien sûr à sa signification.&lt;br /&gt;La résurrection de Lazare est le dernier et le 7ème des miracles accomplis par Jésus dans l’Evangile de Jean. Les spécialistes de cet Evangile appellent les miracles qui y sont consignés des signes, car encore une fois c’est bien leur signification qui est la plus importante, c’est-à-dire ce qu’ils révèlent du plan de Dieu en notre faveur dans le cadre de la Nouvelle Alliance.&lt;br /&gt;A deux reprises le Seigneur affirme qu’il va accomplir ce dernier signe avant sa Passion afin que ses disciples puissent croire en Lui. Et c’est bien la foi qui est au centre de cette page d’Evangile. Et l’objectif de Jésus est atteint puisque de nombreux Juifs crurent en lui. En même temps le dialogue entre le Seigneur et Marthe, l’une des sœurs de Lazare, nous montre que la foi est aussi une condition pour que le signe puisse être donné et reçu : « Crois-tu cela ? », crois-tu vraiment que je suis l’envoyé du Père et qu’en ma personne se trouve la vie divine ? Crois-tu que je suis la résurrection et la vie pour tous ceux qui mettent leur foi en moi ? Et Marthe de répondre en faisant une belle profession de foi : « Oui, tu es le Messie, je le crois ; tu es le Fils de Dieu, celui qui vient dans le monde ». La foi demeure toujours un acte libre de notre part. Les signes nous sont donnés par Dieu pour nous aider à faire ce pas de la confiance en Jésus. Mais aucun signe ne peut nous contraindre à croire. Et pour accueillir les signes de Dieu il faut, à la manière de Marthe, être déjà disposé à la foi. Il ressort de ce récit que l’acte de croire est à la fois une condition et une conséquence du signe. « Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu ». Nous ne pouvons bien interpréter le signe divin que si quelque part nous sommes déjà ouverts à la présence et à l’action de Dieu en notre monde.&lt;br /&gt;Nous pourrions peut-être penser : c’est bien beau tout cela, mais en quoi sommes-nous concernés ? Nous n’avons pas vu de résurrection et nous n’en verrons probablement jamais. En tant que chrétiens quels signes de Dieu percevons-nous aujourd’hui ? Voilà la question à laquelle nous conduit ce récit. Avant d’aller plus loin une allusion à l’Evangile de saint Luc me paraît éclairante. C’est la conclusion de la parabole de Lazare (rien à voir avec notre Lazare !) et du mauvais riche qui souffre loin de Dieu et qui prie pour que ses frères vivants encore sur terre puissent se convertir. La réponse d’Abraham est intéressante pour nous : « S’ils n’écoutent pas Moïse et les prophètes, même avec la résurrection d’un mort on ne les convaincrait pas ». Le premier signe de Dieu dans nos vies c’est donc sa Parole reçue en Eglise. Et c’est à la lumière de cette Parole que nous comprenons les signes des temps dont nous parle le Concile Vatican II. Hasard, destin, fatalité ? Non, les événements de notre vie personnelle comme ceux du monde peuvent devenir signes de Dieu si nous savons les accueillir en chrétiens. Tout ce qui est positif nous pousse bien sûr à la louange et au remerciement. Cependant même ce qui porte la marque du mal peut être signe de Dieu pour nous. Les catastrophes naturelles et écologiques, nombreuses ces derniers temps, ne sont pas des punitions de Dieu. Elles sont des signes qui nous invitent à l’humilité et à la sagesse. Quand l’homme se croit tout-puissant, la nature le ramène à la réalité de sa condition de créature faible et limitée. Ces signes nous invitent à revoir nos modes de vie basés sur le gaspillage et la surconsommation. Le spectacle navrant de ces hommes politiques ou chefs d’Etat qui préfèrent mettre leur pays à feu et à sang plutôt que de se retirer et de renoncer au pouvoir est la meilleure des leçons de morale. Dieu nous donne un signe aussi à travers cela : nous devrions être bien avertis des effets terriblement nocifs de la soif de pouvoir et de domination, pas seulement au niveau politique mais aussi au niveau personnel qui est le notre. C’est aussi le signe que lorsque la politique a oublié sa noble raison d’être, le service du bien commun, elle peut déstabiliser des peuples entiers. En France la montée de l’abstention aux élections est un signe. Dieu peut très bien se servir ce de qui est qualifié comme un manque de civisme pour remettre les hommes politiques devant leur responsabilité et la dignité de leur mission. Mais ce signe sera-t-il entendu ? Le malheur de beaucoup d’entre nous semble bien être le suivant : malgré les signes des temps nous refusons de changer, et habituellement nous attendons qu’il soit trop tard (une catastrophe, une crise mondiale ou une révolution) pour nous poser les bonnes questions et retrousser enfin nos manches.&lt;br /&gt;Nous qui avons la grâce de croire en Jésus, nous savons, avec saint Paul, « que pour ceux qui aiment Dieu, ceux qu’il a choisis et appelés, Dieu se sert de tout pour leur bien ».&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8911632114352935532-3916693915433508542?l=meshomelies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://meshomelies.blogspot.com/feeds/3916693915433508542/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8911632114352935532&amp;postID=3916693915433508542' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/3916693915433508542'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/3916693915433508542'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://meshomelies.blogspot.com/2011/04/5eme-dimanche-de-careme.html' title='5ème dimanche de Carême'/><author><name>Padre Bob</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00622185621013325897</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-wi4bK2U-NP4/TnZjU_OCdUI/AAAAAAAAACY/37xtwzQyvr8/s220/Robert%2B8.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8911632114352935532.post-1701520122463379041</id><published>2011-04-03T10:23:00.000-07:00</published><updated>2011-04-03T10:27:24.503-07:00</updated><title type='text'>4ème dimanche de Carême</title><content type='html'>4ème dimanche de Carême / A&lt;br /&gt;3/04/2011 &lt;br /&gt;Jean 9, 1-41 (p. 165)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant le Carême l’année liturgique A nous fait entendre de longs passages de l’Evangile selon saint Jean. Dimanche dernier c’était la rencontre de Jésus avec la femme de Samarie, aujourd’hui c’est la guérison de l’aveugle de naissance et dimanche prochain nous entendrons le récit de la résurrection de Lazare. Dans l'Eglise des premiers siècles ces Évangiles étaient utilisés pour accompagner la marche des catéchumènes vers Pâques et donc vers leur initiation chrétienne. Ces adultes recevaient lors de la nuit pascale les trois sacrements de l’initiation chrétienne : le baptême, la confirmation et la communion au corps du Christ. Cette pratique se poursuit de nos jours pour les adultes qui demandent le baptême. Les Évangiles de Carême, issus de saint Jean, étaient donc compris comme des catéchèses sur la foi et le baptême.&lt;br /&gt;Dans le récit de la guérison de l’aveugle de naissance ce n’est pas la guérison en elle-même qui prend le plus de place mais bien ses conséquences. De cet Évangile nous pouvons retirer plusieurs enseignements.&lt;br /&gt;Le premier concerne l’interprétation religieuse de la maladie ou du handicap. Face à un être humain qui vient au monde avec un handicap physique ou mental nous ne pouvons pas nous empêcher de poser la même question que les disciples : Pourquoi ? Pourquoi lui et pas moi ? Pourquoi lui et pas un autre ? La vie serait-elle une espèce de loterie avec des numéros gagnants et des numéros perdants ? Et que fait Dieu créateur dans tout cela ? A l’époque de Jésus l’explication paraissait simple : le handicap et la maladie étaient compris comme des conséquences du péché, comme une punition de Dieu… D’où la question des disciples : « Est-ce lui qui a péché, ou bien ses parents ? » Le livre de Job avait déjà abordé cette redoutable question du pourquoi de la souffrance sans y apporter de réponse satisfaisante. Mais l’histoire de Job était déjà une sévère critique de la théorie traditionnelle qui expliquait la souffrance des hommes par les péchés qu’ils avaient pu commettre. Job était un homme juste et droit et pourtant il a dû endurer toutes les épreuves possibles et imaginables. Jésus demeure dans la même ligne en refusant d’associer le handicap de cet homme à son péché : « Ni lui, ni ses parents. Mais l’action de Dieu devait se manifester en lui. » Nous le constatons, le Seigneur ne nous explique pas le pourquoi de ce mal, de ce handicap qui a touché cet homme dès sa naissance. Ce qu’il affirme sur l’action de Dieu reste bien mystérieux. Une interprétation révoltante serait de dire que Dieu crée des humains handicapés pour pouvoir ensuite démontrer sa puissance en les guérissant… Une autre interprétation est possible : le mal est sans explication satisfaisante mais Dieu a le pouvoir de tirer du bien de ce mal. Et en effet en guérissant cet aveugle de naissance Jésus va lui faire en même temps le don de la foi. Croire n’est-ce pas d’une certaine manière voir ce que d’autres ne voient pas ? Croire n’est-ce pas reconnaître la présence et l’action de Dieu dans nos vies ?&lt;br /&gt;Le deuxième enseignement de cet Évangile concerne justement la foi à laquelle cet homme guéri accède : « Je crois, Seigneur ». Toute la polémique avec les pharisiens va dans ce sens. Ils sont choqués, comme d’habitude, parce que Jésus a rendu la vue à cet homme le jour du Sabbat, le jour du repos sacré. Dans les Évangiles Jésus ne cesse de dire qu’il est permis de faire le bien le jour du Sabbat, et que le Sabbat est fait pour l’homme et non pas le contraire. C’est à propos de l’identité de Jésus que le miraculé et les pharisiens vont s’opposer avec violence. Le raisonnement de celui qui était forcé de mendier pour survivre est simple : cet homme m’a guéri et m’a fait du bien, c’est donc un homme de Dieu, un prophète. « Si cet homme-là ne venait pas de Dieu, il ne pourrait rien faire ». Pour les pharisiens le fait que Jésus ait fait cette guérison le jour du Sabbat prouve au contraire que c’est un pécheur qui ne respecte pas la Loi de Moïse. D’un côté la guérison amène à la foi et au salut, de l’autre elle révèle l’endurcissement de cœur des pharisiens, leur refus de croire malgré l’évidence. Un miracle ne force donc jamais notre liberté. La foi est toujours un acte libre. Face au témoignage simple et clair de l´homme qui a retrouvé la vue, les pharisiens l’injurient et lui montrent tout le mépris qu’ils ont pour les personnes de sa condition : « Tu es tout entier plongé dans le péché depuis ta naissance, et tu nous fais la leçon ? » La première réalité qui les empêche de croire, de se rendre à l’évidence, c’est bien leur propre péché d’orgueil. La deuxième réalité qui les conduit à la condamnation alors que le salut leur est offert, c’est leur vision erronée de la tradition religieuse. Ils se réfèrent sans cesse à la Loi de Moïse : Dieu a parlé à Moïse. Ce sont des hommes du passé qui oublient que, si Dieu a parlé à Moïse, il continue de se manifester au présent, aujourd'hui. Oui, ces gardiens de la tradition sont aveugles car ils sont incapables de reconnaître les signes de Dieu, son action dans le temps qui est le leur. Ils sont les conservateurs scrupuleux d’une tradition qui ne voient pas que la religion véritable c’est d’abord d’entrer dans une relation vivante avec Dieu aujourd’hui.&lt;br /&gt;D’où la remise en question dont parle le Seigneur à la fin de cette page évangélique : « Je suis venu en ce monde pour une remise en question : pour que ceux qui ne voient pas puissent voir, et que ceux qui voient deviennent aveugles ». Le dernier verset de cet Évangile nous éclaire sur le sens de cette formule énigmatique dans sa deuxième partie : « pour que ceux qui voient deviennent aveugles ». « Si vous étiez des aveugles, vous n’auriez pas de péché ; mais du moment que vous dites : Nous voyons ! votre péché demeure ». Oui, Jésus est bien venu pour donner la foi aux aveugles que nous sommes tous. Sa présence et son action ont aussi eu comme conséquence que ceux qui croyaient voir sont devenus aveugles à cause de leur orgueil et de l’endurcissement de leur cœur. La suite nous la connaissons : ils l’ont condamné à la mort de la croix.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8911632114352935532-1701520122463379041?l=meshomelies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://meshomelies.blogspot.com/feeds/1701520122463379041/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8911632114352935532&amp;postID=1701520122463379041' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/1701520122463379041'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/1701520122463379041'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://meshomelies.blogspot.com/2011/04/4eme-dimanche-de-careme.html' title='4ème dimanche de Carême'/><author><name>Padre Bob</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00622185621013325897</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-wi4bK2U-NP4/TnZjU_OCdUI/AAAAAAAAACY/37xtwzQyvr8/s220/Robert%2B8.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8911632114352935532.post-2627298695176917546</id><published>2011-03-16T08:43:00.000-07:00</published><updated>2011-03-16T08:44:00.226-07:00</updated><title type='text'>Premier dimanche de Carême</title><content type='html'>1er dimanche de Carême / A&lt;br /&gt;13/03/2011&lt;br /&gt;Matthieu 4, 1-11 (p. 27)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme chaque année au commencement du Carême l’Eglise nous invite à méditer la scène de la tentation de Jésus au désert. La liturgie de la Parole développe ce thème de la tentation à travers les trois lectures. Et c’est saint Paul qui, dans la deuxième lecture, fait le lien entre le texte de la Genèse et la tentation de Jésus au désert. Ecoutons-le à nouveau: “De même que la faute commise par un seul a conduit tous les hommes à la condamnation, de même l’accomplissement de la justice par un seul a conduit tous les hommes à la justification qui donne la vie. En  effet, de même que tous sont devenus pécheurs parce qu’un seul homme a désobéi, de même tous deviendront justes parce qu’un seul homme a obéi”. Ce parallélisme entre Adam et Jésus nous présente le Seigneur comme le Nouvel Adam, celui qui vient nous délivrer du péché des origines. Et c’est bien en tant que Nouvel Adam que Jésus au commencement de son ministère public a dû affronter le tentateur au désert. Dans le récit de la Genèse comme dans l’Evangile nous trouvons un enseignement très intéressant sur les tactiques utilisées par le tentateur et les moyens que nous avons à notre disposition pour lui résister. Comme le dit le proverbe un homme averti en vaut deux, et face aux tentations un chrétien averti en vaut aussi deux!&lt;br /&gt;Commençons donc avec cette célèbre page du chapitre 3 de la Genèse qui nous rapporte le récit de la chute originelle. Le style très naïf du récit ne doit pas nous faire oublier la très profonde leçon qu’il nous donne à propos de la tentation. Le tentateur ou Satan prend ici la forme d’un serpent. Et c’est à la femme que ce serpent s’adresse. Sa méthode est simple: mentir. Dieu avait interdit de manger le fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal et voilà que le tentateur élargit l’interdit à tous les arbres du jardin. Dans un premier temps la femme résiste bien au tentateur et elle rétablit la vérité. Satan continue à mentir et fait peser sur Dieu un lourd soupçon: en fait Dieu vous a interdit de manger du fruit de cet arbre parce qu’il veut garder jalousement pour lui et pour lui seul ses prérogatives divines, sous-entendu afin de mieux pouvoir vous dominer. La parole du tentateur inverse totalement la Parole de Dieu: Dieu a dit “vous mourrez”, moi je vous dis que vous deviendrez immortels comme des dieux. Mensonge et fausse promesse voilà bien la politique de Satan, son art de séduire. Ce n’est pas pour rien que Jésus l’appellera le père du mensonge... Au deuxième assaut du serpent la femme cède et consent à la tentation. Le péché originel a consisté à accorder davantage de valeur à la parole satanique qu’à la parole divine. “Le fruit de l’arbre devait être savoureux, il avait un aspect agréable et il était désirable”. Lorsque nous choisissons de pécher ou de désobéir à la loi de Dieu, nous ne le faisons jamais pour nous faire du mal. Le péché se présente toujours à nous sous un jour positif et attirant, et c’est là sa force de séduction. C’est aussi en cela que consiste pour nous la tentation et la difficulté que nous avons à y résister depuis le péché des origines. Notons aussi la passivité d’Adam qui accepte sans discuter de partager avec sa femme le fruit défendu alors qu’il aurait pu utiliser sa liberté pour refuser. Et voilà que leurs yeux s’ouvrent et, en perdant l’état d’innocence, ils font la connaissance du mal. Cette connaissance ne les rend pas comme des dieux, plus heureux, mais au contraire ils connaissent désormais leur nudité avec le sentiment de honte et de culpabilité qui s’installe alors.&lt;br /&gt;Faisons maintenant un grand bond en avant dans l’histoire du salut, et passons du jardin du paradis terrestre au désert des tentations de Jésus. En présence du Fils de Dieu le diable doit affiner sa tactique. Mais il joue toujours sur l’orgueil humain. Le péché originel était bien un péché d’orgueil: s’élever par soi-même de la condition de créature à celle de Dieu. Les deux premières tentations commencent de la même manière: “ Si tu es le Fils de Dieu...”. Le diable demande en quelque sorte à Jésus de lui prouver sa divinité par des faits extraordinaires. A la première tentation Jésus, Parole de Dieu faite chair, résiste en citant le texte de la Parole de Dieu: “Il est écrit”. Et il fera de même pour repousser les deux autres tentations. Nous avons à notre disposition la même arme que lui, celle de la Parole de Dieu. Encore faut-il que nous soyons assez familiers avec la Bible, en particulier les Evangiles, pour pouvoir utiliser cette arme et ne pas nous laisser tromper par le tentateur... Le Carême est le temps privilégié pour nous replonger dans cette Parole de Dieu. Et pourquoi ne pas choisir de lire en entier un Evangile de notre choix, jour après jour, dans une atmosphère de prière et de recueillement, ne serait-ce que pendant dix minutes? Lors de la deuxième tentation la tactique du diable se fait encore plus fine et pernicieuse. Puisque Jésus cite la Parole de Dieu pour ne pas entrer dans ses vues, il va lui aussi citer la même Parole de Dieu pour essayer de le faire entrer dans ses vues, et ainsi le perdre s’il était possible: “Jette-toi en bas, car il est écrit...”. Jésus lui déclara: “Il est encore écrit...”. Cette deuxième tentation est riche d’une grande leçon: la Bible en tant que Parole de Dieu est un ensemble, un tout. Et il est toujours dangereux d’isoler une partie, comme le fait le diable, sans tenir compte des autres. Toutes les sectes chrétiennes se réclament de la Bible! Nous savons bien à quel point il est facile de faire dire à la Bible, livre complexe et qui demande une initiation, tout et son contraire. La Bible ne prend tout son sens que si nous la recevons à la lumière du Christ, sommet de la révélation divine. La Bible devient lumineuse si nous mettons en rapport les uns avec les autres les divers passages ainsi que l’Ancien et le Nouveau Testament, sans avoir peur d’affronter ce qui semble ou est contradictoire en elle. Dans la troisième et dernière tentation le diable est plus direct et il attaque de front. Il ne joue plus sur l’orgueil, la volonté de prouver que l’on est supérieur, il joue sur le désir de possession, sur la fascination qu’exerce sur nous les biens de ce monde: “Tout cela, je te le donnerai, si tu te prosternes pour m’adorer”. Nous n’avons pas besoin d’une grande méditation pour voir à quel point c’est la situation de notre monde dans ses aspects politiques et économiques. Cela fait longtemps en effet que le culte du dieu argent et du profit sans retenue a anéanti toute conscience morale dans le coeur de millions d’hommes sur notre planète. Et de là découlent la majorité des injustices, des guerres et des problèmes qui remettent en cause la vie en société dans la paix, la solidarité et le respect. Jésus, le pauvre de coeur, n’a eu aucun mal à repousser cette tentation grossière mais il n’en va pas de même pour nous. L’idolâtrie la plus sournoise et la plus répandue est bien celle de ce culte unanime rendu au dieu argent. Et c’est bien lui qui est le prince de ce monde, nom que Jésus donne aussi à Satan. Prière, partage et jeûne nous sont donnés comme des remèdes en ce temps de Carême pour nous permettre de résister à l’esprit du temps et de renouveler au plus profond de nos coeurs la joie d’appartenir au Christ et de l’avoir pour seul Seigneur de nos vies.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8911632114352935532-2627298695176917546?l=meshomelies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://meshomelies.blogspot.com/feeds/2627298695176917546/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8911632114352935532&amp;postID=2627298695176917546' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/2627298695176917546'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/2627298695176917546'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://meshomelies.blogspot.com/2011/03/premier-dimanche-de-careme.html' title='Premier dimanche de Carême'/><author><name>Padre Bob</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00622185621013325897</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-wi4bK2U-NP4/TnZjU_OCdUI/AAAAAAAAACY/37xtwzQyvr8/s220/Robert%2B8.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8911632114352935532.post-4763049719649457037</id><published>2011-03-09T07:32:00.000-08:00</published><updated>2011-03-09T07:33:19.379-08:00</updated><title type='text'>9ème dimanche du temps ordinaire</title><content type='html'>9ème dimanche du TO/A&lt;br /&gt;6/03/2011&lt;br /&gt;Matthieu 7, 21-27 (p. 954)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En ce dernier dimanche du temps ordinaire avant notre entrée en Carême nous entendons la fin du sermon sur la montagne. L’enseignement que Jésus nous délivre ici est particulièrement clair : « Il ne suffit pas de me dire : « Seigneur, Seigneur ! » pour entrer dans le Royaume des cieux ; mais il faut faire la volonté de mon Père qui est aux cieux ». Ce qui est au centre de notre existence chrétienne, ce ne sont pas d’abord des déclarations, des paroles, même des paroles religieuses comme celles de la profession de foi ou de la prière (Seigneur, Seigneur !), mais bien des actes qui traduisent jour après jour notre désir d’accomplir la volonté de Dieu. Ce qui compte donc, pour reprendre une belle expression de saint Paul, c’est la foi active par la charité. Dans le même Evangile selon saint Matthieu deux autres passages viennent éclairer cet enseignement. Le premier se trouve au chapitre 12 : « Quiconque fait la volonté de mon Père des cieux est pour moi un frère, une soeur ou une mère ». Le second se présente sous la forme d’une petite parabole au chapitre 21 : « Un homme avait deux fils. Il s’adresse au premier pour lui dire : Mon garcon, va travailler aujourd’hui à ma vigne. Et lui répond : Je n’en ai pas envie. Mais ensuite il se reprend et il y va. Le père s’adresse également à l’autre et lui dit la même chose ; il répond : Bien sûr que oui, seigneur ! Mais il n’y va pas. Lequel des deux a fait la volonté du Père ? Ils répondent : le premier ». Dans le développement de son enseignement le Seigneur anticipe la réaction de ceux auxquels il adressera des reproches au jour du jugement. Ces chrétiens déclinent alors toutes leurs bonnes attitudes : ils ont été prophètes, ils ont chassé des démons et ils ont fait des miracles au nom de Jésus. Toutes ces actions semblent bonnes, elles ne sont pas des péchés... Et c’est pourquoi la réponse du Christ à ceux qui cherchent ainsi à se justifier en sa présence a de quoi nous étonner : « Je ne vous ai jamais connus. Ecartez-vous de moi, vous qui faites le mal ! » Le Seigneur les renie donc, il ne les reconnait pas comme étant de sa famille, de la famille des enfants de Dieu, de ceux qui cherchent à faire la volonté du Père dans leur vie. Le texte du Nouveau Testament qui me semble être le plus éclairant pour comprendre ce rejet du Christ est le célèbre passsage de la première lettre aux Corinthiens, passage dans lequel saint Paul nous présente l’amour de charité comme le sommet et la condition indispensable de toute vie chrétienne. Je ne le cite pas en entier ici, mais simplement cet extrait qui suffira à nous faire comprendre pourquoi Jésus qualifie de mauvaises des attitudes qui semblent pourtant bonnes : « Même si j'ai le don de prophétie et si je connais tous les mystères et toutes les sciences... même si j'ai la plénitude de la Foi, une Foi à transporter les montagnes... si je n'ai pas la Charité, je ne suis rien [...] La Charité ne passe jamais. Les Prophéties ? elles disparaîtront. Les langues ? elles se tairont. La science ? elle disparaîtra. Partielle est notre science, partielle aussi notre prophétie....Mais quand viendra ce qui est parfait, ce qui est partiel disparaîtra. » Faire la volonté du Père, c’est bien sûr agir, ne pas se contenter de belles paroles comme le second fils de la parabole, c’est agir en faisant le bien. Mais cela n’est pas encore suffisant si nous voulons bâtir la maison de notre existence sur le roc solide qu’est le Christ et sa Parole. Il faut encore que notre intention soit pure. Et seul l’amour de charité pour Dieu et pour notre prochain nous donne cette pureté d’intention qui fait de nos actes des semences de vie éternelle. La foi et l’espérance sont limitées à notre vie terrestre. C’est l’amour de charité, et lui seul, qui donne aux autres vertus, foi et espérance, leur valeur. Contrairement à ce que Luther pensait nous ne sommes pas sauvés par la foi seule. Saint Jacques fait remarquer dans sa lettre que les démons eux aussi croient en Dieu. Mais ce dont ils sont absolument incapables c’est du moindre acte de charité, et c’est ce qui fait qu’ils sont justement des démons. Cette capacité d’aimer à la manière de Jésus, en nous faisant serviteurs les uns des autres, nous l’avons recu au baptême et à la confirmation. Dans la prière nous avons à demander à l’Esprit Saint de nous faire grandir dans cette charité. En communiant nous demandons à Jésus de faire passer cette charité dans nos actes. Et souvenons-nous de la profonde réflexion de Charles Baudelaire : « Il est plus difficile d’aimer Dieu que de croire en lui. Au contraire, il est plus difficile aux gens de ce siècle de croire au diable que de l’aimer. Tout le monde le sert et personne n’y croit ».&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8911632114352935532-4763049719649457037?l=meshomelies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://meshomelies.blogspot.com/feeds/4763049719649457037/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8911632114352935532&amp;postID=4763049719649457037' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/4763049719649457037'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/4763049719649457037'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://meshomelies.blogspot.com/2011/03/9eme-dimanche-du-temps-ordinaire.html' title='9ème dimanche du temps ordinaire'/><author><name>Padre Bob</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00622185621013325897</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-wi4bK2U-NP4/TnZjU_OCdUI/AAAAAAAAACY/37xtwzQyvr8/s220/Robert%2B8.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8911632114352935532.post-3117535672253393123</id><published>2011-02-25T07:39:00.000-08:00</published><updated>2011-02-28T05:42:31.234-08:00</updated><title type='text'>8ème dimanche du temps ordinaire</title><content type='html'>8ème dimanche du TO/A&lt;br /&gt;27/02/2011&lt;br /&gt;Matthieu 6, 24-34 (p. 907)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans notre lecture du sermon sur la montagne la liturgie nous fait sauter tout un passage consacré à l’aumône, à la prière et au jeûne pour parvenir à l’enseignement de ce dimanche. Dans cet enseignement le Seigneur Jésus aborde principalement deux thèmes qu’il lie l’un à l’autre : le dieu Argent et l’abandon à la Providence de Dieu.&lt;br /&gt;« Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’Argent ». La traduction liturgique écrit le mot « argent » avec un grand A pour essayer de traduire le terme araméen Mammon. La Bible des peuples propose une traduction qui a le mérite d’être claire : le dieu Argent. Car c’est bien de cela qu’il s’agit dans notre passage de l’Evangile selon saint Matthieu. Ici le concurrent de Dieu, son rival, ce n’est pas Satan, mais bien le dieu Argent. Et cette idole règne à deux niveaux. Au niveau mondial et dans les vies des personnes. Au niveau mondial cela est évident. Cela fait longtemps en effet que les intérêts et les profits économiques ainsi que le monde de la finance mènent le jeu face à un monde politique affaibli ou dépourvu de volonté. Dans ces conditions la morale est jetée au placard. Le culte du dieu Argent exclue toute réflexion morale. Et pourtant une vision humaine de l’économie va de pair avec les exigences morales comme le rappelle ce passage de la doctrine sociale de l’Eglise : « Le rapport entre morale et économie est nécessaire et intrinsèque. La dimension morale de l’économie permet de saisir comme des finalités inséparables, et non pas séparées ou alternatives, l’efficacité économique et la promotion d’un développement solidaire de l’humanité ». L’avertissement du Seigneur concerne aussi notre vie personnelle. Si nous nous laissons dominer par le dieu Argent, nous en devenons les esclaves et nous perdons du même coup notre liberté d’enfants de Dieu.&lt;br /&gt;La suite de notre Évangile nous pose davantage de questions : « Ne vous faites pas tant de souci pour votre vie, au sujet de la nourriture, ni pour votre corps, au sujet des vêtements ». Nous comprenons bien la fine pointe de cet enseignement : Jésus veut que nous vivions vraiment en fils de Dieu, c’est-à-dire que nous lui fassions confiance et que nous lui remettions toute notre vie, toute notre personne. Jésus veut que nous ayons foi en la Providence de Dieu notre Père pour nous. Comme argument il nous fait contempler la nature. Et plus profondément il affirme que la vie vaut plus que la nourriture et le corps plus que le vêtement. Bref la valeur suprême ici-bas c’est l’homme lui-même, au-dessus de tous les biens matériels, au-dessus des objets et bien sûr de l’argent qui peut nous rendre esclaves. L’homme seul est en effet à l’image de Dieu, et c’est ce qui lui confère une dignité particulière. Nous pouvons recevoir cet enseignement du Christ sans problèmes si nous avons de quoi vivre, si justement le lendemain ne nous cause pas de soucis. Mais comment faire entendre cette parole à nos frères qui de par le monde vivent dans la misère, ou encore à ces 6 millions de français qui doivent se contenter d’un salaire de 750 euros pour vivre ? On pourrait avoir l’impression en écoutant cet Évangile que Jésus nous pousse à l’insouciance et à l’irresponsabilité, comme si tout allait tomber du Ciel comme à l’époque de la manne et des cailles dans le désert... Certes l’histoire des saints, comme celle de saint Jean Bosco par exemple, nous montre comment la Providence divine a répondu à des situations d’extrême détresse. Mais, avouons-le, cela ne semble pas être la voie ordinaire, et la manne et les cailles ont cessé de tomber du Ciel lorsque le peuple est arrivé en Palestine. Un prêtre suisse, Maurice Zundel, grand spirituel mort en 1975, a beaucoup réfléchi au rapport entre misère et liberté spirituelle. Je me permets de le citer un peu longuement : « La faim chez l’homme ne met pas seulement en péril son existence physique, elle l’oblige à s’y réduire. Il n’est plus qu’un organisme aux abois, un animal traqué par ses besoins. Il est, dès lors, incapable de créer la valeur, intérieure à soi, en raison de laquelle on lui reconnaît une dignité. Il est pratiquement frustré, empêché de faire de soi un bien commun, un bien universel et infini à l’éclosion duquel tous sont intéressés. Il est proprement aliéné à soi, dans cette impossibilité concrète d’atteindre à son humanité, de se promouvoir –comme eût dit Flaubert- de quelque chose à quelqu’un, d’où résulte l’avortement tragique d’un univers irremplaçable dont lui seul aurait pu être l’auteur. La FAIM, en un mot, lui interdit d’être une FIN ». Cette réflexion de Zundel sur les conséquences dramatiques de la misère part d’une rencontre qu’il fit lors de son ministère de prêtre avec une femme. Elle lui avait dit alors : « Je voudrais bien méditer et prier, mais comment voulez-vous que je fixe mon esprit sur une pensée qui l’éclaire, quand j’ai cinq enfants à nourrir et rien dans mes marmites. La faim de mes enfants me crève les entrailles et tue en moi toute vie de l’esprit ». Et Zundel de commenter : « Que réclamait-elle ? Simplement un espace de sécurité qui lui aurait permis de faire de sa vie un espace de générosité. » Pour vivre la parole de sagesse de Jésus « A chaque jour suffit sa peine », nous avons tous besoin de cet espace de sécurité. Être libéré de la tyrannie du lendemain qui nous empêche de vivre pleinement notre présent, cela suppose que nous soyons dans une situation bien différente de celle de cette pauvre mère de famille. Est-ce que Jésus lui reprocherait de se faire du souci pour ses enfants et pour le lendemain ? Je n’en suis pas certain. « Cherchez d’abord le Royaume de Dieu et sa justice, et tout cela vous sera donné par-dessus le marché ». L'Évangile nous montre que ce Royaume est difficile d’accès aux riches. Notre expérience nous montre aussi que la misère, différente de la pauvreté, est souvent un obstacle à la vie spirituelle. Oui, nous devons toujours rechercher l’essentiel dans nos vies, car là où est notre cœur, là aussi est notre trésor. Oui, nous devons être vigilants par rapport au pouvoir pernicieux du dieu Argent et ne jamais céder sur les exigences morales en vue du profit et de l’enrichissement. Chercher le Royaume de Dieu et sa justice, n’est-ce pas aussi devenir providence pour nos frères qui sont dans le besoin ? Comment la Providence de Dieu agit-elle si ce n’est à travers nous et par nous qui sommes ses fils et les membres de son Église ? Alors si nous avons cette chance de ne manquer de rien, si nous avons cet espace de sécurité, sommes-nous espace de générosité ? Pas seulement pour notre famille et nos amis, mais surtout pour les miséreux de notre monde. Je ne suis pas certain que Jésus ferait des reproches à cette pauvre femme qui se faisait du souci pour ses enfants. Mais je suis certain qu’il nous reprochera notre égoïsme, notre avarice et notre cupidité si, ne manquant de rien, nous n’en avons pas profité pour devenir les visages de sa Providence ici-bas.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8911632114352935532-3117535672253393123?l=meshomelies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://meshomelies.blogspot.com/feeds/3117535672253393123/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8911632114352935532&amp;postID=3117535672253393123' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/3117535672253393123'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/3117535672253393123'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://meshomelies.blogspot.com/2011/02/8eme-dimanche-du-temps-ordinaire.html' title='8ème dimanche du temps ordinaire'/><author><name>Padre Bob</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00622185621013325897</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-wi4bK2U-NP4/TnZjU_OCdUI/AAAAAAAAACY/37xtwzQyvr8/s220/Robert%2B8.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8911632114352935532.post-4396059615142989764</id><published>2011-02-19T10:32:00.001-08:00</published><updated>2011-02-19T10:32:30.842-08:00</updated><title type='text'>7ème dimanche du temps ordinaire</title><content type='html'>7ème dimanche du TO/A&lt;br /&gt;20/02/2011&lt;br /&gt;Matthieu 5, 38-48&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous continuons en ce dimanche notre méditation du sermon sur la montagne en saint Matthieu. Et nous parvenons véritablement au sommet de cet enseignement par lequel Jésus mène la loi de Moïse à sa perfection. La fin de notre Evangile nous dit bien à quel point nous avons ici un enseignement divin, la subtance même du message évangélique : « Vous donc, soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait ». Jamais Jésus n’aura poussé aussi loin les exigences de l’amour que dans cet Evangile. Et il le fait à propos de deux réalités : le refus de la vengeance et l’amour des ennemis. La perfection chrétienne consistant justement à l’écouter et à le suivre dans ces domaines de notre vie. Accueillons-donc cette Parole de Dieu, essayons de la comprendre, et surtout ne voyons pas  en elle une utopie réservée à quelques idéalistes vivant sur une autre planète que la notre... Penser cela reviendrait à dire que la sainteté c’est pour les autres, et que Jésus nous demanderait ici des attitudes irréalisables dans le concret de nos existences humaines.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Seigneur part d’un verset de l’Ancien Testament devenu depuis un dicton de notre langue francaise : « Oeil pour oeil, dent pour dent ». Ce précepte de la Loi de Moïse, malgré toute son imperfection, était en fait un progrès si nous le remettons dans le contexte de la révélation biblique. Souvenez-vous des pages qui suivent, dans le livre de la Genèse, le récit de la chute originelle et qui aboutissent au déluge. Ces pages nous montrent comment le mal n’a cessé d´étendre son emprise dans le coeur des hommes. Et parmi les descendants de Caïn, le premier meurtrier, il y a un certain Lamek, le premier polygame. Au chapitre 4 nous trouvons le terrible discours que cet homme adresse à ses deux femmes : « J’ai tué un homme pour une blessure, un garcon pour une égratignure. Car si Caïn est vengé 7 fois, Lamek le sera 77 fois ». Et c’est en écho à cette apologie de la vengeance et de la violence que le Seigneur dira à Pierre qu’il faut pardonner jusqu´à 77 fois 7 fois, c’est-à-dire sans aucune limite. Remise dans ce contexte la loi du talion essaie de limiter la vengeance à ce qui semble juste. Elle ne supprime pas la violence mais se contente de la modérer. Elle est à la base de ce que nous connaissons sous le nom de légitime défense. Le dépassement de cette loi par Jésus va justement remettre en cause le principe de la légitime défense des personnes et c’est ce qui nous choque le plus, tellement ce principe nous semble juste du point de vue moral. « Je vous dis de ne pas riposter au méchant ».  Robert Pirault donne une interprétation intéressante de ce commandement qui interdit la vengeance : « Ne résistez pas au mal en imitant le méchant ». Et c’est bien ainsi que saint Paul a compris cette parole du Seigneur. Dans sa lettre aux Romains il enseigne au chrétien : « Tu ne te laisseras pas vaincre par le mal, mais tu vaincras le mal par le bien ». Jésus ne nous demande pas d’être indifférents au mal ou encore d’aimer souffrir. Il nous interdit d’utiliser la violence (qui est un mal) pour éliminer le mal. Se venger implique que nous prenions les mêmes armes que celui qui nous a fait du mal, et nous entrons ainsi dans une spirale de violence sans fin. C’est ce cercle vicieux de la violence entre l’agresseur et l’agressé que Jésus veut rompre parmi ses disciples et à travers eux dans l’humanité nouvelle. Alors nous comprenons mieux la portée de ce qui suit : « Si quelqu’un te gifle sur la joue droite, tends-lui encore l’autre ». Marie Balmary a fait un commentaire éclairant de ce passage : « Le masochisme c’est présenter la même joue à celui qui frappe, pour qu’il recommence. Alors que Jésus nous demande de présenter une autre joue à celui qui frappe pour qu’il s’éveille ». Le violent est enfermé dans une tactique de la violence, et le fait de ne pas trouver de réponse violente en face de lui peut le déstabiliser, et ainsi éveiller sa conscience endormie par les mauvaises habitudes. En reprenant saint Thomas d’Aquin, Jacques Maritain fait remarquer qu’il existe deux sortes de courages : le courage à attaquer et le courage à supporter, auxquels correspondent deux sortes de forces, la force qui frappe et la force qui supporte. Pour Maritain « la croix est le signe transcendant des moyens qui relèvent de la force qui supporte, ou du courage à souffrir ». « Ne pas résister au mal en imitant le méchant » n’est donc pas chez le chrétien le signe d’une faiblesse mais au contraire d’une force supérieure qui a son origine en Dieu. Jésus lui-même n’a pas appliqué à la lettre son enseignement sur « tendre l’autre joue » mais il nous en a montré l’esprit lors de son procès. Au soldat qui vient de le frapper il ne tend pas l’autre joue, il se contente de l’interroger : « Si j’ai mal parlé, montre où est le mal ; mais si j’ai bien parlé, pourquoi me frappes-tu ? » La non-violence de Jésus ne signifie pas qu’il accepte l’injustice, bien au contraire.&lt;br /&gt;« Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent, afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est dans les cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et tomber la pluie sur les justes et sur les injustes ». J’espère que nous avons la grâce de ne pas avoir d’ennemis. Mais si cela devait nous arriver nous voilà prévenus sur la bonne attitude à adopter. Jésus motive l’amour des ennemis en nous demandant de regarder le Père et son action en faveur des hommes. Simone Weil, la philosophe juive, évoque « la perfection du Père dont le soleil et la pluie sont aveugles au crime et à la vertu ». L’attitude que le Seigneur attend ici de nous est surnaturelle. Elle fait violence à notre nature humaine marquée par le péché. Le chrétien c’est celui qui, à la suite de Jésus et en communion avec lui, imite le Père et veut lui ressembler en toutes choses, le chrétien est le fils de Dieu. La mention d’une récompense pose cependant problème et elle demande à être bien comprise. Le motif de l’amour des ennemis se trouve dans l’attitude même de Dieu qui est Père pour tous. Dieu, c’est évident, n’agit pas par crainte d’une punition ou en vue d’une récompense. Il agit selon son être profond, selon sa bonté, sa miséricorde, sa justice et sa sainteté. Avoir une intention pure, c’est agir à la manière de Dieu. Si nous avons cette grâce de pardonner à nos ennemis, de prier pour eux et de les aimer, nous ne le faisons pas pour une récompense ou un salaire. Si nous avons une relation commerciale avec Dieu, du type donnant-donnant, alors notre intention est impure. Alors de quelle récompense s’agit-il ici ? C’est la récompense du chrétien : elle consiste dans la joie de faire le bien, dans le bien lui-même que nous recherchons, et dans la communion plus profonde avec Dieu que nous pouvons alors vivre. Notre récompense c’est le bien lui-même qui nous rend de plus en plus semblables à Dieu notre Père. C’est à saint Jean Bosco que je laisserai le mot de la fin : « J’ai reconnu qu’il n’y avait rien de meilleur que d’être joyeux et de faire du bien dans sa vie ».&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8911632114352935532-4396059615142989764?l=meshomelies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://meshomelies.blogspot.com/feeds/4396059615142989764/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8911632114352935532&amp;postID=4396059615142989764' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/4396059615142989764'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/4396059615142989764'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://meshomelies.blogspot.com/2011/02/7eme-dimanche-du-temps-ordinaire.html' title='7ème dimanche du temps ordinaire'/><author><name>Padre Bob</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00622185621013325897</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-wi4bK2U-NP4/TnZjU_OCdUI/AAAAAAAAACY/37xtwzQyvr8/s220/Robert%2B8.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8911632114352935532.post-7475503047043365692</id><published>2011-02-09T11:34:00.001-08:00</published><updated>2011-02-09T11:34:37.287-08:00</updated><title type='text'>5ème dimanche du temps ordinaire</title><content type='html'>5ème dimanche du TO/A&lt;br /&gt;6/02/2011&lt;br /&gt;Matthieu 5, 13-16 (p. 551)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la lecture continue de l’Evangile selon saint Matthieu nous entendons en ce dimanche la suite de l’Evangile des Béatitudes. Cet enseignement de Jésus paraît simple. Le Seigneur a commencé son premier enseignement, le sermon sur la montagne, par un appel au bonheur selon la volonté de Dieu. Nous sommes faits pour le bonheur mais pas n’importe lequel. Nous avons à faire des choix de vie pour nous réaliser dans notre vocation d’enfants de Dieu. Toute la suite du sermon sur la montagne nous donne des éléments concrets pour vivre les Béatitudes. Ici en s’adressant aux premiers disciples Jésus insiste sur le témoignage qu’ils auront à rendre dans le monde. Nous pourrions être pris de vertige en entendant ces expressions fortes : Vous êtes le sel de la terre, vous êtes la lumière du monde... Un auteur chrétien des premiers siècles utilisait cette belle image pour situer la place des chrétiens, alors minoritaires, dans un empire romain païen : ils sont ce que l’âme est au corps. C’est-à-dire un principe vivifiant, une présence qui donne du sens et de l’espérance. Mais pour cela l’âme doit être unie au corps et non pas le fuir ou s’en séparer. L’image du sel de la terre dit la même chose. Ou pour reprendre le vocabulaire de saint Jean, les chrétiens doivent être dans le monde sans être du monde. Le sel n’a d’intérêt que mélangé à un aliment pour lui donner du goût et le mettre en valeur. En même temps le sel doit être différent de cet aliment pour jouer son role pleinement. Mais nous ne mageons pas le sel pour lui-même ! Tel est le paradoxe de la situation du chrétien dans notre monde. Et bien sûr la difficulté pour nous de trouver ce juste équilibre évangélique. L’Europe du 21ème siècle nous ramène finalement dans une situation assez proche de celle de ces premiers chrétiens minoritaires dans le grand empire romain. Si pendant des siècles le christianisme s’est confondu avec la chrétienté, ce n’est plus du tout le cas aujourd’hui et cela depuis la révolution francaise. Le message du Christ n’a plus le soutien des rois et des gouvernants ni celui des armes et de la contrainte pour se répandre. Il n’a que le témoignage de notre vie chrétienne. Nous sommes donc ce sel de la terre. L’image de la lumière du monde apporte une nuance. Si le sel se mêle aux aliments, la lumière est extérieure au monde qu’elle éclaire ou plutôt distincte. Le lampadaire est dans la pièce sans en faire partie. On peut l’enlever et le cacher comme le dit Jésus. Et c’est la fin de notre Evangile qui explique bien le témoignage que nous avons à donner en tant que lumière du monde : « Que votre lumière brille devant les hommes. Alors, en voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux ». Comment sommes-nous lumière pour notre monde ? En défendant des idées ? En parlant de notre foi ? Jésus nous répond : en agissant selon le bien, en étant des reflets de la bonté divine. Nous trouvons cette conviction dans tout le Nouveau Testament. Le témoin n’est pas un propagandiste ou un idéologue mais quelqu’un qui essaie d’être cohérent, une personne qui met ses actes en conformité avec sa foi. Loin de nous entraîner à un quelconque orgueil, cette expression de « lumière du monde » implique au contraire de notre part humilité et sagesse selon Dieu. Si nous agissons bien c’est par la grâce de Dieu. Et cet agir selon le bien renvoie les autres, dans ce monde, à la source de toute bonté, Dieu notre Père. Simplement une difficulté peut se présenter à nous. Car dans le même sermon sur la montagne, un peu plus loin, Jésus semble nous demander l’attitude contraire ! « Evitez de faire vos bonnes actions devant les gens de facon à ce qu’ils vous remarquent », et le Seigneur illustre ce principe avec les exemples de l’aumône, de la prière et du jeûne. D’un côté il semblerait que Jésus nous demande de nous montrer et de l’autre de nous cacher ! Cet Evangile n’est donc pas si simple que nous pouvions le penser a priori. Et il est toujours profitable pour nous de lire un passage d’Evangile dans son contexte plus large. La solution à cette contradiction apparente pourrait être la suivante : le Seigneur nous rappelle ainsi que notre première motivation dans le choix de ce qui est bon c’est le bien en lui-même. Je n’agis pas bien pour me montrer aux autres, ni même pour avoir une place au paradis. Si je choisis le bien, c’est parce que je suis convaincu qu’il est en soi toujours préférable au mal. Si je choisis le bien, c’est parce que je sais qu’il est la clef du bonheur véritable pour moi et pour les autres. Agir en sel de la terre et en lumière du monde, c’est donc être témoin de la Bonne Nouvelle. Et justement le vrai témoin ne joue pas un role. Il est tout simplement ce qu’il est. Il ne se regarde pas ni ne se complaît en lui-même, ce qui serait bien sûr de l’orgueil. Ou pour le dire autrement au moins j’ai conscience de jouer mon role de témoin au plus je le suis en vérité. Le témoignage le plus vrai est toujours naturel, il n’est ni calculé, ni recherché, ni affecté. Toutes les personnes qui ont approché Jean-Paul II savent que ce pape a été témoin d’abord dans sa manière d’être. Son plus bel enseignement sur la prière a consisté simplement à prier. Ceux qui ont eu la grâce de le voir en état de prière le savent bien. Il ne jouait pas un role dans le but d’édifier les fidèles. Il priait, c’est tout. Puisse notre témoignage chrétien avoir la force de la simplicité et du naturel !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8911632114352935532-7475503047043365692?l=meshomelies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://meshomelies.blogspot.com/feeds/7475503047043365692/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8911632114352935532&amp;postID=7475503047043365692' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/7475503047043365692'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/7475503047043365692'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://meshomelies.blogspot.com/2011/02/5eme-dimanche-du-temps-ordinaire.html' title='5ème dimanche du temps ordinaire'/><author><name>Padre Bob</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00622185621013325897</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-wi4bK2U-NP4/TnZjU_OCdUI/AAAAAAAAACY/37xtwzQyvr8/s220/Robert%2B8.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8911632114352935532.post-7363200211574276404</id><published>2011-01-21T10:37:00.000-08:00</published><updated>2011-01-21T10:38:17.150-08:00</updated><title type='text'>3ème dimanche du temps ordinaire</title><content type='html'>3ème dimanche du TO/A&lt;br /&gt;23/01/2011&lt;br /&gt;Matthieu 4, 12-23 (p. 447)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En ce début du temps ordinaire l’évangéliste Matthieu nous présente le commencement de la prédication du Seigneur. Le contenu de cette prédication n’est ni nouveau ni original. Jésus reprend l’appel à la conversion de Jean le baptiste et ce faisant il le confirme dans sa qualité de prophète envoyé par Dieu pour préparer la Nouvelle Alliance : « Convertissez-vous, car le Royaume des cieux est tout proche ». Par contre saint Matthieu souligne fortement le choix du lieu fait par Jésus pour y commencer son ministère public : la Galilée, carrefour des païens. Jésus a passé les trente années de sa vie cachée à Nazareth, donc dans cette province de Galilée au nord d’Israël, province frontalière avec des territoires païens. Il descend vers le sud pour se faire baptiser par Jean dans les eaux du Jourdain et, après l’épisode du séjour au désert, remonte vers le nord. Ce choix a de quoi surprendre. On aurait pu imaginer Jésus commencant sa prédication en Judée, au centre religieux du pays, et même à Jérusalem, ville sainte à cause du Temple et des sacrifices. Non, le Seigneur délaisse ces lieux prestigieux pour tout Juif et s’installe en Galilée, province lointaine et méprisée parce qu’ouverte aux mauvaises influences de peuples impurs, de peuples païens. Nous le voyons, Jésus est un Juif fidèle et pratiquant, mais il ne se laisse pas enfermer dans l’orgueil religieux de son peuple. Dès le début de sa mission il indique qu’il vient pour tous, et d’abord pour ceux qui sont méprisés par les élites religieuses de Jérusalem. Il fait de la ville de Capharnaüm, au bord du lac de Galilée, sa base arrière. Jérusalem sera donc le terme de sa mission et non pas le point de départ. Jésus part de l’extérieur du Judaïsme pour aller au fur et à mesure des trois années de sa prédication vers son centre, Jérusalem, où il offrira sa vie pour nous.&lt;br /&gt;C’est donc dans cette Galilée que dès le début il voudra s’associer des hommes, appeler des disciples. Nous connaissons bien le récit de l’appel des quatre premiers disciples. Mais nous devrions peut-être nous étonner encore une fois de l’originalité du choix de Jésus. Ces hommes ne sont ni des prêtres, ni des docteurs de la Loi ni des pharisiens. Ils ne font pas partie de l’élite religieuse d’Israël. Aujourd’hui on dirait que ce sont de simples laïcs, des croyants certainement pas parfaits, des membres du peuple de Dieu. Ce choix de Jésus reflète bien la manière de faire de Dieu qui exalte les personnes simples et élève les humbles. Ces hommes sont des pêcheurs. Etait-ce une bonne situation sociale en Galilée à l’époque de Jésus ? Je n’en sais rien. Pierre était peut-être un patron pêcheur. En tout cas leur activité semble avoir un caractère familial. Ce qui est certain c’est que ces hommes, encore une fois, sont bien des personnes simples appartenant à un milieu modeste et populaire. Et bien ce sont eux qui sont appelés à devenir pêcheurs d’hommes à la suite de Jésus. Leur réponse généreuse et immédiate à cet appel nous touche. De cet épisode fondateur dans la prédication de l’Evangile nous pouvons aussi retenir un enseignement important pour la vie de notre Eglise aujourd’hui. Jésus, tout Fils de Dieu qu’il était, n’a pas voulu commencer sa mission d´évangélisation tout seul. Il a voulu s’associer quatre hommes faibles et sans formation particulière. Leur seule bonne volonté et générosité lui suffisaient. Lorsque notre Eglise veut porter l’Evangile aux hommes de notre temps elle le fait avec tous ses membres. Le concile Vatican II a enseigné que les laïcs n’étaient pas là seulement pour aider les prêtres dans cette mission. Parce qu’ils sont baptisés et confirmés les laïcs partagent avec les prêtres la responsabilité de l’annonce de l’Evangile. Et le même Concile a rappellé que le lieu propre de la mission des laïcs c’était le monde, particulièrement le monde du travail et de la famille. Le premier engagement des fidèles est donc dans leurs lieux de vie ordinaire. Ce n’est pas dans une synagogue que les disciples ont été appellés mais bien sur leur lieu de travail, au bord du lac. Je ne sais pas si vous réalisez à quel point vous faites de nombreuses rencontres avec des personnes fort différentes tout au long de l’année dans votre travail, à l’école, dans les commerces, en famille etc. Dans tout ces lieux vous pouvez être témoins du Christ et de son Evangile, toujours par vos actes et votre attitude, par la parole aussi lorsque l’occasion se présente. Ce premier engagement des laïcs dans le monde n’exclue pas bien sûr un engagement au sein de la paroisse ou de la communauté chrétienne. Que ce soit dans la paroisse ou dans le monde nous devons toujours garder au fond de notre coeur cette flamme missionnaire. Cette flamme qui nous redit chaque jour que nous avons à partager sans crainte la Bonne Nouvelle de l’Evangile. Encore faut-il que nous sachions voir toutes les occasions de le faire que la Providence met sur notre route, et qu’avec l’aide de l’Esprit Saint nous puissions répondre généreusement « oui » à cet appel intérieur du Christ notre Seigneur.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8911632114352935532-7363200211574276404?l=meshomelies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://meshomelies.blogspot.com/feeds/7363200211574276404/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8911632114352935532&amp;postID=7363200211574276404' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/7363200211574276404'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/7363200211574276404'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://meshomelies.blogspot.com/2011/01/3eme-dimanche-du-temps-ordinaire.html' title='3ème dimanche du temps ordinaire'/><author><name>Padre Bob</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00622185621013325897</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-wi4bK2U-NP4/TnZjU_OCdUI/AAAAAAAAACY/37xtwzQyvr8/s220/Robert%2B8.JPG'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8911632114352935532.post-7275268397655841995</id><published>2011-01-19T10:27:00.001-08:00</published><updated>2011-01-19T10:27:51.704-08:00</updated><title type='text'>2ème dimanche du temps ordinaire</title><content type='html'>2ème dimanche du TO/A&lt;br /&gt;16/01/2011&lt;br /&gt;Jean 1, 29-34 (p. 398)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En ce début du temps ordinaire l’Evangile de Jean fait le lien avec la fête de dimanche dernier, le baptême du Seigneur. Nous y retrouvons le personnage de Jean le baptiste. Cet Evangile se situe donc au moment où Jésus inaugure son ministère public. C’est un moment décisif. Jean rend son témoignage au Seigneur Jésus qui vient de Nazareth jusqu’au Jourdain pour y recevoir le baptême. D’avance il donne au peuple d’Israël l’identité de Jésus. Avant de regarder de près cette carte d’identité, il est bon de nous attarder sur un fait précis. A deux reprises Jean le précurseur affirme : « Je ne le connaissais pas ». Celui qui a pour mission de préparer les chemins du Seigneur n’hésite pas à affirmer son ignorance quant à l’identité réelle de Jésus ! C’est Dieu lui-même qui a inspiré à Jean la connaissance de son Fils. Il le lui a révélé. Ce fait nous permet de méditer sur la réalité de notre foi. Si nous sommes nés dans une famille chrétienne nous risquons d’oublier cette caractéristique essentielle de la foi : elle est un don de Dieu qui nous révèle son Fils comme Sauveur. La foi n’est pas une réalité naturelle accessible à notre seule volonté humaine. Elle est bien une grâce de Dieu qui se révèle en vue de notre bonheur et de notre salut. C’est pour cette raison que parler de « transmission de la foi » est toujours ambigü. Les parents comme les catéchistes ou encore les prêtres n’ont pas le pouvoir de transmettre la foi. Comme si des hommes pouvaient donner à d’autres hommes le don de la foi ! Je rencontre souvent des parents qui me disent leur peine face à des enfants éduqués chrétiennement et qui semblent avoir abandonné le chemin du Christ. Je comprends bien sûr leur peine. Je leur fais remarquer qu’il n’est pas rare que des enfants ayant recu la même éducation dans la même famille prennent ensuite des chemins différents... Les uns restent fidèles au Christ alors que les autres semblent s’en être éloignés... Comment expliquer cela ? Par le fait encore une fois que les parents n’ont pas le pouvoir de transmettre la foi à leurs enfants, mais aussi par le fait que la foi est un acte libre. La foi est toujours en même temps un don de Dieu et une réponse libre de notre part à ce don. Les éducateurs de la foi, parents, catéchistes ou prêtres n’ont qu’un seul pouvoir, non pas donner la foi, mais en présenter le contenu. Ils ont comme Jean le baptiste la possibilité de dire qui est Jésus et surtout de lui rendre témoignage. La véritable évangélisation consiste à rendre témoignage au Christ par nos actes et par nos paroles. Elle se différencie en cela du prosélytisme dans lequel on est convaincu de pouvoir donner la foi, même s’il faut pour cela ne pas respecter la liberté et la conscience de celui auquel nous voulons apporter le Christ. L’ignorance de Jean nous rappelle aussi qu’il a fallu à l’Eglise primitive au moins trois siècles pour, à partir des Ecritures et de sa vie de prière, comprendre un peu mieux l’identité de son Maître et Seigneur. Les conciles ont été des réponses à des erreurs, des hérésies, concernant la personne du Christ. Alors même si nous avons le catéchisme de l’Eglise catholique comme lumière pour notre foi, ne pensons pas tout comprendre du mystère du Christ et encore moins en avoir fait le tour à la mesure d’une vie humaine. Saint Thomas d’Aquin avouait à la fin de sa vie sa tentation de brûler tous ses écrits, se rendant compte de l’immense distance entre ce qu’il avait pu percevoir du mystère du Christ et la richesse inépuisable de la révélation chrétienne.&lt;br /&gt;Ceci étant dit regardons maintenant comment Jean introduit le Christ au commencement de sa mission. Sur sa carte d’identité il écrit deux mots : l’Agneau de Dieu et le Fils de Dieu, souvent traduit dans d’autre versions de la Bible par l’Elu de Dieu. Et le sceau qui authentifie ce témoignage c’est l’Esprit Saint. L’expression « Agneau de Dieu » se réfère bien sûr au sacrifice de l’agneau pascal par lequel les Juifs faisaient mémoire de leur libération d’Egypte. Dans la nouvelle Alliance l’Agneau n’est plus un animal mais un homme, l’Elu de Dieu, le Fils de Dieu. Dès le commencement de son ministère Jésus est désigné par Jean comme celui qui donnera sa vie pour notre libération. Ainsi la Croix est présente dès le début. Jésus est aussi l’Elu de Dieu sur qui repose l’Esprit Saint. Dans la nouvelle Alliance Dieu nous parle non plus à travers des prophètes mais par son Fils unique, celui qu’il a choisi pour nous dire une fois pour toutes et d’une manière extrême son amour de Père, sa volonté de nous voir enfin réconciliés entre nous et avec Lui. Après le Christ il ne peut donc y avoir ni de nouveaux prophètes ni de nouvelle révélation. C’est pour cela qu’un chrétien ne peut pas considérer Mahomet comme un prophète.&lt;br /&gt;Pour conclure nous pouvons nous poser quelques questions : Quelle est la place de l’Esprit Saint dans ma vie de foi et dans ma prière ? Ai-je toujours ce désir de mieux connaître le Christ par la prière et par l’étude ? En tant que chrétiens nous ne pouvons pas nous reposer sur nos acquis et encore moins sur le seul catéchisme recu lors de notre enfance. Par la prière nous devons nourrir en nous le désir de Dieu, lui dire que nous le recherchons sans cesse. Et par l’étude faire que la Parole de Dieu nous devienne de plus en plus intérieure et lumineuse malgré toutes les difficultés de la révélation biblique.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8911632114352935532-7275268397655841995?l=meshomelies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://meshomelies.blogspot.com/feeds/7275268397655841995/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8911632114352935532&amp;postID=7275268397655841995' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/7275268397655841995'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/7275268397655841995'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://meshomelies.blogspot.com/2011/01/2eme-dimanche-du-temps-ordinaire.html' title='2ème dimanche du temps ordinaire'/><author><name>Padre Bob</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00622185621013325897</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-wi4bK2U-NP4/TnZjU_OCdUI/AAAAAAAAACY/37xtwzQyvr8/s220/Robert%2B8.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8911632114352935532.post-2516639027632319585</id><published>2011-01-09T06:23:00.000-08:00</published><updated>2011-01-09T06:24:10.576-08:00</updated><title type='text'>LE BAPTEME DU SEIGNEUR</title><content type='html'>Le baptême du Seigneur / A&lt;br /&gt;9/01/2011&lt;br /&gt;Matthieu 3, 13-17 (p. 345)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La fête de ce dimanche marque le passage entre le temps de Noël et le temps ordinaire qui commencera demain. Le baptême de Jésus dans les eaux du Jourdain a ainsi une double signification. Il nous donne le but du mystère de l’incarnation et en même temps il inaugure, après des années de vie cachée à Nazareth, le ministère public de Jésus au milieu de son peuple. Le baptême de Jésus est une véritable révélation de sa mission, un moment fondateur pour tout ce qui suivra. Et c’est probablement pour cela qu’il est aussi une manifestation du Dieu Trinité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans les eaux du Jourdain le Seigneur nous dit le but de sa venue parmi nous, le pourquoi de sa fraternité avec tout homme depuis sa naissance au milieu des animaux de la crèche de Bethléem : que tout homme puisse devenir un fils bien-aimé du Père. Toute la mission du Seigneur consistera précisément à révéler Dieu non seulement comme son Père mais comme notre Père à tous. Tous les actes et toutes les paroles du Seigneur seront un rappel de notre divine vocation : créatures de Dieu nous sommes faits pour devenir ses fils, par le baptême justement. « Là où il passait, il faisait le bien » : c’est ainsi que le chef des apôtres résume le ministère de son Maître et Seigneur. C’est dire que ce Dieu Père révélé par Jésus a pour caractéristique essentielle la bonté. C’est comprendre aussi que si nous prétendons être ses fils, nous devons marcher sur le même chemin que Jésus, être des reflets de la bonté divine partout où nous passons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si au baptême de Jésus notre divine vocation nous est révélée, nous savons aussi quel obstacle se dresse sur la route de notre divinisation. Car le baptême que Jésus veut recevoir des mains de Jean est un baptême de pénitence en vue du pardon des péchés. D’où la réaction de Jean qui ne s’y trompe pas et qui fait au Seigneur la lecon : N’es-tu pas en train d’inverser les rôles ? Cette réaction de Jean en annonce une autre à l’autre bout de l’Evangile, le soir du jeudi saint. Souvenez-vous de l’initiative surprenante du Seigneur à la veille de sa mort : il veut laver les pieds de ses disciples dans un geste réservé aux esclaves. Et Pierre de refuser cet abaissement de son Maître, cette inversion des rôles entre Dieu et l’homme... Dans les eaux du Jourdain Jésus force la main à Jean, et cela pour deux raisons au moins. Lui qui est le Fils de Dieu veut se montrer solidaire des pauvres pécheurs que nous sommes. Mais c’est aussi pour nous libérer du pouvoir du mal et du péché qu’il descend dans les eaux. Et c’est là le début de son ministère, de son divin service à notre égard. Non seulement nous révéler que nous sommes faits pour être les fils de Dieu et vivre en conséquence, mais aussi nous donner la possibilité de guérir de notre péché par le baptême, la foi et les actes de bonté et de justice. Et ce divin service de libération atteindra son sommet dans le témoignage inouï du don de soi sur la croix. La fête de ce jour nous projette donc déjà au-delà du temps ordinaire dans le temps de Pâques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Célébrer le baptême du Seigneur c’est inévitablement faire mémoire de notre propre baptême et de notre condition de chrétiens dans ce monde. C’est nous redire ces grandes vérités de notre foi. Oui, nous sommes véritablement les fils et les filles bien-aimés du Père. Oui, nous sommes déjà libérés des puissances du mal même si nous demeurons faibles et sujets à bien des tentations. Oui, nous sommes appelés à mener notre vie en nous laissant inspirer et conduire par l’Esprit de Dieu. Peut-être que l’une des tentations de notre vie chrétienne est-elle celle de Jean et de Pierre... Nous pouvons penser que le Seigneur va trop loin ! Si nous progressons parfois si peu dans notre lutte contre le péché en nous et le mal dans nos vies, ne serait-ce pas parce que nous ne laissons pas à Jésus ressuscité jouer son rôle de Sauveur ? Quand nous mettons véritablement notre confiance en la puissance de l’Esprit Saint, quand nous le croyons capable de transformer nos coeurs et nos vies, si nous sommes des hommes et des femmes de bonne volonté, alors oui, nous progressons dans la vie des fils de Dieu, et souvent de manière visible et concrète. Se laisser conduire par l’Esprit implique aussi de savoir tirer profit même de nos faiblesses et de nos rechutes. Si Dieu les permet, c’est peut-être pour nous remettre dans l’esprit d’humilité, esprit sans lequel Dieu ne peut pas accomplir ses merveilles en nous. Rien ne serait plus terrible pour nous que de ne plus avoir foi en la puissance transformante de la grâce du baptême en nous. Nous ne sommes pas chrétiens une fois pour toutes, nous le devenons un peu plus chaque jour si nous sommes fidèles à l’Esprit, jusqu’au grand passage de la mort, où avec Jésus nous aurons la force de dire : Père, entre tes mains je remets mon esprit !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8911632114352935532-2516639027632319585?l=meshomelies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://meshomelies.blogspot.com/feeds/2516639027632319585/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8911632114352935532&amp;postID=2516639027632319585' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/2516639027632319585'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/2516639027632319585'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://meshomelies.blogspot.com/2011/01/le-bapteme-du-seigneur.html' title='LE BAPTEME DU SEIGNEUR'/><author><name>Padre Bob</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00622185621013325897</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-wi4bK2U-NP4/TnZjU_OCdUI/AAAAAAAAACY/37xtwzQyvr8/s220/Robert%2B8.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8911632114352935532.post-434892066825900028</id><published>2011-01-02T11:03:00.001-08:00</published><updated>2011-01-02T11:03:31.554-08:00</updated><title type='text'>EPIPHANIE DU SEIGNEUR</title><content type='html'>Epiphanie du Seigneur&lt;br /&gt;2/01/2011&lt;br /&gt;Matthieu 2, 1- 12 (p. 312)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le temps de Noël la fête de l’Epiphanie nous permet d’approfondir le mystère de l’incarnation. Car l’Epiphanie va bien au-delà de l’image populaire des trois rois mages... que nous ne trouvons pas dans le texte de Matthieu, lui se contente de parler des mages venus d’Orient. L’Evangile de cette fête a en effet une signification théologique d’une grande richesse. L’une des questions à laquelle répond ce récit pourrait être la suivante : Qui est venu voir l’enfant Jésus ? Nous savons par saint Luc que ce furent d’abord des bergers des environs de Bethléem : des personnes simples, pauvres, probablement analphabètes. Les bergers ne jouissaient pas d’une bonne réputation dans le peuple d’Israël. Toujours est-il que les seuls Juifs qui sont venus à la crèche ce sont eux. Les mystérieux mages venus d’Orient sont d’une certaine manière aux antipodes des bergers de Bethléem : ce sont des lettrés, des savants, des personnes riches et en plus des non-Juifs donc des païens. Quand nous lisons les Evangiles nous voyons donc auprès de l’enfant Jésus uniquement les bergers et les mages. Cela signifie que Jésus est venu pour être le sauveur de tous. Il est l’Emmanuel, Dieu avec nous, non seulement pour les Juifs mais aussi pour les païens. Il est l’Emmanuel pour les pauvres et pour les riches, pour les illétrés et pour les savants. Lui ne fait pas de tri. Son amour est universel et renverse toutes les frontières. Cet Evangile de Matthieu nous montre d’un côté l’amour universel du Père manifesté dans son Fils et de l’autre notre responsabilité face à cet amour. Car si les mages sont venus adorer Jésus, comment se fait-il que l’élite politique et religieuse d’Israël ne se soit pas déplacée ? Où étaient le roi Hérode, les chefs des prêtres et les scribes d’Israël ? Non seulement ils ne se sont pas déplacés, mais ils furent pris d’inquiétude en apprenant la naissance du Messie par des païens venus à Jérusalem leur demander des précisions. Lorsque Dieu accomplit enfin ses promesses à la plénitude des temps, lorsque Dieu se fait l’un de nous, il ne suscite dans son peuple que de l’inquiétude... Comment se fait-il que la naissance d’un enfant entraîne autant de méfiance et de crainte ? Et pourtant ils savaient. Ils avaient la connaissance des Ecritures, et c’est cette connaissance qui leur permet de répondre à la question des mages. Mais leur connaissance religieuse, aussi parfaite fut-elle, ne les a pas fait bouger. C’était probablement une connaissance dépourvue d’amour. Ce phénomène se répète chaque jour dans notre humanité. Nous savons parfaitement qu’il faudrait changer telle ou telle habitude, adopter un comportement plus responsable, ne plus tolérer le mensonge et l’injustice, mais tout semble continuer comme avant.&lt;br /&gt;L’Epiphanie est aussi l’occasion pour nous de réfléchir aux signes par lesquels Dieu nous parle. Bien sûr le premier et grand signe, c’est celui de l’enfant dans la maison de Bethléem. Car cet enfant est la Parole de Dieu faite chair. Remarquons toutefois que les bergers, les mages et les chefs des prêtres ont tous eu des signes de la part de Dieu. Pour les bergers un ange, pour les mages une étoile et pour les prêtres les Ecritures. Lorsque Dieu nous donne des signes pour nous attirer à Lui, ce sont toujours des signes adaptés à ce que nous sommes. Les mages n’ont pas eu le même signe que les bergers. Lorsque Dieu nous donne un signe, il ne contraint jamais notre liberté. Nous en trouvons la preuve dans l’attitude des chefs des prêtres qui, tout en connaissant la vérité, n’ont pas agi en conséquence. Ils ont tout simplement dit « non » à l’invitation que Dieu leur adressait. Le Concile Vatican II a demandé aux chrétiens d’être attentifs aux signes des temps pour une plus grande fidélité à Dieu. Les signes des temps peuvent être des événements de la vie de notre monde, de notre planète, comme des événements connus de nous seuls dans notre vie personnelle. La foi, l’espérance et la charité nous donnent une lumière particulière pour reconnaître les signes des temps et à travers eux la volonté de Dieu. C’est par sa Providence que Dieu gouverne notre humanité. Il ne prend pas notre place, il ne nous enlève ni notre responsabilité ni notre liberté. Mais il nous parle à travers ses signes. Lorsque nous sommes capables de relire à la lumière de la foi les événements de notre vie et de notre planète, alors nous pouvons découvrir la Providence de Dieu à l’oeuvre. Le tableau peut sembler parfois bien obscur et l’impression que le mal triomphe et gagne du terrain pourrait nous amener au découragement. Dieu cependant ne cesse de susciter par son Esprit des hommes et des femmes de bonne volonté qui n’ont comme force que la charité. Ce n’est pas forcément ce qui est le plus visible et le plus médiatisé mais cela existe bien davantage que nous ne pouvons le soupconner habituellement. Les prêtres sont bien placés pour en être les témoins, eux qui dans leur ministère percoivent ces signes de Dieu. Combien de fois ai-je pu m’émerveiller devant la générosité, le courage, la persévérance de tel homme ou de tel femme, croyant ou non-croyant ? Dans le Corps du Christ qui est l’Eglise il y a malheureusement bien des blessures, des divisions, des mesquineries... Mais il y a surtout un trésor inestimable de générosité, de don de soi et d´engagement. Hérode malgré tout son pouvoir royal n’a pas pu supprimer celui qui l’inquiétait : l’enfant-Dieu. Car la Providence a guidé les mages ainsi que saint Joseph.&lt;br /&gt;Oui, la lumière brille dans les ténèbres et les ténèbres ne l’ont pas arrêtée !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8911632114352935532-434892066825900028?l=meshomelies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://meshomelies.blogspot.com/feeds/434892066825900028/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8911632114352935532&amp;postID=434892066825900028' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/434892066825900028'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/434892066825900028'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://meshomelies.blogspot.com/2011/01/epiphanie-du-seigneur.html' title='EPIPHANIE DU SEIGNEUR'/><author><name>Padre Bob</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00622185621013325897</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-wi4bK2U-NP4/TnZjU_OCdUI/AAAAAAAAACY/37xtwzQyvr8/s220/Robert%2B8.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8911632114352935532.post-6948129703061058383</id><published>2010-12-26T12:22:00.000-08:00</published><updated>2010-12-26T12:23:00.421-08:00</updated><title type='text'>LA SAINTE FAMILLE</title><content type='html'>La Sainte Famille / A&lt;br /&gt;26/12/2010 &lt;br /&gt;Matthieu 2, 13-23 (p. 252)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parmi les temps liturgiques de notre année chrétienne, le temps de Noël ou de la Nativité du Seigneur est le plus bref. Avant la réforme liturgique il durait jusqu’au 2 février, fête de la présentation du Seigneur au temple. Aujourd’hui il se termine en janvier avec la fête du baptême du Seigneur. Notre célébration du mystère de l’Incarnation est donc à la fois brève et intense : c’est un chapelet de fêtes que synthétise le temps de Noël. En partant de son fondement, la naissance du Sauveur dans la nuit de la Nativité, jusqu’au commencement du ministère public de Jésus au moment de son baptême, en passant par la fête de la Sainte Famille, de Marie Mère de Dieu et de l’Epiphanie... Que de richesses spirituelles en si peu de temps !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous célébrons donc en ce lendemain de Noël la sainte famille de Jésus, Marie et Joseph, non pas comme une fête à part mais comme une fête du temps de Noël, c’est-à-dire une fête qui manifeste un aspect du mystère de l’incarnation. Lorsque Dieu se fait homme en son Fils, même s’il vient au monde par une conception virginale, il entre, lui aussi, dans une famille humaine. La place de Marie était absolument nécessaire dans cette volonté divine de l’incarnation. Mais la place de Joseph l’est tout autant même si cela semble moins évident de par le fait qu’il n’est pas le géniteur de Jésus. Il fallait que Joseph prenne chez lui son épouse Marie pour que le Fils de Dieu s’incarne vraiment et qu’il ait donc comme chacun et chacune d’entre nous une véritable famille humaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si saint Luc insiste sur le rôle de Marie, saint Matthieu, lui, centre tout son récit sur la personne de Joseph. Nous avons déjà rencontré cette figure discrète et attachante dans l’Evangile du 4ème dimanche de l’Avent avec le texte de l’annonciation à Joseph, lors d’un songe. Dieu adopte une manière particulière d’entrer en relation avec le père adoptif de son Fils unique : il envoie son ange à Joseph pendant qu’il dort pour le guider sur la conduite qu’il doit adopter. Notre Evangile signale tout de même trois manifestations angéliques à l’occasion d’un songe, ce qui n’est pas rien ! Dans la sainte famille Joseph tient la place du père protecteur. Quand Dieu veut se faire si proche des hommes pour leur dire son amour, l’ennemi du genre humain fait tout pour tenter de mettre en échec l’incarnation de la Parole divine. A Bethléem, lors du recensement, il n’y a pas de place dans l’hôtellerie pour Marie enceinte et Joseph. Après la naissance de Jésus au milieu des animaux de l’étable, Joseph parvient à trouver un logement pour sa famille à Bethléem comme semble l’indiquer le texte de Matthieu lors de la venue des Mages. Mais voilà que se lève un nouveau danger avec la folie meurtrière du roi Hérode d’où la nécessité de fuir en Egypte. Peut-être que certains pères pourraient jalouser Joseph en pensant que c’était bien facile pour lui d’être père puisque Dieu lui soufflait dans des songes la conduite à tenir... L’exemple de Joseph nous montre une paternité qui protège du danger, une paternité qui sauve et préserve la vie. Mais Joseph n’était pas pour autant un père possessif. Il disparaît des Evangiles, contrairement à Marie, après l’épisode douloureux de Jésus perdu et retrouvé au temple à l’âge de 12 ans. Joseph est ce père qui protège la vie en ses commencements, Jésus bébé et enfant, pour ensuite s’effacer devant son fils et sa mission. La vocation de père de famille aujourd’hui est probablement plus difficile à vivre qu’à d’autres époques, et cela pour des raisons que nous connaissons tous. La difficulté se situe, me semble-t-il, dans le juste équilibre à trouver entre une présence aimante et protectrice et le respect de la personnalité et de la liberté de ses enfants au fur et à mesure qu’ils grandissent et s’émancipent. Protéger ne signifie pas étouffer ou enfermer. De même que le respect de la liberté de ses enfants ne signifie pas indifférence à leur égard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Saint Joseph peut être enfin une source d’inspiration pour les pères dans sa manière de faire. Si l’Evangile nous rapporte des paroles de Marie, avez-vous remarqué que Joseph semble être le grand muet, celui qui ne parle pas ? C’est l’homme des songes, nous l’avons vu. C’est aussi celui qui se caractérise d’abord par son agir : « Joseph se leva ; dans la nuit, il prit l’enfant et sa mère, et se retira en Egypte, où il resta jusqu’à la mort d’Hérode » ; « Joseph se leva, prit l’enfant et sa mère, et rentra au pays d’Israël ». La sainteté de Joseph, père et époux, se trouve dans son action en faveur des siens, dans sa docilité aux inspirations de Dieu. Le bon père de famille ne serait-il donc pas celui qui a conscience de participer à la paternité même de Dieu ? Ne serait-il pas celui qui donne l’exemple, davantage par ses actes que par ses paroles ? Il semble bien que oui lorsque nous contemplons la figure de Joseph. Et ce qui est valable pour les pères de famille l’est aussi dans une certaine mesure pour toute personne dévouée à l’éducation des enfants et des jeunes. La meilleure autorité sera toujours celle de l’exemple donné, un exemple qui invite l’enfant à désirer ce qui est bon et juste. Un exemple que le jeune voudra imiter s’il percoit que l’agir selon le bien est source de joie véritable.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8911632114352935532-6948129703061058383?l=meshomelies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://meshomelies.blogspot.com/feeds/6948129703061058383/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8911632114352935532&amp;postID=6948129703061058383' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/6948129703061058383'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/6948129703061058383'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://meshomelies.blogspot.com/2010/12/la-sainte-famille.html' title='LA SAINTE FAMILLE'/><author><name>Padre Bob</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00622185621013325897</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-wi4bK2U-NP4/TnZjU_OCdUI/AAAAAAAAACY/37xtwzQyvr8/s220/Robert%2B8.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8911632114352935532.post-8571742864517248559</id><published>2010-12-26T12:21:00.001-08:00</published><updated>2010-12-26T12:21:51.138-08:00</updated><title type='text'>NATIVITE DU SEIGNEUR</title><content type='html'>Nativité du Seigneur 2010&lt;br /&gt;Messe du jour&lt;br /&gt;Jean 1, 1-18 (p. 216)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour cette messe du jour de Noël, l’Eglise offre à notre méditation le prologue de l’Evangile selon saint Jean. Cette page évangélique est sans aucun doute l’une des plus belles de toute la Bible. Comment ne pas être touché tout d’abord par la beauté de la forme littéraire ? Le prologue de Jean mérite en effet d’être compté parmi les chefs d’oeuvres de la littérature mondiale. Cette beauté de l’écriture et de la composition, Jean veut la mettre au service de la révélation divine. Le prologue de son Evangile est beau parce qu’il nous révèle avec une profondeur de vue unique en son genre le mystère de l’incarnation : « Le Verbe s’est fait chair, Il a habité parmi nous ». Si Luc dans la nuit de Noël essaie de nous rapporter le plus fidèlement possible l’événement de la crêche, Jean, lui, choisit de prendre ses distances avec la narration de la naissance pour nous plonger au coeur même du mystère que celle-ci inaugure. Nous percevons tous la densité théologique ce de prologue qui nous présente la naissance du Sauveur dans un contexte plus large, celui du projet de salut de Dieu pour notre humanité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Inspiré par l’Esprit Saint, Jean a l’audace de commencer ainsi son Evangile : « Au commencement était le Verbe, la Parole de Dieu... ». Comment ne pas penser à la toute première page de la Bible, au début du livre de la Genèse ? « Au commencement Dieu créa le ciel et la terre ». Nous pourrions lire et méditer en parallèle le premier chapitre de la Genèse et le prologue de l’Evangile selon saint Jean. Ces deux textes bibliques s’éclairent mutuellement. Dans son prologue Jean insiste fortement sur le rôle créateur du Verbe, de la Parole de Dieu. Dieu crée toutes choses par son Fils unique, par sa Parole. Lorsque dans le magnifique poème de la Genèse nous trouvons le refrain : « Dieu dit », nous comprenons alors qu’il s’agit d’une formule théologique cachée sous une expression à l’apparence banale... Oui, Dieu dit parce qu’il a une Parole, et c’est bien par l’expression de sa Parole qu’il fait surgir du néant l’être et l’existence. Et que crée-t-il au premier jour de la création ? La lumière, qu’il sépare des ténèbres. Une lumière qui a un sens spirituel puisque le soleil est créé seulement au 4ème jour... Et que lisons-nous dans notre prologue à propos du Verbe de Dieu ? « En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes ; la lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont pas arrêtée ». Cette démonstration est peut-être difficile à suivre pour ceux qui n’ont pas une connaissance familière de ces textes mais elle nous indique une vérité précieuse dans le message transmis par l’évangéliste : A Noël, à l’instant où le Verbe se fait chair, c’est une nouvelle création qui commence, une recréation. La Genèse nous apprend que nous avons été créés à l’image de Dieu, selon sa ressemblance, par sa Parole. Cet Evangile nous révèle qu’à Noël Dieu crée pour lui des fils et des filles en nous donnant sa Parole, son Fils unique : « Il leur a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu. Ils ne sont pas nés de la chair et du sang, ni d’une volonté charnelle, ni d’une volonté d’homme : ils sont nés de Dieu ». le grand mystère de l’incarnation annonce le mystère de notre renaissance par le baptême. Le Fils de Dieu se fait homme, pour que tout homme puisse devenir fils de Dieu. Voilà la signification principale du mystère que nous célébrons dans la joie et la gratitude. Dans la deuxième lecture nous avons comme un résumé de toute l’histoire du salut, histoire des alliances entre Dieu et les hommes. Il y a tout d’abord l’alliance fondamentale, celle de la Genèse, celle de la création. C’est ce qui est, que nous en soyons conscients ou pas : nous sommes tous des créatures de Dieu, nous portons dans notre vie, même blessée, la trace du Verbe créateur. Et avant de parvenir à la perfection de la Nouvelle Alliance, celle inaugurée par le mystère de Noël, il y a eu l’Ancienne Alliance, celle de Moïse, Alliance dans laquelle les créatures étaient appellées à servir Dieu pour trouver le salut. Avec l’incarnation, Dieu veut tisser avec nous des liens d’amitié, de tendresse, de confiance et d’amour. Il ne contente pas de ce qui est. Il ne veut plus voir en nous simplement des serviteurs, mais il veut nous appeler ses amis. Noël ne nous montre pas ce que nous sommes, si ce n’est notre condition de baptisés, mais ce que nous devons devenir : des amis de Dieu. Tout cela Jean le résume d’une manière synthétique dans son prologue : « Après la Loi communiquée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la perspective de ce que nous venons de méditer sous la conduite de saint Jean, je laisse maintenant la parole au grand évêque de Lyon, saint Irénée :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Oui, c’est le Verbe de Dieu qui a habité en l’homme, et qui s’est fait fils de l’homme, pour habituer l’homme à recevoir Dieu, et habituer Dieu à habiter en l’homme comme cela paraissait bon au Père ».&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8911632114352935532-8571742864517248559?l=meshomelies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://meshomelies.blogspot.com/feeds/8571742864517248559/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8911632114352935532&amp;postID=8571742864517248559' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/8571742864517248559'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/8571742864517248559'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://meshomelies.blogspot.com/2010/12/nativite-du-seigneur.html' title='NATIVITE DU SEIGNEUR'/><author><name>Padre Bob</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00622185621013325897</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-wi4bK2U-NP4/TnZjU_OCdUI/AAAAAAAAACY/37xtwzQyvr8/s220/Robert%2B8.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8911632114352935532.post-3442852576230492414</id><published>2010-12-19T11:45:00.001-08:00</published><updated>2010-12-19T11:45:46.506-08:00</updated><title type='text'>4ème dimanche de l'Avent</title><content type='html'>4ème dimanche de l’Avent / A&lt;br /&gt;19/12/2010&lt;br /&gt;Matthieu 1, 18-24 (p. 178)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 4ème dimanche de l’Avent est toujours pour nous une préparation directe à la fête de Noël et au mystère de l’incarnation. Pour cela la liturgie de la Parole nous fait entendre l’un des Evangiles de l’enfance en saint Matthieu ou en saint Luc. Marc commence son Evangile avec le ministère public de Jésus et Jean célèbre dans son prologue la venue de Dieu parmi nous sans se référer pour autant à l’événement de Noël. Nous entendrons le prologue de saint Jean lors de la messe du jour de Noël. Cette année nous méditons avec Matthieu l’annonciation faite à Joseph qui est d’une certaine manière le pendant de l’annonciation à Marie en saint Luc.&lt;br /&gt;Ce récit, comme tous les Evangiles de l’enfance, nous met tout particulièrement en contact avec le surnaturel : l’ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph pour lui révéler le dessein de Dieu ainsi que sa vocation d’époux de la Vierge Marie et de père adoptif de l’enfant qui naitra d’elle. Le surnaturel, parce qu’il est différent de notre expérience quotidienne, peut susciter en nous bien des réactions : de l’incrédulité à la crainte... Nous sommes dans le domaine proprement divin, domaine dans lequel les lois de la nature ne sont plus contraignantes car tout est possible à Dieu en vue du salut de notre humanité. Dieu sait très bien que son action dans le cours de notre histoire humaine peut nous effrayer ou nous interroger fortement. Aussi son ange est porteur d’un message rassurant : « Ne crains pas ! » C’est le même message que celui adressé par Gabriel à la Vierge Marie. Et Marie elle-même, la toute sainte, fut bouleversée ou troublée selon les traductions lorsqu’elle recut la visite de l’archange. Ce qui est compréhensible lorsque nous percevons la distance entre Dieu et nous. Et que nous savons par expérience que les anges ne viennent pas nous voir de manière régulière pour nous apporter des révélations... Le surnaturel nous rappelle donc que Dieu est le Tout-Autre. Confronté à cette irruption du surnaturel dans sa vie par le moyen d’un songe, Joseph, lui, ne semble pas troublé : « Il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit et prit chez lui son épouse ».&lt;br /&gt;Au centre de l’annonciation à Joseph il y a une réalité surnaturelle : Marie, Vierge, va enfanter un fils par l’action de l’Esprit Saint. C’est ce que nous nommons la conception virginale de Marie à ne pas confondre avec l’Immaculée Conception, dogme selon lequel Marie a été préservée du péché originel dès sa conception et de tout péché dans sa vie. Bien sûr la conception virginale a un sens théologique très fort : ce n’est pas pour le plaisir de contourner les lois de la nature que Dieu décide que son Fils viendrait parmi nous en naissant d’une jeune fille vierge. Et encore moins parce que la sexualité humaine serait une chose mauvaise en elle-même ! Dieu choisit pour son Fils une conception virginale pour nous dire qui est l’enfant Jésus. La conception virginale nous renseigne en effet sur l’identité et la mission de ce bébé qui naitra dans une crêche à Bethléem. Ce bébé unique dans l’histoire de notre humanité sera à la fois vraiment Dieu et vraiment homme. Vraiment Dieu parce que son seul Père c’est Dieu et que c’est par l’action de l’Esprit Saint qu’il vient au monde. Vraiment homme parce que Marie est sa mère et qu’il tient d’elle son humanité. En naissant d’une Vierge fécondée par l’Esprit de Dieu, Jésus est le signe d’une création nouvelle, d’une recréation. A partir de Lui et avec Lui une nouvelle humanité est possible, une humanité qui ne tirera plus son origine seulement des lois naturelles, celles de la chair, mais aussi des lois spirituelles, celles de l’Esprit. Ainsi la conception virginale de Marie annonce notre seconde naissance, notre naissance par et dans l’Esprit de Dieu, au jour de notre baptême. A Noël Joseph adopte Jésus comme son propre fils. Au baptême Dieu nous adopte et fait de nous ses fils.&lt;br /&gt;Enfin si Dieu utilise le surnaturel parce qu’il est Dieu et que son oeuvre dépasse tout ce que nous pouvons imaginer, c’est non pas pour souligner la distance entre Lui et nous, c’est pour en quelque sorte l’abolir ! C’est tout le sens du mystère de l’Incarnation. Dieu en son Fils se fait vraiment l’un de nous ; en cet enfant nommé Jésus il épouse notre humanité pour s’unir à elle et cela pour toujours. Sans le « oui » de Joseph et de Marie cette merveilleuse union entre la divinité et l’humanité aurait été impossible. Remarquons donc que Dieu peut agir de manière surnaturelle mais qu’il a besoin de nous pour réaliser son plan d’amour et de réconciliation. Pendant les jours qui nous séparent encore de Noël gardons dans notre mémoire et dans notre coeur ce beau nom d’Emmanuel : Dieu avec nous, Dieu au milieu de nous, Dieu parmi nous. Méditons-le dans notre prière quotidienne en nous mettant comme Joseph à la disposition de Dieu pour qu’aujourd’hui encore il soit connu comme le Père tout proche de chacun de ses enfants, particulièrement des plus méprisés et des plus abandonnés.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8911632114352935532-3442852576230492414?l=meshomelies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://meshomelies.blogspot.com/feeds/3442852576230492414/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8911632114352935532&amp;postID=3442852576230492414' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/3442852576230492414'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/3442852576230492414'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://meshomelies.blogspot.com/2010/12/4eme-dimanche-de-lavent.html' title='4ème dimanche de l&apos;Avent'/><author><name>Padre Bob</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00622185621013325897</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-wi4bK2U-NP4/TnZjU_OCdUI/AAAAAAAAACY/37xtwzQyvr8/s220/Robert%2B8.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8911632114352935532.post-8430634912539611986</id><published>2010-12-04T11:12:00.001-08:00</published><updated>2010-12-04T11:12:46.929-08:00</updated><title type='text'>Deuxième dimanche de l'Avent</title><content type='html'>2ème dimanche de l’Avent / A&lt;br /&gt;5/12/2010&lt;br /&gt;Matthieu 3, 1-12 (p. 53)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec les prophètes, Isaïe en particulier, avec Joseph et Marie, Jean le baptiste fait partie de ces personnages bibliques qui marquent notre temps de l’Avent. Pourtant il ne se situe pas dans notre Evangile avant le mystère de Noël mais bien après. S’il nous est présenté c’est parce qu’il a cette fonction unique de préparer le peuple au ministère public de Jésus et d’annoncer avant lui la venue du royaume des cieux ainsi que la fin des temps. La caractéristique essentielle de ce royaume de Dieu nous est donnée par Isaïe dans la première lecture: “Il ne se fera plus rien de mauvais ni de corrompu sur ma montagne sainte; car la connaissance du Seigneur remplira le pays comme les eaux recouvrent le fond de la mer.” Les images paradisiaques de paix et de réconciliation universelle entre les créatures signifient bien cette disparition totale du mal. Dieu règne en effet là où sa bonté et son amour triomphent. Et c’est dans cette perspective que Jean prêche au peuple la conversion et donne un baptême par lequel chacun se reconnaît humblement pécheur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Matthieu nous présente Jean comme un prophète austère et sévère qui annonce la colère et le jugement de Dieu en traitant ceux qui viennent à lui d’”engeances de vipères”... Il utilise pour amener les Juifs à la conversion une méthode violente dans laquelle la charité semble être absente de même que le respect pour ses interlocuteurs. Il utilise deux images pour menacer les pécheurs par le jugement de Dieu désormais tout proche: celle de l’arbre fruitier et celle du blé. Le jugement sera une séparation entre les bons et les méchants, et ces derniers seront condamnés au feu qui ne s’éteint pas. Jean annonce la venue de Jésus non seulement comme celui qui baptisera dans l’Esprit mais aussi comme le juge redoutable qui séparera le bon grain de la paille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques chapitres plus loin dans le même Evangile nous retrouvons Jean dans sa prison. Il se met à douter de l’identité de Jésus qu’il avait annoncé comme le Messie et le juge. Et il envoie vers le Seigneur des messagers avec la question suivante: “Es-tu celui qui doit venir ou devons-nous en attendre un autre?” Pourquoi ce doute dans l’esprit de Jean? Tout simplement parce qu’il se rend compte que l’attitude de Jésus ne correspond pas du tout à ce qu’il avait annoncé: la venue redoutable du Messie juge qui allait faire le tri entre les bons et les méchants. La prédication de Jésus, même si elle a des points communs avec celle de Jean, marque en effet une nette rupture. Reprenons simplement quelques éléments pour le montrer. Le premier et peut-être le plus marquant du point de vue symbolique, c’est que Jésus demande justement à Jean, contre sa volonté, de recevoir le baptême en vue de la reconnaissance des péchés. Jésus, Fils de Dieu, est innocent, le péché n’a aucune place en Lui, il est le Saint de Dieu. Alors pourquoi se mêler à la foule des pécheurs se faisant baptiser par Jean? Pour signifier clairement le sens de sa venue et de sa mission parmi nous: il se montre ainsi solidaire des pécheurs. Il abolit de ce fait la loi de pureté de l’Ancien Testament qui séparait strictement le pur de l’impur, le saint du pécheur. En prêchant la justice parfaite de la Nouvelle Alliance, justice supérieure à celle des scribes et des pharisiens, il révèle, dans le cadre du commandement de l’amour des ennemis, le coeur de Dieu: le Père céleste “fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et tomber la pluie sur les justes et les injustes”. La bonté de Dieu est universelle et parfaite, elle ne dépend pas du fait que nous soyons justes ou pécheurs. Et lors de l’appel de Lévi qui deviendra l’apôtre et l’évangéliste Matthieu Jésus se justifie ainsi face aux attaques des pharisiens: “Allez donc apprendre ce que signifie: C’est la miséricorde que je veux, non le sacrifice. Car je suis venu appeler non pas les justes, mais les pécheurs.” Nous comprenons pourquoi Jean commence à douter dans sa prison à propos de Jésus: il est tellement différent de ce qu’il avait annoncé! Jean marque cette frontière entre l’Ancienne et la Nouvelle Alliance, mais il appartient encore dans sa mentalité à ce qui est en train de passer pour laisser place à la bouleversante nouveauté du message évangélique. Il a beau être le plus grand des enfants des hommes, cependant le plus petit dans le royaume des cieux est plus grand que lui. Quelle réponse donne le Seigneur à Jean qui se demande si c’est vraiment lui le Messie? Un amas de citations d’Isaïe dans lesquelles la notion de jugement est totalement absente! Jésus lui répond: Oui, je suis le Messie parce que je guéris les malades et que j’annonce la Bonne Nouvelle aux pauvres. Enfin dans sa réponse Jésus souligne lui-même la distance qu’il prend par rapport au style austère de Jean son précurseur: “Jean est venu, il ne mange ni ne boit, et l’on dit: Il a perdu la tête. Le Fils de l’homme est venu, il mange, il boit, et l’on dit: Voilà un glouton et un ivrogne, un ami des collecteurs d’impôts et des pécheurs.” Révélateur de la bonté et de la miséricorde de Dieu, Parole de Dieu faite chair, Jésus ne s’est pas présenté à nous sous les traits rébarbatifs d’un prophète triste et sévère: “Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi je vous donnerai le repos... Car je suis doux et humble de coeur... Mon joug est facile à porter et mon fardeau léger.”&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jean comme Jésus nous appellent donc, avec des méthodes très différentes, à la conversion, au changement de vie pour accueillir en nous la réalité nouvelle du Royaume de Dieu. Peut-être que la grande conversion que nous avons à vivre en tant que chrétiens est la suivante: avec un coeur universel comprendre que le monde ne se divise pas en deux camps, celui des bons et celui des méchants. Cette vue simpliste ne correspond pas à notre expérience. Mais c’est bien dans notre coeur, en nous, que coexistent le bien et le mal, l’amour et la haine. La frontière entre le bien et le mal est intérieure. Et nous avons bien besoin de toute notre vie et du sacrement du pardon pour nous purifier toujours davantage de ce mal qui nous affaiblit et nous défigure. Et Jean a bien raison de nous rappeler que nous devons produire un fruit exprimant notre conversion. C’est ce que Notre Seigneur appelle d’une manière significative “faire la vérité”. Le chrétien vit la vérité de sa foi. C’est en mettant en pratique l’Evangile que nous pouvons le connaître et le comprendre: “Celui qui fait la vérité vient à la lumière pour que ses oeuvres soient manifestées, elles qui ont été accomplies en Dieu.”&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8911632114352935532-8430634912539611986?l=meshomelies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://meshomelies.blogspot.com/feeds/8430634912539611986/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8911632114352935532&amp;postID=8430634912539611986' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/8430634912539611986'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/8430634912539611986'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://meshomelies.blogspot.com/2010/12/deuxieme-dimanche-de-lavent.html' title='Deuxième dimanche de l&apos;Avent'/><author><name>Padre Bob</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00622185621013325897</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-wi4bK2U-NP4/TnZjU_OCdUI/AAAAAAAAACY/37xtwzQyvr8/s220/Robert%2B8.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8911632114352935532.post-4533440659731943215</id><published>2010-11-28T12:03:00.001-08:00</published><updated>2010-11-28T12:03:39.338-08:00</updated><title type='text'>Premier dimanche de l'Avent</title><content type='html'>Premier dimanche de l’Avent / A&lt;br /&gt;28/11/2010 &lt;br /&gt;Matthieu 24, 37-44 (p. 6)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au commencement de cette nouvelle année liturgique nous entendons le Seigneur Jésus nous parler de son avènement à la fin des temps. Pour les Juifs de l’époque du Christ la question du retour du Messie et de la fin du monde était une question essentielle. L’attente eschatologique était alors très forte et même les premiers chrétiens croyaient que le retour du Christ dans la gloire était tout proche... Dans d’autres passages de l’Evangile le Seigneur utilise un langage emprunté au style apocalyptique, ici il n’en est rien. &lt;br /&gt;Au centre de cette page d’Evangile nous entendons une invitation pressante: “Veillez donc”. Et la raison pour laquelle nous devons demeurer vigilants nous est immédiatement donnée: “Car vous ne connaissez pas le jour où votre Seigneur viendra”.  Pour les chrétiens que nous sommes veiller c’est donc se tenir prêts à accueillir le Seigneur qui vient, le Seigneur qui viendra. Voilà le premier sens spirituel du temps de l’Avent. Personne ne connaît la date de cet Avènement mais nous savons tous avec certitude que notre vie terrestre aura un terme au moment de notre mort. Et nous ne connaissons pas plus la date de notre mort que celle de l’Avènement du Seigneur. Même si nous pouvons mourir de bien des manières... Après une longue maladie ou de manière brutale et accidentelle par exemple.  Autour de cet enseignement central de Jésus, “Veillez”, nous avons deux illustrations. La première est empruntée à l’histoire passée: Souvenez-vous de ce qui s’est passé au temps du déluge. La seconde est une petite parabole. Dans la première illustration le Seigneur compare notre situation à celle de nos ancêtres avant le déluge. Et il nous décrit les activités normales des hommes sans préciser qu’ils étaient pécheurs.  Jésus adapte donc l’histoire de Noé puisque dans l’Ancien Testament ce qui motive le déluge c’est bien la méchanceté des hommes. Il insiste sur l’effet de surprise de cet événement. Et il nous montre comme une loterie du salut: l’un est pris, l’autre laissé; l’une est prise, l’autre laissée. Sans nous dire sur quel critère certains sont sauvés et d’autres sont exclus du salut de Dieu. Et nous pourrions véritablement avoir peur devant ce qui nous semble être un tirage au sort, un peu au hasard... La fine pointe de cet enseignement, nous l’avons vu, n’est pas de type moral. Mais ce qui fait que certains sont pris dans le Royaume de Dieu et que d’autres sont laissés à l’extérieur de ce Royaume c’est tout simplement la différence entre ceux qui veillent et ceux qui se sont endormis. Comme dans la parabole des vierges sages et des vierges insensées. Jésus veut ainsi nous convaincre de la nécessité que nous avons de nous préparer à le rencontrer. C’est déjà vrai en cette vie terrestre mais c’est encore plus vrai pour notre préparation au grand passage, à ce moment qui marquera la fin de notre vie. Cette vigilance spirituelle ne doit pas être marquée par la peur mais bien plutôt par une confiance encore plus grande en la puissance de l’amour de Dieu à notre égard. La première lecture comme le psaume nous montrent que le Royaume de Dieu est un royaume de paix. Et c’est dans la paix de l’Esprit Saint que nous devons nous préparer à entrer dans la Jérusalem du ciel. La meilleure préparation à la rencontre avec le Seigneur et à sa venue se trouve dans l’accomplissement joyeux et courageux de notre devoir d’état chaque jour en fonction de notre vocation et de notre âge.  Je ne sais plus quel jeune saint avait fait cette réponse merveilleuse à un adulte qui lui demandait: “Que ferais-tu si tu devais mourir dans l’instant qui vient?” Il avait répondu: “Je continuerais à jouer avec mes camarades”. C’est cela être prêt.&lt;br /&gt;Quant à la petite parabole du voleur elle insiste elle aussi sur l’effet de surprise. Dieu n’est pas un voleur bien sûr. Et son intention n’est pas de nous tendre un piège en nous laissant dans l’ignorance du jour de notre mort et du moment de la fin de notre monde. Dieu n’est pas un maître sadique qui profiterait de l’effet de surprise pour pouvoir mieux nous punir. Le fait que Dieu nous laisse dans l’ignorance du jour et de l’heure est au contraire une source de liberté extraordinaire. Ce serait terrible si nous connaissions par avance le moment de notre mort ou celui de la fin du monde comme le prétendent les témoins de Jéhovah (ils l’ont annoncé à plusieurs reprises...). Veiller, c’est bien utiliser notre liberté en ce monde en vue du combat de la lumière. Oui, la vie chrétienne est une lutte spirituelle non pas contre de prétendus ennemis mais contre ce qui, en nous, nous empêche de reconnaître le vrai visage de Dieu et de le rencontrer dans la foi, l’espérance et la charité. Veiller, c’est rechercher inlassablement la vraie paix, signe du Royaume de Dieu, et c’est rayonner la bonté de Dieu par nos actes et nos choix de chaque jour. Ce programme n’est réalisable que par la grâce de Dieu et par une vie de prière toujours plus authentique. Seule cette expérience de la prière personnelle est capable de nous faire passer des idées humaines sur Dieu à la connaissance intérieure du Dieu qui est Amour: communion du Père, du Fils et de l’Esprit Saint.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8911632114352935532-4533440659731943215?l=meshomelies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://meshomelies.blogspot.com/feeds/4533440659731943215/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8911632114352935532&amp;postID=4533440659731943215' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/4533440659731943215'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/4533440659731943215'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://meshomelies.blogspot.com/2010/11/premier-dimanche-de-lavent.html' title='Premier dimanche de l&apos;Avent'/><author><name>Padre Bob</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00622185621013325897</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-wi4bK2U-NP4/TnZjU_OCdUI/AAAAAAAAACY/37xtwzQyvr8/s220/Robert%2B8.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8911632114352935532.post-1120759720641385843</id><published>2010-11-19T06:50:00.001-08:00</published><updated>2010-11-19T06:50:32.216-08:00</updated><title type='text'>LE CHRIST ROI DE L'UNIVERS</title><content type='html'>Le Christ Roi de l’Univers / C&lt;br /&gt;21/11/2010&lt;br /&gt;Luc 23, 35-43 (p. 1042)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La fête du Christ Roi de l’univers, d’institution récente (1925), marque la fin de notre année chrétienne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans un premier temps je voudrais méditer pour vous quelques aspects de ce mystère de la royauté du Christ à partir des lectures bibliques. Ensuite je vous proposerai quelques applications concrètes de ce mystère dans la vie de notre Eglise et dans notre vie chrétienne d’aujourd’hui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La deuxième lecture, un très beau texte de l’apôtre Paul, nous invite à regarder le projet de Dieu dans toute son ampleur, de la création jusqu’à la fin des temps. La royauté du Christ ne se comprend que par rapport à ce projet du Père. Elle en est le commencement, le centre et l’accomplissement. Affirmer du Christ qu’il est le roi de l’univers, c’est donc d’abord rappeler que « c’est en lui que tout a été créé dans les cieux et sur la terre » et que tout est créé « par lui et pour lui ». Oui, Dieu donne vie à toute la création par son Fils unique, sa Parole vivante et éternelle. Et Adam est le roi de la création parce qu’il est créé avec Eve à l’image et à la ressemblance de Dieu. Adam et Eve sont l’image terrestre du Fils créateur. La vocation de l’homme et de la femme consiste donc à régner sur la création en collaborant à l’oeuvre même de Dieu. La royauté d’Adam est domination sur la création non pas pour la détruire ou l’asservir mais bien plutôt pour en faire une offrande au Père créateur, une action de grâce, un cri de reconnaissance et d’émerveillement pour l’oeuvre de Dieu. L’écologie ou le respect pour notre environnement naturel est donc une exigence chrétienne qui découle directement de notre vocation de roi de la création. Ce n’est pas quelque chose de facultatif pour le chrétien qui a compris le sens de sa place au sein de la création. Nous savons aussi qu’Adam et Eve, par le péché des origines, ont introduit le mal dans le monde. Ils n’ont plus été capables, en se séparant de Dieu, de continuer à exercer leur royauté sur l’univers de manière juste. En s’incarnant le Fils unique de Dieu vient nous redonner la royauté sur la création par le pardon des péchés et en nous offrant de nous réconcilier avec Dieu. En tant que baptisés et confirmés nous sommes déjà membres du royaume du Christ. Nouvel Adam, le Christ est aussi le roi de l’univers. Et c’est en lui que toute chose sur cette terre aura son accomplissement total. Tout chrétien est roi lorsqu’il fait remonter vers le Christ toute son activité, lorsqu’il offre au Christ l’ébauche d’une création nouvelle. Car c’est toute la création qui est appelée à entrer dans le royaume de Dieu, transfigurée par l’amour du Christ Roi. L’eucharistie en est une magnifique préfiguration puisque le pain et le vin deviennent le corps et le sang du Christ. L’Evangile nous montre comment le Christ est roi. Son trône, c’est la croix. Et il semble bien impuissant. En fait c’est sur la croix que, d’une manière paradoxale, le Christ déploie toute sa puissance royale qui est une puissance de don de soi et d’amour sans limites. C’est par la croix qu’il ouvre les portes du paradis fermé, le royaume de Dieu, au bandit qui le supplie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voyons maintenant quelques conséquences de ce mystère dans la vie de l’Eglise et dans notre vie. Depuis Constantin et jusqu’à une époque récente, l’Eglise a été tentée par la théocratie. En s’alliant étroitement au pouvoir politique elle a voulu dominer la société tout entière. Elle a succombé aux mirages du pouvoir et de la richesse, oubliant le caractère spirituel de la royauté de son Maître et Seigneur. Les chrétiens du 4ème et du 5ème siècles de persécutés qu’ils étaient sont devenus persécuteurs des païens. Et il a fallu des saints et des saintes, des Francois d’Assise par exemple, pour rappeler à l’Eglise sa vocation évangélique. Avec le concile Vatican II notre Eglise a renoncé à cette tentation d’imposer la royauté du Christ par la puissance et par la force. Elle est entrée en dialogue avec notre monde, comprenant qu’elle devait se faire la servante de notre humanité en adoptant les moyens qui furent ceux du Christ dans le temps de son incarnation. Ce n’est pas en dominant mais bien en servant que notre Eglise participe à la royauté du Christ sur l’univers. Mais plus de 40 ans après le Concile une autre tentation nous guette : celle de nous contenter de beaux discours. Ces beaux discours qui nous donnent bonne conscience et ne changent rien dans les faits ! Les chrétiens que nous sommes exercent la royauté du Christ sur cette terre non pas en créant des réseaux d’influence plus ou moins occultes mais en donnant l’exemple. Paul VI disait déjà en son temps à quel point l’homme contemporain avait davantage besoin de témoins que de professeurs. Enseigner la foi c’est bien, la vivre c’est encore mieux. Pour illustrer mon propos par un seul exemple : cela ne sert pas à grand chose pour le chrétien ou pour l’Eglise de répéter son refus de l’avortement tant qu’il ou elle n’agit pas pour accueillir les femmes en difficulté et pour les aider à garder l’enfant qu’elles portent. L’Eglise et les chrétiens seront crédibles dans la mesure où notre enseignement se transformera en actes et en choix concrets. Parler cela ne coûte pas grand chose, s’engager c’est tout autre chose. Ne soyons pas comme certains hommes politiques qui demandent aux citoyens des sacrifices alors qu’ils ne renoncent pas à leurs privilèges... Oui, nous sommes roi de la création par et pour le Christ si nous témoignons de son Royaume par nos actes et par le don réel de notre personne. La royauté du Christ s’étendra sur notre terre si nous donnons l’exemple de notre vie.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8911632114352935532-1120759720641385843?l=meshomelies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://meshomelies.blogspot.com/feeds/1120759720641385843/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8911632114352935532&amp;postID=1120759720641385843' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/1120759720641385843'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/1120759720641385843'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://meshomelies.blogspot.com/2010/11/le-christ-roi-de-lunivers.html' title='LE CHRIST ROI DE L&apos;UNIVERS'/><author><name>Padre Bob</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00622185621013325897</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-wi4bK2U-NP4/TnZjU_OCdUI/AAAAAAAAACY/37xtwzQyvr8/s220/Robert%2B8.JPG'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8911632114352935532.post-8980651253218936443</id><published>2010-11-19T06:48:00.002-08:00</published><updated>2010-11-19T06:49:30.834-08:00</updated><title type='text'>33ème dimanche du temps ordinaire</title><content type='html'>33ème dimanche du TO/C&lt;br /&gt;14/11/2010 &lt;br /&gt;Luc 21, 5-19 (p. 990)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’avant-dernier dimanche de notre année liturgique, celui qui précède la fête du Christ roi de l’univers, nous transmet un message difficilemment compréhensible si nous ne faisons pas l’effort de nous remettre dans la mentalité juive du temps de Jésus.&lt;br /&gt;Pour mieux nous introduire à ce passage de la fin de l’Evangile de saint Luc, je vais utiliser des termes techniques en les expliquant bien sûr. Mais ces termes sont nécessaires pour nous éviter de recevoir ce texte d’une manière fondamentaliste et de nous retrouver ainsi dans la peur et l’angoisse.&lt;br /&gt;Ici nous entendons une partie du discours eschatologique de Jésus, discours que l’on retrouve aussi en parallèle dans les versions de Matthieu et de Marc. Discours que nous réentendrons au début du temps de l’Avent, l’année liturgique commencant et se terminant dans la même perspective, celle de la fin des temps et du retour du Christ dans la gloire. Voilà le sens du terme « eschatologique ». Notre Evangile de Luc est d’autant plus difficile à comprendre qu’il mélange cette vision de la fin des temps avec la ruine historique de Jérusalem en 70 de notre ère. Nous sommes donc à deux niveaux de l’histoire humaine : le niveau historique avec l’allusion à la ruine du Temple et aux persécutions des premiers chrétiens et un niveau supra-historique puisqu’il marque justement la fin du temps de l’histoire humaine et l’entrée de toute la création dans le Royaume de Dieu. Et pour ajouter encore à la difficulté de compréhension ce discours eschatologique de Jésus utilise un style littéraire bien particulier, le style apocalyptique, déjà présent dans l’Ancien Testament. D’où toutes ces images de catastrophes cosmiques et de guerres.&lt;br /&gt;Alors que retenir pour notre vie chrétienne d’aujourd’hui de cet Evangile au style obscur et déroutant pour nos mentalités cartésiennes ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a tout d’abord le point de départ de cet enseignement du Seigneur Jésus. L’admiration des disciples pour la beauté du Temple, qui, notons-le, n’était déjà plus celui de Salomon mais bien un Temple renconstruit. Et Jésus leur annonce que tout cela sera détruit. C’est en effet l’empereur Titus qui rasera le temple et pillera ses trésors en les ramenant à Rome comme nous le montrent les bas-reliefs de l’arc de Titus en haut du forum. C’est un peu comme si aujourd’hui un prophète nous annoncait la destruction du Vatican et de la basilique saint Pierre... L’homme par son génie artistique et par ses progrès techniques est en effet capable de réaliser des merveilles, des chef-d’oeuvres. Mais tout cela est fragile. Que nous reste-t-il des fameuses 7 merveilles de l’antiquité ? La lecon pour nous est la suivante : rien dans ce monde n’est éternel, tout passe et trépasse. Cela signifie aussi que notre monde actuel blessé par le mal et le péché n’est pas éternel mais qu’il connaitra une fin, une transfiguration dans le Royaume de Dieu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le deuxième point d’intérêt pour nous concerne l’annonce des faux prophètes. Ces menteurs utiliseront tout au cours de l’histoire la peur de la fin du monde pour grossir les rangs de leurs disciples. Les témoins de Jéhovah en sont une parfaite illustration. Avec la mondialisation et tous les problèmes économiques et humains qu’elle entraîne, comme un écart toujours plus grand entre des masses aculées à survivre dans la misère et une élite de très riches voulant toujours davantage, avec le terrorisme islamique et le réveil des intégrismes dans toutes les religions, les faux prophètes ont un terrain propice pour prospérer et se développer. Nous vivons sans aucun doute un temps de grave crise. Et dans une telle situation la Parole de Jésus doit demeurer notre unique espérance et notre source d’inspiration pour ne pas avoir peur mais relever les défis de notre temps en chrétiens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin un troisième point d’intérêt pour nous se trouve dans l’annonce des persécutions que les disciples du Christ auront à endurer tout au long de l’histoire. Le langage de Jésus relève bien de ce contexte apocalyptique : « Vous serez détestés de tous, à cause de mon Nom ». Mais il n’invite pas pour autant à la peur mais bien à la confiance : « Pas un cheveu de votre tête ne sera perdu ». L’Aide à l’Eglise en détresse faisait remarquer avec justesse que les chrétiens n’auront jamais été autant persécutés qu’au cours du 20ème s. Et un hebdommadaire comme Marianne, que l’on ne peut pas soupconner de cléricalisme, s’indignait dans son dernier numéro du silence assourdissant autour du massacre des chrétiens en Irak. En disant : aujourd’hui la seule catégorie de personnes qu’on peut maltraiter impunément dans le monde ce sont bien les chrétiens qui risquent de disparaître totalement du Moyen et du Proche Orient. Pour nous qui vivons encore sous le régime de la liberté de culte en Europe ce message du Christ a un double sens : il nous montre d’abord que la croix fait toujours partie d’une manière ou d’une autre de la vie chrétienne et la persécution peut prendre des visages bien différents. Nous sommes bien prévenus : c’est par notre persévérance dans le témoignage de la foi que nous obtiendrons la vie à la suite du Ressuscité. Le message de Jésus nous invite aussi à la solidarité avec nos frères persécutés en terres islamiques. Par la prière bien sûr mais aussi par nos dons à des oeuvres chargées d’alléger leur fardeau comme l’Oeuvre d’Orient ou l’Aide à l’Eglise en détresse. Que la scandaleuse lâcheté de la plupart des hommes politiques et des associations de défense des droits de l’homme réveille en nous ce sens de l’appartenance au Corps du Christ dans lequel nous sommes tous solidaires les uns des autres.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8911632114352935532-8980651253218936443?l=meshomelies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://meshomelies.blogspot.com/feeds/8980651253218936443/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8911632114352935532&amp;postID=8980651253218936443' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/8980651253218936443'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/8980651253218936443'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://meshomelies.blogspot.com/2010/11/33eme-dimanche-du-temps-ordinaire.html' title='33ème dimanche du temps ordinaire'/><author><name>Padre Bob</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00622185621013325897</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-wi4bK2U-NP4/TnZjU_OCdUI/AAAAAAAAACY/37xtwzQyvr8/s220/Robert%2B8.JPG'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8911632114352935532.post-4930655508450696063</id><published>2010-11-19T06:48:00.001-08:00</published><updated>2010-11-19T06:48:21.432-08:00</updated><title type='text'>TOUSSAINT</title><content type='html'>Toussaint 2010 &lt;br /&gt;Matthieu 5, 1-12 (p. 1297)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chaque année la fête de la Toussaint nous rappelle le but de notre vie chrétienne : la sainteté. Au jour de notre baptême nous avons été sanctifiés par la puissance de l’amour du Christ pour nous. Nous sommes véritablement devenus des saints, des temples de la Sainte Trinité. Baptisés au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, confirmés dans le même Esprit, nous sommes déjà saints parce que nous portons le beau nom de chrétiens, parce que nous sommes les membres du Corps du Christ. Mais notre expérience nous rappelle aussi chaque jour à quel point nous avons du mal à demeurer fidèles à la grâce de notre baptême, à cette vie divine qui nous habite au plus profond de notre être. C’est l’expérience de notre péché et de notre faiblesse, d’où l’importance du sacrement du pardon qui chaque fois nous remet dans la grâce de notre baptême en nous redonnant un vêtement tout blanc pour reprendre l’image de l’Apocalypse ou encore un coeur pur. C’est ainsi que la sainteté est en même temps ce qui nous caractérise et ce que nous avons à devenir, notre vocation à tous. Le Concile Vatican II a enseigné que tous les chrétiens étaient appellés à la sainteté. Et cette vocation à la sainteté est un appel au vrai bonheur de l’homme. Car nous ne pouvons pas vivre ce bonheur en nous contentant des seules joies terrestres et matérielles. Elles sont importantes et nous n’avons pas à les mépriser, seulement à les mettre à leur juste place pour qu’elles n’étouffent pas en nous le désir de Dieu. Notre vrai bonheur ne concerne pas seulement notre corps, notre sensualité, notre intelligence et notre raison, mais aussi notre coeur et notre âme. Il exige donc l’expérience de l’amour véritable et l’expérience de l’absolu, de Dieu lui-même.&lt;br /&gt;Avant d’aller plus loin dans notre réflexion, regardons comment les textes de cette liturgie caractérisent les chrétiens que nous sommes :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Serviteurs de Dieu dans l’Apocalypse&lt;br /&gt;- Membres du peuple qui cherche Dieu dans le psaume&lt;br /&gt;- Enfants de Dieu dans la deuxième lecture&lt;br /&gt;- Appellés au bonheur dans l’Evangile&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelle richesse ! Je ne retiendrai ici que l’expression du psaume. Elle nous donne deux moyens de progresser vers la sainteté. Tout d’abord nous sommes les membres du peuple de Dieu, du Corps du Christ, nous sommes l’Eglise. Ce qui signifie que l’on ne devient pas saint tout seul, isolé dans son coin. Nous avons besoin les uns des autres pour grandir dans la sainteté et pour nous encourager sur ce chemin à la fois magnifique et difficile. La sainteté est toujours un don de l’amour de Dieu et ce don il nous le fait à travers notre appartenance à l’Eglise. L’expression du psaume nous rappelle aussi que nous sommes un peuple en marche, orienté vers notre avenir en Dieu. L’Eglise n’a pas d’autre but que d’aider chacun de ses membres à vivre dans l’amitié avec Dieu. L’Eglise doit sans cesse nous redire que nous avons à rechercher Dieu dans nos vies. Un saint n’est pas celui qui dit : j’ai trouvé Dieu et j’attends maintenant la mort pour parvenir à la béatitude éternelle. Le saint, c’est celui qui a conscience que jusqu’à son dernier souffle il devra chercher Dieu. Oui, Dieu s’est révélé à nous comme un Père en nous envoyant son Fils Jésus et en nous donnant l’Esprit de sainteté. Mais Dieu demeure toujours un mystère, c’est-à-dire une réalité inépuisable. Et c’est pour cela qu’en tant que croyants nous devons toujours le chercher, toujours revenir à Lui par le désir de l’amour.&lt;br /&gt;Signalons enfin un danger pour nous tous, en fait une fausse représentation de la sainteté. Pour certains la sainteté chrétienne consisterait en une vie honnête, faite de mesure et de perfection morale. C’est ce type de vie que menait Paul le pharisien avant sa rencontre avec le Christ Vivant sur le chemin de Damas. Nous ne pouvons pas comprendre la sainteté chrétienne sans nous référer aux propos de Paul qui parle de la folie de la croix, donc de la folie de l’amour de Dieu à notre égard. Nous ne sommes plus dans cet idéal grec et classique de mesure mais au contraire dans l’excès. La sainteté, nous le voyons, va bien au-delà d’une vie morale honnête. Elle nous met en contact avec le Dieu vivant et vrai, le Trois fois Saint, elle nous fait entrer dans la vie divine de la Trinité, communier à cet échange de vie et d’amour en Dieu même. La sainteté ne nous met pas d’abord en relation avec une Loi ou des commandements mais en relation avec le mystère même de Dieu. Elle n’est donc pas d’abord une affaire de morale, mais une affaire d’amour et de recherche spirituelle. Nous avons peur de la sainteté parce que l’idée de perfection morale nous semble inaccessible, utopique au fond. Mais si nous attendons de vivre une morale parfaite pour nous mettre en chemin, alors oui nous en resterons là où nous sommes. C’est pas à pas, humblement, que nous avons à nous lancer dans cette grande marche de la sainteté à la suite de tous les saints et de toutes les saintes de l’histoire de notre humanité. Ne restons pas au bord du chemin en nous disant : ce n’est pas fait pour nous ! C’est progressivement, choix après choix, jour après jour, qu’avec la grâce du Christ, nous avancerons sur ce chemin. Les 9 béatitudes balisent notre route. Et ces balises nous rappellent qu’il est impossible de séparer notre recherche de Dieu de l’amour du prochain : « Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice : ils seront rassasiés ! » En résumé nous avons repéré trois moyens parmi tant d’autres de progresser dans la sainteté : parcourir ce chemin avec d’autres dans l’Eglise, rechercher sans cesse le vrai visage de Dieu et agir de manière concrète au service de la justice parmi les hommes.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8911632114352935532-4930655508450696063?l=meshomelies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://meshomelies.blogspot.com/feeds/4930655508450696063/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8911632114352935532&amp;postID=4930655508450696063' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/4930655508450696063'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/4930655508450696063'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://meshomelies.blogspot.com/2010/11/toussaint.html' title='TOUSSAINT'/><author><name>Padre Bob</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00622185621013325897</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-wi4bK2U-NP4/TnZjU_OCdUI/AAAAAAAAACY/37xtwzQyvr8/s220/Robert%2B8.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8911632114352935532.post-2274710356496192240</id><published>2010-11-19T06:46:00.000-08:00</published><updated>2010-11-19T06:47:22.508-08:00</updated><title type='text'>31ème dimanche du temps ordinaire</title><content type='html'>31eme dimanche du TO/C&lt;br /&gt;31 octobre 2010 &lt;br /&gt;Luc 19, 1-10 (p.891)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Saint Luc nous rapporte dans cette page d’Evangile la rencontre entre Zachee et Jesus. Avec une mise en scene pleine de details et d’une originalite rare. Pour mieux entrer dans cette scene je vais tenter une comparaison, une actualisation avec les limites que comporte bien sur ce genre d’exercice...&lt;br /&gt;Pour cela vous devez imaginer que vous etes une personne riche avec un rang important dans la societe. Vous etes aussi passionne par le cinema et vos acteurs preferes se nomment Leonardo di Caprio, Nicole Kidman ou encore Matt Damon. Bref des celebrites dont tout le monde a entendu parler. Et voila que vous decidez de vous rendre au festival de Cannes. Vous attendez sur la croisette le passage de votre star preferee, mais la foule vous comprime, vous n’etes pas au premier rang et votre reve serait de voir ne serait-ce que le visage de Leonardo ou de Nicole... avant qu’ils n’entrent dans le palais des festivals. Et voila que vous vient a l’esprit une idee folle : vous etes dans vos plus beaux atours et vous vous mettez a grimper sur un palmier pour etre bien sur de ne rien rater du passage des stars ! Tout le monde se moque de vous, on vous prend pour un fou et la police ne va pas tarder a venir vous arreter, mais peu importe, votre desir est tellement fort que vous en oubliez les convenances humaines. Et voici que Leonardo di Caprio passant au pied de votre palmier vous repere, s’arrete et vous invite a venir le rejoindre ! Quelle joie pour vous !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voila toutes proportions gardees la situation qu’a du vivre notre Zachee perche sur son sycomore a Jericho. Jesus etait un peu une star dont tout le monde parlait surtout a cause de ses nombreux miracles. Mais il avait aussi de farouches opposants. Avant meme que Jesus n’entre a Jericho la nouvelle s’etait repandue parmi la population et la foule ne cessait de grandir dans la rue centrale pour voir celui dont on parlait tant. Pour certains c’etait un divertissement dans la grisaille du quotidien, d’autres etaient simplement curieux et puis, comme toujours, il y avait les admirateurs et les opposants. Le riche Zachee, le chef des publicains, cherchait a voir qui etait Jesus. Son desir allait au-dela de la simple curiosite. La formule de Luc nous le revele. Il ne dit pas : Zachee cherchait a voir Jesus mais bien « qui etait Jesus ». Ce petit homme avait pressenti un mystere derriere ce Jesus de Nazareth. Et pour tenter d’y voir plus clair le voila qui se ridiculise aux yeux de tous en grimpant sur un arbre ! En montant sur cet arbre Zachee s’abaisse en fait aux yeux de tous, il joue sa reputation de notable, haï peut-etre, mais riche et craint dans la ville. La folie de ce chef des collecteurs d’impots va susciter une rencontre inoubliable, une rencontre qui le marquera pour toute sa vie. Celui qui voulait voir Jesus est vu par Jesus. Oui, le Seigneur s’arrete au pied de son arbre et lui demande de descendre vite. Le Seigneur s’invite chez lui ! Nous comprenons alors que c’est Jesus qui cherchait Zachee bien plus que Zachee ne le cherchait... Car le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui etait perdu. Et le premier effet de cette rencontre avec le Seigneur c’est une joie immense qui envahit le coeur de Zachee. Avoir chez soi Jesus de Nazareth c’est bien sur infiniment plus que rencontrer une star du cinema ou une celebrite quelconque. La joie est toujours le signe de la presence de Dieu, le fruit de l’Esprit Saint. Toute la suite du recit nous montre comment a partir de cette rencontre avec le Seigneur Zachee va se transformer, se convertir et finalement accueillir le salut de Dieu manifeste en son Fils bien-aime. Le signe que Zachee se convertit ce n’est pas seulement la joie qui l’habite mais sa generosite, son sens du partage. Il n’est plus un riche egoiste et parfois malhonnete. Il va largement partager ses biens et reparer les fautes qu’ils auraient pu commettre dans l’exercice de son metier. Oui, il est vraiment transforme et c’est desormais un homme nouveau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne retiendrai pour nous qu’un enseignement de cette magnifique page evangelique. Si nous voulons vraiment connaitre la personne de Jesus, nous devons absolument faire l’experience de la rencontre et de la communion avec lui car il est Vivant aujourd’hui comme il y a 2000 ans dans les rues de Jericho. Si notre raison et notre intelligence ont leur place dans la vie de foi, c’est surtout par l’amour que nous grandissons dans la connaissance de Dieu. Et le moyen privilegie que nous avons de grandir dans l’amour de Dieu c’est bien la priere personnelle et la frequentation des sacrements, en particulieur l’eucharistie et le sacrement du pardon. Notre sycomore ou notre plamier a nous ce sont ces moments que nous reservons a la rencontre avec Jesus dans la priere communautaire et personnelle. C’est par notre fidelite a la vie de priere que peu a peu nous nous transformons sous l’influence de l’Esprit et que nous devenons capables de nous depasser dans bien des domaines. Sans cette vie de priere personnelle, sans cette spiritualite de chaque jour, notre foi risque fort de s’atrophier. Il nous restera un vernis religieux, mais Dieu deviendra pour nous une idee abstraite ou pire une ideologie. Nous serons des hommes religieux, fideles a des rites, mais nous aurons perdu le contact reel avec le Dieu vivant. Que l’exemple de Zachee relance au plus profond de notre coeur le desir de Dieu, le desir de le renconter dans la communion de son amour !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8911632114352935532-2274710356496192240?l=meshomelies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://meshomelies.blogspot.com/feeds/2274710356496192240/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8911632114352935532&amp;postID=2274710356496192240' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/2274710356496192240'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/2274710356496192240'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://meshomelies.blogspot.com/2010/11/31eme-dimanche-du-temps-ordinaire.html' title='31ème dimanche du temps ordinaire'/><author><name>Padre Bob</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00622185621013325897</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-wi4bK2U-NP4/TnZjU_OCdUI/AAAAAAAAACY/37xtwzQyvr8/s220/Robert%2B8.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8911632114352935532.post-6668129463659125817</id><published>2010-11-19T06:45:00.000-08:00</published><updated>2010-11-19T06:46:11.681-08:00</updated><title type='text'>30ème dimanche du temps ordinaire</title><content type='html'>30eme dimanche du TO/C&lt;br /&gt;24 octobre 2010&lt;br /&gt;Luc 18, 9-14 (p. 845)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Apres la parabole de la veuve et du juge, Jesus nous enseigne a nouveau en ce dimanche par une parabole, celle du pharisien et du publicain. Et comme dimanche dernier saint Luc nous donne le but de cet enseignement en nous designant a qui il s’adresse en particulier : « pour certains hommes qui sont convaincus d’etre des justes et qui meprisent tous les autres ». Le Seigneur veut ici nous mettre en garde contre une tentation qui peut concerner les hommes pieux et religieux, donc chacun de nous dans la mesure ou nous avons le desir de vivre notre foi chretienne de maniere fervente : celle de l’orgueil spirituel. Dans la savoureuse mise en scene de la parabole, tous les details sont importants et nous permettent ainsi de mieux connaitre la nature de cette tentation. Relisons ensemble cette mise en scene avec d’un cote le pharisien et de l’autre le publicain. Pour les deux personnages qui nous sont presentes en contraste, le contexte est le meme. Tous les deux montent en effet au Temple pour y prier. La priere du pharisien est interieure, ce que nous nommerions aujourd’hui l’oraison mentale. C’est aussi une priere d’action de graces, de remerciement, donc une priere qui commence tres bien : « Mon Dieu, je te rends grace... ». Combien il est important dans notre vie spirituelle de ne pas nous limiter a la priere de demande mais de donner aussi une place de plus en plus importante a la priere de remerciement, de louange et d’adoration silencieuse ! Mais voila que la priere de cet homme qui commencait si bien va deriver et se terminer tres mal... La ou ca derape c’est dans le motif de son action de grace : « parce que je ne suis pas comme les autres hommes... ou encore comme ce publicain ». Ce pharisien est le parfait exemple de l’orgueil spirituel et cela pour deux raisons. Tout d’abord de par son sentiment de superiorite spirituelle sur les autres, sentiment qui s’accompagne inevitablement d’un jugement impitoyable sur les autres qui sont tous mauvais... Nous connaissons peut-etre des personnes qui pour se prouver a elles-memes qu’elles sont dans le bon et droit chemin eprouvent le besoin de rabaisser les autres et de les condamner. Dans cette priere qui n’en a plus que l’apparence, le pharisien ne cherche pas a entrer en relation avec Dieu. De fait il se regarde lui-meme, se contemple, se considere si bon qu’il frise l’idolatrie. Est-ce vraiment Dieu qu’il adore ? N’est-ce pas plutot sa propre perfection morale et spirituelle ? La deuxieme cause de son orgueil spirituel se trouve dans l’etalage qu’il fait de sa fidelite aux details de la Loi de Moise. Cet homme n’a pas besoin de Dieu pour etre justifie et sanctifie. Il se justifie lui-meme a travers ses oeuvres. Non seulement ce n’est plus Dieu qu’il adore mais lui-meme, mais en plus il enleve a Dieu sa prerogative de juge des coeurs. Seul Dieu nous connait vraiment, bien mieux que nous-memes ne pouvons nous connaitre. Car seul Dieu lit dans les coeurs et penetre au trefonds de nos intentions les plus secretes. C’est grace a la connaissance parfaite qu’il a de notre coeur et des motivations de nos actions et de nos paroles que Dieu est le seul juge, celui qui ne peut jamais se tromper. C’est aussi pour cela que Jesus nous interdit de juger notre prochain et de le condamner. La deuxieme lecture nous montre comment saint Paul, le pharisien converti, a vaincu cette tentation de celui qui se justifie lui-meme en presence de Dieu. Dans ce passage de sa lettre a Timothee, l’apotre affirme sa fidelite a Dieu, il a persevere dans le droit chemin. Il a tenu bon jusqu’au bout, et c’est jusqu’au bout qu’il a annonce l’Evangile aux paiens. Mais il y a une grande difference avec le pharisien de notre parabole. Paul ne tombe pas dans le peche d’orgueil, il sait, et il le dit, que sa force, donc sa fidelite a sa mission, vient de Dieu : « Le Seigneur m’a assiste, il m’a rempli de force ». Paul ne tire pas sa justice de lui-meme ou de ses bonnes actions, car il sait que sans la grace de Dieu il serait encore prisonnier de l’ignorance et du peche. La priere du publicain, dans notre parabole, est une priere de supplication : « Mon Dieu, prends pitie du pecheur que je suis ! » Nos deux personnages incarnent donc deux attitudes opposees : l’orgueil et l’humilite. Rien ne nous eloigne davantage de Dieu que l’orgueuil spirituel qui est le peche de Satan, et rien ne nous unit davantage a Dieu que l’humilite. L’humilite, l’une des plus grandes vertus chretiennes, n’est pas l’humiliation ou encore le masochisme de celui qui ne veut voir en lui que les faiblesses, les defauts et le mal en repetant a longueur de journee : je suis nul, je ne vaux rien etc. L’humilite c’est porter un regard realiste sur ce que nous sommes et reconnaitre en effet la part d’ombre qui est en nous. Blaise Pascal dans ses Pensees a tres bien percu la valeur indispensable de l’humilite comme verite dans notre vie chretienne. Oui, la verite de notre etre c’est que nous ne sommes ni ange ni bete. Nous sommes des creatures humaines. Et il nous faut savoir garder l’equilibre de la verite lorsque nous nous presentons devant le Seigneur dans la priere. Nous ne nous presentons pas comme des saints ni comme des etres qui ne seraient que peche. Nous nous presentons tels que nous sommes : comme des pecheurs pardonnes et justifies, en marche vers la saintete. Pascal conseille au chretien, a la suite de l’Evangile, d’eviter les deux tentations opposees : l’orgueil d’un cote, le desespoir de l’autre. A nous de cultiver la simple et joyeuse humilite chretienne en sachant accepter les humiliations mais surtout en choisissant de nous abaisser en presence du Seigneur et des autres.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8911632114352935532-6668129463659125817?l=meshomelies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://meshomelies.blogspot.com/feeds/6668129463659125817/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8911632114352935532&amp;postID=6668129463659125817' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/6668129463659125817'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/6668129463659125817'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://meshomelies.blogspot.com/2010/11/30eme-dimanche-du-temps-ordinaire.html' title='30ème dimanche du temps ordinaire'/><author><name>Padre Bob</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00622185621013325897</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-wi4bK2U-NP4/TnZjU_OCdUI/AAAAAAAAACY/37xtwzQyvr8/s220/Robert%2B8.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8911632114352935532.post-1214099154604482838</id><published>2010-11-19T06:44:00.001-08:00</published><updated>2010-11-19T06:44:58.588-08:00</updated><title type='text'>29ème dimanche du temps ordinaire</title><content type='html'>29eme dimanche du TO/C&lt;br /&gt;17/10/2010&lt;br /&gt;Luc 18, 1-8 (p. 799)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Apres nous avoir entretenu de la foi et de la gratitude, le Seigneur Jesus nous invite en ce dimanche a une reflexion sur la priere. Et cela a l’aide de la petite histoire du juge et de la veuve. Parabole tellement claire qu’elle se passe de commentaires. Si Jesus nous raconte cette parabole semblable a une autre dans le meme Evangile (celle de l’homme couche derange par son ami venu lui demander du pain), c’est dans un but bien precis : « pour nous montrer qu’il faut toujours prier sans se decourager ». Cet Evangile n’est donc pas un enseignement general sur la priere et cela pour deux raisons. La premiere, evidente, c’est qu’il nous parle de l’une des caracteristiques de la priere chretienne : elle ne se decourage jamais, donc elle est perseverante. La seconde, c’est qu’il s’agit ici de l’une des formes de la priere chretienne : la priere de demande. En effet la veuve demande au juge de lui faire justice. Et nous verrons enfin le lien de cet enseignement avec la realite de la foi. Priere et foi etant bien sur inseparables.&lt;br /&gt;Pourquoi donc Jesus insiste-t-il tant sur cette qualite que doit avoir notre priere, la perseverance ? Parce qu’il nous connait mieux que nous-memes ne pouvons nous connaitre. Il sait qu’a cause du peche mais aussi parce que nous sommes des etres incarnes, corps, esprit et ame, nous pouvons tres vite nous decourager dans notre vie spirituelle. Dieu peut sembler a certains moments tellement lointain ou absent... Jesus sait aussi que quand nous demandons quelque chose a Dieu dans la priere et que nous ne l’obtenons pas immediatement, nous abandonnons facilement. Nous pratiquons la priere de demande dans un esprit de rentabilite. Et s’il nous semble que nous ne sommes pas exauces nous passons a autre chose. C’est contre cette tentation que le Seigneur veut nous mettre en garde. Permettez-moi de traduire d’une maniere triviale le message de la parabole : il faut casser les pieds au Bon Dieu a la maniere de cette pauvre veuve ! Partons de nos experiences humaines les plus simples pour comprendre a quelle point notre faiblesse nous expose a baisser les bras dans le combat de la priere. Ceux parmi vous qui ont ou ont eu de jeunes adolescents et vous les jeunes vous savez par experience combien il est difficile de perseverer dans un choix. Un tel veut jouer du piano, un autre veut se mettre au tennis, un autre enfin veut creer un groupe de musique avec ses amis etc. Combien ont commence plein d’enthousiasme pour au final abandonner au bout de 6 mois ou d’un an ? Je reprends l’exemple de l’apprentissage du piano. Au debut cela demande beaucoup de travail et de patience pour tres peu de resultats. Au debut on se fait tres peu plaisir a repeter des exercices et des gammes... Ce n’est que la perseverance qui apporte la joie de bien jouer ! Bien sur la priere est d’un autre ordre, surnaturel, et tout ne depend pas de nous dans cet ordre. Car prier est d’abord une grace de Dieu, un don de son amour, puisque nous ne pouvons pas prier sans la foi et la charite. Il n’en reste pas moins vrai que pour la part qui est la notre, celle de notre liberte, la comparaison avec la perseverance dans l’apprentissage du piano nous instruit. Je pense en effet que plus nous prions, plus nous sommes fideles a la priere, plus la priere devient aise et facile. La perseverance dans la priere nous permet de gouter, si Dieu le veut, son amour, sa presence d’une maniere plus intense et plus forte. Quand je dis qu’il faut donc casser les pieds au Bon Dieu, cela doit etre compris dans le contexte de notre Evangile. La priere de demande n’a rien a voir avec le caprices des enfants qui exasperent leurs parents tant qu’ils n’ont pas obtenu ce qu’ils voulaient. La parabole nous parle d’une veuve, donc d’une femme pauvre. Voila la premiere condition pour une bonne priere de demande : se tenir comme un pauvre en presence de Dieu. C’est cette humilite qui nous permet de dire en verite : Que ta volonte soit faite ! Si dans notre priere de demande perseverante nous mettons de cote cette demande du « Notre Pere » alors nous ne sommes plus dans la priere chretienne. Enfin l’autre condition pour une bonne priere de demande, c’est Jesus lui-meme qui nous la donne avec la fin de cet Evangile : « Le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? » Cette interrogation angoissee nous interpelle. Alors nous savons comment demander dans la priere. Il est evident que nous n’avons pas le droit de demander des choses mauvaises mais seulement ce qui nous semble bon pour nous-memes et pour les autres. Nous le faisons avec humilite, foi et perseverance. Car aucune priere n’est perdue. Enfin souvenons-nous que le miracle de la priere de demande se trouve parfois ailleurs que dans son exaucement. Car toute priere nous transforme et nous rend meilleurs. Je terminerai par un exemple illustrant cela. Si je prie pour la conversion de mon ennemi, de celui qui me fait du mal, peut-etre que lui ne changera pas. Cela ne signifie pas que je ne suis pas exauce. Car il se peut qu’a travers cette priere perseverante Dieu augmente ma force et ma patience pour aimer malgre tout cette personne antipathique ou qui me veut du mal.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8911632114352935532-1214099154604482838?l=meshomelies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://meshomelies.blogspot.com/feeds/1214099154604482838/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8911632114352935532&amp;postID=1214099154604482838' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/1214099154604482838'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/1214099154604482838'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://meshomelies.blogspot.com/2010/11/29eme-dimanche-du-temps-ordinaire.html' title='29ème dimanche du temps ordinaire'/><author><name>Padre Bob</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00622185621013325897</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-wi4bK2U-NP4/TnZjU_OCdUI/AAAAAAAAACY/37xtwzQyvr8/s220/Robert%2B8.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8911632114352935532.post-298778920754507894</id><published>2010-11-19T06:43:00.001-08:00</published><updated>2010-11-19T06:43:54.842-08:00</updated><title type='text'>28ème dimanche du temps ordinaire</title><content type='html'>28eme dimanche du TO / C&lt;br /&gt;10/10/2010&lt;br /&gt;Luc 17, 11-19 (p. 756)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’Evangile de ce dimanche nous renvoie en partie a celui de dimanche dernier dans lequel Jesus mettait en avant la puissance de la foi dans notre vie : « Releve-toi et va, dit-il au lepreux purifie, ta foi t’a sauve ». Cette consigne du Seigneur au lepreux apres sa guerison nous montre non seulement la puissance de la foi mais aussi son dynamisme. Dans un acte d’adoration ce samaritain se prosterne aux pieds de Jesus. Le dynamisme de sa foi l’invite maintenant a se relever, geste qui annonce la resurrection, et a poursuivre sa route, a aller de l’avant. Jesus loue le fait que cet homme soit revenu sur ses pas pour rendre grâce, pour dire merci. Dans la foi il nous est bon de faire memoire des bienfaits recus, et l’eucharistie est en partie action de grâce pour les merveilles accomplies par Dieu dans notre histoire. Mais notre foi serait incomplete si elle ne se tournait que vers le passe. Ce lien tres fort avec Dieu nous invite bien sur a vivre le present de maniere intense, l’aujourd’hui de Dieu dans nos vies. Et l’eucharistie n’est pas seulement un memorial dans le sens du passe, c’est un memorial qui rend present aujourd’hui l’amour du Christ Ressuscite dans sa Parole et dans son Pain. Enfin nous le savons la celebration de la messe nous oriente aussi vers notre avenir et celui de notre humanite : « Nous attendons ta venue dans la gloire ». Releve-toi et va ! En celebrant l’eucharistie chaque dimanche et en communiant au Christ Vivant, si nous le pouvons, nous vivons notre foi comme une force capable de nous relever et de nous faire aller de l’avant. La foi est tout sauf une nostalgie du passe. Elle est, je le repete, un dynamisme qui fait que l’on peut avoir un coeur jeune et un grand âge ou un âge avance ! Notre foi est dans ce sens inseparable de l’esperance chretienne, esperance fondee sur la fidelite de Dieu a ses promesses et a sa parole.&lt;br /&gt;La fine pointe de cet Evangile est cependant ailleurs et elle est evidente. Sur 10 lepreux purifies un seul, un samaritain, donc un etranger pour le Juif de Judee, revient sur ses pas pour glorifier Dieu et remercier Jesus. Cette page de saint Luc nous parle donc d’une attitude extremement importante pour tout chretien. Une attitude que l’on peut nommer reconnaissance, gratitude, action de grâce, merci etc. C’est l’occasion de rappeler que le mot eucharistie signifie tout simplement action de grâce, donc attitude profonde de reconnaissance et de gratitude pour Dieu notre Pere, par Jesus le Fils dans l’Esprit. Pour savoir dire merci a Dieu dans la priere et pas seulement lors de la messe du dimanche il faut deja être capable de cette attitude au niveau simplement humain. Or de plus en plus de personnes dans nos societes occidentales vivent comme si tout leur etait dû. Dire merci va bien au-dela de la simple politesse. C’est la traduction concrete d’une philosophie de vie selon laquelle je ne suis pas le centre du monde, une philosophie de la vie comme dependance des autres, relation avec les autres. Dans l’education des enfants et des jeunes, il est essentiel de leur apprendre cette tres belle attitude de la gratitude, expression privilegiee de la charite. S’il n’y a pas ce fondement humain tout simple comment vivre notre relation avec Dieu ? Ne croyons pas pouvoir transmettre aux enfants et aux jeunes l’Evangile du Christ sans en même temps leur apprendre les valeurs fondamentales de la vie humaine en communaute. Paul VI disait avec raison qu’un homme incapable d’apprecier a leur juste valeur les joies que la vie humaine lui donne sera a fortiori incapable de vivre de la joie chretienne et spirituelle. L’attitude du samaritain gueri est certes une attitude de croyant qui se sent pousse a dire de tout son coeur « merci » a Jesus. Mais elle est aussi une qualite humaine du coeur. Les 9 autres lepreux etaient certainement croyants eux-aussi, mais ils ne sont pas revenus pour dire leur joie d’être gueris. Eux ont ete simplement gueris alors que le samaritain a aussi ete sauve. Tres belle lecon de vie pour chacun d’entre nous, invitation a ouvrir les yeux et surtout le coeur pour percevoir dans la foi tout ce que nous recevons de Dieu et des autres depuis notre venue en ce monde. Reconnaitre notre dependance envers Dieu et envers nos freres ne nous rend pas moins humains, bien au contraire cette humilite nous humanise, en nous faisant grandir dans l’amour elle nous sauve. Alors reapprenons cette belle qualite du coeur, la gratitude, et la joie de Dieu nous comblera de plus en plus.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8911632114352935532-298778920754507894?l=meshomelies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://meshomelies.blogspot.com/feeds/298778920754507894/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8911632114352935532&amp;postID=298778920754507894' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/298778920754507894'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/298778920754507894'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://meshomelies.blogspot.com/2010/11/28eme-dimanche-du-temps-ordinaire.html' title='28ème dimanche du temps ordinaire'/><author><name>Padre Bob</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00622185621013325897</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-wi4bK2U-NP4/TnZjU_OCdUI/AAAAAAAAACY/37xtwzQyvr8/s220/Robert%2B8.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8911632114352935532.post-8434585610284344985</id><published>2010-11-19T06:40:00.000-08:00</published><updated>2010-11-19T06:42:22.292-08:00</updated><title type='text'>27ème dimanche du temps ordinaire</title><content type='html'>27eme dimanche du TO/C&lt;br /&gt;3/10/2010&lt;br /&gt;Luc 17, 5-10 (p. 707)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’Evangile de ce dimanche aborde deux realites essentielles de notre vie chretienne : la foi et les oeuvres, deux realites qui vont de pair et sont donc inseparables.&lt;br /&gt;La demande des apotres au Seigneur, « Augmente en nous la foi », est riche d’enseignements sur cette realite. Tout d’abord remarquons cette vive conscience qu’ont les apotres de leur manque de foi. Oui, leur foi est faible et ils le reconnaissent avec humilite. Ils se tournent vers Celui qui est a l’origine de la foi : Jesus en tant que Fils de Dieu. Car la foi est d’abord un don de Dieu. Elle ne resulte pas seulement de notre desir de croire en Lui. Le plus important dans la demande des apotres se trouve precisement dans le verbe « augmenter ». Cela nous rappelle que notre foi n’est pas une realite figee mais au contraire une realite dynamique. En effet du jour de notre bapteme a celui de notre mort la foi vit en nous, elle nous fait vivre dans l’union avec Dieu. Si la foi est vivante, alors comment s’etonner qu’elle connaisse des hauts et des bas, des moments d’obscurite et de lumieres ? Nous devons tout faire pour accueillir en nous une foi toujours plus grande et intense, mais souvenons-nous que Dieu peut permettre pour notre progres spirituel des nuits de la foi, des moments ou croire en Dieu n’est plus evident ni aise. Le doute dans ce sens n’est pas le contraire de la foi, il ne la supprime pas. Il la met a l’epreuve et nous pouvons ressortir de cette epreuve avec une foi plus adulte et plus mature. La reponse du Seigneur aux apotres nous donne une autre caracteristique de la foi chretienne : sa puissance. Nous sommes habitues a l’image de la foi qui deplace les montagnes, dans cet Evangile elle deplace les arbres ! Qu’est-que cela peut bien signifier ? La foi en nous unissant a Dieu nous fait participer a sa puissance. Dans la Genese lorsque Dieu cree il lui suffit d’une parole pour que la vie surgisse. Par la foi nous participons a la puissance meme de la Parole de Dieu capable de creer. Mettre notre foi en Dieu ne fait pas de nous des personnes amoindries, faibles et passives. Le dynamisme de la foi est au contraire cette force que Dieu nous donne pour etre vainqueurs de toutes les forces de mort presentes en nous-memes et dans notre monde. Et comment parler de la puissance de la foi sans evoquer au passage la puissance de la priere ? Puissance qui dans les deux cas ne signifie pas efficacite dans le sens commun du terme. L’efficacite exige un resultat ou un rendement immediat et visible. La puissance de la foi est reelle. Pour la percevoir nous devons etre capable de lire les signes de Dieu dans notre vie et dans le monde. Et lorsque nous avons une vue d’ensemble nous pouvons dire : oui, ma foi en Dieu a ete puissante, oui, ma priere a porte son fruit.&lt;br /&gt;Si notre foi est vivante elle porte forcement des fruits, elle se manifeste dans notre agir, dans nos oeuvres. Et c’est l’objet de la deuxieme partie de notre Evangile avec la parabole du serviteur et du maitre. Comme toujours lisons cette parabole en lien avec les Evangiles dans leur ensemble. La fine pointe de cet enseignement n’est pas dans une description du type de rapport que nous devons avoir avec Dieu (le maitre de la parabole). Car si le chretien est serviteur de son Dieu c’est dans un sens totalement nouveau. L’esprit que nous avons recu n’est pas un esprit de peur mais bien un esprit de force, d’amour et de raison. Jesus nous l’a dit : nous ne sommes plus pour lui des serviteurs mais des amis. Notre relation chretienne avec Dieu n’est pas celle de l’esclave avec son maitre. Et dans la revelation du Nouveau testament c’est Dieu lui-meme qui se fait le serviteur de ses creatures comme le montre entre autre la scene du lavement des pieds. L’enseignement de cette parabole concerne donc le rapport que nous avons non pas avec Dieu mais avec nos oeuvres et nos actions. En nous demandant de nous considerer comme des serviteurs quelconques lorsque nous avons accompli notre devoir d’etat et notre devoir de chretiens, Jesus nous invite a l’humilite c’est-a-dire a la verite. Le danger pour nous serait de tirer orgueil de nos bonnes actions, de nous glorifier de notre fidelite aux commandements du Seigneur en oubliant que tout est grace et que notre puissance vient precisement de notre foi en lui.&lt;br /&gt;Alors en ce dimanche qui est un peu l’equivalent d’une rentree tardive pour notre communaute francophone de Copenhague soyons heureux d’etre des hommes et des femmes de foi. Soyons dans la reconnaissance pour la puissance de notre foi manifestee a travers toute notre vie et toutes nos actions. Soyons certains que si nous sommes dociles au souffle de l’Esprit tout au long de cette annee scolaire, Dieu fera par nous des merveilles d’amour dans notre coeur, dans nos familles, nos lieux de vie et notre communaute de Sakramentskirke.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8911632114352935532-8434585610284344985?l=meshomelies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://meshomelies.blogspot.com/feeds/8434585610284344985/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8911632114352935532&amp;postID=8434585610284344985' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/8434585610284344985'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/8434585610284344985'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://meshomelies.blogspot.com/2010/11/27eme-dimanche-du-temps-ordinaire.html' title='27ème dimanche du temps ordinaire'/><author><name>Padre Bob</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00622185621013325897</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-wi4bK2U-NP4/TnZjU_OCdUI/AAAAAAAAACY/37xtwzQyvr8/s220/Robert%2B8.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8911632114352935532.post-3689634742788513724</id><published>2010-09-07T14:35:00.000-07:00</published><updated>2010-09-07T14:36:11.871-07:00</updated><title type='text'>24ème dimanche du temps ordinaire</title><content type='html'>24ème dimanche du TO/C - 12/09/2010&lt;br /&gt;Luc 15, 1-32 (p. 560)&lt;br /&gt;Ce 24ème dimanche du temps ordinaire est vraiment le dimanche de la miséricorde divine même si nous fêtons cette miséricorde plus particulièrement le dimanche dans l’octave de Pâques. Toutes les lectures abordent cette réalité si importante dans la révélation que Dieu fait de lui-même tout au long de l’histoire du salut. Plutôt que de commenter la célèbre parabole de l’enfant prodigue, je voudrais méditer avec vous et pour vous l’ensemble des lectures. Non pas dans le détail mais en montrant la merveilleuse harmonie qui existe entre ces textes en même temps que l’évolution de la révélation biblique.&lt;br /&gt;Les deux textes de l’Ancien Testament, notre première lecture et le psaume 50, nous montrent un Dieu prêt à pardonner. Même si, face au péché d’idolâtrie du peuple, le veau d’or, Dieu se met en colère et décide dans un premier temps d’exterminer le peuple. Ce peuple qu’il n’appelle plus son peuple mais le peuple de Moïse… Et c’est grâce à la prière de Moïse que « le Seigneur renonça au mal qu’il avait voulu faire à son peuple ». Notez comment au passage l’auteur biblique rappelle que ce peuple n’est pas seulement celui de Moïse mais bien le peuple de Dieu, et cela malgré son infidélité. Cette colère divine nous pose bien sûr question. Et c’est légitime puisque nous apprenons au catéchisme que la colère fait partie des sept péchés capitaux. C’est une étape dans la révélation, étape où l’on transpose facilement les catégories humaines sur Dieu. Ce qui existait aussi dans la mythologie grecque par exemple. Cette colère signifie tout simplement à quel point notre infidélité ne laisse pas Dieu indifférent. Et c’est un grand mystère pour nous que de le constater. Ce Dieu parfaitement heureux en lui-même est en quelque sorte touché par notre péché, blessé par notre ingratitude. Le psaume 50 confesse quant à lui l’amour et la grande miséricorde du Seigneur. Ce cœur de Dieu qui se met en colère, qui est blessé, c’est d’abord un cœur qui aime. C’est d’une manière incompréhensible pour la seule raison humaine que Dieu créateur aime chacune de ses créatures humaines d’une manière unique.&lt;br /&gt;Les deux textes du Nouveau Testament (saint Paul et saint Luc) accomplissent véritablement ce qui a déjà été révélé au peuple d’Israël à propos de ce Dieu qui aime et qui pardonne. Cet accomplissement ne pouvait avoir lieu qu’avec le mystère de l’incarnation, qu’avec la présence visible parmi nous de la parole et de la sagesse de Dieu dans cet homme nommé Jésus de Nazareth. L’apôtre Paul a une vive conscience d’être l’un des premiers bénéficiaires de la miséricorde manifestée en Jésus à l’égard des pécheurs, révélation du cœur aimant de Dieu. En saint Paul, le persécuteur devenu apôtre par la seule grâce du Christ, nous retrouvons, me semble-t-il, les deux fils de la parabole. Avant d’être saisi par le Christ Ressuscité sur le chemin de Damas, Saul ressemble étrangement au fils aîné de la parabole. Il est pharisien, strict observateur de la Loi, zélé voire fanatique, et il peut faire siennes les paroles du fils aîné : 'Il y a tant d'années que je suis à ton service sans avoir jamais désobéi à tes ordres, et jamais tu ne m'as donné un chevreau pour festoyer avec mes amis. Mais, quand ton fils que voilà est arrivé après avoir dépensé ton bien avec des filles, tu as fait tuer pour lui le veau gras !' Le pharisien Saul qui mettait toute sa fierté dans sa fidélité à la Loi de Dieu devait voir d’un très mauvais œil ces chrétiens, membres d’une petite secte juive, qui prétendaient que Dieu donne son salut gratuitement à tous. Il devait être jaloux et en colère, et son fanatisme religieux le poussa donc à les pourchasser et à les persécuter avec haine. Saul connaissait par cœur la loi de Dieu, il l’appliquait scrupuleusement. Mais connaissait-il le Dieu qu’il prétendait si bien servir ? Ne s’était-il pas au contraire renfermé sur lui-même à cause de ce sentiment d’orgueil religieux, de supériorité sur les autres, tous ceux qui ne savent pas ? En fait ce n’étaient pas les chrétiens qui étaient ignorants mais bien lui ! Le Christ m'a pardonné : ce que je faisais, c'était par ignorance, car je n'avais pas la foi ; la grâce de notre Seigneur a été encore plus forte, avec la foi et l'amour dans le Christ Jésus. Lorsque Paul a fait l’expérience de la puissance de la grâce divine, de la force de la miséricorde du cœur de Dieu, en rencontrant le Christ Vivant, il est devenu l’autre fils de la parabole. Pour la première fois de sa vie il s’est senti faible, pécheur, coupable, ayant absolument besoin de retourner vers Dieu son Père par Jésus le Sauveur. En lui la colère et la jalousie de ce fils du peuple élu se sont transformées en une immense gratitude envers le Dieu qui justifie les pécheurs. Désormais une certitude absolue s’imposait à son esprit : Le Christ Jésus est venu dans le monde pour sauver les pécheurs ; et moi le premier, je suis pécheur, mais si le Christ Jésus m'a pardonné, c'est pour que je sois le premier en qui toute sa générosité se manifesterait ; je devais être le premier exemple de ceux qui croiraient en lui pour la vie éternelle. Les 3 paraboles de la miséricorde divine nous enseignent cette réalité bouleversante : chaque fois que nous faisons un pas vers Dieu, que nous lui offrons un cœur brisé et broyé, chaque fois que nous acceptons de reconnaître en nous le fils prodigue, nous faisons la joie de Dieu et des anges ! Parce que nous lui permettons d’être à notre égard ce qu’il est au plus profond de lui-même : Un Dieu Amour, saisi de pitié à notre vue, un Dieu miséricordieux, un Dieu qui part à notre recherche pour nous sauver !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8911632114352935532-3689634742788513724?l=meshomelies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://meshomelies.blogspot.com/feeds/3689634742788513724/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8911632114352935532&amp;postID=3689634742788513724' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/3689634742788513724'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/3689634742788513724'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://meshomelies.blogspot.com/2010/09/24eme-dimanche-du-temps-ordinaire.html' title='24ème dimanche du temps ordinaire'/><author><name>Padre Bob</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00622185621013325897</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-wi4bK2U-NP4/TnZjU_OCdUI/AAAAAAAAACY/37xtwzQyvr8/s220/Robert%2B8.JPG'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8911632114352935532.post-1925072446945393990</id><published>2010-09-06T01:12:00.001-07:00</published><updated>2010-09-06T01:12:33.842-07:00</updated><title type='text'>23ème dimanche du temps ordinaire</title><content type='html'>23ème dimanche du TO/C&lt;br /&gt;5/09/2010&lt;br /&gt;Luc 14, 25-33 (p.513)&lt;br /&gt;En cette période de rentrée scolaire et de reprise des activités habituelles pour beaucoup, la liturgie nous propose un Evangile particulièrement apte à nous réveiller du train-train quotidien… Un Evangile radical adressé aux grandes foules qui faisaient route avec Jésus, traduisons : adressé à tous les chrétiens. La question centrale de cet enseignement dérangeant est la suivante : être disciple du Seigneur ou ne pas l’être ! A deux reprises le Seigneur nous parle ainsi : vous ne pouvez pas être mes disciples si vous ne faites pas telle chose, si vous n’adoptez pas telle attitude… Réécoutons l’une après l’autre ces sentences « choc » : Si quelqu'un vient à moi sans me préférer à son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et sœurs, et même à sa propre vie, il ne peut pas être mon disciple.&lt;br /&gt;De même, celui d'entre vous qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple.&lt;br /&gt;Il y a un lien entre ces deux exigences. La première nous demande de mettre l’amour du Christ au-dessus de l’amour pour notre famille et pour notre propre vie. La seconde nous demande de renoncer aux biens matériels. Les liens familiaux, notre vie, nos propriétés ou possessions ont en commun cette qualité d’être des « biens », donc des réalités positives dans notre existence humaine. Pour l’homme qui n’est pas spirituel ces biens sont les biens suprêmes. L’exigence de Jésus dans cet Evangile correspond au fait que seul Dieu est bon, que seul Dieu est le Bien suprême. Et si Jésus peut avoir de telles exigences à notre égard, c’est justement parce qu’il est la deuxième personne de la Sainte Trinité, il est Dieu lui-même.&lt;br /&gt;Celui qui ne porte pas sa croix pour marcher derrière moi ne peut pas être mon disciple.&lt;br /&gt;Ce qu’il nous demande est véritablement crucifiant, au-delà de nos perspectives humaines raisonnables, au-delà de nos forces et de notre bonne volonté. Pourquoi tant de radicalité dans son enseignement ? Pourquoi mettre la barre si haut pour ceux qui veulent devenir ses disciples ? N’est-ce pas décourageant ? Nous devons comprendre que le Seigneur désigne ainsi les obstacles qui se dressent sur notre chemin de sainteté. Les biens humains peuvent devenir des obstacles si nous les absolutisons, si nous oublions qu’ils sont éphémères, fragiles et relatifs, si nous prenons les moyens pour la fin. Cela n’est probablement pas par hasard que notre Evangile suit la parabole des invités au banquet dans le Royaume de Dieu : Un homme donnait un grand dîner, et il avait invité beaucoup de monde. A l'heure du dîner, il envoya son serviteur dire aux invités : 'Venez, maintenant le repas est prêt.' Mais tous se mirent à s'excuser de la même façon. Le premier lui dit : 'J'ai acheté un champ, et je suis obligé d'aller le voir ; je t'en prie, excuse-moi.' Un autre dit : 'J'ai acheté cinq paires de bœufs, et je pars les essayer ; je t'en prie, excuse-moi.' Un troisième dit : 'Je viens de me marier, et, pour cette raison, je ne peux pas venir.' &lt;br /&gt;Le lien semble en effet évident avec notre Evangile car dans cette parabole l’attachement à des biens matériels (un champ, des bœufs) ou à des biens familiaux (le mariage) constitue un obstacle dans la réponse positive que les invités doivent donner à Dieu. &lt;br /&gt;Comme tout enseignement biblique nous devons le recevoir avec sérieux et dans son contexte, car Dieu ne peut pas se contredire. Préférer l’amour de Jésus à l’amour de sa famille ne signifie certainement pas abandonner ou mépriser ses proches. A la suite du commandement de Dieu qui nous demande d’honorer nos parents, saint Paul n’hésite pas à dire : Si quelqu'un ne s'occupe pas des siens, surtout des plus proches, il a déjà renié sa foi, il est pire qu'un incroyant.&lt;br /&gt;Cela n’enlève rien au fait que dans certaines circonstances crucifiantes des enfants devront déplaire ou même faire de la peine à leurs parents pour être fidèles à la volonté de Dieu sur eux. Si Jésus m’appelle à lui consacrer ma vie en tant que prêtre ou religieux, et si mes parents s’opposent à cet appel, je dois préférer l’appel du Christ à l’avis de mes parents. C’est cela préférer Jésus à ses parents. Comme préférer Jésus à sa propre vie, c’est être prêt à aller jusqu’au martyre pour lui rester fidèle avec la grâce de Dieu. Dans ces choix extrêmes, héroïques, nous portons véritablement notre croix à la suite de Jésus.&lt;br /&gt;La petite histoire de la tour à bâtir reprend quant à elle une sentence de l’Ecclésiaste : « Mener à bien une entreprise vaut mieux que la commencer : c’est la persévérance qui compte, et non la prétention ». Porter notre croix à la suite de Jésus ce n’est donc pas seulement poser des choix héroïques, c’est aussi et surtout persévérer dans notre amour de Dieu et du prochain à travers l’accomplissement fidèle et généreux de notre devoir d’état. Voilà un beau programme de rentrée pour tous ! Programme irréalisable si nous ne mettons pas la prière personnelle au cœur de nos journées, idéal utopique si nous ne faisons pas l’expérience personnelle de la présence aimante de Dieu dans nos vies.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8911632114352935532-1925072446945393990?l=meshomelies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://meshomelies.blogspot.com/feeds/1925072446945393990/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8911632114352935532&amp;postID=1925072446945393990' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/1925072446945393990'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/1925072446945393990'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://meshomelies.blogspot.com/2010/09/23eme-dimanche-du-temps-ordinaire.html' title='23ème dimanche du temps ordinaire'/><author><name>Padre Bob</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00622185621013325897</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-wi4bK2U-NP4/TnZjU_OCdUI/AAAAAAAAACY/37xtwzQyvr8/s220/Robert%2B8.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8911632114352935532.post-5240851975589421977</id><published>2010-08-30T13:15:00.000-07:00</published><updated>2010-08-30T13:17:27.329-07:00</updated><title type='text'>22ème dimanche du temps ordinaire</title><content type='html'>22ème dimanche du TO/C&lt;br /&gt;29/08/2010&lt;br /&gt;Luc 14, 7-14 (p. 468)&lt;br /&gt;L’Evangile de ce dimanche nous montre Jésus participant à un repas. Il serait intéressant de relever dans les Evangiles tous les repas auxquels le Seigneur a participé jusqu’à l’ultime repas, celui de la dernière Cène, par lequel il institue le sacrement de l’Eucharistie. Nous pourrions aussi relever toutes les paraboles qui mettent en scène un festin. Le repas de notre Evangile n’est pas ordinaire : c’est celui du Sabbat, un repas de fête, un repas sacré, et il ne se déroule pas chez un homme « quelconque » mais bien chez un personnage important, un chef des pharisiens, un « grand » de la société religieuse de l’époque. A l’occasion de ces repas, le Seigneur avait l’habitude d’enseigner. Il ne le faisait pas à la manière d’un cours théorique mais en partant de situations concrètes. Ici il observe les invités et remarque qu’ils choisissent les meilleures places, les premières. C’est bien à partir de cette simple observation que le Seigneur va nous enseigner à travers une parabole. Si nous ne tenons pas compte de sa conclusion (« Qui s’élève sera abaissé ; qui s’abaisse sera élevé »), cette parabole n’est en fait qu’un enseignement de sagesse humaine, de bon sens et même quelque part de calcul humain. D’ailleurs Jésus n’invente rien. La tradition de sagesse de l’Ancien Testament donnait déjà des conseils similaires dans le livre des Proverbes : « Ne fais pas l’important devant le roi, ne te mets pas au milieu des grands ; mieux vaut qu’on te dise : ‘Monte ici !’ que de te voir rabaissé en présence du prince ». Nous constatons que cette sagesse humaine n’a rien à voir avec l’humilité, mais qu’au contraire par un habile calcul on agit de telle sorte à ce que notre orgueil ne soit pas blessé. Dans cette sagesse ce qui motive notre choix c’est bien d’abord notre intérêt. Dans cette perspective « la condition de l’orgueilleux est sans remède ». Cette sagesse tactique ne nous guérit pas de notre orgueil, bien au contraire elle le conforte sous l’apparence d’une fausse humilité. Jésus donne un sens résolument nouveau à cet enseignement traditionnel par la conclusion de la parabole : « Qui s’élève sera abaissé ; qui s’abaisse sera élevé ». Cela nous rappelle d’ailleurs ce que nous avons entendu dimanche dernier : « Il y a des derniers qui seront premiers, et des premiers qui seront derniers ». Alors oui cette parabole peut devenir une exhortation à cultiver en nous la vertu d’humilité. Vertu absolument nécessaire pour celui ou celle qui veut devenir disciple de Jésus-Christ. Car l’orgueil, nous le savons, est bien le péché capital, et probablement le péché originel : « La condition de l’orgueilleux est sans remède, car la racine du mal est en lui ». Avec Jésus nous avons enfin un remède pour notre orgueil, nous avons les moyens de déraciner en nous cette racine, cette origine du mal. Comment ? Par un amour de plus en plus intense et vrai pour le Christ, doux et humble de cœur, et pour Marie, sa mère et notre mère, l’humble servante du Seigneur. C’est dans la mesure où nous aimons vraiment Jésus et Marie que nous aurons le désir de les imiter. Et que par conséquent nous laisserons grandir en nous la vertu d’humilité. Alors toutes ces affaires de première ou de dernière place nous paraîtront bien ridicules par rapport au trésor que nous aurons acquis, celui d’une âme humble et unifiée. L’humilité est en effet un trésor précieux car elle correspond à la vérité. L’humilité n’est pas l’humiliation même si parfois il nous faut passer par la croix de l’humiliation pour être libérés de notre orgueil. L’humilité c’est tout simplement la vérité, la vérité sur nous-mêmes et sur notre relation avec Dieu. C’est se souvenir que nous sommes des créatures dépendantes du Seigneur, des créatures mortelles. L’orgueil est un filet par lequel le tentateur nous attrape en nous mentant, en nous faisant croire que nous sommes des êtres absolument autonomes, des êtres immortels. Le chrétien qui progresse dans la véritable Sagesse, celle de Jésus-Christ, ne se laisse plus attraper par ces mensonges et ces illusions. Il n’est plus l’esclave de la convoitise si bien décrite par saint Jean : Tout ce qu'il y a dans le monde- les désirs égoïstes de la nature humaine, les désirs du regard, l'orgueil de la richesse -tout cela ne vient pas du Père, mais du monde. Or, le monde avec ses désirs est en train de disparaître. Mais celui qui fait la volonté de Dieu demeure pour toujours.&lt;br /&gt;La dernière partie de notre Evangile sur l’invitation aux repas a un lien avec ce que nous venons de méditer. Jésus nous demande d’agir gratuitement et non pas par intérêt, pour obtenir en retour quelque chose. Comme nous l’avons remarqué, si nous nous contentons de prendre la dernière place dans un repas uniquement pour éviter que notre orgueil ne soit blessé, nous ne sommes pas dans l’humilité mais nous agissons bel et bien en vue de notre intérêt. En fait il y a une grande différence entre la sagesse humaine et celle de Jésus-Christ. La sagesse humaine nous recommande l’habileté, l’action calculatrice en vue de notre intérêt personnel. La sagesse divine nous demande d’être en vérité ce que nous sommes : des créatures aimées et rachetées par Jésus. Imiter Jésus c’est renoncer au calcul pour aimer gratuitement et joyeusement. C’est vouloir donner et se donner en acceptant l’abaissement que cela peut impliquer. Celui qui est humble est toujours heureux de sa place qu’elle soit la dernière ou la première. Il est parfaitement libre parce que purifié de la jalousie et de l’orgueil.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8911632114352935532-5240851975589421977?l=meshomelies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://meshomelies.blogspot.com/feeds/5240851975589421977/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8911632114352935532&amp;postID=5240851975589421977' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/5240851975589421977'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/5240851975589421977'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://meshomelies.blogspot.com/2010/08/22eme-dimanche-du-temps-ordinaire.html' title='22ème dimanche du temps ordinaire'/><author><name>Padre Bob</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00622185621013325897</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-wi4bK2U-NP4/TnZjU_OCdUI/AAAAAAAAACY/37xtwzQyvr8/s220/Robert%2B8.JPG'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8911632114352935532.post-4865052022125896493</id><published>2010-08-24T05:45:00.001-07:00</published><updated>2010-08-24T05:45:50.629-07:00</updated><title type='text'>21ème dimanche du temps ordinaire</title><content type='html'>21ème dimanche du TO/C&lt;br /&gt;22/08/2010&lt;br /&gt;Luc 13, 22-30 (p. 421)&lt;br /&gt;« Seigneur, n’y aura-t-il que peu de gens à être sauvés ? » La question que cet inconnu pose à Jésus est celle du salut de l’humanité. C’est donc une question essentielle et sérieuse. Si pour nous le péché originel ainsi que nos propres péchés sont des réalités, des réalités qui nous séparent de Dieu ou nous éloignent de lui, nous savons par expérience à quel point nous avons besoin d’être sauvés. Cette question porte sur le nombre des créatures sauvées : seront-elles nombreuses ou pas ? Même si Jésus ne répond pas directement à cette question, cela demeure une question inévitable pour le chrétien. Jésus fait route vers Jérusalem, il va vers son sacrifice en vue justement du pardon des péchés et du salut. Lors de l’institution de l’eucharistie il prononcera ces paroles significatives : « Ceci est mon sang, le sang de l’alliance, qui est versé pour une multitude, pour le pardon des péchés ». Ce sang du Fils de Dieu, répandu pour beaucoup selon une autre traduction, obtiendra-t-il le salut de l’humanité ou seulement celui d’un petit nombre d’élus ? Tout au long de l’histoire du christianisme les optimistes et les pessimistes ont donné leur interprétation. Ici Jésus affirme que l’accès au salut est difficile : « Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite ». Il ne répond pas à la question du nombre des élus. Mais le passage parallèle en saint Matthieu semble abonder dans le sens des « pessimistes » :&lt;br /&gt;Entrez par la porte étroite. Elle est grande, la porte, il est large, le chemin qui conduit à la perdition ; et ils sont nombreux, ceux qui s'y engagent. Mais elle est étroite, la porte, il est resserré, le chemin qui conduit à la vie ; et ils sont peu nombreux, ceux qui le trouvent. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En saint Matthieu lorsque le Seigneur affirme la difficulté pour un riche d’entrer dans le Royaume des Cieux, les disciples posent eux aussi la question du salut : « Mais alors, qui peut être sauvé ? » Et leur Maître de répondre : « Pour les hommes, c’est une chose impossible, mais pour Dieu tout est possible ». Nous constatons ainsi en parcourant les Evangiles que la question du salut est abordé de manière différente selon le contexte. L’Evangile de ce jour nous rappelle que nous n’irons pas tous automatiquement au Paradis. Que nous devons utiliser notre liberté selon la volonté de Dieu, c’est-à-dire entrer par la porte étroite, pour y parvenir. En même temps le Royaume de Dieu ne fait pas partie des droits de l’homme, c’est un don de Dieu, et seul Dieu est capable de nous y conduire par son Fils Jésus notre unique Sauveur.&lt;br /&gt;La deuxième partie de notre Evangile ne se comprend qu’à la lumière de sa conclusion : « Il y a des derniers qui seront premiers, et des premiers qui seront derniers ». Dans son enseignement Jésus nous redonne le critère décisif de la valeur de notre vie humaine aux yeux de Dieu. Certains se rassurent à bon compte : « Nous avons mangé et bu en ta présence, et tu as enseigné sur nos places ». Ici encore la version de saint Matthieu complète bien le propos de Jésus :&lt;br /&gt;Ce jour-là, beaucoup me diront : 'Seigneur, Seigneur, n'est-ce pas en ton nom que nous avons été prophètes, en ton nom que nous avons chassé les démons, en ton nom que nous avons fait beaucoup de miracles ?' Alors je leur déclarerai : 'Je ne vous ai jamais connus. Écartez-vous de moi, vous qui faites le mal !' &lt;br /&gt;Qui sont donc ces premiers qui risquent de devenir derniers ? Certains Juifs tout d’abord qui, par orgueil (nous sommes le peuple élu, nous avons le temple), pouvaient oublier l’essentiel : la pratique du bien et de la justice. Mais aussi certains d’entre nous qui sommes catholiques pratiquants… Si nous oublions que notre fidélité à la messe du dimanche et à la vie de prière doit aller de pair avec notre désir de mettre en accord notre vie avec la volonté du Seigneur. Nous ne serons pas jugés sur une heure dans notre semaine, mais bien sur tous nos actes et choix quotidiens. « Eloignez-vous de moi, vous tous qui faites le mal », ou selon une autre traduction « vous les ouvriers d’injustice ». La leçon de cet Evangile pourrait être la suivante : au lieu de vous poser des questions théologiques sur le nombre des élus, agissez selon le bien et la justice. Il ne vous appartient pas de connaître le jour et l’heure du jugement ainsi que le nombre des sauvés. Mais je vous ai fait le don de la liberté pour que vous puissiez coopérer à votre salut par vos actes. Entrer par la porte étroite, c’est par conséquent se remettre en question, ne pas se reposer sur ses lauriers, et saisir que nous ne faisons pas naturellement et instinctivement le bien. Nous avons bien souvent à nous faire violence pour ne pas tomber dans l’égoïsme, l’hypocrisie ou encore l’orgueil religieux des premiers qui sont en fait les derniers. Il y aura des pleurs et des grincements de dents quand vous verrez Abraham, Isaac et Jacob et tous les prophètes dans le royaume de Dieu, et que vous serez jetés dehors.  Alors on viendra de l'orient et de l'occident, du nord et du midi, prendre place au festin dans le royaume de Dieu. Même si le Seigneur ne répond pas directement à la question du nombre, il nous donne l’espérance du salut pour beaucoup. Certains Juifs seront sauvés et avec eux des hommes de toute race, langue et nation. Cette mention de l’extension géographique, reprise dans l’Apocalypse, nous montre que ce n’est pas en vain que le Christ a offert sa vie. Oui, le salut qu’il nous donne est vraiment universel !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8911632114352935532-4865052022125896493?l=meshomelies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://meshomelies.blogspot.com/feeds/4865052022125896493/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8911632114352935532&amp;postID=4865052022125896493' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/4865052022125896493'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/4865052022125896493'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://meshomelies.blogspot.com/2010/08/21eme-dimanche-du-temps-ordinaire.html' title='21ème dimanche du temps ordinaire'/><author><name>Padre Bob</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00622185621013325897</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-wi4bK2U-NP4/TnZjU_OCdUI/AAAAAAAAACY/37xtwzQyvr8/s220/Robert%2B8.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8911632114352935532.post-2397379782860642200</id><published>2010-08-17T01:55:00.000-07:00</published><updated>2010-08-17T01:56:22.874-07:00</updated><title type='text'>ASSOMPTION DE LA VIERGE MARIE</title><content type='html'>Assomption de la Vierge Marie&lt;br /&gt;15/08/2010&lt;br /&gt;Luc 1, 39-56 (p. 1173)&lt;br /&gt;C’est dans son document consacré au mystère de l’Eglise que le Concile Vatican II parle de la place de la Vierge Marie dans la vie des chrétiens. A la fin de cette longue réflexion sur la nature de l’Eglise, le chapitre VIII de Lumen Gentium traite de « la Bienheureuse Vierge Marie, Mère de Dieu, dans le mystère du Christ et de l’Eglise ». Si nous voulons vraiment connaître Marie, sa vocation, sa mission et sa place dans notre vie chrétienne, nous devons toujours la contempler « dans le mystère du Christ et de l’Eglise ». C’est bien parce qu’elle est la mère du Christ qu’elle est aussi la mère de l’Eglise et de chaque baptisé en elle. Mère de l’Eglise, elle est aussi, d’après le Concile, « un membre suréminent et absolument unique de l’Eglise ». « Elle est devenue pour nous, dans l’ordre de la grâce, notre Mère ». Le Concile nous parle de la Vierge Marie dans le mystère de son Assomption, et je me permets de le citer ici pour nous introduire au véritable sens de cette fête : « Après son Assomption au ciel, le rôle de Marie dans le salut ne s’interrompt pas : par son intercession répétée elle continue à nous obtenir les dons qui assurent notre salut éternel. Son amour maternel la rend attentive aux frères de son Fils dont le pèlerinage n’est pas achevé, ou qui se trouvent engagés dans les périls et les épreuves, jusqu’à ce qu’ils parviennent à la patrie bienheureuse ». &lt;br /&gt;Je reviendrai plus tard au texte du Concile. Je voudrais maintenant à partir de la parole de Dieu contempler Marie dans sa personne et dans sa mission. Le livre de l’Apocalypse nous fait voir cette fresque saisissante, située à la fin des temps, dans laquelle deux signes s’affrontent et se combattent : La Femme et le dragon. La Tradition catholique a vu dans cette Femme l’image de Marie. Curieusement, alors que la scène se situe à la fin des temps, cette femme nous est montrée sur le point d’accoucher. Et c’est contre l’enfant de cette femme que le dragon se déchaîne. Un peu comme si le mystère de Noël devait se répéter à la fin des temps, lors du combat final entre Dieu et les puissances du mal. Après la Nativité ce dragon a eu pour nom le roi Hérode. Souvenez-vous du massacre des Saints Innocents destiné à tuer le fils de Marie, Jésus nouveau-né. Dans l’eschatologie ce dragon est probablement une image de Satan. L’esprit mauvais a horreur de l’incarnation. Le fait que Dieu se fasse homme en Jésus, né de la Vierge Marie, cet abaissement divin en notre faveur, cette union du divin avec la chair et le sensible, mettent Satan dans une grande fureur. Car l’incarnation témoigne non seulement de l’immense bonté de Dieu, de sa miséricorde, mais aussi de son humilité et de sa volonté de s’unir aux pauvres créatures imparfaites et mortelles que nous sommes. Et si la Vierge Marie a été choisie depuis toute éternité par le Père pour être la Mère du Sauveur, c’est en grande partie en raison de son humilité. Elle est en quelque sorte l’anti-Satan. Et si nous mettons la première lecture en lien avec la deuxième, nous le comprenons encore mieux. Par son Assomption Marie participe déjà pleinement à la résurrection de son Fils. Elle lui est parfaitement unie dans sa victoire sur les puissances du mal et la mort. Aux côtés du Christ elle ne cesse de lutter contre les manœuvres du démon qui voudrait faire échouer le plan de salut divin pour notre humanité. Marie est la première créature à être totalement sauvée. Elle est le signe vivant de ce que l’union entre Dieu et ses créatures humaines est à nouveau possible par et dans le Christ. Le récit évangélique de la Visitation met en avant les vertus de Marie, « bénie entre toutes les femmes ». Si Marie est bienheureuse ce n’est pas d’abord parce qu’elle est la Mère du sauveur. C’est parce qu’elle a répondu « oui » de manière parfaite à l’appel de Dieu. Ce sont ses vertus qui lui ont permis de dire ce « oui » total et définitif au Seigneur. Dans l’Evangile de cette fête deux vertus de Marie sont mises en avant. Sa grande foi tout d’abord : « Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur ». Et son humilité ensuite : « Il s’est penché sur son humble servante… Il élève les humbles ». Oui, dans son Assomption, Marie est élevée corps et âme à la gloire du ciel parce que toute sa vie elle n’a cessé de vivre humblement sous le regard de Dieu, et que son corps a été le tabernacle du Verbe de Dieu. C’est dans ce contexte des vertus mariales que le Concile Vatican II peut nous aider à comprendre ce qu’est la vraie dévotion du chrétien envers Marie : « Que les fidèles se souviennent qu’une véritable dévotion ne consiste nullement dans un mouvement stérile et éphémère de la sensibilité, pas plus que dans une vaine crédulité ; la vraie dévotion procède de la vraie foi, qui nous conduit à reconnaître la dignité éminente de la Mère de Dieu, et nous pousse à aimer cette Mère d’un amour filial, et à poursuivre l’imitation de ses vertus ». En ce jour de fête demandons à Marie, pleinement unie au Dieu Trinité, de nous faire grandir dans les vertus de foi et d’humilité. Puissions-nous l’aimer vraiment en l’imitant et en donnant jour après jour la joie du Christ Ressuscité à notre monde.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8911632114352935532-2397379782860642200?l=meshomelies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://meshomelies.blogspot.com/feeds/2397379782860642200/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8911632114352935532&amp;postID=2397379782860642200' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/2397379782860642200'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/2397379782860642200'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://meshomelies.blogspot.com/2010/08/assomption-de-la-vierge-marie.html' title='ASSOMPTION DE LA VIERGE MARIE'/><author><name>Padre Bob</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00622185621013325897</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-wi4bK2U-NP4/TnZjU_OCdUI/AAAAAAAAACY/37xtwzQyvr8/s220/Robert%2B8.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8911632114352935532.post-1815729427599789291</id><published>2010-08-09T09:42:00.001-07:00</published><updated>2010-08-09T09:42:34.529-07:00</updated><title type='text'>19ème dimanche du temps ordinaire</title><content type='html'>19ème dimanche du TO/C&lt;br /&gt;8/08/2010&lt;br /&gt;Luc 12, 32-48 (p. 318)&lt;br /&gt;Au cœur de l’été nous poursuivons notre lecture continue de l’Evangile selon saint Luc au chapitre 12. Le lien avec l’Evangile de dimanche dernier est évident même si nous sautons quelques versets pour parvenir au passage évangélique que nous venons d’entendre à l’instant. Souvenez-vous de la parabole de l’homme riche et de l’avertissement du Seigneur : « Gardez-vous de toute cupidité ». Et son invitation à s’enrichir en vue de Dieu. Dans les versets omis par la lecture continue nous trouvons l’un des enseignements majeurs de l’Evangile : « Cherchez le Royaume de Dieu, et cela vous sera donné en plus ». Quoi donc ? Le nécessaire pour notre vie humaine. De fait l’Evangile de ce dimanche ne cesse pas de nous parler de cette mystérieuse réalité du Royaume de Dieu. Et Jésus nous demande d’avoir et d’entretenir en nous deux attitudes fondamentales pour pouvoir accueillir ce Royaume : le détachement et la vigilance. Le détachement parce que le Royaume est déjà présent au milieu de nous avec Jésus, avec le mystère de l’incarnation. La vigilance parce que le Royaume doit encore s’accomplir avec le retour du Seigneur dans la gloire, retour dont nous ne pouvons pas connaître le moment. Dans le passage omis Jésus déplore notre peu de foi. C’est en effet parce que notre foi est bien faible que nous avons tant de mal à être détachés des biens matériels et à être vigilants pour le Royaume.&lt;br /&gt;Regardons tout d’abord l’appel au détachement, dans la suite logique de la parabole de l’homme riche. Cet appel est précédé d’un enseignement essentiel : « Sois sans crainte, petit troupeau, car votre Père a trouvé bon de vous donner le Royaume ». La présence de Dieu, son action nous sont données ! Jésus affirme que la grâce du Père est première dans notre condition de chrétiens. Hier comme aujourd’hui les chrétiens sont un « petit troupeau ». Notre dignité ne vient pas de notre nombre ou de notre puissance mais de ce que le Royaume nous est donné. Et si telle est bien la vérité de notre foi, alors nous n’avons rien à craindre, même si nous étions en situation minoritaire. Le signe que ce Royaume nous est donné réellement, c’est notre capacité à donner. De notre personne bien sûr, mais aussi de nos biens. Jésus souligne l’importance de l’aumône comme acte de foi dans le Royaume. Si notre trésor correspond à notre compte bancaire, alors nous ne pouvons pas aimer Dieu ni notre prochain comme Jésus nous le demande.&lt;br /&gt;Regardons maintenant l’exigence de la vigilance en vue de l’accomplissement du Royaume,  et cela à travers une parabole bien connue de tous et qui fait partie du lectionnaire pour les funérailles chrétiennes. Oui, notre vie chrétienne est en même temps un don, une grâce et une exigence. La fidélité répétitive des moines et des moniales est un magnifique exemple de vigilance. Pour nous qui vivons dans le monde avec un rythme de vie très différent des consacrés le travail de la vigilance correspond à notre devoir d’état. Notre vie dans le monde est elle aussi bien souvent répétitive. Elle peut même nous paraître fade et monotone tellement nous sommes attirés par la nouveauté et le changement. C’est là que la foi, l’amour et l’espérance chrétiennes peuvent transfigurer le quotidien en nous remettant dans l’axe du Royaume. Le devoir d’état ce n’est rien d’autre que notre vocation. Nous attendrons comme il faut le Seigneur si nous sommes de plus en plus fidèles à notre vocation que nous soyons mariés, prêtres, consacrés ou célibataires. Le fait d’être croyants n’enlèvera pas l’aspect répétitif de certaines tâches,  le côté rébarbatif du devoir d’état. Mais nous aurons au cœur même de la monotonie la possibilité de puiser la joie aux sources du salut. C’est là que la prière a toute sa place comme boussole qui nous réoriente régulièrement vers l’essentiel, vers le Royaume. Et tout le reste nous sera donné par surcroît.&lt;br /&gt;La conclusion de cette page évangélique nous remet devant une réalité que nous avons tendance à oublier. Au jour du jugement dernier ce ne sont pas les ignorants, athées ou non-chrétiens, bref les autres, qui auront le plus de soucis à se faire, mais bien nous. Non pas que Jésus nous pousse à la peur, il nous a dit « Sois sans crainte, petit troupeau », mais il veut nous faire comprendre la réalité suivante : au plus nous avons reçu, au plus il nous sera demandé. Si être chrétien c’est d’abord une grâce incomparable, c’est aussi une immense responsabilité : « A qui l’on a beaucoup donné, on demandera beaucoup ; à qui l’on a beaucoup confié, on réclamera davantage ». Et c’est encore plus vrai du ministère des prêtres, des évêques et du pape. Saint Augustin l’avait bien compris lui qui faisait la différence entre la douce grâce d’être chrétien et le fardeau de la vocation d’évêque : « Pour vous, je suis évêque ; avec vous, je suis chrétien. Le premier nom est celui d’un office reçu ; le second, de la grâce ; le premier nom est celui d’un danger ; le second, du salut ”. Demandons vraiment la force de Dieu pour être fidèles chaque jour, si possible davantage, à la présence de son Royaume et à notre vocation particulière.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8911632114352935532-1815729427599789291?l=meshomelies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://meshomelies.blogspot.com/feeds/1815729427599789291/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8911632114352935532&amp;postID=1815729427599789291' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/1815729427599789291'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/1815729427599789291'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://meshomelies.blogspot.com/2010/08/19eme-dimanche-du-temps-ordinaire.html' title='19ème dimanche du temps ordinaire'/><author><name>Padre Bob</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00622185621013325897</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-wi4bK2U-NP4/TnZjU_OCdUI/AAAAAAAAACY/37xtwzQyvr8/s220/Robert%2B8.JPG'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8911632114352935532.post-1135364550857726818</id><published>2010-08-05T07:16:00.000-07:00</published><updated>2010-08-05T07:17:22.068-07:00</updated><title type='text'>18ème dimanche du temps ordinaire</title><content type='html'>18ème dimanche du TO/C&lt;br /&gt;1er août 2010&lt;br /&gt;Luc 12, 13-21 (p.269)&lt;br /&gt;Au cœur de notre été la liturgie de la Parole nous entretient du sens de notre vie. Question usée, pourrait-on penser, par les philosophies comme par les mythes et les religions… Mais question essentielle parce qu’éternelle, jamais démodée finalement.&lt;br /&gt;La petite parabole de l’Evangile, celle de l’homme riche, est à lire en lien avec la première lecture, un court extrait du livre de Qohélet ou Ecclésiaste. Dans le contexte de la révélation biblique ce livre de sagesse, dans l’Ancien Testament, se démarque par son originalité et son étonnante modernité. Il prend ses distances avec l’optimisme des théologiens traditionnels. Notre première lecture nous en donne le début, assez célèbre, et en sautant de très nombreux versets, presque deux chapitres, nous fait entendre quelques versets de la fin du chapitre deux. Tout cela pour dire qu’il faudrait lire ces chapitres, et même ce livre bref et dense, dans leur intégralité. Je vous invite donc à faire cette lecture du livre de Qohélet dans votre Bible. Pour résumer le contenu des deux premiers chapitres, imaginons-nous un homme présenté comme un roi. Il a tout ce qu’il faut pour être heureux matériellement, il est comblé, il a parfaitement réussi sa vie du point de vue humain. Et même c’est un sage, un intellectuel. Malgré sa sagesse ou peut-être grâce à sa sagesse, il n’est pas satisfait. Il se met à réfléchir sur sa vie et en fait le bilan : « On ne tient rien, on court après le vent ; il n’y a rien à gagner sous le soleil ! […] Et j’ai trouvé la vie détestable : pour moi, tout ce qui se fait sous le soleil est une mauvaise affaire, tout nous échappe, on court après le vent ». Voilà le sens du dicton « Vanité des vanités, tout est vanité ! » que la Bible des Peuples traduit : « Rien qui tienne, on n’a de prise sur rien ! » Qohélet peut être perçu comme un pessimiste. Mais lui se définit comme un réaliste. La vanité de notre vie humaine, c’est-à-dire son vide, son néant, son inconsistance, ne provient pas seulement du fait qu’elle est limitée dans le temps par la mort, comme nous le rappelle le psaume 89. Elle provient aussi de ce qui semble être une injustice permanente : non seulement la mort réduit à néant toute une vie de labeur et d’activité, mais un homme juste et travailleur peut laisser son héritage à un fils fainéant et injuste… La question posée par Qohélet et par Jésus dans l’Evangile est donc la suivante : qu’est-ce qui offre à notre vie un fondement solide ? Ou bien que signifie réussir sa vie ? Au sein même de cette inconsistance comment vivre sans se décourager et finalement désespérer ? Jésus traite de « fou » l’homme riche de la parabole, celui qui à l’opposé de Qohélet, est parfaitement satisfait de sa réussite sociale et matérielle sans se poser aucune question. Sa folie tient d’abord à ce qu’il oublie le terme inévitable de sa vie terrestre. Le psaume demande au Seigneur : « Apprends-nous la vraie mesure de nos jours : que nos cœurs pénètrent la sagesse ». Le sage c’est celui qui sait qu’il retournera à la poussière, et que comme une simple herbe des champs, il peut en un seul jour se faner, se dessécher. La pensée de la mort n’est pas forcément source de désespoir, comme dans le livre de Qohélet. Elle permet à celui qui est sage de la sagesse du Christ de donner au contraire à sa vie tout son poids et toute sa valeur. C’est bien parce que notre vie est limitée temporellement que nos activités revêtent dans leur « vanité » apparente un poids d’éternité. La folie de cette homme consiste surtout en sa cupidité : « Gardez-vous bien de toute âpreté au gain ». Saint Paul résumera l’enseignement de Jésus sur le danger des richesses en une formule saisissante : « L’amour de l’argent est la racine de tous les maux ». Les désordres et les déséquilibres de notre monde viennent très souvent de la course au profit alliée à l’orgueil et au désir de dominer. Désordres économiques c’est évident, mais aussi politiques, sociaux. Dans de nombreux conflits armés l’aspect financier est non négligeable. Le Seigneur nous met donc en garde pour nous éviter l’idolâtrie de l’argent et dans le même mouvement pour que nous soyons riches « en vue de Dieu ». L’homme nouveau, celui qui est uni au Christ par le baptême et par la foi, échappe à la vanité de la vie dans la mesure où il s’enrichit en vue de Dieu. Au sein de la fragilité et de l’inconsistance de tout ce qui est humain, nous pouvons fonder notre vie et ses activités sur la parole du Christ, roc inébranlable. C’est cette parole qui nous enseigne comment nous enrichir en vue de Dieu. Jésus ne nous demande pas d’être de tristes jansénistes refusant les plaisirs et les joies de l’existence humaine. Les accepter c’est aussi accepter humblement sa condition de créature charnelle, comme nous l’enseigne l’Ecclésiaste. Le chrétien sait être reconnaissant pour les bienfaits de la Création. Il sait surtout que c’est par l’amour, donc par le refus de l’égoïsme, qu’il fait entrer déjà un peu d’éternité dans la « vanité » de cette vie. Pour reprendre une expression de saint Paul, « seule vaut la foi qui agit grâce à l’amour ». Demandons au Seigneur Jésus sa force et sa lumière pour prendre ce chemin de vie qui seul peut nous conduire à la vie éternelle !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8911632114352935532-1135364550857726818?l=meshomelies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://meshomelies.blogspot.com/feeds/1135364550857726818/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8911632114352935532&amp;postID=1135364550857726818' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/1135364550857726818'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/1135364550857726818'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://meshomelies.blogspot.com/2010/08/18eme-dimanche-du-temps-ordinaire.html' title='18ème dimanche du temps ordinaire'/><author><name>Padre Bob</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00622185621013325897</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-wi4bK2U-NP4/TnZjU_OCdUI/AAAAAAAAACY/37xtwzQyvr8/s220/Robert%2B8.JPG'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8911632114352935532.post-2339661440187187015</id><published>2010-06-28T06:44:00.001-07:00</published><updated>2010-06-28T06:44:39.697-07:00</updated><title type='text'>13ème dimanche du temps ordinaire</title><content type='html'>13ème dimanche du TO/C&lt;br /&gt;27/06/2010&lt;br /&gt;Luc 9, 51-62 (p. 18)&lt;br /&gt;En cette fin d’année scolaire la liturgie nous fait entendre la finale du chapitre 9 de l’Evangile selon saint Luc. Le contexte est ici important. Cet Evangile se situe entre l’envoi en mission des Douze et l’envoi en mission des 72 disciples. C’est donc bien dans un sens missionnaire que nous avons à recevoir ces paroles. Le moment est en outre décisif : « Comme le temps approchait où Jésus allait être enlevé de ce monde, il prit avec courage la route de Jérusalem ». Nous sommes à un tournant de l’Evangile. Le Seigneur se dirige vers la ville sainte avec ses apôtres pour y souffrir sa Passion et y mourir sur le bois de la croix. Et cela nous dit aussi quelque chose des moyens de la mission. C’est par la faiblesse de la Croix que Jésus sauvera notre humanité. C’est par l’offrande de sa personne et de sa vie par amour qu’il nous attirera vers le Père. La seule puissance dont Dieu dispose est précisément celle de son amour infini.&lt;br /&gt;Je commencerai par méditer rapidement la deuxième partie de notre Evangile. Nous avons trois exemples d’hommes, anonymes, auxquels le Seigneur rappelle les exigences de la mission à sa suite. Pour annoncer le Règne de Dieu il faut avoir en soi certaines dispositions. Ce qui est commun à ces trois exemples c’est la nécessité du détachement pour celui qui veut suivre Jésus. Détachement vis-à-vis d’un certain confort de vie, détachement aussi par rapport aux liens humains et familiaux. Nul ne peut commencer à vivre ces exigences s’il ne met pas d’abord toute sa confiance en Dieu. C’est bien une question de foi totale. C’est par la force de cette foi que le disciple peut répondre à Jésus par un « oui » sans conditions ni retard. Le détachement est la condition nécessaire à la liberté du disciple. Celui qui suit Jésus doit devenir un homme libre qui se laisse conduire par l’Esprit. Etre libre ici ne signifie pas faire sa propre volonté, mais, comme Jésus, rechercher et accepter la volonté du Père. Ceci nous amène à méditer maintenant la première partie de notre Evangile.&lt;br /&gt;Les Samaritains et les Juifs ne s’aimaient pas. Ils avaient même leur propre temple. De la Galilée à la Judée, Jésus doit traverser ce territoire de la Samarie. Et voilà qu’un village refuse de l’accueillir lui et ses disciples. Saint Luc nous en donne la raison : « parce qu’il se dirigeait vers Jérusalem ». Notons ici l’étroitesse d’esprit des samaritains, signe d’une humanité divisée par le péché. Ne croyons pas avoir affaire à une vieille histoire du passé. En tant que curé j’ai connu la mesquinerie de l’esprit de clocher entre certains catholiques… qui refusaient d’aller à la messe dans le village d’à côté parce que c’étaient un peu des « ennemis »… Et voilà que Jacques et Jean, deux apôtres, proposent au Seigneur de punir de manière forte ces samaritains peu accueillants : « Veux-tu que nous ordonnions que le feu tombe du ciel pour les détruire ? » Souvenons-nous du contexte : Jésus monte à Jérusalem pour y souffrir sa Passion et mourir crucifié… Nos apôtres en sont restés à l’Ancien Testament, aux bonnes vieilles méthodes… Ici s’exprime la tentation du fanatisme religieux. Ce fanatisme est une caricature honteuse de la vraie foi et de la religion authentique. Il s’agit finalement d’imposer la vérité par la force. Il s’agit de s’imposer par tous les moyens possibles en bafouant la conscience et la liberté de ceux qui ne partagent pas nos convictions. Beaucoup de pages sombres de l’histoire de notre Eglise relèvent de ce fanatisme religieux. Et si en Occident il y a tant de personnes qui sont athées et refusent la religion, c’est en grande partie à cause de cela. C’est à cause de ce contre-témoignage que le pape Jean-Paul II a publiquement demandé pardon à Dieu lors du Jubilé de l’an 2000. Maurice Zundel écrivait en 1966 : « On peut dire que l’immense majorité des peuples n’ont pas choisi leur religion. Elle leur a été imposée. Or, une religion imposée ne peut pas être une religion mystique : ce ne peut être qu’une religion-objet, une religion prise du dehors ». Et nos évêques affirmaient dans leur lettre aux catholiques de France : « Entre Dieu et l’homme il ne s’agit jamais d’un rapport de forces, mais d’un rapport de liberté et, en dernière instance, d’une relation de confiance et d’amour ». Jésus, nous le voyons, ne rentre pas dans le projet punitif de ses apôtres. Au contraire il les interpelle vivement, il les réprimande et les remet ainsi dans l’axe de leur mission. La mission des apôtres n’est pas de punir au nom de Dieu. Ils doivent manifester au contraire la miséricorde et l’amour du Seigneur pour tous, en particulier pour les pécheurs et les ignorants. Quelques chapitres plus loin dans le même Evangile, le Seigneur Jésus parle lui aussi d’un feu. Non pas un feu vengeur qui tue les hommes, mais le feu issu de son cœur aimant par lequel il veut les attirer au Père. Non pas la force qui punit et contraint, mais la faiblesse d’un Dieu crucifié, désarmé, qui nous sauve et nous relève avec une patience infinie :&lt;br /&gt;Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu'il soit déjà allumé ! &lt;br /&gt;Je dois recevoir un baptême, et comme il m'en coûte d'attendre qu'il soit accompli !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8911632114352935532-2339661440187187015?l=meshomelies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://meshomelies.blogspot.com/feeds/2339661440187187015/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8911632114352935532&amp;postID=2339661440187187015' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/2339661440187187015'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/2339661440187187015'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://meshomelies.blogspot.com/2010/06/13eme-dimanche-du-temps-ordinaire.html' title='13ème dimanche du temps ordinaire'/><author><name>Padre Bob</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00622185621013325897</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-wi4bK2U-NP4/TnZjU_OCdUI/AAAAAAAAACY/37xtwzQyvr8/s220/Robert%2B8.JPG'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8911632114352935532.post-6240190142523270847</id><published>2010-06-16T06:21:00.001-07:00</published><updated>2010-06-16T06:21:43.064-07:00</updated><title type='text'>11ème dimanche du temps ordinaire</title><content type='html'>11ème dimanche du TO/C&lt;br /&gt;13/06/2010&lt;br /&gt;Luc 7, 36- 8, 3 (p.1065)&lt;br /&gt;Nous connaissons l’importance des repas dans les Evangiles. Jésus répondait volontiers aux invitations qu’on lui faisait, qu’elles viennent des pharisiens comme ici, de ceux qui étaient considérés comme des pécheurs ou encore du petit cercle de ses amis intimes. Le Seigneur était à l’aise avec tous. Il n’était pas l’homme d’une classe sociale ou d’une catégorie de la population. Il était à l’aise avec tous parce qu’il était, en tant que Fils de Dieu, suprêmement libre. Il ne dépendait ni du regard des autres ni de leurs jugements ni du quand dira-t-on… mais de la volonté du Père, volonté de salut pour tous les hommes. Et c’est lors d’un repas sacré, celui de la dernière Cène, que le Seigneur institua le sacrement de l’eucharistie. Ce sacrement que nous célébrons chaque dimanche a bien la forme d’un repas. Le repas est rassemblement autour de la table commune, celle de la famille ou des amis. Dans un repas nous ne faisons pas que manger et boire. Mais nous échangeons aussi le pain de la parole etc. Tout cela se retrouve à un niveau divin dans le sacrement de la messe.&lt;br /&gt;Peu avant notre texte, Jésus lui-même rappelle dans l’Evangile selon saint Luc la mauvaise réputation qui était la sienne chez les honnêtes gens de la société de son temps : « Voilà un mangeur et un buveur de vin, un ami des collecteurs de l’impôt et des pécheurs ! » Ici notre Seigneur répond donc à l’invitation d’un pharisien, donc d’un observateur scrupuleux de la Loi de Moïse. Il est précisément chez une personne honnête. Et voilà qu’une femme, dont nous ne savons pas le nom, vient déranger ce repas, cette rencontre entre le pharisien et le Maître. Luc la qualifie de pécheresse. Le décor de la scène nous est ainsi donné : d’un côté l’observateur de la Loi, de l’autre la pécheresse. Saint Luc reflète la division religieuse entre les personnes dans la société juive de son temps. Une division qui donne deux camps : les justes d’un côté, les pécheurs de l’autre. Le repas, lieu de communion, va devenir lors de cette scène un lieu de division à cause de cette intruse. En plus cette femme est démonstrative. Et voilà qu’à la vue de ce spectacle une pensée intérieure surgit chez le pharisien : « Si cet homme était prophète, il saurait qui est cette femme qui le touche, et ce qu’elle est : une pécheresse ». La pensée du pharisien nous instruit sur deux points qui sont au cœur du message de cet Evangile. Le premier porte sur l’identité de Jésus. Souvenons-nous que peu de temps avant, dans le même chapitre, c’est Jean-Baptiste lui-même qui semblait pris par le doute : « Es-tu celui qui doit venir ou devons-nous en attendre un autre ? » Ici le pharisien doute de la qualité de prophète attribuée à Jésus par certains. S’il réserve un aussi bon accueil à une pécheresse, c’est le signe évident qu’il n’est pas un homme de Dieu… Le second point porte sur le jugement émis par celui qui se considère juste sur cette femme : elle est une pécheresse. Jugement qui enferme cette femme dans son péché et la réduit à ce seul aspect de sa personne et de sa vie. Les nouveautés du langage contemporain prêtent parfois à rire… Mais certaines traduisent cette volonté de ne pas enfermer une personne dans une case. Au lieu de dire un handicapé ou un homosexuel par exemple, on dira volontiers une personne handicapée ou  une personne homosexuelle. Ces manières de parler sont dans la logique de l’Evangile qui nous demande de ne pas juger, et encore moins condamner, notre prochain, même s’il est différent ou pécheur. En nous demandant de ne pas juger Jésus nous demande de ne pas nous mettre à la place de Dieu, car lui seul a autorité pour juger, lui seul est le juste juge. Le Seigneur lit dans les pensées de Simon et lui propose la petite parabole des deux débiteurs. Cette parabole nous enseigne d’abord que nous sommes tous pécheurs. Elle brise la division entre hommes justes et hommes pécheurs. Le seul homme juste ayant jamais existé c’est Jésus. Simon, l’honnête pharisien est lui aussi pécheur… La preuve, il vient d’enfermer cette femme dans son péché, il vient de la mépriser en la jugeant. Cette parabole enseigne aussi que les grands pécheurs lorsqu’ils s’approchent du Seigneur Jésus sont enflammés d’un amour plus ardent et intense que les personnes simplement honnêtes… Il y a comme un lien de réciprocité entre le pardon accordé par Dieu et l’amour du pécheur réconcilié. Cette femme a beaucoup aimé Jésus, elle le lui a montré par son audace et ses gestes de vénération et de tendresse. Cet amour attire sur elle la miséricorde du Seigneur. Et le pardon accordé et reçu la fait encore grandir dans l’amour pour Dieu. Le rapport entre la miséricorde et l’amour est comparable à un cercle. Si l’amour de Dieu pour nous est toujours premier et nous précède, notre amour pour lui le presse en quelque sorte à exercer sa miséricorde. La fin de l’Evangile répond d’une manière magnifique à la question sur l’identité de Jésus : non seulement il est prophète, envoyé par Dieu, mais il est bien plus. Puisqu’il a le pouvoir de pardonner les péchés et de réconcilier les pécheurs avec Dieu, c’est bien le signe qu’il est vraiment homme et vraiment Dieu, Fils du Dieu vivant venu non pas pour nous condamner mais pour nous sauver !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8911632114352935532-6240190142523270847?l=meshomelies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://meshomelies.blogspot.com/feeds/6240190142523270847/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8911632114352935532&amp;postID=6240190142523270847' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/6240190142523270847'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/6240190142523270847'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://meshomelies.blogspot.com/2010/06/11eme-dimanche-du-temps-ordinaire.html' title='11ème dimanche du temps ordinaire'/><author><name>Padre Bob</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00622185621013325897</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-wi4bK2U-NP4/TnZjU_OCdUI/AAAAAAAAACY/37xtwzQyvr8/s220/Robert%2B8.JPG'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8911632114352935532.post-6079411156178028221</id><published>2010-06-06T05:46:00.001-07:00</published><updated>2010-06-06T05:46:32.219-07:00</updated><title type='text'>SAINT SACREMENT</title><content type='html'>Le Saint Sacrement / C&lt;br /&gt;6/06/2010&lt;br /&gt;Luc 9, 11-17 (p. 1190)&lt;br /&gt;Dimanche dernier nous avons fêté celui qui est au cœur de notre foi chrétienne : Dieu dans son mystère trinitaire, le Dieu unique, communion d’amour entre le Père, le Fils et le Saint Esprit. En ce dimanche nous fêtons le Saint Sacrement de l’eucharistie, c’est-à-dire le sacrement par excellence. Si le baptême est le fondement de toute notre vie chrétienne, l’eucharistie en constitue le sommet et le centre permanent. L’eucharistie, nous le savons, est liée d’une manière particulièrement forte à la célébration chrétienne du jour du Seigneur, le dimanche. Cette fête en l’honneur de l’eucharistie située après le dimanche de la Sainte Trinité nous redit le sens trinitaire de la célébration de la messe. Spontanément quand nous pensons à la messe nous pensons à Jésus qui a institué ce sacrement lors de la dernière Cène, nous pensons bien sûr au don de son Corps et de son Sang offerts en sacrifice pour que nous puissions communier à sa vie divine et nous en nourrir. Nous oublions peut-être la dimension trinitaire de l’eucharistie. Remarquons bien que la plupart des prières de la messe s’adressent non pas au Fils mais au Père. Cela est particulièrement vrai pour la grande prière eucharistique. Cette prière se termine par les mots suivants dits ou chantés par le prêtre : « Par lui, avec lui et en lui, à toi, Dieu le Père tout-puissant, dans l’unité du Saint Esprit, tout honneur et toute gloire pour les siècles des siècles. » Ce à quoi l’assemblée des fidèles répond : « Amen ». Le Saint Sacrement de la messe est donc bien une prière, une offrande adressée au Père par le Fils dans l’Esprit.&lt;br /&gt;Pour cette solennité l’Eglise nous fait entendre en ce dimanche le récit de la multiplication des pains en saint Luc. Cet événement n’est pas directement en lien avec l’eucharistie. Mais l’évangéliste nous le rapporte en pensant à ce grand sacrement. La multiplication des pains a sa place entre deux autres événements. En faisant ce geste le Seigneur Jésus se situe dans la suite de Moïse qui demanda à Dieu de nourrir le peuple au désert. Jésus se situe surtout à la place même de Dieu puisque c’est Dieu qui donna la manne au peuple affamé. En faisant ce geste le Seigneur Jésus annonce aussi le don de l’eucharistie, le don du pain de vie. Ce sont les Douze qui prennent l’initiative non pas de nourrir la foule des auditeurs mais de les renvoyer dans des lieux habités pour qu’ils puissent manger. Les apôtres sont des hommes réalistes nous le voyons, avec les pieds bien sur terre. La réponse du Seigneur à ces hommes a de quoi les déstabiliser : « Donnez-leur vous-mêmes à manger ». Il sait très bien, lui, le Maître et Seigneur, qu’ils n’ont pas assez de nourriture pour nourrir cette foule… Par cette parole quelque peu provocatrice il veut toutefois les faire avancer dans la compréhension de leur mission. Ils ne sont pas là pour renvoyer les gens mais bien pour les nourrir de la Parole de Dieu. C’est la première partie de notre messe. Les Douze restent des hommes réalistes : « Nous n’avons que cinq pains et deux poissons… ». Remarquons au passage qu’ils n’ont pas pris au pied de la lettre les consignes que Jésus leur a données en les envoyant en mission… «N'emportez rien pour la route, ni bâton, ni sac, ni pain, ni argent ; n'ayez pas chacun une tunique de rechange. » Les apôtres confessent donc leurs limites humaines : « Nous n’avons que… » En cette année sacerdotale qui touche à sa fin cela nous redit que les ministres de l’eucharistie sont de pauvres hommes pécheurs. Et que dans l’eucharistie ils ne sont que des serviteurs secondaires. Que demande Jésus aux apôtres ? De faire le miracle ? Non, mais de préparer la foule à recevoir le don de Dieu : « Faites-les asseoir par groupes de cinquante. » Les Douze obéissent. Là se trouve la grandeur du prêtre : non pas se mettre à la place du Christ mais lui obéir. C’est Jésus et lui seul qui peut réaliser ce miracle, comme c’est Jésus et lui seul qui peut faire qu’un peu de pain devienne son Corps offert pour nous. Et Jésus lui-même dépend d’un autre, de son Père : « levant les yeux au ciel… ». Finalement c’est du Père que viennent tous les dons : la manne autrefois, le pain multiplié, le pain de l’eucharistie. Oui, tout vient du Père par le Fils dans l’Esprit. Les apôtres ont préparé le miracle, et maintenant ils sont chargés d’en distribuer les fruits à la foule. Le prêtre catholique est un Jean-Baptiste, il doit préparer le peuple à la rencontre du Seigneur dans l’Eucharistie. Non seulement en observant fidèlement le rite de l’Eglise mais en s’impliquant avec toute sa foi et son amour dans la célébration de ce mystère. Pendant la consécration il s’efface. Il agit « in persona Christi ». Ce qui ne veut pas dire « à la place du Christ ». Ce qui signifie plutôt que le prêtre est alors un pur instrument de la grâce par lequel le Christ Ressuscité se donne à ses fidèles dans l’offrande de son Corps et de son Sang au Père. « Tous mangèrent à leur faim ». L’eucharistie comme nourriture de l’âme nous comble et nous rassasie. Le pain de vie est surabondant : il en reste 12 paniers ! La grâce que nous avons à demander est peut-être celle de la faim spirituelle et du désir de Dieu. L’Eucharistie est en effet la rencontre du don de Dieu et de notre faim spirituelle. Amen.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8911632114352935532-6079411156178028221?l=meshomelies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://meshomelies.blogspot.com/feeds/6079411156178028221/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8911632114352935532&amp;postID=6079411156178028221' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/6079411156178028221'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/6079411156178028221'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://meshomelies.blogspot.com/2010/06/saint-sacrement.html' title='SAINT SACREMENT'/><author><name>Padre Bob</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00622185621013325897</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-wi4bK2U-NP4/TnZjU_OCdUI/AAAAAAAAACY/37xtwzQyvr8/s220/Robert%2B8.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8911632114352935532.post-8713870740715333136</id><published>2010-05-23T04:42:00.001-07:00</published><updated>2010-05-23T04:42:51.769-07:00</updated><title type='text'>PENTECOTE</title><content type='html'>Pentecôte /C&lt;br /&gt;23/05/10&lt;br /&gt;Jean 14, 15-26 (p.797)&lt;br /&gt;La solennité de Pentecôte marque le terme du temps pascal. Ce terme est un sommet, un couronnement, une plénitude. Car avec le don de l’Esprit Dieu se révèle et se donne totalement. Avec le don de l’Esprit la révélation chrétienne est achevée. Ce n’est pas par hasard que la liturgie nous fera célébrer dimanche prochain la Sainte Trinité. Ce sommet de la révélation chrétienne que nous célébrons aujourd’hui correspond au temps de l’Eglise, ce que nous nommons dans la liturgie le temps ordinaire. Ce qui marque le commencement de l’Eglise, c’est le rassemblement, dans la prière et l’attente, des apôtres et des saintes femmes dont Marie, la mère du Sauveur. Cela nous rappelle que l’essence de l’Eglise est d’ordre spirituel. L’Eglise est une réalité née de la volonté du Fils et du don de l’Esprit. L’organisation nécessaire à la vie de l’Eglise, corps du Christ, doit se comprendre et se vivre dans la primauté donnée à la relation avec Dieu dans l’Esprit. Le ministère des apôtres n’a de raison d’être que s’il est au service de la vie de Dieu dans les membres de l’Eglise, que s’il annonce le don de cette vie divine à tous les hommes. Evangéliser dans l’Eglise apostolique, ce n’est donc pas faire de la propagande sectaire. C’est témoigner de ce que l’homme ne peut s’accomplir lui-même s’il reste en dehors de cette vie divine communiquée par l’Esprit. Seul l’Esprit du Christ nous fait devenir ce que nous sommes comme en promesse à notre naissance : des personnes humaines à l’image de la divine Personne du Fils. Notre vie humaine, fécondée par la vie de l’Esprit, devient ainsi un passage de l’homme charnel, prisonnier de son égoïsme et de son individualité, à l’homme spirituel : une personne humaine capable d’aimer et de se donner, ouverte à la relation aux autres et à Dieu. Célébrer la Pentecôte, c’est affirmer à nouveau que Dieu seul est source de vie. De notre vie humaine tout d’abord en tant que créateur. Souvenez-vous de la première page de la Bible : « La terre était informe et vide, les ténèbres couvraient l’abîme, et l’Esprit de Dieu planait au-dessus des eaux ». C’est le même Esprit qui vient nous recréer en nous communiquant la vie divine. Voilà le miracle de la Pentecôte ! Ainsi que celui de notre baptême et de notre confirmation !&lt;br /&gt;Les textes bibliques de cette liturgie insistent tous sur le fait que Dieu nous donne l’Esprit pour qu’il habite en chacun de nous. Je ne fais que rappeler ici quelques expressions parlantes : « Ils furent tous remplis de l’Esprit Saint » ; « L’Esprit de Dieu habite en vous » ; « Nous viendrons chez lui, nous irons demeurer auprès de lui ». Et dans l’Evangile un verset omis par la version liturgique : l’Esprit de vérité « est avec vous et demeure en vous ». En nous donnant son Esprit, Dieu se donne totalement. Ce qui signifie que ce sont les trois personnes divines qui font de nous leur temple, leur sanctuaire. La Pentecôte nous révèle cette merveilleuse réalité de l’inhabitation divine. Et nous comprenons alors beaucoup mieux certains enseignements du Seigneur Jésus dans les Evangiles. Par exemple : « Le Royaume de Dieu est au-dedans de vous », « Dieu est esprit ; quand on adore, il faut adorer en esprit et en vérité ». Depuis la Pentecôte, tout chrétien devrait avoir une vive conscience que c’est d’abord en lui qu’il doit trouver la présence de Dieu Trinité. « Grandeur de l’âme humaine », notait Pascal dans son Mémorial. L’expression utilisée par Luc dans les Actes des Apôtres mérite qu’on s’y arrête : « Ils furent tous remplis de l’Esprit Saint ». Comme si l’Esprit était un liquide et nous des récipients ! L’image nous parle : l’eau répandue dans un vase a la capacité de « remplir » justement, c’est-à-dire de ne laisser aucun  espace vide. Le don de l’Esprit ne concerne donc pas seulement notre cœur ou encore notre âme mais notre être tout entier corps et âme. D’ailleurs Paul le rappellera aux chrétiens de Corinthe : ne savez-vous pas que vos corps sont des temples de l’Esprit ? C’est ainsi que l’Esprit du Christ devient notre vie, en nous remplissant totalement de sa présence, en sanctifiant non seulement notre âme mais aussi notre corps. Cette vérité de foi, suite logique de l’incarnation du Fils, a des conséquences nombreuses au niveau de la morale chrétienne.&lt;br /&gt;L’événement de Pentecôte institue donc en quelque sorte une religion de l’intériorité, un culte spirituel de Dieu. Et tout dans notre pratique religieuse extérieure doit nous aider à aller sans cesse vers ce centre, ce foyer intérieur dans lequel Dieu Trinité habite. C’est en nous que nous avons à faire l’expérience de l’amour divin, de ce feu dévorant. Particulièrement par la prière communautaire, les sacrements et la prière personnelle. En même temps l’événement de Pentecôte nous pousse à sortir de nos églises pour évangéliser, porter la Bonne Nouvelle de Jésus dans toutes les langues du monde. Pentecôte, c’est la double respiration de notre vie chrétienne : du foyer intérieur où brûle l’amour divin à la mission apostolique, par notre capacité à entrer en dialogue avec tous et chacun, porteurs de l’amour du Fils et polyglottes de l’Esprit Saint. Amen.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8911632114352935532-8713870740715333136?l=meshomelies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://meshomelies.blogspot.com/feeds/8713870740715333136/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8911632114352935532&amp;postID=8713870740715333136' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/8713870740715333136'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/8713870740715333136'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://meshomelies.blogspot.com/2010/05/pentecote.html' title='PENTECOTE'/><author><name>Padre Bob</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00622185621013325897</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-wi4bK2U-NP4/TnZjU_OCdUI/AAAAAAAAACY/37xtwzQyvr8/s220/Robert%2B8.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8911632114352935532.post-3475997292295233277</id><published>2010-05-13T13:31:00.001-07:00</published><updated>2010-05-13T13:31:45.152-07:00</updated><title type='text'>ASCENSION DU SEIGNEUR</title><content type='html'>Ascension du Seigneur / C&lt;br /&gt;13/05/10&lt;br /&gt;Luc 24, 46-53 (p. 710)&lt;br /&gt;C’est avec saint Luc que nous faisons mémoire du mystère de l’Ascension du Seigneur. En effet la liturgie de la Parole nous fait entendre la finale de l’Evangile selon saint Luc et le commencement du livre des Actes des Apôtres. Ce livre est en quelque sorte le tome II de l’Evangile selon saint Luc. Ecrit par le même auteur il nous rapporte les commencements de l’Eglise à partir de l’Ascension et de la Pentecôte.&lt;br /&gt;C’est essentiellement à partir de la première lecture que je vous propose de méditer ce mystère de l’Ascension comme le début, dans notre histoire humaine, du temps de l’Eglise. Luc nous dit que c’est pendant 40 jours, entre Pâques et l’Ascension, que le Seigneur Ressuscité s’est manifesté à ses disciples pour les confirmer dans la foi. Ce nombre symbolique nous rappelle bien sûr d’autres moments importants de l’histoire sainte dans l’Ancienne Alliance comme dans la Nouvelle, à commencer par les tentations du Christ au désert. Tentations qui inaugurent et préparent son ministère public. Et que fait le Seigneur pendant ces 40 jours ? Il parle à ses disciples du Royaume de Dieu. Il ne leur dit donc rien de nouveau. Pas de révélation nouvelle. Mais il les invite à approfondir dans la lumière de Pâques son enseignement d’avant Pâques, son premier enseignement concernant la venue du Royaume de Dieu. Enseignement donné justement après les tentations au désert. Ce rappel de la présence du Royaume de Dieu s’accompagne d’une promesse : celle du baptême dans l’Esprit Saint, « force venue d’en haut ». Avant de quitter physiquement ses disciples, voilà ce que Jésus désire partager avec eux. Encore une fois rien de nouveau, mais la confirmation de tout ce qu’il avait enseigné et promis avant sa mort et sa résurrection.  &lt;br /&gt;Malgré les trois années de compagnonnage, les 40 jours après Pâques, les apôtres, pierres de fondation de l’Eglise, ne sont toujours pas prêts ! « Est-ce donc maintenant que tu vas rétablir le royaume d’Israël ? » Dans le texte de Luc nous passons du Royaume de Dieu au royaume d’Israël… Les apôtres sont encore prisonniers d’une vision étriquée de la religion, une religion réduite à un nationalisme, une religion mise au service d’une politique, d’un peuple, d’un territoire. Toute la prédication de Jésus montrait clairement que le Royaume de Dieu ne se confondait pas avec la royauté en Israël et pourtant nous voilà revenus à la case départ, juste avant l’Ascension ! Cette confusion entre la sphère spirituelle et la sphère temporelle ou politique qui est alors dans la mentalité des apôtres reviendra tout au long de l’histoire de notre Eglise sous le nom de chrétienté. Jésus n’a pas prêché la chrétienté mais la Bonne Nouvelle de l’Evangile. Et dans l’Eglise nous n’avons pas à réduire le christianisme à une simple expression temporelle historique, la chrétienté. La réponse du Seigneur va remettre les apôtres dans le droit chemin de leur mission avec délicatesse mais fermeté :&lt;br /&gt;Il ne vous appartient pas de connaître les délais et les dates que le Père a fixés dans sa liberté souveraine. Mais vous allez recevoir une force, celle du Saint-Esprit, qui viendra sur vous. Alors vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu'aux extrémités de la terre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces hommes, galiléens de naissance, Juifs de religion, reçoivent une mission universelle et spirituelle : être les témoins du Christ Seigneur et de son Evangile « jusqu’aux extrémités de la terre ». Notez bien la progression géographique, du plus local (Jérusalem) au plus universel en passant par la Judée et la Samarie. Nous retrouvons cela dans la finale de l’Evangile :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est bien ce qui était annoncé par l'Écriture : les souffrances du Messie, sa résurrection d'entre les morts le troisième jour, et la conversion proclamée en son nom pour le pardon des péchés à toutes les nations, en commençant par Jérusalem. C'est vous qui en êtes les témoins. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant son Ascension, Jésus confirme donc ses apôtres dans leur mission spirituelle de témoins de l’Evangile avec la force de l’Esprit et il en fait les pierres de fondations d’une Eglise universelle, donc catholique. L’Eglise ou le christianisme ne peuvent jamais se réduire à un nationalisme, un patriotisme, une culture localisée dans le temps et l’espace ou encore à une civilisation particulière. L’Eglise est catholique ou elle n’est pas. Et cela n’a aucun sens de parler par exemple d’une Eglise anglicane ou d’une Eglise gallicane.&lt;br /&gt;La solennité de l’Ascension ouvre donc notre cœur et notre esprit aux larges horizons du Royaume de Dieu ou Royaume des cieux. L’Ascension nous rappelle que nous ne sommes que de passage ici-bas et que notre vocation ultime c’est bien d’entrer au sanctuaire du ciel grâce au sang de Jésus. Le temps de l’Eglise est celui de l’espérance universelle, dans l’attente et le désir du retour du Christ dans la gloire « pour le salut de ceux qui l’attendent ». Et c’est bien parce que nous sommes animés par cette espérance surnaturelle que nous devons, à la suite des apôtres, rendre témoignage jour après jour de la vérité et de la beauté de l’Evangile. Oui, nous sommes membres d’une Eglise qui est inséparablement catholique et apostolique.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8911632114352935532-3475997292295233277?l=meshomelies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://meshomelies.blogspot.com/feeds/3475997292295233277/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8911632114352935532&amp;postID=3475997292295233277' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/3475997292295233277'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/3475997292295233277'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://meshomelies.blogspot.com/2010/05/ascension-du-seigneur.html' title='ASCENSION DU SEIGNEUR'/><author><name>Padre Bob</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00622185621013325897</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-wi4bK2U-NP4/TnZjU_OCdUI/AAAAAAAAACY/37xtwzQyvr8/s220/Robert%2B8.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8911632114352935532.post-4471123229070766679</id><published>2010-05-09T05:24:00.000-07:00</published><updated>2010-05-09T05:26:21.503-07:00</updated><title type='text'>6ème dimanche de Pâques</title><content type='html'>6ème dimanche de Pâques / C&lt;br /&gt;9/05/10&lt;br /&gt;Jean 14, 23-29 (p. 685)&lt;br /&gt;Dimanche dernier nous avons entendu la parole du Seigneur : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés », le commandement de l’amour fraternel. En ce dimanche, le dernier avant l’Ascension, le Seigneur nous invite à l’aimer : « Si quelqu’un m’aime… ». Il nous adresse cette parole pendant qu’il demeure encore avec nous. Cette expression de l’Evangile de Jean s’applique bien sûr aux derniers jours de la vie terrestre de Jésus. Mais nous pouvons aussi l’appliquer avec l’Eglise à ce temps qui précède la fête de l’Ascension. Sans oublier que le Seigneur annonce aussi, avant d’entrer dans sa Passion, le don du Saint Esprit comme le Défenseur de l’Eglise et des fidèles.&lt;br /&gt;« Si quelqu’un m’aime, il restera fidèle à ma parole ». Jésus nous donne ici un critère de jugement tout simple pour savoir si nous demeurons vraiment dans son amour. C’est notre fidélité à la parole du Seigneur qui prouve en effet que nous l’aimons. Cette fidélité, nous avons à la vivre suivant deux orientations inséparables. Cette parole du Seigneur, ce sont d’abord les quatre Evangiles au cœur et sommet de la Bible comme de la liturgie chrétienne. Etre fidèle à la parole du Seigneur, c’est donc d’abord connaître et lire avec amour les Evangiles. La méditation amoureuse de ces textes, nommée Lectio Divina dans la Tradition de l’Eglise, nous unit de plus en plus au Christ. Le minimum pour nous consiste à préparer notre messe du dimanche en nous appropriant personnellement la liturgie de la Parole dans la méditation et la prière. Mais cette connaissance amoureuse et priante de la Parole ne suffit pas. Car cette Parole doit devenir chair dans notre vie et dans notre personne. De la même manière que le Verbe de Dieu s’est fait chair dans le sein de la Vierge Marie, la Parole de Dieu désire s’incarner en chacun de nous. Comment ? Dans la mesure où nous voulons la mettre en pratique, l’appliquer au quotidien de nos existences humaines. Si la Parole de Dieu porte des fruits dans notre vie, alors nous savons que nous aimons Jésus et que nous lui sommes fidèles.&lt;br /&gt;Et si nous vivons cette fidélité de l’amour, qui comprend aussi ses chutes et ses faiblesses, nous pouvons recevoir avec une immense joie la promesse du Seigneur : « Nous viendrons vers lui et nous ferons chez lui notre demeure ». La traduction de la Bible Osty va beaucoup plus loin que la traduction liturgique qui dit : « Nous irons demeurer auprès de lui ». Si nous vivons cette fidélité à la Parole de Jésus, alors le Père et le Fils nous promettent de venir en nous, de faire en nous leur demeure. Nous devenons véritablement des sanctuaires, des temples pour le Seigneur. Dieu n’est pas seulement à nos côtés, tout proche, il vient en nous pour y faire sa demeure. Ce miracle de l’amour divin commence avec le baptême et s’accomplit par la confirmation et la communion eucharistique. Mais il demande de notre part une libre réponse d’amour. Il ne suffit pas d’avoir reçu les sacrements pour être fidèle à la Parole du Seigneur, pour l’aimer vraiment. Avant l’Ascension Jésus nous demande de ne pas en rester à une religion extérieure dans laquelle seuls les rites et les sacrements ont une importance. Il nous montre que nous avons à vivre un 8ème sacrement qui est celui de l’amour fraternel et de l’amour pour Dieu dans nos vies. Si nous venons à l’église pour prier et pour nous ressourcer en communiant, c’est bien pour pouvoir vivre dans le monde ce 8ème sacrement, celui de la charité chrétienne, qui se vérifie d’abord par nos actes et nos choix quotidiens.&lt;br /&gt;Dans son testament Jésus nous promet donc de venir en nous avec le Père et l’Esprit. Il ne pourra le faire qu’après sa résurrection et son ascension. C’est le Christ ressuscité, vivant à jamais, assis à la droite du Père, qui vient en nous et nous communique le don de l’Esprit. Voilà l’un des plus beaux fruits du mystère pascal, fruit intérieur et invisible : Dieu Trinité fait de chacun de nous son temple. Et le signe intérieur de la présence de Dieu c’est toujours la paix. « C’est la paix que je vous laisse, c’est ma paix que je vous donne ». La paix du Christ s’accompagne toujours de l’amour et de la joie. Ce sont là les fruits de l’Esprit Saint. Cette paix n’est pas celle du monde, c’est-à-dire une paix trompeuse fondée sur le mensonge et l’illusion. La paix selon le monde consiste à nous anesthésier, à nous faire croire que nous avons pris le bon chemin alors que nous nous précipitons dans le vide. La paix selon le monde endort notre conscience et nous empêche de nous remettre en question pour changer de vie lorsque c’est nécessaire. La paix du Seigneur est toujours liée à notre désir de nous rapprocher de Dieu par la conversion. C’est pour cette raison que Jésus permet parfois que nous vivions l’épreuve de la sécheresse spirituelle, comme si sa paix nous était enlevée. Soit pour interpeller notre conscience croyante, soit pour nous faire progresser dans l’union avec lui. Car nous devons aimer le Seigneur pour lui-même et pas d’abord pour le réconfort spirituel que sa paix nous procure. Si nous sommes dans sa paix, n’oublions jamais de lui dire merci. Si cette paix nous est enlevée, si nous ne la ressentons plus, alors demeurons fidèles au Seigneur Jésus, et montrons-lui notre amour au sein même de l’épreuve spirituelle, conscients qu’elle est là pour notre progrès.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8911632114352935532-4471123229070766679?l=meshomelies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://meshomelies.blogspot.com/feeds/4471123229070766679/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8911632114352935532&amp;postID=4471123229070766679' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/4471123229070766679'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/4471123229070766679'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://meshomelies.blogspot.com/2010/05/6eme-dimanche-de-paques.html' title='6ème dimanche de Pâques'/><author><name>Padre Bob</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00622185621013325897</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-wi4bK2U-NP4/TnZjU_OCdUI/AAAAAAAAACY/37xtwzQyvr8/s220/Robert%2B8.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8911632114352935532.post-6065048775647439042</id><published>2010-05-02T14:05:00.000-07:00</published><updated>2010-05-02T14:06:13.687-07:00</updated><title type='text'>5ème dimanche de Pâques</title><content type='html'>5ème dimanche de Pâques / C&lt;br /&gt;2 mai 2010 &lt;br /&gt;Jean 13 (p. 641)&lt;br /&gt; Nous sommes, liturgiquement, dans ce temps entre Pâques et l’Ascension. Ce que le Seigneur dit à ses apôtres lors de la dernière Cène correspond bien au temps liturgique que nous vivons, temps qui atteindra son sommet avec la Pentecôte : « Mes petits enfants, je suis encore avec vous, mais pour peu de temps ». Le temps pascal nous invite à redécouvrir d’une manière plus intense la présence du Christ Ressuscité dans nos vies, dans la vie de l’Eglise et dans celle du monde puisqu’il est aussi le Roi de l’univers. La fête de l’Ascension nous rappellera ce passage d’une présence visible à une présence invisible mais tout aussi réelle. C’est dans ce contexte que le Ressuscité nous laisse son testament sous la forme d’un commandement nouveau : l’amour fraternel. Chaque fois que nous sommes fidèles à ce commandement nouveau, nous expérimentons d’une manière unique la présence du Ressuscité dans nos vies et dans nos cœurs. Le Ressuscité ne se rend pas présent uniquement par sa Parole, par les sacrements, par la vie de prière mais aussi, ne l’oublions pas, dans notre vie tout entière si elle est fidèle au commandement de l’amour. Chaque fois que nous aimons en actes et en vérité, nous manifestons au monde la présence du Ressuscité. Et nous en faisons en même temps une expérience personnelle.&lt;br /&gt; « Comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres ». Ce commandement nouveau représente bien le sommet de la vie chrétienne, la perfection de la sainteté. Ce commandement nous trace un chemin de vie, de résurrection que nous n’aurons jamais fini d’explorer. Sur ce chemin nous sommes toujours à la traîne, nous avons toujours à progresser, à avancer à travers « bien des épreuves pour entrer dans le royaume de Dieu ». La grâce suprême, celle qui consiste après notre mort à nous réjouir de la présence de Dieu avec tous les saints et toutes les saintes, cette grâce n’est en fait que l’aboutissement d’une vie vécue dans la charité du Christ. Nous le savons bien : ce programme dépasse nos simples forces humaines. Et il faudra que l’Esprit de Pentecôte soit donné à l’Eglise et à chaque disciple pour que nous puissions mettre en pratique le commandement de l’amour. Reconnaître la difficulté de ce chemin ne doit jamais nous décourager ou nous dispenser de nous remettre en question. Si Jésus nous demande d’aimer, c’est parce qu’avec sa grâce cela nous est rendu possible. Aussi nous avons à mettre la prière à l’Esprit Saint, Amour entre le Père et le Fils, au cœur de notre programme de vie. Nous voyons l’Esprit de Dieu agir chez des non-chrétiens et même chez des non-croyants… Pourquoi ne ferait-il pas en nous qui sommes les membres de l’Eglise, des merveilles d’amour ? Douterions-nous de sa puissance ? Concrètement la prière persévérante à l’Esprit Saint est le meilleur moyen d’entrer dans la volonté du Seigneur sur nous. Et c’est dans cette atmosphère spirituelle que nous avons ensuite à considérer les cercles de nos relations humaines et à nous poser la question de notre fidélité au commandement de l’amour : ma famille, mon milieu professionnel, ma paroisse, ma ville ou mon village, mon pays etc. Sans exclure personne puisque le Seigneur nous demande d’aimer comme lui, à sa manière, c’est-à-dire de manière catholique, universelle, jusqu’aux ennemis. Dans l’Evangile de ce dimanche il s’agit d’un aspect de cet amour : l’amour fraternel entre disciples du Christ dans l’Eglise. C’est la pratique effective de cet amour qui montrera à tous les hommes que nous sommes vraiment les disciples du Ressuscité. C’est cette pratique du commandement nouveau qui édifie l’Eglise et rend témoignage auprès des non-croyants. Cet amour fraternel suppose que nous ayons le sens du bien commun, le sens communautaire qui fait d’une paroisse bien plus qu’un rassemblement de croyants isolés chaque dimanche… Une paroisse, ça devrait être comme une famille. Il peut y avoir des désaccords, des disputes, des caractères différents, mais l’amour doit l’emporter. Avec les armes du pardon, de la réconciliation. Dans une paroisse nous sommes membres les uns des autres. Nous n’allons pas à l’église chaque dimanche comme nous irions au supermarché une fois par semaine pour faire nos courses : uniquement pour communier au corps du Christ sans avoir le souci des membres de ce corps qui m’entourent. C’est le sens de l’eucharistie comme rassemblement autour de l’autel. La vie divine qui nous est donnée dans le corps eucharistique de Jésus ne peut pas être séparée de la vie divine qui circule par l’amour entre les membres de l’Eglise. Autrement notre foi s’affaiblit et ne peut pas porter de fruit. Nous pourrions être tentés à notre époque par la recherche d’expériences personnelles gratifiantes de type extraordinaire : des prodiges, des extases, le parler en langues, le repos dans l’Esprit etc. Ce n’est pas ce que Jésus attend de nous. L’amour fraternel implique un réel effort de décentrement de soi pour aller vers l’autre, pour s’intéresser à lui, à ses joies comme à ses peines. Ne confondons jamais le surnaturel avec l’extraordinaire. Aimer à la manière du Christ, voilà ce qui est surnaturel, car l’amour qui prend patience supporte tout et il ne passera jamais.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8911632114352935532-6065048775647439042?l=meshomelies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://meshomelies.blogspot.com/feeds/6065048775647439042/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8911632114352935532&amp;postID=6065048775647439042' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/6065048775647439042'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/6065048775647439042'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://meshomelies.blogspot.com/2010/05/5eme-dimanche-de-paques.html' title='5ème dimanche de Pâques'/><author><name>Padre Bob</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00622185621013325897</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-wi4bK2U-NP4/TnZjU_OCdUI/AAAAAAAAACY/37xtwzQyvr8/s220/Robert%2B8.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8911632114352935532.post-5622278459055808187</id><published>2010-04-19T03:34:00.000-07:00</published><updated>2010-04-19T03:35:24.274-07:00</updated><title type='text'>3ème dimanche de Pâques</title><content type='html'>3ème dimanche de Pâques / C&lt;br /&gt;18/04/2010&lt;br /&gt;Jean 21, 1-19 (p. 546)&lt;br /&gt;En ce dimanche du temps de Pâques nous méditons la fin de l’Evangile selon saint Jean. Marie-Madeleine avait annoncé la Bonne Nouvelle de la résurrection aux disciples. Jésus lui-même s’était manifesté aux apôtres et en particulier à Thomas (l’évangile de dimanche dernier). Le Ressuscité leur avait donné l’Esprit Saint et les avait envoyés en mission : « Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie ». Et de manière étrange nous retrouvons le groupe des apôtres au bord du lac de Tibériade. Ils ont quitté Jérusalem pour rejoindre leur Galilée natale, au nord d’Israël. Ils semblent avoir repris leur activité habituelle de pêcheurs comme si rien ne s’était passé entre temps… Il est vrai que le Ressuscité avait demandé à ses disciples de l’attendre en Galilée. Mais cette finale de l’Evangile nous renvoie d’une manière déconcertante au commencement du même Evangile, à l’appel des disciples. D’ailleurs la dernière parole du Christ est bien celle de l’appel renouvelé à Pierre : « Suis-moi ! » Les spécialistes de la Bible nous expliquent que ce chapitre 21 aurait été ajouté en appendice à la fin de l’Evangile selon saint Jean, ce qui expliquerait en partie l’étrangeté de la situation.&lt;br /&gt;Pour notre méditation retenons d’abord un premier point.&lt;br /&gt;Au lever du jour, Jésus était là, sur le rivage, mais les disciples ne savaient pas que c'était lui.&lt;br /&gt;Les disciples sont dans la même situation que les disciples d’Emmaüs en saint Luc. Le Seigneur se manifeste à eux mais ils ne le reconnaissent pas. Notons que le Ressuscité choisit de se manifester à eux dans ce qui constitue l’ordinaire de leur vie : leur travail de pêcheurs. Comme sur la route d’Emmaüs il s’était intéressé à la vie et aux sentiments des deux disciples. C’est un premier point spirituel important pour nous. Si le Christ est vraiment ressuscité, s’Il est le Vivant, où allons-nous trouver le signe de sa présence et de son passage ? Dans les  sacrements bien sûr, dans la vie de prière. Mais aussi et peut-être même d’abord dans notre vie de tous les jours, dans les événements banals qui tissent le quotidien de nos existences. Simplement nous ressemblons bien souvent aux disciples au bord du lac, nous ne le savons pas, nous n’en prenons pas conscience, nous passons à côté de cette présence quotidienne du Ressuscité à nos côtés. Pourquoi ? Parce que nous ne regardons pas l’ordinaire de nos vies avec les yeux de la foi. Avec le regard de la foi, avec cette présence permanente du Ressuscité à nos côtés, l’ordinaire de nos vies n’est plus banal, mais devient précisément un lieu spirituel, un lieu de rencontre avec le salut apporté par le Christ.&lt;br /&gt;Le deuxième point de notre méditation porte sur ce passage de l’aveuglement à la reconnaissance.&lt;br /&gt;Il leur dit : « Jetez le filet à droite de la barque, et vous trouverez. » Ils jetèrent donc le filet, et cette fois ils n'arrivaient pas à le ramener, tellement il y avait de poisson. Alors, le disciple que Jésus aimait dit à Pierre : « C'est le Seigneur ! » Quand Simon-Pierre l'entendit déclarer que c'était le Seigneur, il passa un vêtement, car il n'avait rien sur lui, et il se jeta à l'eau. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour leur faire faire ce passage, Jésus va refaire un signe du passé : la pêche miraculeuse. Comme devant les disciples d’Emmaüs, il a en quelque sorte refait les gestes de la multiplication des pains. Cette pêche miraculeuse d’après Pâques est la manière qu’a le Christ de se faire reconnaître de ses disciples. Comme au matin de Pâques, c’est Jean qui est le plus rapide, Jean qui comprend le premier le message : « C’est le Seigneur ! » Dans l’ordre de l’amour Jean est le premier. Mais c’est Pierre qui sera confirmé dans sa mission de « premier » des apôtres dans l’Eglise. Jésus lui rappelant à trois reprises qu’il doit imiter Jean dans son amour pour lui. La hiérarchie de l’Eglise, le service du gouvernement pastoral, ne dépend pas d’abord des mérites personnels de celui qui est appelé, mais bien de la grâce de Dieu. Tout appel de Dieu est aussi un appel à correspondre à la grâce par l’amour, d’où la triple question du Christ au chef des apôtres. L’histoire de l’Eglise nous montre que les papes, les évêques et les prêtres ne sont pas forcément les plus saints dans le peuple de Dieu. Mais être pape, évêque ou prêtre, c’est toujours recevoir un appel à la sainteté de l’amour pour Dieu et pour tous les hommes : « Suis-moi ».&lt;br /&gt;Jésus dit alors : « Venez déjeuner. » Aucun des disciples n'osait lui demander : « Qui es-tu ? » Ils savaient que c'était le Seigneur.&lt;br /&gt;A l’issue de ce pique-nique pascal, les disciples savent, leurs yeux se sont ouverts, grâce au signe de la pêche surabondante.&lt;br /&gt;Pour ouvrir nos yeux, pour réveiller notre foi, le Christ nous conduit par les mêmes chemins encore aujourd’hui. A travers certains événements qui nous rappellent des moments de notre passé, des grâces reçues autrefois, il nous redit sa présence indéfectible à nos côtés. C’est pour cette raison qu’il est essentiel de faire de temps en temps une relecture de notre vie à la lumière de tout ce que nous avons déjà vécu et reçu. Et alors d’un seul coup tout prend sens, tout s’illumine, même parfois telle épreuve qui nous révolte… D’où l’importance de vivre aussi une fois par an un temps de retraite spirituelle ou de récollection pour nous retrouver avec Jésus au bord du lac et accueillir dans nos cœurs ouverts la surabondance de son amour de Ressuscité !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8911632114352935532-5622278459055808187?l=meshomelies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://meshomelies.blogspot.com/feeds/5622278459055808187/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8911632114352935532&amp;postID=5622278459055808187' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/5622278459055808187'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/5622278459055808187'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://meshomelies.blogspot.com/2010/04/3eme-dimanche-de-paques.html' title='3ème dimanche de Pâques'/><author><name>Padre Bob</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00622185621013325897</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-wi4bK2U-NP4/TnZjU_OCdUI/AAAAAAAAACY/37xtwzQyvr8/s220/Robert%2B8.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8911632114352935532.post-7971176816499748623</id><published>2010-04-11T12:18:00.000-07:00</published><updated>2010-04-11T12:20:12.292-07:00</updated><title type='text'>Dimanche de la miséricorde divine (dans l'octave de Pâques)</title><content type='html'>2ème dimanche de Pâques / C&lt;br /&gt;11 avril 2010&lt;br /&gt;Jean 20, 19-31 (p. 494)&lt;br /&gt;Le dimanche de l’octave de Pâques est une célébration de la miséricorde divine. Dans l’Evangile de cette liturgie, il y a une référence à cette miséricorde :&lt;br /&gt;Jésus répandit sur eux son souffle et il leur dit : « Recevez l'Esprit Saint. Tout homme à qui vous remettrez ses péchés, ils lui seront remis ; tout homme à qui vous maintiendrez ses péchés, ils lui seront maintenus. » &lt;br /&gt;Le premier fruit du mystère pascal, c’est le don de l’Esprit Saint aux apôtres, et à travers eux à toute l’Eglise. Et ce don de l’Esprit de Dieu est en vue de la manifestation de sa miséricorde envers tous les hommes, en vue du pardon des péchés par le ministère de l’Église. Tout cela est cohérent. Dans la Sainte Trinité l’Esprit est la Personne Amour, Il est le lien d’amour entre le Père et le Fils. Et c’est bien parce que Dieu est Amour qu’il est aussi celui qui fait miséricorde, celui qui pardonne. Le Coran souligne de très nombreuses fois que Dieu est miséricordieux, mais il ne signale pas la source de cette miséricorde : Dieu aime ses créatures. Célébrer la miséricorde de Dieu qui nous parvient par le mystère du Christ et dans l’Esprit Saint, c’est revenir à l’essentiel de la révélation chrétienne, un essentiel condensé en trois mots lumineux de simplicité par l’apôtre saint Jean : « Dieu est Amour ». En effet l’être le plus profond de Dieu Trinité est relation d’Amour puis communication de ce même Amour à sa création. En disant que Dieu est Bon, nous disons de lui l’essentiel. Tout le reste n’est que la conséquence de cette vérité première. Tout le reste est secondaire, tout le reste doit être compris à la lumière de cette affirmation fondamentale. Comme quand nous disons de Dieu, par exemple, qu’Il est juste. C’est parce que Dieu est Bon, qu’en Lui la miséricorde et la justice ne s’opposent pas, mais au contraire sont des qualités inséparables. Nous comprenons ainsi que la miséricorde n’est pas une qualité ajoutée en Dieu, comme si Dieu pouvait choisir de ne pas être miséricordieux… Non, la miséricorde fait partie de l’être même de Dieu puisqu’en Lui il n’y aucune place pour le mal, pour la rancune ou la vengeance, puisque le cœur de Dieu n’est que pure bonté.&lt;br /&gt;Le don que le Christ Ressuscité fait à ses apôtres en vue de la réconciliation du genre humain avec le Père se situe dans une ambiance de peur. Après Pâques les apôtres sont enfermés par peur des Juifs. La miséricorde de Dieu, en tant que manifestation de son amour patient, va faire passer les apôtres de la peur à l’audace de la foi. Pâques pour eux comme pour tout chrétien sera la résurrection de la foi et de la confiance, le passage justement, non seulement de la mort à la vie, mais de la peur et du doute à la foi et à la confiance. Dans notre première lecture, lorsque le Ressuscité se manifeste à Jean dans une vision, il reprend le message pascal adressé aux saintes femmes venues visiter le tombeau :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand je le vis, je tombai comme mort à ses pieds, mais il posa sur moi sa main droite, en disant : Sois sans crainte. Je suis le Premier et le Dernier,  je suis le Vivant : j'étais mort, mais me voici vivant pour les siècles des siècles, et je détiens les clés de la mort et du séjour des morts. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est ce message pascal du Ressuscité que Jean-Paul II avait choisi en 1978 pour inaugurer son pontificat, et il n’a pas cessé jusqu’à sa mort de le répéter à tous : « N’ayez pas peur ! » Nous, catholiques de France, nous pourrions être tentés par la peur, et sa conséquence : le repli identitaire, le ghetto catholique voire l’intégrisme. Nous savons bien que la France n’est plus un pays réellement chrétien. Il subsiste un vernis de christianisme, mais pour combien de temps encore ? Certains prennent peur en constatant la baisse du nombre des prêtres, le manque de renouvellement du clergé. Mais nous devrions surtout comprendre que s’il y a moins de prêtres qu’avant, c’est parce qu’il y a aussi moins de croyants. Notre problème n’est donc pas le manque de prêtres, mais le manque de foi. Seule une foi vivante nous permet d’échapper à cette tentation inspirée par la peur devant des statistiques en baisse. Seule une foi vivante nous pousse à témoigner de la joie d’être chrétiens dans une société qui semble se désintéresser de plus en plus de la religion catholique. Le défi pour nous consiste à rattacher la pratique de notre religion à une vraie spiritualité. Car nos contemporains, même s’ils rejettent les religions, ont un grand besoin de spiritualité. A nous de montrer par notre vie et par nos actes que nous trouvons ce supplément d’âme dans l’Evangile du Christ. A nous de témoigner que la foi catholique n’est pas d’abord un fardeau, un ensemble d’obligations et de rites, mais une relation vivante avec Celui qui est le Vivant. A nous de témoigner que la foi est une force merveilleuse capable de transporter les montagnes, que la foi est ce trésor par lequel nous entrons en relation avec le Dieu Trinité. Ce témoignage, nous pourrons le donner à la suite des apôtres, si nous faisons vraiment l’expérience de la prière communautaire et personnelle. A nous de témoigner que la prière est la respiration de notre vie, le soleil de nos journées ! Tout simplement parce que la prière est une rencontre avec le Dieu Amour, une ouverture de tout notre être à sa Vie qui a vaincu la mort et le mal. Notre témoignage n’est pas d’abord la défense d’une religion, d’une institution, l’Eglise, mais la profonde conviction que sans la Vie du Christ Ressuscité en nous notre vie perd son sens, sa saveur et son goût. Témoigner en vérité, n’est-ce pas donner à ceux que nous fréquentons la faim et la soif de la rencontre avec le Dieu Vivant ? Nous sommes peu nombreux, mais est-ce une raison pour avoir peur ? Ecoutons la parole de Jésus : &lt;br /&gt;Sois sans crainte, petit troupeau, car votre Père a trouvé bon de vous donner le Royaume.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8911632114352935532-7971176816499748623?l=meshomelies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://meshomelies.blogspot.com/feeds/7971176816499748623/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8911632114352935532&amp;postID=7971176816499748623' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/7971176816499748623'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/7971176816499748623'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://meshomelies.blogspot.com/2010/04/dimanche-de-la-misericorde-divine-dans.html' title='Dimanche de la miséricorde divine (dans l&apos;octave de Pâques)'/><author><name>Padre Bob</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00622185621013325897</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-wi4bK2U-NP4/TnZjU_OCdUI/AAAAAAAAACY/37xtwzQyvr8/s220/Robert%2B8.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8911632114352935532.post-6543794415305859473</id><published>2010-03-20T14:45:00.000-07:00</published><updated>2010-03-20T14:46:08.654-07:00</updated><title type='text'>5ème dimanche de Carême</title><content type='html'>5ème dimanche de Carême /C&lt;br /&gt;21 mars 2010 &lt;br /&gt;Jean 8, 1-11 (p. 233)&lt;br /&gt;A la fin de notre Carême, à l’approche du temps de la Passion, l’Eglise nous propose comme nourriture spirituelle l’Evangile de la femme adultère. Seul saint Jean nous rapporte cet épisode que beaucoup de biblistes attribuent en fait à saint Luc. Cette page d’Evangile est à la fois l’une des plus belles et des plus simples que nous puissions trouver dans les quatre Evangiles. Elle nous livre dans une pureté saisissante, bouleversante, le cœur du message de Jésus-Christ. Elle se situe bien dans la continuité de l’Evangile de dimanche dernier : la parabole du fils prodigue. Mais ici nous avons affaire à un événement réel et non pas à une parabole. Un événement dans lequel se manifeste de manière merveilleuse la miséricorde du Seigneur Jésus. Cet événement nous montre ce «monde nouveau » annoncé par Isaïe, ce monde de la justice qui vient de Dieu et qui est fondée sur la foi comme l’affirme Paul : « cette justice ne vient pas de moi-même, c’est-à-dire de mon obéissance à la loi de Moïse ».&lt;br /&gt;Les scribes et les pharisiens qui veulent mettre Jésus à l’épreuve sont justement de ceux qui croient que la fidélité scrupuleuse à la loi de Moïse donne la justice. Ils trouvent ainsi leur justice, on pourrait dire leur sainteté, en eux-mêmes. C’est parce qu’ils sont fidèles à la loi de Moïse qu’ils s’estiment justes aux yeux de Dieu. C’est ce schéma de pensée que Jésus va remettre en question et saint Paul à sa suite dans l’Eglise primitive. Paul n’hésitera pas à reprendre Pierre, le chef des apôtres, pour affirmer que notre justice vient de Dieu par la foi, et non pas de la loi et de la circoncision. Ces hommes religieux vont utiliser une femme pécheresse pour essayer de mettre en difficulté Jésus par rapport à un précepte de la Torah. Ils la placent au centre de la foule comme un animal de foire. Le précepte du Deutéronome est clair, et ne fait pas, notons-le bien, de différence entre l’homme et la femme coupables d’adultère : « Si l’on trouve un homme couché avec une femme mariée, ils mourront tous les deux : aussi bien la femme que l’homme qui a couché avec elle. C’est ainsi que tu ôteras le mal d’Israël ». Ici on ne nous parle que de la femme. Face à la question piège des scribes et des pharisiens, le Seigneur adopte une attitude étrange et se réfugie dans le silence : il dessine ou écrit sur le sol… Ce qui ne démotive pas ses interlocuteurs. Il doit répondre oui ou non. Il doit se situer par rapport à ce précepte de la Loi. Par sa réponse lumineuse de simplicité et de vérité, Jésus échappe au piège qui lui est tendu : « Celui d’entre vous qui est sans péché, qu’il soit le premier à lui jeter la pierre ». Et à nouveau il se met à tracer des traits sur le sol. D’un côté nous avons des hommes qui se considèrent justes et sont les gardiens de la morale, des hommes qui cherchent le péché chez les autres pour pouvoir les dénoncer et les condamner. Cette attitude est profondément ambigüe. Elle consiste à se convaincre de sa propre justice, donc de sa supériorité, par comparaison avec les autres qui sont pécheurs et mauvais. Cette fausse justice ne se situe pas au niveau de la conscience personnelle en présence de Dieu mais bien dans la comparaison. Souvenez-vous de la prière du pharisien au temple : 'Mon Dieu, je te rends grâce parce que je ne suis pas comme les autres hommes : voleurs, injustes, adultères, ou encore comme ce publicain. Je jeûne deux fois par semaine et je verse le dixième de tout ce que je gagne.' De l’autre côté nous avons Jésus qui renvoie les accusateurs à leur conscience personnelle dans la droite ligne de la parabole de la paille et de la poutre : Qu'as-tu à regarder la paille dans l'œil de ton frère, alors que la poutre qui est dans ton œil, tu ne la remarques pas ? Comment vas-tu dire à ton frère : 'Laisse moi retirer la paille de ton œil', alors qu'il y a une poutre dans ton œil à toi ? Esprit faux ! Enlève d'abord la poutre de ton œil, alors tu verras clair pour retirer la paille qui est dans l'œil de ton frère. &lt;br /&gt;En ce Carême Jésus nous rappelle que nous avons à scruter notre vie et pas celle des autres, c’est nous qui devons travailler à notre propre conversion avant de prétendre travailler à celle des autres. En tout cas dans le monde nouveau de l’Evangile une chose est certaine : on ne travaille pas à la conversion de son frère en le tuant, mais en étant le témoin de la miséricorde divine. L’Evangile de la femme adultère condamne par avance tous les procédés violents qui ont été utilisés dans l’histoire de l’Eglise pour convertir ou faire taire les hérétiques et les dissidents. Les scribes et les pharisiens qui demandent la mise à mort de la femme adultère sont des fanatiques. Qu’est-ce qu’un fanatique religieux, qu’il soit chrétien, juif ou musulman ? Un homme dont la foi est tellement faible qu’il ne peut trouver sa force qu’en condamnant les autres. Le fanatique est gêné par une attitude différente de la sienne, il est remis en question, parce que sa foi est d’abord extérieure et sociale, elle n’est pas une relation personnelle et spirituelle avec Dieu. Il se sent donc menacé et ne sait réagir que par la violence. Certains préceptes de la loi de Moïse reflètent ce fanatisme religieux qui est le lot de tous ceux qui se prétendent plus orthodoxes que les autres ou encore intégristes. La miséricorde de Jésus nous renvoie quant à elle au cœur de Dieu et de son projet d’amour pour notre humanité blessée : Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. Amen.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8911632114352935532-6543794415305859473?l=meshomelies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://meshomelies.blogspot.com/feeds/6543794415305859473/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8911632114352935532&amp;postID=6543794415305859473' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/6543794415305859473'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/6543794415305859473'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://meshomelies.blogspot.com/2010/03/5eme-dimanche-de-careme.html' title='5ème dimanche de Carême'/><author><name>Padre Bob</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00622185621013325897</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-wi4bK2U-NP4/TnZjU_OCdUI/AAAAAAAAACY/37xtwzQyvr8/s220/Robert%2B8.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8911632114352935532.post-7046319548616038423</id><published>2010-03-16T08:30:00.000-07:00</published><updated>2010-03-16T08:31:04.013-07:00</updated><title type='text'>4ème dimanche de Carême</title><content type='html'>4ème dimanche de Carême / C&lt;br /&gt;14/03/10&lt;br /&gt;Luc 15, 1-32 (p. 182)&lt;br /&gt;Le Carême est un temps de grâce pour l’Eglise et pour chacun d’entre nous. Et cette grâce a pour nom renouvellement et réconciliation. La deuxième lecture et l’Evangile nous parlent de cette réconciliation avec Dieu et entre nous. Pour accueillir ce message de la Parole de Dieu, je ne partirai pas de l’Evangile, bien connu de tous, mais de la deuxième lecture.&lt;br /&gt;Saint Paul commence par nous redire ce que nous sommes : des chrétiens, c’est-à-dire des hommes et des femmes  qui sont en Jésus Christ, qui vivent de sa vie reçue au baptême. Nous appartenons donc à un monde nouveau, celui du Royaume de Dieu déjà présent au milieu de nous. Nous sommes des créatures nouvelles. Par le baptême et par la foi nous vivons notre condition humaine d’une manière nouvelle. Nous ne considérons plus les personnes, les événements d’une manière simplement humaine et raisonnable mais dans la lumière de la foi. Certes notre foi ne s’oppose pas à ce qui relève de la raison, mais elle nous permet d’aller au-delà du simplement vérifiable et constatable. Notre foi ouvre notre raison à un horizon qui en même temps la dépasse et l’élève.&lt;br /&gt;Pour saint Paul la nouveauté de notre vie chrétienne vient de Dieu qui nous a réconciliés avec Lui par le Christ. Cette œuvre de la réconciliation s’est réalisée concrètement par un échange de situation : « Celui qui n’a pas connu le péché, Jésus, Dieu l’a pour nous identifié au péché des hommes, afin que, grâce à lui, nous soyons identifiés à la justice de Dieu ». Oui, Jésus a pris sur lui tous nos péchés et il nous a donné en échange sa justice de Fils de Dieu. C’est ainsi que nous sommes devenus des créatures nouvelles. Nous n’y sommes pour rien, nous ne le méritons pas, c’est la conséquence du don de Dieu en notre faveur et de sa décision de nous sauver. Le fils prodigue de la parabole traduit bien cette réalité en disant : « Je ne mérite plus d’être appelé ton fils ». Nous avons donc été réconciliés avec Dieu. En même temps saint Paul nous lance cet appel : « Laissez-vous réconcilier avec Dieu ! » Cela signifie que notre condition de créatures nouvelles est sans cesse menacée par le mal, le péché que nous pouvons commettre. Le baptême ne nous dispense pas de la lutte contre le mal qui est en nous et dans le monde (c’était le premier dimanche de notre carême). C’est la raison d’être du sacrement justement appelé sacrement de la pénitence et de la réconciliation. Ce sacrement voulu par Jésus nous permet de nous laisser renouveler dans la grâce de notre baptême. La confession vécue avec sincérité et bonne volonté nous remet dans le monde nouveau, celui de la joie du salut obtenu par Notre Seigneur.&lt;br /&gt;C’est à ce point de notre méditation que je ferai le lien avec la parabole du fils prodigue. Cette magnifique parabole nous rappelle le but de la réconciliation : que nous soyons vraiment fils et filles de Dieu. Que nous vivions dans une communion toujours plus intense avec ce Dieu que nous pouvons nommer notre Père. Et c’est justement le père de la parabole qui donne à son fils aîné la plus belle description de cette communion avec lui : « Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi ». Dieu notre Père partage avec nous tout ce qui est à lui, tout ce qui lui appartient ! Pensons en effet que nous recevons au baptême sa vie, son amour, sa gloire, en participation bien sûr mais d’une manière bien réelle. Etre une créature nouvelle dans le Christ, c’est prendre davantage conscience de cela, c’est être toujours avec le Père.&lt;br /&gt;En même temps la parabole nous rappelle un autre but de la réconciliation : non seulement que nous vivions en fils du Père céleste mais aussi que nous vivions en frères les uns avec les autres. Cela est inséparable. Le fils aîné de la parabole peut sembler parfait au premier abord : il est obéissant, fidèle et travailleur. Mais l’amour gratuit que son père donne à son frère revenu à la maison le met en colère. De fait il est loin d’être intérieurement parfait, même si extérieurement il agit de manière juste. Lui aussi a besoin d’être sauvé, d’être réconcilié, car la jalousie le coupe de son frère et donc de son père, puisqu’il refuse d’entrer dans la maison.&lt;br /&gt;Pendant cette semaine nous pourrions préparer notre confession pascale et nous redire chaque jour dans notre prière ces merveilleuses paroles du père en nous les appliquant :&lt;br /&gt;« Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi ».&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8911632114352935532-7046319548616038423?l=meshomelies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://meshomelies.blogspot.com/feeds/7046319548616038423/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8911632114352935532&amp;postID=7046319548616038423' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/7046319548616038423'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/7046319548616038423'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://meshomelies.blogspot.com/2010/03/4eme-dimanche-de-careme.html' title='4ème dimanche de Carême'/><author><name>Padre Bob</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00622185621013325897</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-wi4bK2U-NP4/TnZjU_OCdUI/AAAAAAAAACY/37xtwzQyvr8/s220/Robert%2B8.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8911632114352935532.post-3169205340193312310</id><published>2010-03-07T12:34:00.001-08:00</published><updated>2010-03-07T12:34:41.171-08:00</updated><title type='text'>3ème dimanche de Carême</title><content type='html'>3ème dimanche de Carême / C&lt;br /&gt;7/03/10&lt;br /&gt;Luc 13, 1-9 (p. 131)&lt;br /&gt;Les lectures de ce dimanche de Carême posent une question essentielle : celle du sens des épreuves inévitables que nous connaissons tout au long de notre vie. Notre manière de pensée habituelle procède par causalité. S’il m’arrive quelque chose de mauvais ou de négatif, j’ai toujours tendance à chercher un responsable, un coupable. Et ce coupable, je pense que c’est moi… J’ai certainement fait quelque chose de pas bien, un péché en langage religieux, qui expliquerait l’épreuve qui me tombe dessus ! Avec le livre de Job, la révélation nous met en garde contre ce raisonnement simpliste. Nous n’avons pas à chercher systématiquement une cause et un sens à ce qui nous arrive de positif comme de négatif. Ce qui n’enlève rien au fait que le regard de la foi nous permet de tirer des leçons de notre expérience. Dans nos lectures, l’expérience de la servitude du peuple en Egypte et de sa libération par Dieu est relue dans la foi par saint Paul. Et Jésus, dans l’Evangile, commente l’actualité malheureuse de son temps. Aujourd’hui on aurait pu lui demander : les haïtiens ou les chiliens sont-ils coupables d’un péché plus grand que les habitants de Carpentras pour avoir eu à souffrir des tremblements de terre ?&lt;br /&gt;La question essentielle n’est peut-être donc pas celle que je me posais au début : pourquoi ces épreuves dans ma vie ? Mais plutôt : comment dois-je regarder les événements de ma vie, qu’ils soient joyeux ou pénibles ? Et tout d’abord comment considérer mon passé ou bien celui de mon peuple, de mon pays ? Il est important pour nous de tirer des leçons de sagesse de notre expérience passée, au niveau personnel comme au niveau communautaire, pour ne pas retomber dans les mêmes erreurs et les mêmes péchés. L’histoire est en ce sens une discipline qui devrait nous faire progresser en sagesse. Mon histoire personnelle en tant que croyant est tout aussi importante. Je connais mes capacités comme mes faiblesses à partir d’elle. Le regard de la foi ne m’enferme pas dans mon passé, il est libérateur au contraire en me situant en vérité par rapport à lui. Le regard de foi que je porte sur mon histoire passée est ouverture sur l’espérance. Comment considérer aussi mon présent personnel comme l’actualité du monde dans lequel je vis et j’évolue ? Le concile Vatican II nous a invités à regarder les signes des temps. Mon présent comme le présent du monde peut être pour moi parole de Dieu si je le regarde dans la foi. Non pas en cherchant toujours les ou le coupable du mal dont je peux souffrir, mais en percevant mon épreuve comme un appel de la part de Dieu à aller plus loin, à me surpasser. Le vrai sens de mon histoire personnelle du passé comme du présent n’est donc pas dans la recherche d’une cause à tout ce qui ne va pas, mais dans un appel à la conversion. Ce qui me projette vers mon avenir avec espérance. Car je suis capable de changer, d’évoluer, de connaître enfin une plus grande liberté spirituelle. Les épreuves de ma vie peuvent donc me stimuler à aller de l’avant et à mieux répondre à l’appel du Seigneur à la sainteté. Mais tout cela est un don de Dieu. Seul ce regard de foi me permet de transfigurer mon présent en me tournant avec confiance vers l’avenir, non pas isolé, mais sous le regard de Dieu. Le vocabulaire de la première lecture nous rappelle que Dieu est proche et qu’il s’intéresse à notre vie. Les difficultés que nous pouvons traverser ne le laissent ni indifférent ni inactif : j’ai vu, j’ai entendu, je connais, je suis descendu…&lt;br /&gt;Une affirmation de saint Paul dans la deuxième lecture me permettra de conclure cette méditation : « Celui qui se croit solide, qu’il fasse attention à ne pas tomber ». Une traduction plus littérale donnerait : « Que celui qui pense être debout prenne garde de ne pas tomber ». Notre histoire personnelle, relue dans la foi, est pleine de leçons et d’avertissements. C’est notre faux sentiment de sécurité qui nous empêche de les recevoir. Nous connaissons tous des personnes qui se croyaient invincibles, fortes, qui étaient sûres d’elles mêmes, de leur bon droit et de leurs talents, et qui pourtant sont tombées. Tout ce que nous ne construisons pas avec humilité, avec Dieu, a pour fondements les sables mouvants et les aléas de notre histoire humaine. Au début du livre des Actes des Apôtres, lorsque les apôtres sont arrêtés par le grand prêtre à cause de leur prédication du Nom de Jésus Sauveur, ils passent en jugement devant le Sanhédrin. Et voilà qu’un pharisien nommé Gamaliel, membre du Conseil, demande pour eux la clémence. Son argumentation est remplie de sagesse : &lt;br /&gt;Eh bien, dans la circonstance présente, je vous le dis : ne vous occupez plus de ces gens-là, laissez-les. Car si leur intention ou leur action vient des hommes, elle tombera. Mais si elle vient de Dieu, vous ne pourrez pas les faire tomber. Ne risquez donc pas de vous trouver en guerre contre Dieu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Parole de Dieu nous demande en ce dimanche de construire humblement notre vie avec Dieu et de tirer profit des épreuves pour grandir en sagesse et en foi.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8911632114352935532-3169205340193312310?l=meshomelies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://meshomelies.blogspot.com/feeds/3169205340193312310/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8911632114352935532&amp;postID=3169205340193312310' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/3169205340193312310'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/3169205340193312310'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://meshomelies.blogspot.com/2010/03/3eme-dimanche-de-careme.html' title='3ème dimanche de Carême'/><author><name>Padre Bob</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00622185621013325897</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-wi4bK2U-NP4/TnZjU_OCdUI/AAAAAAAAACY/37xtwzQyvr8/s220/Robert%2B8.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8911632114352935532.post-2969800259931870003</id><published>2010-02-13T13:18:00.000-08:00</published><updated>2010-02-13T13:19:02.920-08:00</updated><title type='text'>6ème dimanche du temps ordinaire</title><content type='html'>6ème dimanche du TO/C&lt;br /&gt;14/02/2010&lt;br /&gt;Luc 6, 17-26 (p. 822)&lt;br /&gt;Le dernier dimanche du temps ordinaire avant notre entrée en Carême propose à notre méditation l’Evangile des béatitudes en saint Luc. La version de Luc est plus rugueuse, plus abrupte pour notre raison humaine que celle de Matthieu, donc aussi plus difficile à interpréter correctement. Là où Matthieu dit « les pauvres en esprit », Luc dit « les pauvres » tout court. Et surtout seul Luc donne en contrepoint des béatitudes les « malheureux » : « Malheureux, vous les riches : vous avez votre consolation etc. » Cette version des béatitudes semblerait donner raison à Marx qui voyait dans la religion l’opium du peuple. Dans le sens où les malheureux de notre monde, les pauvres en particulier, seraient comme endormis par l’espérance d’un monde meilleur dans l’au-delà… Nous pourrions aussi tirer une conception simpliste de l’existence humaine à partir de cet Evangile : tu souffres ici-bas, tu seras heureux au ciel. Tu es heureux ici-bas, tu le payeras plus tard ! Comme si l’entrée au Paradis était une espèce de revanche pour les pauvres, et l’enfer une punition pour les riches. Nous retrouvons cela dans la parabole du pauvre Lazare et du riche, toujours en saint Luc. Or toute la tradition chrétienne nous enseigne que le bonheur éternel est un don que Dieu nous fait, par le Christ, en relation avec notre foi en Lui et notre charité… Comme l’affirme saint Jean de la Croix, « au soir de notre vie, nous serons jugés sur l’amour », et non pas sur notre pauvreté ou notre richesse !&lt;br /&gt;Alors comment recevoir cette parole de Jésus ? Trois expressions me semblent intéressantes pour prendre le bon chemin : le Royaume de Dieu, le Ciel, « à cause de moi ». Les Béatitudes sont un enseignement sur le lien essentiel entre notre vie ici-bas et l’au-delà. Pour le Seigneur le but de notre vie est déterminant. Ce qui signifie que nous avons à vivre notre existence humaine en fixant sans cesse du regard, celui du cœur, le but : la communion parfaite et définitive avec Dieu Trinité, ce que nous nommons d’un mot trop faible le paradis. Et la deuxième lecture va bien dans ce sens :&lt;br /&gt;Si le Christ n'est pas ressuscité, notre message est sans objet, et votre foi est sans objet. […] Si nous avons mis notre espoir dans le Christ pour cette vie seulement, nous sommes les plus à plaindre de tous les hommes.&lt;br /&gt;Il est alors évident que le riche, l’homme comblé, peut être en fait le plus malheureux d’entre les hommes car ses biens l’empêchent de porter le regard au-delà de cette vie qui lui apporte tant de satisfactions matérielles. Le riche peut en effet être malheureux car il n’y a pas que la misère matérielle, il y a aussi la misère morale. Et le riche est particulièrement exposé à cette misère là s’il n’est pas animé par la foi, l’espérance et la charité. Jean-Paul II avait particulièrement conscience de cette réalité en constatant dans son encyclique sociale Sollicitudo rei socialis :&lt;br /&gt;Que les pays riches ressentent « souvent une sorte d'égarement existentiel, une incapacité à vivre et à profiter justement du sens de la vie, même dans l'abondance des biens matériels; une aliénation et une perte de la propre humanité chez de nombreuses personnes, qui se sentent réduites au rôle d'engrenages dans le mécanisme de la production et de la consommation et ne trouvent pas le moyen d'affirmer leur propre dignité d'hommes, faits à l'image et à la ressemblance de Dieu ».&lt;br /&gt;Inversement le pauvre au niveau matériel, ou la personne qui souffre dans son corps et dans son âme, peut être déclarée bienheureuse, non pas parce que la pauvreté ou la souffrance seraient en soi un bien, mais parce que ces situations difficiles peuvent ouvrir le cœur à Dieu et à son Royaume.&lt;br /&gt;Si les Béatitudes ne peuvent se comprendre que dans ce rapport dynamique entre vie terrestre et Royaume de Dieu, elles constituent aussi une révélation de la justice divine. Nous aspirons tous, normalement, à la justice. Et rien ne nous révolte davantage que l’injustice. Or nous savons bien qu’ici-bas la justice humaine est imparfaite, voire partiale, quand elle ne se trompe pas ! Par rapport à ce thème important de la justice, le riche est désavantagé du point de vue moral. Car il peut être tenté d’utiliser sa richesse pour obtenir de la justice humaine des privilèges, des passe-droits, des complicités. L’argent est un pouvoir réel. Et face à ce pouvoir, la justice humaine peut devenir corrompue. Les béatitudes nous assurent que Dieu, seul juste juge, fera véritablement justice au jour de notre mort sans tenir compte du rang social, des titres et des grandeurs humaines, des richesses et des patrimoines etc. Non pas dans un esprit revanchard, mais tout simplement pour que la vérité profonde de la vie de chacun soit manifestée. Dans le Royaume de Dieu les masques tomberont et dans la lumière de Dieu nous nous verrons tels que nous sommes. Cette lumière étant celle de l’amour, elle nous montrera si, oui ou non, nous avons mis l’amour au centre de notre vie. Les béatitudes sont donc une consolation, une espérance pour tous les opprimés, les victimes d’injustice etc. Elles sont aussi un sérieux appel à la conversion pour tous ceux qui fraudent, qui exploitent les pauvres et commettent l’injustice en refusant de partager leurs biens.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8911632114352935532-2969800259931870003?l=meshomelies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://meshomelies.blogspot.com/feeds/2969800259931870003/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8911632114352935532&amp;postID=2969800259931870003' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/2969800259931870003'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/2969800259931870003'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://meshomelies.blogspot.com/2010/02/6eme-dimanche-du-temps-ordinaire.html' title='6ème dimanche du temps ordinaire'/><author><name>Padre Bob</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00622185621013325897</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-wi4bK2U-NP4/TnZjU_OCdUI/AAAAAAAAACY/37xtwzQyvr8/s220/Robert%2B8.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8911632114352935532.post-6113890507486964248</id><published>2010-02-13T13:17:00.001-08:00</published><updated>2010-02-13T13:17:50.076-08:00</updated><title type='text'>5ème dimanche du temps ordinaire</title><content type='html'>5ème dimanche du TO/C&lt;br /&gt;7/02/2010 ; Luc 5, 1-11 (p.563)&lt;br /&gt;De l’Evangile de ce dimanche je ne retiendrai pour notre méditation qu’une seule parole, celle adressée par le Seigneur à Pierre, après la pêche miraculeuse : « Sois sans crainte ». La pêche miraculeuse est dans le récit de Luc le signe de la future mission des apôtres : « Désormais ce sont des hommes que tu prendras ». Et c’est à partir de la barque de Simon-Pierre que le miracle se réalise. Cet épisode nous parle donc non seulement de la mission des apôtres mais aussi de la mission qui est celle de toute l’Eglise en communion avec le successeur de Pierre. La parole « sois sans crainte » est loin d’être unique, originale ou nouvelle. Elle parcourt toute la Bible comme un refrain. Nous la trouvons dans le schéma de la vocation des prophètes (Jérémie et Ezéchiel), qui, bien avant Pierre, ont pris peur en entendant l’appel de Dieu. Et se sont trouvés indignes de cet appel et trop faibles pour y répondre. Nous la trouvons adressée par Gabriel à Marie lors de l’Annonciation. Nous la trouvons enfin comme un message pascal adressé aux saintes femmes d’abord par l’ange ensuite par le Ressuscité.&lt;br /&gt;C’est un 22 octobre 1978 que le pape Jean-Paul II, 6 jours après son élection au siège de Pierre, a donné à cette parole biblique une portée tout à fait significative pour les chrétiens de notre temps : « N’ayez pas peur ! » En 1994 sortait un livre tout à fait particulier : un journaliste italien Vittorio Messori posait au pape Jean-Paul II diverses questions sur la foi et l’actualité de la vie de l’Eglise. Ce livre intitulé « Entrez dans l’espérance » fut un véritable best-seller, car il permettait à Jean-Paul II de s’exprimer d’une manière plus familière et plus abordable que dans un document officiel comme une lettre encyclique. Parmi les 34 questions posées au pape, l’une d’entre elles pouvait se résumer ainsi : le christianisme va-t-il mourir ? Ou pour le dire autrement la religion chrétienne a-t-elle encore un avenir ? Vittorio Messori endossait le rôle de « provocateur respectueux », dont la mission était de soumettre au chef visible de l’Eglise « certains problèmes qui suscitent l’inquiétude de nombreux catholiques aujourd’hui ». Et cela en partant de statistiques, donc de chiffres, indiquant un net recul du christianisme… Qu’allait répondre le pape du fameux « N’ayez pas peur ! » ? Je me permets de citer ici  longuement la réponse de Jean-Paul II car elle est vraiment lumineuse et nous offre un excellent moyen de discernement par rapport à la situation qui est la notre en Europe aujourd’hui.&lt;br /&gt;« Je pense qu’une telle vision du problème découle d’une interprétation simpliste de sa nature. La question se pose à un niveau plus profond. En l’occurrence, les statistiques ne servent à rien : les chiffres n’ont ici aucun sens. La sociologie de la religion, bien qu’elle soit par ailleurs fort utile, n’a pas non plus grand chose de décisif à dire à cet égard. Ses critères de mesure n’ont guère de pertinence pour rendre compte de l’intime conviction des êtres. Les statistiques qui présentent la foi sous un angle quantitatif, par exemple en établissant par projection ou sondage le nombre de ceux qui participent aux rites religieux, ne touchent pas le cœur de la question. Les chiffres ne suffisent pas. Votre question présente le problème de façon suivante : comptons les musulmans ou les hindouistes dans le monde, comptons les catholiques, ou les chrétiens en général, et nous saurons quelle est la religion majoritaire, celle qui a l’avenir devant elle et celle qui, à l’inverse, semble appartenir au passé ou est engagée dans un processus de décomposition ou de déclin. En vérité, du point de vue de l’Evangile, la question se pose en des termes tout à fait différents. Le Christ dit : « Sois sans crainte, petit troupeau, car le Père a trouvé bon de vous donner le Royaume. » Je pense que le Christ donne là, par avance, la meilleure réponse imaginable aux inquiétudes dont vous vous faites l’écho. Jésus va même plus loin quand il demande : «  Mais le Fils de l’homme, quand il reviendra, trouvera-t-il encore la foi sur la terre ? » De même que la citation précédente où il est question du « petit troupeau », cette interrogation révèle le réalisme foncier du Christ à l’égard de ses apôtres. Il ne les préparait pas à des succès faciles. Il parlait clairement des persécutions qui attendaient ses fidèles. Et, en même temps, il édifiait la certitude de la foi. « Le Père s’est complu à donner le Royaume » à ces douze hommes de Galilée et, par leur intermédiaire, à toute l’humanité. Il les prévenait : sur le chemin de la mission vers laquelle il les dirigeait, les échecs et les persécutions les attendaient, puisque lui-même avait été persécuté : « Si l’on m’a persécuté, on vous persécutera, vous aussi ». Mais tout de suite il enchaînait : « Si l’on a observé ma parole, on observera aussi la vôtre. » Dès ma jeunesse, j’ai pris conscience que ces paroles contiennent l’essence même de l’Evangile. L’Evangile ne promet pas de succès faciles. Il ne garantit à personne une vie agréable. Il pose au contraire des exigences. En même temps, il contient une merveilleuse promesse : celle de la vie éternelle pour l’homme assujetti à la loi de la mort – la promesse d’une victoire par la foi à l’homme menacé par tant de défaites. »&lt;br /&gt;Confronté aux statistiques qui pourraient être démoralisantes, le pape de la nouvelle évangélisation ne s’étonne pas, ni ne s’alarme. Il nous redit à la suite de l’unique Maître et Seigneur : « N’ayez pas peur ! ». La foi n’est pas une question de chiffres, mais bien de confiance et d’espérance. Le prophète Jérémie l’exprime d’une manière admirable : « Béni soit l'homme qui met sa confiance dans le Seigneur, dont le Seigneur est l'espoir. Il sera comme un arbre planté au bord des eaux, qui étend ses racines vers le courant: il ne craint pas la chaleur quand elle vient, et son feuillage reste vert; il ne redoute pas une année de sécheresse, car elle ne l'empêche pas de porter du fruit. »&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8911632114352935532-6113890507486964248?l=meshomelies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://meshomelies.blogspot.com/feeds/6113890507486964248/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8911632114352935532&amp;postID=6113890507486964248' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/6113890507486964248'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/6113890507486964248'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://meshomelies.blogspot.com/2010/02/5eme-dimanche-du-temps-ordinaire.html' title='5ème dimanche du temps ordinaire'/><author><name>Padre Bob</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00622185621013325897</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-wi4bK2U-NP4/TnZjU_OCdUI/AAAAAAAAACY/37xtwzQyvr8/s220/Robert%2B8.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8911632114352935532.post-1234316950768399928</id><published>2010-01-31T13:15:00.000-08:00</published><updated>2010-01-31T13:16:10.858-08:00</updated><title type='text'>4ème dimanche du temps ordinaire</title><content type='html'>4ème dimanche du TO/C&lt;br /&gt;31/01/10&lt;br /&gt;Luc 4, 21-30 (p. 508)&lt;br /&gt;En ce temps de notre année chrétienne, après Noël et avant le Carême, les Evangiles du dimanche nous font contempler la personne de Jésus. Et sous la conduite de saint Luc nous nous posons la question : qui est-il ? Bien sûr nous connaissons déjà la réponse à cette question par notre profession de foi puisque nous sommes chrétiens. Mais l’Evangile nous invite à refaire pour nous-mêmes cet itinéraire de redécouverte de Jésus, de son identité et surtout de sa mission. Notre profession de foi nous dit l’essentiel sur la personne du Christ mais n’oublions pas qu’elle est un résumé, et que par conséquent elle ne nous dit pas tout. Certains textes évangéliques ont une telle richesse de contenu que la liturgie nous les propose sur deux dimanches. C’est bien le cas de ce chapitre 4 de saint Luc qui nous présente l’ouverture solennelle du ministère public de Jésus dans la synagogue de la ville où il a grandi : Nazareth. Dimanche dernier nous avons entendu la première partie de ce récit. Jésus a lu un passage du prophète Isaïe et a fait comprendre à ses auditeurs que c’est de Lui qu’Isaïe parlait, il s’est identifié au personnage décrit par le prophète : L'Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m'a consacré par l'onction. Il m'a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres. &lt;br /&gt;Jésus, sans le dire directement, se révèle donc comme le Messie, un Messie envoyé par Dieu spécialement pour les plus pauvres du peuple, et envoyé pour porter une Bonne Nouvelle. La suite du récit dans la synagogue, notre Evangile de ce dimanche, va compléter le portrait de Jésus. Il n’est pas seulement le Messie, il est aussi Prophète. Une fois encore c’est de manière indirecte qu’il affirme sa mission prophétique : Amen, je vous le dis : aucun prophète n'est bien accueilli dans son pays. Si l’Eglise nous donne comme première lecture la vocation du prophète Jérémie, c’est bien parce que Jésus s’identifie à toute la tradition prophétique qui l’a précédé. On peut même dire que dans sa personne il récapitule toute la mission des prophètes et la porte à son achèvement car il est lui-même la Parole de Dieu. Il ne se contente pas d’être le messager de la Bonne Nouvelle, il est en lui-même cette Bonne Nouvelle. Alors regardons un peu notre première lecture car ce qui concerne Jérémie nous aide à mieux comprendre la mission du Christ.&lt;br /&gt;Moi, je fais de toi aujourd'hui une ville fortifiée, une colonne de fer, un rempart de bronze, pour faire face à tout le pays, aux rois de Juda et à ses chefs, à ses prêtres et à tout le peuple.&lt;br /&gt;La mission de Jérémie est difficile : il doit faire face aux plus hautes autorités de son peuple : politiques et religieuses. Tout prophète souffre car il rappelle la vérité de la Parole de Dieu aux puissants de ce monde comme aux chefs religieux. Jésus, lui aussi, pendant les 3 années de son ministère, aura à affronter les chefs du peuple et les autorités religieuses. Dans le même Evangile selon saint Luc, c’est le Seigneur lui-même qui donne à sa mort en croix un sens prophétique, il meurt comme tous les autres prophètes qui l’ont précédé :&lt;br /&gt;A ce moment-là, quelques pharisiens s'approchèrent de Jésus pour lui dire : « Va-t-en, pars d'ici : Hérode veut te faire mourir. » Il leur répliqua : « Allez dire à ce renard : Aujourd'hui et demain, je chasse les démons et je fais des guérisons ; le troisième jour, je suis au but. Mais il faut que je continue ma route aujourd'hui, demain et le jour suivant, car il n'est pas possible qu'un prophète meure en dehors de Jérusalem. Jérusalem, Jérusalem, toi qui tues les prophètes, toi qui lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois j'ai voulu rassembler tes enfants comme la poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous n'avez pas voulu ! &lt;br /&gt;Dans la synagogue de Nazareth commence ce conflit qui en grandissant ira jusqu’à la Croix. Jérémie était un « prophète pour les peuples ». Et Jésus prend le même chemin en faisant remarquer que sa mission, comme celle d’Elie et d’Elisée autrefois, ne se limite pas au seul peuple Juif et encore moins à ses compatriotes de Nazareth qui veulent lui faire faire quelques miracles. C’est ce refus d’une religion nationaliste, limitée à un seul peuple privilégié au détriment des autres, qui va faire passer l’auditoire de la synagogue de l’admiration à la colère : « Tous devinrent furieux ». Jésus Messie et Prophète nous met donc en garde. Comme les Juifs d’autrefois, nous pourrions reproduire en tant que catholiques cette tentation d’une religion ghetto, « entre nous », ou encore d’une religion nationaliste. Par exemple des chrétiens allemands et français, pendant les conflits qui ont opposé leurs pays, pensaient avoir Dieu de leur côté puisque forcément ils étaient du « bon côté »… Comment est-il possible que des peuples de tradition chrétienne aient pu se faire ainsi la guerre ? Un Jean Jaurès, animé par un idéal politique socialiste, était d’un certain point de vue bien plus chrétien que d’autres dirigeants qui poussaient à la guerre et à la haine… Son pacifisme était bien en conformité avec l’esprit de l’Evangile. Nous ne devons jamais oublier le beau nom de catholique et son sens : universel. Comme à l’époque de Jésus, il est bon aussi que les dirigeants de notre Eglise, pape et évêques, se laissent interpeller par les prophètes que Dieu continue de susciter dans son peuple. La mission prophétique, rappelons-le, est d’abord celle de tout chrétien baptisé. Par le baptême nous sommes devenus prêtres, prophètes et rois. Dans l’unique Corps du Christ, chaque membre doit être reconnu. Dans l’Eglise nous sommes tous frères. Sans le souffle des prophètes, notre Eglise court le risque de devenir une institution figée, trop sûre d’elle-même, trop centrée sur elle-même ! Demandons au Seigneur des prophètes pour notre temps et remercions-le pour un Jean-Paul II, une Mère Teresa, un abbé Pierre, une sœur Emmanuelle, un Nelson Mandela et tant d’autres encore qui ont rendu présente la Parole de Dieu au milieu de nous ! Par l’exemple des prophètes nous percevons concrètement la force de cette Parole, seule capable de changer notre humanité.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8911632114352935532-1234316950768399928?l=meshomelies.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://meshomelies.blogspot.com/feeds/1234316950768399928/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8911632114352935532&amp;postID=1234316950768399928' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/1234316950768399928'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8911632114352935532/posts/default/1234316950768399928'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://meshomelies.blogspot.com/2010/01/4eme-dimanche-du-temps-ordinaire.html' title='4ème dimanche du temps ordinaire'/><author><name>Padre Bob</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00622185621013325897</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='28' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-wi4bK2U-NP4/TnZjU_OCdUI/AAAAAAAAACY/37xtwzQyvr8/s220/Robert%2B8.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8911632114352935532.post-8166091718059023874</id><published>2010-01-31T13:13:00.001-08:00</published><updated>2010-01-31T13:13:43.183-08:00</updated><title type='text'>Fête de SAINT JEAN BOSCO</title><content type='html'>Saint Jean Bosco (1815-1888)&lt;br /&gt;Comment présenter en une homélie la vie prodigieuse et héroïque de Don Bosco ? Une vie de 73 ans si bien remplie et si féconde ? Je le ferai en 10 points qui me semblent caractériser la personnalité et l’œuvre de ce saint prêtre du 19ème siècle. En relevant tout d’abord que la magnifique personnalité de Don Bosco « résulte », comme souvent, du croisement de trois réalités : 1°/ Son histoire personnelle et familiale ; 2°/ L’histoire de son temps et 3°/ L’appel et la grâce de Dieu.&lt;br /&gt;- Jean Bosco est né au hameau des Becchi, dans le Piémont. Orphelin de père à 2 ans, obligé de quitter la maison familiale à 12 ans à cause de son frère Antoine qui le persécutait pour son goût de l’étude, cet enfant et cet adolescent a vécu dans la pauvreté. Et sa mère, Marguerite, une paysanne très pieuse, qui deviendra par la suite sa collaboratrice fidèle, l’avait prévenu : « Si tu deviens prêtre et que par malheur tu deviennes riche, je ne mettrai plus jamais les pieds chez toi ».&lt;br /&gt;- Jean Bosco, c’est aussi cet adolescent amoureux des jeux et des livres. Très tôt il perçoit l’importance de bonnes études et se sacrifie dans ce but. Très vite il regroupe autour de lui d’autres jeunes de son âge et les amène au Seigneur par son adresse au jeu et par ses tours de magie. Il fonde pour eux « la société de la joie » à Chieri.&lt;br /&gt;- Jean Bosco est ce jeune puis ce prêtre guidé par Dieu, particulièrement dans ses songes, comme saint Joseph bien avant lui. Le premier remonte à l’âge de ses 9 ans ! Ce songe est le point de départ de sa vocation de prêtre au service des jeunes et de sa pédagogie : les loups qu’ils voient (des jeunes qui se bagarrent et blasphèment) se transformeront en agneaux paisibles non pas par la violence mais par la douceur.&lt;br /&gt;- Jean Bosco, c’est cet adolescent et ce prêtre (il sera ordonné en 1841 à l’âge de 26 ans) qui veut donner toute sa vie aux jeunes, particulièrement les plus pauvres et les plus abandonnés. A 16 ans son projet de vie est déjà clair : « Je n’accepterai jamais d’être curé de paroisse. Je veux consacrer toute ma vie aux jeunes ». En 1846 Don Bosco reste pendant 8 jours entre la vie et la mort. Pendant ces 8 jours les jeunes de l’Oratoire ne boivent pas une goutte d’eau et prient pour demander à Dieu la guérison de leur « père » et font même des vœux. Alors qu’ils travaillent durement en plein été, à Turin, comme maçons. Ils sont exaucés. Don Bosco, revenu à la santé, leur dit : « Ma vie, c’est à vous que je la dois. Mais, soyez en persuadés : à partir d’aujourd’hui, je la dépenserai entièrement pour vous ». Pas étonnant que Jean-Paul II ait proclamé Don Bosco pour le 100ème anniversaire de sa mort « Père et Maître de la jeunesse » !&lt;br /&gt;- Don Bosco a été un prêtre attentif aux signes des temps. Ce jeune prêtre arrivant de sa pauvre campagne à Turin découvre une nouvelle forme de pauvreté, celle qui est provoquée par l’ère industrielle. 3 ans après sa mort, Léon XIII résumera la situation sociale de l’époque avec une formule saisissante : « Une infime minorité d’hommes richissimes imposent un véritable esclavage à une multitude infinie de prolétaires ». C’est le 8 décembre 1841, dans l’église saint François d’Assise, que le jeune prêtre fait une rencontre décisive. Un jeune orphelin de 16 ans, Barthélemy Garelli, est venu chercher dans la sacristie un peu de chaleur. Chassé par le sacristain, il est accueilli par Don Bosco. C’est de cette rencontre que naitra le projet de l’Oratoire, en fait un patronage religieux pour les jeunes pauvres et abandonnés de Turin.&lt;br /&gt;- Don Bosco est un prêtre qui a une confiance inébranlable en la Providence de Dieu et en l’intercession de la Vierge Marie. Malgré les obstacles, il persévère dans son projet. Ces obstacles se dresseront nombreux sur sa route tant du côté de certains ecclésiastiques que du côté des autorités politiques ou encore des protestants de Turin, les « Vaudois », sans parler des nombreux déménagements de l’Oratoire qui se fixera enfin au Valdocco. Ce prêtre passionné par le service des jeunes a même été pris pour un fou et ses confrères ont essayé de le faire interner. Don Bosco n’était pas fou, il répondait à l’appel de Dieu et surtout il lui faisait entièrement confiance. Visitant la nouvelle prison de Turin, la Générale, il eut l’idée « folle » d’offrir une journée de balade au grand air aux très nombreux jeunes prisonniers. Aucun de ces jeunes n’en profita pour tenter de s’évader. Tous revinrent dans leur cellule au grand étonnement du directeur de la prison !&lt;br /&gt;- Don Bosco, c’est ce prêtre qui fut protégé par Dieu de ses ennemis. Les balles ne l’atteignaient pas… Et une nuit alors que des criminels l’agressent pour le tuer surgit d’on ne sait où un chien qui délivra Don Bosco de ses agresseurs : « Le Grigio ». Ce chien providentiel de couleur grise se manifesta plusieurs fois pour protéger le prêtre.&lt;br /&gt;- Don Bosco, c’est ce prêtre pour lequel Dieu fit de nombreux miracles : multiplication des hosties consacrées, des châtaignes pour ses jeunes etc. En 1854 le choléra atteint Turin. Don Bosco demande à ses jeunes de porter secours aux malades. Aucun d’eux ne sera atteint alors que la ville perd en 4 mois 1400 de ses habitants des suites du choléra !&lt;br /&gt;- Don Bosco, c’est ce prêtre qui a compris que son œuvre exigeait autour de lui des collaborateurs totalement dévoués. Le premier de ses collaborateurs sera une femme, sa maman Marguerite qui assurera pendant des années l’intendance, cuisine et couture,  de l’Oratoire. Mais aussi des jeunes accueillis qui, ayant grandi, se donneront corps et âme à l’œuvre de l’Oratoire soit en tant que laïcs soit en tant que premiers membres de la famille salésienne. C’est l’accomplissement du rêve de 1844 dans lequel beaucoup d’agneaux (des jeunes de l’oratoire) se changeaient en bergers (en prêtres). Le premier successeur de Don Bosco à la tête des Salésiens sera Michel Rua, un gamin qu’il avait accueilli dans son oratoire en 1845, alors âgé de 8 ans !&lt;br /&gt;- Cela nous amène pour conclure à dire un mot de la pédagogie de Don Bosco. Faire confiance aux jeunes, croire qu’ils portent tous en eux quelque chose de bon, susciter chez eux la responsabilité et l’autonomie, toujours par la douceur, jamais par la violence. En 1876 Don Bosco essaie de résumer l’esprit de son œuvre en 9 pages, en voici un passage significatif : « Ce système s’appuie entièrement sur la raison, la religion, et sur l’affection. Il exclut tout châtiment brutal et cherche à éviter même les punitions légères. Le directeur et les assistants sont comme des pères affectueux : ils parlent, guident, conseillent et corrigent avec douceur. L’élève n’est jamais humilié, devient un ami, trouve dans l’assistant un bienfaiteur qui veut le rendre bon, lui éviter des déboires, des punitions et des humiliations ».&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com
